Mikhaïl Gorbatchev

Mikhaïl Gorbatchev
Михаил Горбачёв

Mikhaïl Gorbatchev en 1989.
Fonctions
Président de l'URSS

(1 an, 9 mois et 10 jours)
Premier ministre Valentin Pavlov
Ivan Silaïev
Président du Conseil Nikolaï Ryjkov
Prédécesseur Poste créé
Lui-même (président du Soviet suprême)
Successeur Guennadi Ianaïev (usurpateur, 1991)
Poste supprimé
Boris Eltsine (président de la fédération de Russie)[N 1], [N 2]
Président du Soviet suprême de l'URSS

(9 mois et 18 jours)
Président du Conseil Nikolaï Ryjkov
Prédécesseur Poste créé
Lui-même (président du Præsidium du Soviet suprême)
Successeur Anatoli Loukianov
Lui-même (président de l'URSS)
Président du Præsidium du Soviet suprême de l'URSS

(7 mois et 24 jours)
Président du Conseil Nikolaï Ryjkov
Prédécesseur Andreï Gromyko
Successeur Poste aboli
Lui-même (président du Soviet suprême)
Secrétaire général du Comité central du Parti communiste de l'Union soviétique

(6 ans, 5 mois et 13 jours)
Prédécesseur Konstantin Tchernenko
Successeur Volodymyr Ivachko (intérim)
Poste aboli
Biographie
Nom de naissance Mikhaïl Sergueïevitch Gorbatchev
Date de naissance
Lieu de naissance Privolnoïe, kraï de Stavropol (URSS)
Date de décès (à 91 ans)
Lieu de décès Moscou (Russie)
Nationalité Soviétique (jusqu'en 1991)
Russe (1991-2022)
Parti politique PCP(b) (1950-1952)
PCUS (1952-1991)
Indépendant (1991-2001)
PSDR (2001-2004)
USD (2007-2017)
Conjoint Raïssa Gorbatcheva
Diplômé de Université d'État de Moscou
Distinctions Nobel prize medal.svg Prix Nobel de la paix (1990)
Religion Orthodoxe (anciennement athée)

Signature de Mikhaïl GorbatchevМихаил Горбачёв

Mikhaïl Gorbatchev
Mikhaïl Gorbatchev
Dirigeants du Parti communiste de l'Union soviétique
Président du Præsidium du Soviet suprême de l'URSS
Président du Soviet suprême de l'URSS
Président de l'URSS
Prix Nobel de la Paix 1990

Mikhaïl Sergueïevitch Gorbatchev ou Gorbatchov[N 3] (en russe : Михаил Сергеевич Горбачёв, /mʲɪxɐˈil sʲɪrˈɡʲejɪvʲɪtɕ ɡərbɐˈtɕɵf/[N 4] Écouter), né le à Privolnoïe (dans l'actuel kraï de Stavropol) et mort le à Moscou, est un homme d'État soviétique puis russe.

Membre du Parti communiste de l'Union soviétique à partir du début des années 1950, il dirige l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) entre 1985 et 1991. Résolument réformateur, il s'engage à l'extérieur vers la fin de la guerre froide et lance sur le plan intérieur la libéralisation économique, culturelle et politique, connue sous les noms de perestroïka et de glasnost.

Impuissant à maîtriser les évolutions qu'il a lui-même enclenchées, il doit faire face au putsch de Moscou et démissionne à la fin de l’année 1991, ce qui marque le point final de la dislocation de l'URSS, deux ans après la chute des régimes communistes en Europe. Il n'a pas de successeur, mais son rival Boris Eltsine devient président de la fédération de Russie.

Apprécié dans le monde occidental, il reçoit le prix Nobel de la paix en 1990, mais est très peu populaire en Russie, où beaucoup lui reprochent les conditions de la dislocation de l’URSS. Candidat à l’élection présidentielle russe de 1996, il arrive en septième position avec 0,5 % des voix. Des études réalisées ultérieurement confirment son impopularité dans le pays.

Mikhaïl Gorbatchev fonde ensuite deux partis de centre gauche, qui ne rencontrent aucun succès. Il meurt à 91 ans, sans jamais avoir retrouvé de mandat ou fonction de premier plan et en pleine invasion de l'Ukraine par la Russie.

Biographie

Mikhaïl Gorbachev avec ses grands-parents maternels, en 1940.

Mikhaïl Gorbatchev est originaire du Caucase du Nord, du kraï de Stavropol. De parents kolkhoziens ralliés au communisme[1], il est né avec un angiome sur le haut du front. Il est le fils de Sergueï Andreïevitch Gorbatchev (1909-1976), ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale et conducteur d'engins agricoles au village de Privolnoïe, et de Maria Panteleïevna née Gopkalo (1911-1993). Son grand-père maternel, président du kolkhoze Krasnyï Oktiabr, est arrêté en été 1937, lors des Grandes Purges, car il aurait créé une organisation secrète. Il est ensuite torturé pendant 14 mois, avant d'être condamné à mort, mais après réexamen de son dossier, le procureur n'ayant relevé aucune « activité criminelle »[N 5], il échappe à la peine capitale. Il est libéré fin 1938, et redevient président du kolkhoze en 1939. Mikhaïl Gorbatchev est profondément marqué par cet épisode : « Ce fut dans mon enfance que je connus mon premier véritable choc : mon grand-père fut arrêté. On l'emmena en pleine nuit…[2] ». Son grand-père paternel, qui refusait la collectivisation, avait également été condamné en , au moment de la grande famine, pour « sabotage » et envoyé aux travaux forcés dans la région d'Irkoutsk. Il acheva sa peine de prison par anticipation ; il travailla ensuite au kolkhoze de Privolnoïe[3].

