Mastodon (réseau social)

Mastodon
Description de l'image Mastodon Logotype (Full Reversed).svg.
Description de l'image Mastodon desktop web screenshot.png.
Informations
Dernière version 2.6.4 ()[1]
Dépôt github.com/tootsuite/mastodon
Écrit en JavaScript et Ruby
Langues Anglais, allemand, ukrainien, français, espagnol, portugais, espéranto, japonais, russe, néerlandais, chinois simplifié (), hongrois, finnois, norvégien, italien, bulgare, occitan, chinois traditionnel (), catalan et polonais
Type Service web
Réseautage social
Licence AGPL-3.0 ()
Site web joinmastodon.org

Mastodon est à la fois un logiciel libre de microblogage, et un réseau social décentralisé, créé en 2016, qui permet de publier des messages appelés « pouets » (ou toots dans d'autres langues dont l'anglais).

Description

Le réseau est créé en par Eugen Rochko, un Allemand alors âgé de 24 ans.

Contrairement aux réseaux sociaux fermés, Mastodon ne dépend pas d'un système monopolistique. Il est constitué d'une fédération d'instances indépendantes, capables de communiquer entre elles[2]. Comme pour les adresses de courriel, chaque compte est lié à une instance spécifique (@utilisateur@instance) choisie par l'utilisateur.

Le réseau est le plus souvent présenté dans les médias par ses différences vis-à-vis de Twitter[3]. Alors que sur Twitter, les messages ont été longtemps limités à 140 caractères (280 caractères depuis le 8 novembre 2017), ils peuvent atteindre 500 caractères sur Mastodon (ou plus selon la configuration de l'instance). L'absence de publicités est aussi mise en avant[4]. Le fait de pouvoir créer sa propre instance du service, pouvant se connecter à l'ensemble du réseau, permet également de garder le contrôle de ses propres données[5],[6].

Mastodon propose deux fils d'actualités : un fil public local qui présente les messages des utilisateurs de l'instance de l’utilisateur, un fil public global qui présente les messages des utilisateurs de toutes les instances fédérées. Les utilisateurs peuvent communiquer à travers les instances connectées de Mastodon avec des noms d'utilisateurs en deux parties ; ainsi l'utilisateur @UbuntuFR@mamot.fr utilise le nom local UbuntuFR sur l'instance mamot.fr

Des journaux généralistes tels que Le Monde (via l'instance GNU social, social.bitcast.info[7]) ou Le Télégramme sont présents sur le réseau[5].

Communauté

Mascotte du réseau, un mastodonte utilisant un smartphone.

En avril 2017, le réseau connaît une forte croissance. Un nombre important de Français commencent à s'inscrire suite à la sortie de plusieurs articles, dont un premier sur Numerama le 3 avril[8], date à laquelle le réseau compte 31 000 utilisateurs, puis sur Framasoft le 7 avril[9].

Le 5 avril, le serveur historique, mastodon.social hébergé par l'auteur du logiciel, doit clore les inscriptions pour ne pas dépasser ses limites techniques[10]. Cependant de nombreuses instances voient le jour permettant l'inscription de nouveaux abonnés, notamment en France, comme mstdn.fr le 6 avril[11], puis mamot.fr l'instance de La Quadrature du Net le 9 avril[12] et Framapiaf l'instance de Framasoft le 12 avril[13].

Rapidement, des instances japonaises apparaissent, comme mstdn.jp, dont l'administrateur, pixiv, ouvre également l'instance Pawoo.net[14]. Le 18 avril, le nombre d'utilisateurs japonais sur le réseau rejoint le nombre d'utilisateurs français avec environ 150 000 utilisateurs, puis le dépasse après quelques jours pour devenir le premier pays en nombre d'utilisateurs[15].

Le 20 avril, la DINSIC (mission Etalab) lance une instance réservée aux agents publics de l’État français, créant ainsi la première utilisation du réseau par un gouvernement[16].

