Milla Jovovich

Milla Jovovich
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Milla Jovovich au festival de Cannes 2013.
Nom de naissance Milica Bogdanovna Jovovitch
Naissance (42 ans)
Kiev (Drapeau de l'Ukraine RSS d'Ukraine, ex Drapeau de l'URSS URSS)
Nationalité Drapeau de l'Ukraine Ukrainienne (par naissance)
Drapeau des États-Unis Américaine (par naturalisation)
Profession Actrice,
chanteuse,
mannequin,
designer
Films notables Le Cinquième Élément
Jeanne d'Arc
Resident Evil (saga)
Ultraviolet
Les Trois Mousquetaires
Site internet www.millaj.com

Milica Jovovitch — orthographié Milica Jovović ou en cyrillique Милица Јововић — dite Milla Jovovich, est une actrice, chanteuse, designer et ex-mannequin américaine d'origine russe et serbe , née le [1] à Kiev (Ukraine, ex URSS).

Mannequin de formation, elle est révélée en tant qu'actrice à la fin des années 1990 dans les premiers rôles féminins de deux grosses productions - Le Cinquième Élément (1997) et Jeanne d'Arc (1999) - toutes deux écrites et réalisées par son deuxième mari, le réalisateur français Luc Besson.

Durant les années 2000-2010, elle est surtout connue pour incarner Alice, l'héroïne de la saga cinématographique Resident Evil qui s'inspire partiellement des jeux vidéo éponymes de Capcom. Quatre des six volets sont mis en scène par son troisième mari, le réalisateur américain Paul W. S. Anderson.

Biographie

Jeunesse et débuts

Milla Jovovich naît en Ukraine de l'union de Bogić Jovović, médecin serbe et Galina Loginova, actrice russe. Elle passe sa jeunesse entre Londres (lieu de travail de son père) et la Russie (où habite sa mère) puis ses parents s'installent à Sacramento, en Californie, l'année de ses cinq ans. Elle est fille unique.

À l'âge de neuf ans, elle commence à prendre des cours de comédie tout en passant des auditions pour devenir modèle[2]. Elle est découverte par Gene Lemuel, il fait avec elle plusieurs photos test, plus tard, il les montre à Herb Ritts à Los Angeles[3],[4]. Le lendemain, Ritts la réserve pour la couverture de Lei, un magazine italien[3]. Après cette couverture, elle signe dans l’agence Prima Modeling Agency[5], puis Richard Avedon l’embauche pour poser dans le magazine Mademoiselle[3]. Avedon était à l’époque, à la tête du marketing chez Revlon, il choisit Jovovich pour apparaître dans la publicité de Revlon « Les Femmes les plus inoubliables du monde » avec des modèles tel qu'Alexa Singer et Sandra Zatezalo[6]. En 1988, elle signe son premier contrat de mannequin professionnel[7]. Jovovich était parmi d'autres modèles à déclencher la controverse en s'impliquant à un jeune âge dans le mannequinat[8].

Plus tard, Jovovich fait la couverture de The Face, qui conduit à de nouveaux contrats et les couvertures de Vogue et Cosmopolitan[7]. Depuis lors, elle a honoré plus d'une centaine de couvertures de magazines, notamment Seventeen, Mademoiselle, Glamour, Harper's Bazaar, et InStyle[9]. Sa carrière de mannequin inclut diverses campagnes pour Banana Republic, Christian Dior, Damiani, Donna Karan, Gap, Versace, Calvin Klein, DKNY, Coach, Giorgio Armani, H&M, et Revlon .

En 1987, Richard Avedon en fait l'une des femmes « les plus inoubliables du monde » dans une campagne publicitaire pour la marque de cosmétiques Revlon, alors qu'elle a à peine 12 ans. Elle se lance au cinéma l'année suivante.

Révélation en tant qu'actrice (années 1990)

Elle commence sa carrière d'actrice à l'âge de 13 ans en 1988 dans le film À fleur de peau, de Zalman King, où elle interprète le rôle de Samantha Delongpré.