Après ses études au lycée, il travaille aux côtés de son père comme conducteur de moissonneuse-batteuse. En récompense, il est décoré de l'ordre du Drapeau rouge du Travail et envoyé à Moscou pour y faire des études supérieures[4]. Il y étudie le droit à l’université Lomonossov[5], où il rencontre Raïssa Titarenko, sa future femme. Il adhère d'abord aux jeunesses communistes, le Komsomol, puis au parti communiste en 1950. Gravissant les échelons comme apparatchik, il en devient le dirigeant pour la ville de Stavropol en 1962. Entre 1964 et 1967, il étudie à l’Institut d'agronomie de Stavropol et se spécialise dans les problèmes agricoles. Il est remarqué par Iouri Andropov, chef du KGB, qui passe ses vacances dans la région, réputée pour ses stations thermales ; dès lors, sa carrière s'accélère grâce à Andropov et à son mentor, l'idéologue Mikhaïl Souslov[6]. Il est élu au Comité central en 1971 à 40 ans, puis secrétaire du Comité central, le [7] et au Politburo en 1980, à l'âge de 49 ans.

Arrivée au pouvoir

À la fin des années 1970, le KGB dirigé par Iouri Andropov diligente une enquête confidentielle pour évaluer le PNB soviétique selon les critères qualitatifs occidentaux et non plus seulement en volume comme le voulait la tradition soviétique. Le résultat est très défavorable et apporte la preuve du déclin de l'Union soviétique dont l'économie est alors dépassée par celle du Japon et, dans les années suivantes, par l'Allemagne de l'Ouest — anciens ennemis de l'URSS. D’autre part, à partir de 1978, la Chine dirigée par Deng Xiaoping entreprend une véritable révolution économique rétablissant de fait les règles capitalistes de l'économie de marché dans l'économie chinoise, lui donnant un dynamisme considérable.

L'Union soviétique est ainsi confrontée à une situation géopolitique nouvelle et relativement inquiétante. N'étant plus capable de soutenir financièrement le rythme effréné de la course aux armements (si les États-Unis y consacraient 8 % du PIB, le budget militaire de l'URSS absorbait 15 à 20 % du PIB)[8], dans un contexte marqué par la stagnation économique et la baisse des cours du pétrole, l'URSS n'a pas d'autre choix que de songer à la détente et au désarmement.

Débuts de la perestroïka

Mikhail Gorbatchev et Ronald Reagan à Reykjavik en 1986.

Consciente du danger, la direction vieillissante du PCUS porte au pouvoir le représentant d’une nouvelle génération — Gorbatchev a 54 ans — mais formé et testé à l'école du parti. Dès , Gorbatchev avait pu faire son entrée sur la scène diplomatique internationale, en se rendant en Grande-Bretagne, rencontrer Margaret Thatcher : le numéro 2 soviétique s'y était démarqué des autres dirigeants de Moscou, par son image d'ouverture et en annonçant que l'URSS était prête à une réduction bilatérale des armements nucléaires.

Accédant au poste de Secrétaire général du Parti communiste de l’Union soviétique le , Gorbatchev tente d’insuffler un nouvel élan à l'économie de l'URSS. Il s’efforce de sauver le système par des réformes structurelles très profondes par rapport aux principes léninistes classiques. Symboliquement, sa première mesure concerne une vaste campagne contre l'alcoolisme : la prohibition, instaurée en , consiste à fermer la moitié des points de vente d'alcool et à majorer de 30 % le prix de la vodka ainsi que celui du vin et de la bière. Ces mesures, très impopulaires, lui valent le surnom de « secrétaire minéral »[9]. Elles se traduisent également par une énorme production clandestine d'alcool de mauvaise qualité, la disparition du sucre des étalages et une diminution des recettes (issues des taxes sur l'alcool) pour le budget de l'État[10].

Gorbatchev tire son inspiration d'Alexandre Nikolaïevitch Iakovlev, ancien ambassadeur au Canada, qui lui fit prendre conscience de la faillite du système soviétique dans le domaine agricole puis, de façon plus générale, dans sa stratégie de confrontation avec l'Occident. Devenu son éminence grise, celui-ci lui inspire successivement la glasnost, la perestroïka puis l'acceptation de la réunification allemande. Il est aussi encouragé par des partis communistes occidentaux qui tenaient sous l'ère Brejnev à afficher leurs divergences sur la question de la démocratie : après le Parti communiste italien, le Parti communiste français, représenté par Georges Marchais rencontre Gorbatchev à Moscou dès .

La seconde NEP, qu'il tente de promouvoir, échoue devant une opposition au sein du parti. Gorbatchev met alors en place une politique de glasnost (transparence) pour supprimer les reliquats de stalinisme, et la perestroïka (restructuration) pour combattre la stagnation économique dès 1985. Le premier symbole de la glasnost est manifeste en  : l'ouvrage de Boris Pasternak, Le Docteur Jivago, toujours interdit, est autorisé à paraître en URSS. C'est fin , à l'occasion de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, que le mot glasnost s'impose. En , il autorise Andreï Sakharov, assigné à résidence dans la ville fermée de Gorki depuis , à revenir à Moscou.