Vers mi-avril, le réseau connaît une forte croissance : 152 000 comptes, le 12 avril[17], puis 306 000 comptes sur 848 instances actives, le 16 avril[18]. Par la suite, la croissante reste soutenue ; le 30 avril 2017, Mastodon compte 551 707 abonnés sur 1 379 instances actives[19]. Les mois suivants, la croissance se poursuit à un rythme plus modeste ; le 11 juin 2017, le réseau atteint 700 000 utilisateurs sur 1 481 instances[20]. Au cours du 2e semestre, la croissance se stabilise, et certaines instances disparaissent. Le cap du million d’utilisateurs (sur un peu plus de 1 000 instances actives) est dépassé le 1er décembre 2017.

Technologie

La partie serveur utilise le framework Ruby on Rails, l'interface web est écrite en JavaScript (React.js et Redux)[21]; l'ensemble est disponible sous licence AGPL 3-0[22].

Les instances Mastodon peuvent communiquer avec un réseau d'instances de logiciels utilisant aussi ActivityPub, tel que GNU Social, Diaspora et Peertube, surnommé le fediverse.

Clients tiers

En plus de l'interface web par défaut, des clients tierce partie interagissant avec l'API de Mastodon sont également disponibles.

Notes et références

  1. « Release 2.6.4 » (consulté le 1er décembre 2018)
  2. « Mastodon : le nouveau réseau social, libre et sans pub », sur Clubic, .
  3. William Audureau, « Le réseau social Mastodon, un « Twitter plus proche de l’esprit originel » », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  4. « Mastodon : le nouveau réseau social, libre et sans pub », Clubic.com,‎ (lire en ligne).
  5. a et b Capucine Cousin, « Mastodon, alternative open source à Twitter en 500 signes », sur Challenges, .
  6. Julien Cadot, « Pourquoi nous avons créé notre instance Mastodon », sur Numerama, .
  7. « Hikers Social Media », sur social.bitcast.info.
  8. Nelly Lesage, « Découvrez Mastodon, un clone de Twitter libre, open source et décentralisé - Tech - Numerama », Numerama,‎ (lire en ligne)
  9. « Les CHATONS s’attaquent à l’oiseau Twitter grâce à Mastodon », sur Framasoft, .
  10. « Mastodon, d’où vient l’engouement pour le nouveau réseau social ? », sur Les Inrocks, .
  11. « mstdn.fr : notre pierre à l'édifice Mastodon », sur libre-parcours.net, .
  12. « La Quadrature du Net », sur Twitter, .
  13. « framapiaf.org », sur Framasoft.
  14. (ja) 井上輝一, « 「Pawooは創作活動の街」 世界最大級となったマストドンを立てたピクシブの思い (1/2) », sur itmedia.co.jp,‎ .
  15. (en) « Country drilldown (FR + JP) », sur mnm.eliotberriot.com.
  16. Christian Quest, « Etalab ouvre une instance mastodon pour les agents publics », sur www.etalab.gouv.fr, .
  17. (en) « Mastodon users », sur social.lou.lt, (consulté le 19 avril 2017).
  18. « Mastodon instances », sur instances.mastodon.xyz.
  19. (en) « Mastodon users », sur social.lou.lt, (consulté le 3 mai 2017)
  20. (en) « Mastodon users », sur social.lou.lt, (consulté le 11 juin 2017)
  21. (en) « tootsuite/mastodon », sur GitHub (consulté le 20 août 2018)
  22. Sources sur Github.
  23. (en) « Tusky », sur Tusky.keylesspalace.com (code source et APK de Tusky).
  24. (en) « Mastalab - Multi-account client for Mastodon », sur f-droid.org
  25. « À propos », sur tom79.bitbucket.io
  26. (en) « Amaroq », sur iTunes (pas de code source disponible).
  27. https://openrepos.net/content/dysko/tooter

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

  • Site officiel