En 1991, le public la découvre véritablement dans Retour au lagon bleu, suite / remake du Lagon bleu, dans lequel elle reprend le rôle tenu par Brooke Shields, incarnant Lilli, une jeune femme découvrant l'amour et la vie sur une île déserte.

Entre 1992 et 1993, elle joue dans deux films très bien reçus par la critique : elle devient d'abord Mildred Harris pour le biopic Chaplin, de Richard Attenborough, dont le rôle-titre est tenu par Robert Downey Jr.. Puis elle fait partie du casting de jeunes acteurs recrutés par Richard Linklater pour son film générationnel devenu culte, Génération rebelle.

Mais c'est en 1997 qu'elle est révélée au grand public mondial en prêtant ses traits à Leeloo, l'énigmatique et sculpturale extraterrestre du blockbuster Le Cinquième Élément, réalisé par Luc Besson. Le film, porté par la star du cinéma d'action américain Bruce Willis, est un succès critique et commercial international.

En 1998, elle devient « égérie internationale » pour L'Oréal cosmétique.

Après avoir côtoyé Denzel Washington et une autre valeur montante, Rosario Dawson, dans le drame sportif He Got Game, sous la direction de Spike Lee, elle enchaîne avec une autre super-production, Jeanne d'Arc, dont elle est cette fois la tête d'affiche.

Elle tente ensuite de se diversifier : en 2000, elle joue Eloïse, ange déchu du downtown new-yorkais dans The Million Dollar Hotel, de Wim Wenders, mais tient aussi l'un des trois rôles principaux de la romance historique Rédemption, de Michael Winterbottom. Si le premier reçoit des bonnes critiques, le second est un flop.

En 2001, elle s'essaie à la comédie avec deux projets différents : elle fait face à Denise Richards pour la comédie romantique You Stupid Man, qui passe inaperçue. Mais elle joue aussi dans Zoolander, la satire de Ben Stiller, une déception commerciale au moment de sa sortie, mais qui deviendra culte avec le temps.

Milla Jovovich au festival de Cannes 2002.

Dans un article publié en 2002, elle a dit être la muse de Miuccia Prada[8] et dans un article publié en 2003, Harpers & Queen a revendiqué Jovovich comme la « mannequin favorite » de Gianni Versace[10]. En 2004, Jovovich figure dans la liste "les plus riches Mannequins du monde" du magazine Forbes, gagnant 10,5 millions de dollars[11]. En 2006, Jovovich a été choisie par la ligne de vêtements espagnole Mango comme sa nouvelle égérie et figure en vedette dans ses campagnes publicitaires[12]. Elle a mentionné que « le mannequinat n'a jamais été une priorité »[13].

Succès commercial et échecs critiques (années 2000)

C'est finalement en tête d'affiche d'action qu'elle retrouve le succès commercial, à défaut du succès critique : avec le survival horrifique adapté du jeu vidéo éponyme, Resident Evil, elle prête ses traits au personnage d'Alice, sous la direction de Paul W. S. Anderson.

La même année, le thriller Sans motif apparent, de Bob Rafelson, où elle joue les femmes fatales face à Samuel L. Jackson, passe inaperçu. Cependant, en 2004, elle retrouve Alice pour Resident Evil: Apocalypse, d'Alexander Witt, qui fonctionne commercialement.

Elle se concentre donc sur des rôles de femme de terrain, pour des projets systématiquement démolis par la critique.

En 2006, elle est la tête d'affiche du thriller de science-fiction Ultraviolet, écrit et réalisé par Kurt Wimmer, où elle est chargée de protéger un petit garçon d'une guerre qui sévit entre humains et vampires. Le film rembourse à peine son budget. Elle mène aussi le thriller pour adultes Calibre 45, de Gary Lennon, qui passe inaperçu.

En revanche, en 2007, nouveau succès au box-office avec Resident Evil: Extinction, de Russell Mulcahy, supposé conclure les aventures de Alice.

L'actrice disparait ensuite de la scène médiatique pendant 3 ans en raison de sa grossesse.