Durant ses deux premières années au pouvoir, il renouvelle profondément la hiérarchie communiste : les deux tiers de la composition du bureau politique, soit 40 % des membres du comité central, sont ainsi écartés pour permettre à des réformateurs d'entrer en nombre au sein du comité central du PCUS[10].

Tournant dans la politique extérieure : la « seconde Détente » et fin de la guerre froide

 : Mikhaïl Gorbatchev et Ronald Reagan signent le Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire.

Mikhaïl Gorbatchev propose d'ouvrir le dialogue avec Ronald Reagan et d'accélérer la normalisation des relations avec la Chine. Fin juin-début , Andreï Gromyko est remplacé aux Affaires extérieures par Edouard Chevardnadze qui participe à la conférence marquant le dixième anniversaire des accords d'Helsinki. La même année, Gorbatchev propose « l'option zéro » au président américain Ronald Reagan sur le sujet des armes nucléaires, l'Union soviétique acceptant de suspendre ses essais nucléaires souterrains. Il décide aussi de reconduire le moratoire unilatéral concernant l'arrêt des essais nucléaires, le , date anniversaire du bombardement d'Hiroshima. L'auteur du slogan « America is back » refuse de tenir compte de ces propositions. Gorbatchev prend l'initiative des traités de désarmement qui seront à l'origine de la rupture de l'équilibre de la terreur, installé depuis 1945. En 1986, il propose un plan d'élimination des armes nucléaires à l'horizon 2000. En octobre de la même année, il rencontre le président Ronald Reagan à Reykjavik, mais toujours sans résultat. C'est seulement en , à Washington, que les « deux Grands » s'accordent pour réduire de 50 % leurs arsenaux nucléaires, bien que les Américains refusent de renoncer à l'initiative de défense stratégique (IDS). Mikhaïl Gorbatchev est en réalité conscient que la course aux armements n'est plus soutenable pour son pays. À travers sa doctrine dite de la « nouvelle pensée » qu'il expose à l'ONU en , il affirme la nécessité pour l'URSS de sortir de la guerre froide pour se concentrer sur la modernisation de son économie.

Le , un mois et demi après une première rencontre entre les deux chefs d'État à Genève, dans un message de Nouvel An, le président américain adresse un court message télévisé à toute l'URSS, tandis que le président de l'URSS fait de même sur une chaîne de télévision américaine. Le projet séduit : chacun des deux présidents se montre très modéré dans son message ; la gorbymania commençait à toucher les États-Unis. Le magazine Time lui décerne le titre d'Homme de l’année en 1987, puis d'Homme de la décennie en 1989 après la chute du mur de Berlin. Mais le , Gorbatchev refuse de renouveler cette initiative en raison du très net refroidissement entre les deux capitales qui suit les expulsions de diplomates soviétiques des Nations unies (25 diplomates) et des États-Unis (55 diplomates) décidées par Reagan et des mesures de rétorsion par Gorbatchev (10 diplomates, suppression du personnel de service soviétique affecté à l'ambassade et aux consuls américains en URSS ainsi que l'imposition de la parité stricte du nombre de touristes dans les deux pays). C'est un aspect oublié de la nouvelle politique soviétique adoptée envers l'Occident depuis 1985 : en échange de l'acceptation d'importantes concessions sur le désarmement, répondre du tac au tac à ce type de rebuffades[N 6]. Si le dialogue est maintenu avec Washington après , il reste infructueux jusqu'en . L'affaire Mathias Rust permet à Gorbatchev d'évincer les durs du régime, les plus hostiles à l'option zéro (le ministre de la Défense notamment).

Le , Gorbatchev décide de retirer les troupes soviétiques d'Afghanistan[11]. La décision devient effective un an plus tard.

 : Mikhaïl Gorbatchev et George H. W. Bush signent l'accord START I.

En 1989, en visite officielle en Chine pendant les manifestations de la place Tian'anmen (mais avant leur répression), on sollicite son opinion à propos de la Grande Muraille : « Très bel ouvrage », dit-il, « mais il y a déjà trop de murs entre les hommes ». Un journaliste lui demande : « Voudriez-vous qu'on élimine celui de Berlin ? » Gorbatchev répond très sérieusement : « Pourquoi pas ? » À propos des manifestants démocrates qui troublent son séjour, il déclare : « L'URSS a également ses têtes brûlées qui veulent changer le socialisme du jour au lendemain. » Dans le monde communiste, il garde un allié en la personne de Fidel Castro, qu'il rencontre trois fois de 1986 à 1989, malgré les réserves du second à l'égard de la Perestroïka : pratiquement jusqu'à sa chute en , Gorbatchev résiste aux pressions extérieures et intérieures voulant l'obliger à lâcher Cuba économiquement et militairement. Ainsi, fin , deux mois après l'attaque américaine à Panama et quelques jours après la défaite des sandinistes au Nicaragua, des avions supersoniques soviétiques arrivent à Cuba en soutien au régime castriste. Entre-temps, en , à Malte, Mikhaïl Gorbatchev et George H. W. Bush proclament officiellement la fin de la guerre froide. Enfin, cas unique au monde, Edouard Chevardnadze se rend à Qom en pour rencontrer l'ayatollah Khomeyni.

En 1990, Gorbatchev reçoit le prix Nobel de la paix pour sa contribution à la fin de la Guerre froide. En 1991, il signe avec le président George H. W. Bush l'accord START I : les deux grandes puissances s'engagent à réduire leur arsenal nucléaire stratégique de 30 %.

Échec des réformes et fin de l'URSS

Entre-temps, la situation économique s'est aggravée, situation due pour partie à la chute des cours des produits pétroliers que le pays exporte, ainsi qu'à la gabegie régnante. La reconnaissance d'un marché souterrain a eu pour conséquence une augmentation considérable des prix[10]. Ses réformes donnent des résultats plutôt mitigés. La perestroïka (restructuration économique) n’a pas atteint les objectifs escomptés, aggravant les pénuries de biens de consommation et les inégalités sociales, entraînant un mécontentement populaire, tandis qu’une démocratisation du régime, amorcée avec la glasnost (transparence), déclenche des conflits interethniques et la montée des nationalismes, mal perçus par les Russes.

Le , Gorbatchev créa une nouvelle Assemblée législative : le Congrès des députés du peuple d'Union soviétique dont les deux tiers étaient des membres élus au suffrage universel, à bulletin secret, sur candidatures multiples. Les premières élections législatives révélèrent l’échec des candidats de Gorbatchev et l’émergence des réformateurs et des nationalistes. Son gouvernement apparut trop modéré pour des réformateurs, partisans d’une économie libérale, et trop réformateur pour ceux qui souhaitaient un retour au communisme.

En , Gorbatchev entreprend une réforme constitutionnelle : il crée un poste de Président de l'URSS et diminue le rôle dirigeant du chef du Parti communiste de l'Union soviétique. Le , le Congrès des députés du peuple élit Gorbatchev pour un mandat de cinq ans. L'élection suivante (1995) était prévue au suffrage universel[12]. Pourtant, le de la même année, il est hué par certains de ses concitoyens. En effet, il est très impopulaire aux yeux des conservateurs du Parti qui le considèrent comme le fossoyeur du régime soviétique.

Les événements qui ont suivi, tels que la proclamation de souveraineté de la Russie au cours du 1er Congrès des députés du peuple de la République socialiste fédérative soviétique de Russie (RSFSR) le [13] et l'élection à la présidence de la RSFSR de Boris Eltsine (élu dès le 1er tour au suffrage universel direct), un an plus tard, diminuent le pouvoir de Gorbatchev et la souveraineté de l'URSS. Le , un référendum portant sur la question du maintien de l'Union soviétique donne 76 % de réponses favorables au maintien. Il n'en sera pas tenu compte.

Le , parti en vacances dans sa villa de Foros en Crimée[14], il est un temps écarté du pouvoir par un quarteron d'apparatchiks du Parti communiste soviétique qui l'enferment dans sa résidence d'été. La date de ce putsch de Moscou ne fut pas choisie au hasard, car c'est le que Gorbatchev devait signer un traité instaurant une nouvelle Union, appelée Union des républiques souveraines soviétiques (puis Union des républiques souveraines), réduisant notamment le rôle du KGB et de l’État centralisé, qui avaient tout à y perdre, au profit des républiques[15]. Le soutien d'Helmut Kohl s'avère insuffisant alors que le président François Mitterrand déclare vouloir attendre les intentions des « nouveaux dirigeants » soviétiques, reconnaissant de facto le gouvernement issu du putsch et n'hésitant pas alors à lire en direct à la télévision une lettre envoyée par Guennadi Ianaïev, l'auteur du coup d'État[16]. Finalement, le putsch échoue et Boris Eltsine, alors président de la RSFSR, devient le grand bénéficiaire de cet échec après avoir reçu dès les premières heures le soutien du président américain George H. W. Bush et du Premier ministre britannique John Major. Gorbatchev quitte la direction du Parti communiste de l'Union soviétique le et les activités du Parti communiste de Russie — le plus important d'URSS — sont suspendues par décret du président russe Eltsine le lors d'une séance du Soviet suprême. Le parti est purement dissous le .

Dans ses Mémoires, Gorbatchev écrit amèrement : « De Foros [en Crimée, où il est retenu], j’ai eu une conversation avec le président Bush. François Mitterrand devait m’appeler, il ne l’a pas fait. »[réf. nécessaire]

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Mikhaïl Gorbatchev place de la Bastille à Paris le .

L'accord de Minsk signé le (entre les présidents russe, biélorusse et ukrainien) et les accords d'Alma-Ata signés le , qui créent la Communauté des États indépendants (CEI), sonnent le glas de l'Union soviétique. Gorbatchev démissionne de son poste de président de l'URSS le [17] et, le lendemain, le Soviet suprême dissout l'URSS et s'autodissout : la RSFSR devient la fédération de Russie.

Après la dislocation de l'URSS

Mikhail Gorbatchev, Brian Mulroney et Margaret Thatcher, le en la cathédrale de Washington lors des funérailles de Ronald Reagan.
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Mikhaïl Gorbatchev en 2013.

Le , Mikhaïl Gorbatchev fonde Green Cross International. Il fait en 1993 une apparition dans son propre rôle, dans le film Si loin, si proche ! de Wim Wenders.

Le , il annonce qu'il se présente à l'élection présidentielle de la fédération de Russie[18], mais le , il obtient un score extrêmement faible (386 069 voix, soit 0,5 % des suffrages). Il reste d'ailleurs un des dirigeants du XXe siècle les plus mal-aimés des Russes[19],[20].