En 2009, elle revient en tête d'affiche du thriller psychologique Escapade fatale, écrit et réalisé par David Twohy, qui raconte l'histoire d'un couple dont la lune de miel à Hawaï tourne au cauchemar. Elle joue l'épouse du héros incarné par Timothy Olyphant dans ce film qui lui permet de regagner brièvement les faveurs de la critique. En revanche, le thriller fantastique Phénomènes paranormaux, dont elle est la vedette, écrit et réalisé par Olatunde Osunsanmi, est un flop critique, mais connait un petit succès en salles.

L'année 2010 est marquée par la sortie de Resident Evil: Afterlife, qui relance la saga pour une nouvelle trilogie, avec Ali Larter et Wentworth Miller, et cette fois intégralement mise en scène par son désormais mari Paul W. S. Anderson. Elle tente parallèlement un registre plus sérieux en jouant la femme d'Edward Norton qui séduit Robert De Niro pour le thriller judiciaire Stone, écrit et réalisé par John Curran. Mais les critiques sont très mitigées et le film fait aussi un flop commercialement. En revanche, elle connait un petit succès en Russie en tête d'affiche d'une comédie locale, Fioritures.

Cinéma d'action (années 2010)

En 2011, elle accepte un second rôle dans la comédie dramatique indépendante Dirty Girl, menée par la jeune Juno Temple. Elle tient aussi le premier rôle du premier film écrit et réalisé par l'actrice Famke Janssen, Bringing Up Bobby. Enfin, elle tente de lancer une nouvelle franchise du cinéma d'action avec Les Trois Mousquetaires, adaptation décalée du roman d'Alexandre Dumas, signée Paul W. S. Anderson. Elle y prête ses traits à Milady de Winter. Les trois films sont éreintés par la critique, mais ces derniers, proches du registre pop-corn de Resident Evil, fonctionnent au box-office. En revanche, le thriller horrifique Visages inconnus, écrit et réalisé par le Français Julien Magnat, passe totalement inaperçu.

Elle se tient ensuite à un registre musclé : en 2012, elle peut compter surResident Evil : Retribution 3D, de Paul W. S. Anderson. Le film est une réussite commerciale rentabilisant près de 245 millions de dollars pour un budget de 65 millions.

En 2014, elle joue aux côtés de Ed Harris et Ethan Hawke dans le thriller d'action Anarchy: Ride or Die, écrit et réalisé par Michael Almereyda ; en 2015, elle seconde Pierce Brosnan pour le film d'action Survivor, de James McTeigue ; en 2017, elle dit au revoir à Alice avec Resident Evil : Chapitre final.

Autres retrouvailles, mais dans un registre comique : en 2016, elle redevient la glaçante Katinka Ingaborgovinananananana pour Zoolander 2, de Ben Stiller. Elle reste d'ailleurs proche du milieu de la mode : en 2013, elle participe à une campagne de pub pour H&M mettant en valeur la collaboration entre Isabel Marant et la célèbre enseigne.

En 2019, elle se produira dans un film très attendu : le reboot Hellboy, par Neil Marshall. Elle y prêtera ses traits à l'antagoniste, Nimue.

Vie privée

Relations et famille

Alors qu'elle est très jeune, son père est condamné à huit ans de prison pour fraudes.

En 2002, Milla est invitée et interviewée chez Thierry Ardisson dans l'émission Tout le monde en parle. Elle restera à peine plus de 7 minutes sur le plateau, répondant d'abord à des questions sur le film dont elle fait alors la promotion puis, sur sa vie privée et notamment les démêlés avec la justice concernant son père. Milla répond : "I lost my father" (la traductrice : "j'ai perdu mon père"). Juste après la traduction française, elle jette son verre d'eau, quitte le plateau et rejoint les coulisses en colère (voir archives de l'INA).

L'actrice avec son mari, le réalisateur et producteur Paul W. S. Anderson, au WonderCon 2012.

Milla Jovovich a été en couple avec :

Elle vit actuellement à Beverly Hills avec son mari et ses filles.

Chant

Et au Festival de Cannes 2016.

Elle est aussi chanteuse (The Divine Comedy) et collabore avec le groupe Plastic Has Memory. À ce titre, elle participe aussi au projet multi-facettes Puscifer.