Il publie ses mémoires en 1996, dénonçant la politique de Boris Eltsine et sa « trahison » envers le référendum d' qui avait prouvé l'existence d'une très grande majorité (+77%) favorable à la préservation de l'Union soviétique sous la forme d'une fédération nommée Union des républiques souveraines soviétiques.

Au début du XXIe siècle, il s'engage envers des ONG écologistes et avec le japonais Daisaku Ikeda, il soutient la cause pacifiste.

Le , il fonde le Parti social-démocrate de Russie. Mais il doit en démissionner en après un désaccord avec le président du parti Konstantin Titov , car ce dernier lui reproche l'hostilité manifestée par Gorbatchev à l'encontre de Russie unie, le parti de Vladimir Poutine, lors des élections législatives de l'année précédente.

Il coorganise avec le maire de Rome Walter Veltroni le 4e Sommet des lauréats du prix Nobel qui s'est tenu le 29 novembre 2003 à l'Hôtel de Ville de Rome et rencontre à cette occasion le 14e dalaï-lama, Óscar Arias Sánchez, Shimon Peres et Lech Wałęsa[21].

Il reçoit, le , le titre honorifique d’archonte du Patriarche de Constantinople[22] en présence des ambassadeurs de Grèce et de Chypre, du consul général de la fédération de Russie aux États-Unis et de l’ancien directeur de la CIA, George Tenet, lequel en lui remettant la distinction a ajouté que Mikhaïl Gorbatchev est l'un des chefs politiques les plus honnêtes.

Le , il est opéré de l'artère carotide dans une clinique de Munich, en Allemagne[23]. C'est dans ce pays qu'avait été traitée son épouse Raïssa qui avait succombé à une leucémie le à l'âge de 67 ans.

Le , Gorbatchev fonde un nouveau mouvement : l'Union des sociaux-démocrates dont il est le chef[24],[25]. Le , Gorbatchev et le milliardaire Alexandre Lebedev annoncent qu'ils fondent un nouveau parti : le Parti démocratique indépendant de Russie [26],[27],[28].

En 2009, il intervient dans le documentaire environnemental Nous resterons sur Terre.

Le , il critique vivement le Kremlin, car ce dernier lui a interdit de créer un nouveau parti social-démocrate en Russie. Propos qu'il rapportera également dans le film qui lui est consacré : Mikhaïl Gorbatchev, Simples Confidences[29],[30].

Le , il demande l'annulation des élections législatives russes de 2011, remportées par Russie unie, le parti de Vladimir Poutine, et contestées en raison de fraudes présumées[31]. Le , après une manifestation qui a réuni plus de 100 000 personnes à Moscou, Gorbatchev demande à Vladimir Poutine de quitter la tête du gouvernement[32].

Avec la Green Cross International — qui dispose de 18 millions d'euros, financé par des donations privées et des subventions allouées par 34 États —, il continue à défendre l'environnement. Le , il est intervenu lors de l'ouverture du sixième Forum mondial de l'eau, à l'âge de 81 ans, devant les délégués de 140 pays. Dans une interview du journal Le Monde, il se dit sceptique quant à la création d'une organisation mondiale de l'environnement, mais très favorable à la création d'un tribunal international « chargé de juger ceux qui sont coupables de crimes écologiques, aussi bien des chefs d'entreprise que des chefs d'État ou de gouvernement »[33].

Invité en novembre 2014 aux cérémonies du 25e anniversaire de la chute du mur de Berlin, Gorbatchev se fait le défenseur de la Russie et de Vladimir Poutine dans la crise ukrainienne. Il critique le bloc occidental qui, à ses yeux, a profité de l'affaiblissement de la Russie pour étendre l'OTAN vers l'Est en intégrant d'anciens pays du bloc soviétique[34]. Selon Gorbatchev, « l'euphorie et le triomphalisme sont montés à la tête des dirigeants occidentaux »[35].

En , après avoir appuyé l'annexion de la Crimée, il est interdit d'entrée en Ukraine[36].

En 2017, il s'inquiète de la course aux armements dans le monde et déclare que « le monde se prépare pour la guerre ». Dans une tribune publiée par le Time, il demande à Donald Trump et Vladimir Poutine de faire voter au Conseil de sécurité des Nations unies une résolution visant à interdire une éventuelle guerre nucléaire[37].

Selon lui, « aussi longtemps qu’il existera des armes de destruction massive, principalement des armes nucléaires, le danger sera colossal ». Il identifie deux menaces planétaires : une guerre dévastatrice et la destruction des conditions de vie par le réchauffement climatique[38].

Le , s'adressant au dernier dirigeant soviétique qui fêtait ses 90 ans, Vladimir Poutine lui a rendu hommage par ces mots : « Vous appartenez de plein droit à une pléiade de personnes extraordinaires, des hommes d'État remarquables de l'ère moderne qui ont influencé de manière significative le cours de l'histoire nationale et mondiale. ».

Mikhaïl Gorbatchev détenait la rédaction du journal russe indépendant Novaïa Gazeta, avec l'homme d'affaires Alexandre Lebedev[39].

Mort et obsèques

Mikhaïl Gorbatchev meurt le à l'âge de 91 ans, des « suites d'une longue maladie grave », selon l'Hôpital clinique central (Центральная клиническая больница), dépendant directement de la présidence russe[40],[41].

Le dalaï-lama a écrit à la Fondation Gorbatchev  pour exprimer ses « condoléances à sa fille, Irina Virganskaya et aux membres de sa famille, ses amis et ses partisans »[42]. En Occident, de nombreuses réactions saluent le rôle historique de Gorbatchev, alors que celles des autorités russes sont plus mesurées[43]. La ville de Berlin met les drapeaux en berne le 3 septembre, pour rendre hommage à « l'un des pères de l'unité allemande »[44].

Le président Vladimir Poutine s'est incliné devant la dépouille de Mikhaïl Gorbatchev, mais il n'a pas assisté à ses obsèques[45]. En raison des tensions entre la Russie et l'Occident provoquées par la guerre en Ukraine, aucun dirigeant occidental ne se rend aux obsèques de Gorbatchev, à l'exception du Premier ministre hongrois Viktor Orbán, le 3 septembre 2022. L'ancien président russe Dmitri Medvedev y assistait également[43].

La dépouille de Mikhaïl Gorbatchev est inhumée au cimetière de Novodievitchi (Moscou)[46].

Publications

  • Perestroïka, Flammarion, 1987 (trad. de la version américaine par Jean Bonnefoy et William Desmond).
  • Le Putsch, Olivier Orban, 1991 (trad. du russe par Michèle Beniser, avec la collab. de Pierre Lorrain).
  • Avant-mémoires, Odile Jacob, 1993 (trad. sous la dir. de Georges Philippenko).
  • Mémoires, Éditions du Rocher, 1997.
  • Dialogue pour la paix, avec Daisaku Ikeda, Éditions du Rocher, 2001 (traduit du russe par Galia Ackerman et Pierre Lorrain).
  • Mon manifeste pour la Terre, Éditions du Relié, 2002 (trad. du russe par Galia Ackerman et Paul Lequesne).
  • Le Futur du monde global. Le testament politique de Gorbatchev, Flammarion, 2019 (trad. du russe par Françoise Mancip-Renaudie et Olivier Mannoni.

Filmographie

Publicités

Gorbatchev a aussi participé à des annonces publicitaires pour les restaurants Pizza Hut où des gens l'acclament pour la liberté qu'il aurait apportée aux Soviétiques, y compris celle d'avoir des restaurants occidentaux[47], et pour la compagnie de luxe Louis Vuitton, où on le voit, un sac Louis Vuitton à ses côtés, dans une voiture de prestige russe longeant le mur de Berlin[48].

Distinctions

Décorations

Décorations soviétiques

Décorations russes

Décorations étrangères

Dans la culture populaire

  • Le chanteur français Renaud a écrit une chanson en son honneur, Welcome Gorby.
  • Dans le film Rocky 4, un acteur représente fidèlement le président Gorbatchev dans une scène où celui-ci applaudit la victoire de Rocky dans une signification de rapprochement des peuples.
  • Dans le film Y a-t-il un flic pour sauver la reine ?, Drebin maîtrise le dirigeant soviétique fictif ressemblant à Gorbatchev et frotte la tache de vin sur son crâne (qui s'efface), puis s'écrie « Ha ! J'en étais sûr ! ».
  • Il apparait dans une des cinématiques de fin du jeu vidéo Street Fighter 2, lorsque l'on finit ce jeu avec le personnage russe Zangief.
  • Il apparaît dans le jeu vidéo Gorby no Pipeline Daisakusen  sorti uniquement au Japon en 1991.
  • En 2022, l’acteur autrichien Christoph Waltz, lauréat de l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle en 2010 et en 2013, joue son rôle dans la mini-série Reagan & Gorbachev de James Foley.