À l'âge de 18 ans, elle a essayé de monter un groupe de chant. Elle joue également de la guitare.

Milla cite Kate Bush comme influence musicale majeure ainsi que Sarah McLachlan[20].

Design

En 2003, elle crée une ligne de vêtements pour femmes avec son amie Carmen Hawk sous la marque Jovovich-Hawk. Ce label, qui a vu le jour à Los Angeles, a construit sa réputation par son succès auprès de célébrités (Victoria Beckham par exemple) et l'on peut retrouver ses produits aux États-Unis, en Europe et en Asie. Milla et Carmen en sont elles-mêmes les stylistes et Milla porte souvent ses vêtements vintage lors de représentations publiques.

Par ailleurs, elle dessine les costumes des personnages ainsi que les décors de certains de ses films. Ainsi, elle conçoit ses tenues pour Resident Evil: Afterlife et dans Les Trois Mousquetaires. C'est également elle qui imagine quelques décors des deux films, réalisés par son mari.

Filmographie

Cinéma

Longs métrages

Court métrage

Télévision

Séries télévisées

Téléfilm

  • 1989 : The Night Train to Kathmandu  de Robert Wiemer  : Lily McLeod

Publicités

Jeux vidéo

Discographie

  • 1994 : The Divine Comedy
  • 1996 : The Leading Man
  • 1998 : The PeopleTree Sessions
  • 2000 : The Million Dollar Hotel
  • 2012 : Electric Sky

Milla Jovovich propose des titres démos en téléchargement libre sur son site Internet[21].

Distinctions

Récompenses

Nominations

Voix françaises

En France, Barbara Kelsch est la voix française régulière de Milla Jovovich, y compris Resident Evil.

En France
et aussi

Notes et références

  1. (en) « Official Website Biography », Millaj.com (consulté le 10 décembre 2010)
  2. Jen Wang, « Thoroughly Modern Milla », California Style (consulté le 24 septembre 2006)
  3. a b et c  « Millaj:Purple Love », Purple magazine, MillaJ.com, (consulté le 13 novembre 2010)
  4. Milla Jovovich Magazine Cover, 1987: A Look Back at The Huffington Post.
  5. « Milla Jovovich », (consulté le 13 novembre 2010)
  6. Sara Templeton et Ines Mendoza, « Milla Jovovich », webwombat.com (consulté le 21 octobre 2007)
  7. a et b (sr) Marko Lopusina, Svi Srbi sveta, Belgrade, Princip, (ISBN 86-82273-07-1, lire en ligne[archive du ]), « Holivud je srpsko selo »
  8. a et b Catherine Kelly, « Milla's Melody: Multiple-Media-Threat Milla Jovovich Discusses Modeling, Music And Money », sur millaj.com, (consulté le 20 octobre 2007)
  9. « Profile of Milla Jovovich », Fashion Model Directory (consulté le 20 octobre 2007)
  10. « Milla's Tale », sur millaj.com, (consulté le 22 octobre 2007)
  11. « Milla: The world's richest model », Forbes, (consulté le 29 décembre 2007)
  12. Dolly Jones, « Milla for Mango », Vogue,‎ (lire en ligne)
  13. « The Official Milla Jovovich Website :: Allure June 1999 », MillaJ.com (consulté le 24 mai 2011)
  14. (en) « Milla Jovovich », newfaces.com (consulté le 21 octobre 2007)
  15. (en) Von Judith Bonesky, « Milla Jovovich: Hochzeit in Los Angeles », Bild.de, (consulté le 10 décembre 2010)
  16. (en) « From Milla », millaj.com, (consulté le 7 novembre 2007)
  17. (en) « Milla Jovovich gives birth to baby girl, names her Ever », Times Daily,‎ (lire en ligne)
  18. (en) « From Milla », millaj.com, (consulté le 19 septembre 2010)
  19. « Milla Jovovich annonce sur Facebook sa deuxième grossesse », elle.fr, (consulté le 19 août 2014)
  20. (en) « millaj.com - The Divine Comedy »
  21. Titres démo de Milla Jovovich

Voir aussi

Liens externes