Voir aussi

Bibliographie

  • Gérard Streiff, La Dynamique Gorbatchev, Paris, éditions sociales, coll. « Monde », , 246 p. (ISBN 2-209-05818-X).
  • Alexandre Zinoviev (trad. Wladimir Berelowitch), Le Gorbatchévisme : les pouvoirs d'une illusion, Lausanne, l'Âge d'homme, , 115 p.
  • Dev Murarka, Gorbatchev, Paris, Ramsay, , 433 p. (ISBN 2-85956-588-4).
  • Michel Tatu, Gorbatchev : l'URSS va-t-elle changer ?, Paris, le Centurion, , 269 p. (ISBN 2-227-00702-8).
  • David Aikman, George Church, Sally B. Donnelly et al., Gorbatchev, Paris, M. Lafon, , 392 p. (ISBN 2-86804-574-X).
    Des journalistes du magazine Time proposent une biographie intime de M. Gorbatchev.
  • Lilly Marcou, Les Défis de Gorbatchev, Paris, Plon, , 273 p. (ISBN 2-259-01997-8).
  • Lilly Marcou, Les Héritiers, Paris, Pygmalion, , 345 p. (ISBN 2-85704-842-4).
  • Ernest Mandel, Où va l'URSS de Gorbatchev ?, Montreuil, La Brèche-PEC, , 395 p. (ISBN 2-902524-64-1).
  • Louis Lefroid, Gorbatchev : tsar ou prophète ?, Paris, J. Boully, , 202 p. (ISBN 2-87818-002-X).
  • L'Énigme Gorbatchev (trad. de l'anglais par David Kings), Paris, éditions n° 1, M. Lafon, , 343 p. (ISBN 2-86391-414-6).
    Enquête de huit journalistes du Time sur le "cas Gorbatchev".
  • Michel Heller (trad. Anne Coldefy-Faucard), Le 7e secrétaire : splendeur et misère de Mikhaïl Gorbatchev, Paris, Orban, , 430 p. (ISBN 2-85565-618-4).
  • Andreï Gratchev (trad. de l'anglais par Monique et Jean Poirel, préf. Hubert Védrine), Gorbatchev, le pari perdu ? : de la perestroïka à l'implosion de l'URSS, Paris, Armand Colin, coll. « Comprendre le monde », , 291 p. (ISBN 978-2-200-27506-8).
  • Andreï Gratchev (trad. Galia Ackerman et Pierre Lorrain), L'Histoire vraie de la fin de l'URSS : le naufrage de Gorbatchev, Monaco, éd. du Rocher, coll. « Documents », , 361 p. (ISBN 2-7381-0189-5).
  • Andreï Gratchev (trad. Galia Ackerman et Pierre Lorrain), Le Mystère Gorbatchev : la Terre et le destin, Monaco, éd. du Rocher, , 377 p. (ISBN 2-268-04100-X).
  • Gerd Ruge (trad. de l'allemand par Joseph Feisthauer), Mikhaïl Gorbatchev, Paris, éditions du Seuil, , 345 p. (ISBN 2-02-012661-3).
  • Hedrick Smith (trad. de l'anglais par Roxane Azimi), Désunion soviétique, Paris, P. Belfond, , 712 p. (ISBN 2-7144-2731-6).
  • Éric Laurent, L'Effondrement : histoire secrète de la chute de Gorbatchev, 1989-1991, Paris, Orban, , 338 p. (ISBN 2-85565-735-0).
  • Jean-Bernard Raimond, Le Choix de Gorbatchev, Paris, Odile Jacob, , 269 p. (ISBN 2-7381-0189-5).
  • David Pryce-Jones (trad. de l'anglais par Marc Saporta et Michèle Truchan-Saporta), La Guerre qui n'a pas eu lieu : l'étrange agonie de l'empire soviétique, 1985-1991, Paris, Grasset, , 554 p. (ISBN 2-246-51271-9).
  • Vladimir Medvedev (trad. Léon Kroug), Dans l'ombre de Brejnev et Gorbatchev : les derniers tsars rouges racontés par leur garde du corps, Paris, Plon, , 246 p. (ISBN 2-259-18056-6).
  • Bernard Lecomte, Gorbatchev, Paris, Perrin, , 462 p. (ISBN 978-2-262-04737-5, lire en ligne).
  • (en) Albuquerque, Cesar. "Gorbachev as a Thinker: The Evolution of Gorbachev's Ideas in Soviet and Post-Soviet Times". In: SEGRILLO, A. (ed.) Karl Marx and Russia: Pre-Socialist, Socialist and PostSocialist Experiences and Visions. - São Paulo: FFLCH/USP, 2019. (ISBN 978-85-7506-349-1).
  • (pt) Albuquerque, Cesar. Perestroika in progress: an analysis of the evolution of Gorbachev's political and economic thinking (1984–1991). (2015) -

Film

Documentaires

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. « Considérée comme l’héritière de l’URSS, la Russie s’engage à rapatrier sur son territoire les forces armées stationnées hors des frontières de l’ex-URSS ainsi que celles se trouvant dans certaines anciennes républiques soviétiques. »
    Françoise Daucé, « L'armée dans l'histoire de l'État russe contemporain », Hérodote, 2002/1 (no 104), p. 119-143. DOI : 10.3917/her.104.0119. URL : https://www.cairn.info/revue-herodote-2002-1-page-119.htm
  2. « Se considérant comme l'héritière (présumée) de l'ancienne URSS, la Russie a obtenu à la Conférence d'Alma-Ata l'accord des anciennes républiques fédérées pour qu'elle succède à l'ex-Union soviétique au Conseil de sécurité des Nations Unies en qualité de membre permanent, en contrepartie de quoi, elle s'engagea à appuyer l'admission de ces républiques à l'ONU. »
    Romain Yakemtchouk, « La Communauté des États Indépendants : CEI », Annuaire Français de Droit International, 1995, p. 36. URL : https://www.persee.fr/doc/afdi_0066-3085_1995_num_41_1_3324
  3. La graphie Gorbatchov, plus proche de la prononciation russe, se rencontre parfois.
  4. Prononciation en russe retranscrite selon la norme API.
  5. Détails qu'il rapporte dans le film qui lui est consacré, Mikhaïl Gorbatchev, Simples Confidences, diffusé sur Arte le 12 décembre 2011.
  6. Voir son explication dans son interview à Roland Leroy publiée dans l'Humanité, début février 1986. A l'expulsion de quatre diplomates soviétiques par Paris et de deux par Rome, Moscou riposte en expulsant quatre diplomates français et deux italiens. Il explique qu'on aurait tort de croire que nous voulons la détente à n'importe quel prix. Précédemment en septembre 1985 on avait assisté à ce scénario en deux étapes 25/25 6/6 entre Londres et Moscou.

Références

  1. Mikhaïl Gorbatchev 1997, p. 43
  2. Mikhaïl Gorbatchev 1997, p. 44
  3. Mikhaïl Gorbatchev 1997, p. 48
  4. Endre Bojtár et Patrick Michel, L'Autre Europe, L'âge d'homme, (lire en ligne), p. 181
  5. Cette université destine ses étudiants les plus brillants à la Prokuratura, le Parquet russe.
  6. Isabelle Mandraud et Marie Jégo, « Mikhaïl Gorbatchev, le dernier dirigeant de l’URSS, est mort », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  7. Mikhaïl Gorbatchev 1997, p. 17
  8. Pascal Gauchon, Yves Gervaise, Le nouveau monde géopolitique des Amériques, Paris, PUF, 2005, pp. 234-249.
  9. Veronika Dorman, « Contre l’alcoolisme, la Russie voit roubles », sur Libération.fr,
  10. a b et c Gaël Moullec, « Gorbatchev engage la perestroïka », La Nouvelle Revue d'histoire, no 80 de septembre - octobre 2015, p. 48-50
  11. [1]
  12. Chronologie de la Russie (1985-2010)
  13. [2]
  14. (en) Catherine Danks, Politics Russia, Routledge, , p. 26
  15. (en) New version of Soviet Union Treaty expands republics'rights
  16. dans l'Humanité
  17. « Démission de Mikhaïl Gorbatchev | INA » (consulté le )
  18. Mikhaïl Gorbatchev, 65 ans, candidat à l'élection présidentielle russe, mène une campagne dure et pathétique.
  19. Comment les Russes jugent ceux qui ont dirigé leur pays au XXe siècle
  20. Gorbatchev, mal-aimé des Russes, fête discrètement ses 80 ans à Moscou.
  21. (en) His Holiness Takes Part in Summit of Nobel Laureates, Phayul.com, 29 novembre 2003
  22. Orthodoxie: Michael Gorbatchev devient archonte du patriarche de Constantinople.
  23. Mikhaïl Gorbatchev, opéré de la carotide, se sent bien
  24. [3]
  25. Gorbachev sets up Russia movement
  26. (en) Gorbachev launches political party with Russian billionaire
  27. (en) Gorbachev to form new Russian party, Reuters.
  28. [4]
  29. Gorbatchev : « J'ai honte pour la Russie »
  30. Gorbatchev critique une classe dirigeante russe « riche et dépravée »
  31. « Mikhaïl Gorbatchev réclame l’annulation des élections de dimanche en Russie », La Croix, 7 décembre 2011.
  32. RUSSIE. Gorbatchev conseille à Poutine de quitter le pouvoir.
  33. Le Monde : Gorbatchev plaide pour un tribunal écologique mondial, 2012-03-13.
  34. « Ukraine: Gorbatchev défend Poutine », sur LEFIGARO, (consulté le )
  35. (en) Philip Oltermann, « As Germany marks fall of the Berlin Wall, Gorbachev warns of new cold war », sur the Guardian,
  36. BFMTV, « Ukraine: Gorbatchev interdit d'entrée pour son soutien à l'annexion de la Crimée », sur BFMTV (consulté le )
  37. « Gorbatchev : “le monde se prépare pour la guerre” », Le Point, 27 janvier 2017.
  38. « Mikhaïl Gorbatchev. Un appel à la fin des armes nucléaires », sur L'Humanité,
  39. Par Le Parisien avec AFP Le 15 mars 2021 à 14h50, « Russie : le journal Novaïa Gazeta dit avoir subi une «attaque chimique» », sur leparisien.fr, (consulté le )
  40. (en) Reuters, « Mikhail Gorbachev, who ended the Cold War, dies aged 91 -agencies », Reuters,‎ (lire en ligne, consulté le )
  41. « Mikhaïl Gorbatchev, l'ancien dirigeant de l'URSS, est décedé », sur RTBF (consulté le )
  42. (en) Condolences Regarding Mikhail Gorbachev, dalailama.com, 31 août 2022
  43. a et b Noémie Lair (AFP), « EN IMAGES - Quelques milliers de Russes, Orban mais pas Poutine : des funérailles sobres pour Gorbatchev », sur France Inter,
  44. (de) « Fahnen in Berlin wehen wegen Trauerfeier auf halbmast », sur www.rbb24.de (consulté le )
  45. « Mikhaïl Gorbatchev privé de vraies funérailles nationales », sur LEFIGARO,
  46. (de) mdr.de, « Michail Gorbatschow in Moskau beigesetzt – Präsident Putin nicht dabei | MDR.DE », sur www.mdr.de,
  47. [vidéo] Publicité de Pizza Hut avec la participation de Gorbatchev
  48. (en) Mikhail Gorbachev advertises Louis Vuitton. Russia Today
  49. (en) Liste des membres honoraires du Club de Rome
  50. Lauréats du Prix Conscience Planétaire
  51. http://www.greencross.fr/Gorbatchev#haut
  52. « L'hommage d'HEC Paris à Mikhaïl Gorbatchev » (consulté le )
  53. (en) Evgeniya Petrova, « Mikhail Gorbachev and Bill Clinton awarded Grammy Prize », sur pravda.ru, PravdaReport, (consulté le ).
  54. (en) « Geneva School of Diplomacy : Alumni (liste des anciens étudiants) », sur genevadiplomacy.ch (consulté le ).
  55. Archives des nominations et promotions dans l'ordre des Arts et des Lettres.
  56. [5]
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  58. [7]
  59. Mikhail Gorbatchev, simples confidences sur Arte
  60. Gorbatchev - En aparté