Masculinisme

Le masculinisme est, selon le Grand dictionnaire terminologique, un « mouvement qui se préoccupe de la condition masculine ». Le dictionnaire français du site web L'Internaute le définit comme un « mouvement pour la défense des droits des hommes, de leur indépendance et de leurs valeurs »[1]. Francis Dupuis-Déri le considère comme un mythe et un discours réactionnaire — celui de la crise de la masculinité — contre « les « excès » ou « dérives » du féminisme »[2]. Son corpus couvre 500 ans, depuis la fin du Moyen Âge et le début Renaissance, et en trouve trace dans l'antiquité romaine[3].

Le terme est réfuté par certains adeptes de l'idéologie qui — considérant qu'il s'agit d'un « néologisme créé à des fins de diabolisation » — lui préfèrent l'appellation hominisme[4],[5].

Dans le domaine médical, le masculinisme caractérise l'« état d'un sujet féminin qui présente quelques-uns des caractères sexuels secondaires masculins » (aménorrhée, voix rauque, hirsutismeetc.)[a].

Définitions

Selon le Grand dictionnaire terminologique, « « Masculinisme » désigne à la fois un mouvement de défense des droits des hommes et de leurs rôles sociopolitiques et un mouvement de protestation qui vise à affranchir les hommes de leurs rôles sociaux traditionnels. Il est étonnant qu'on puisse grouper sous la même étiquette deux mouvements dont les orientations sont passablement divergentes, mais pour l'instant, on semble désigner par masculinisme tous les mouvements qui se préoccupent de la condition masculine. ».

Pour Francis Dupuis-Déri, « du côté anglophone, le mot est employé le plus souvent pour désigner l’idéologie patriarcale ou une perspective masculine androcentrée. Du côté francophone, à partir des années 1990, le mot est de plus en plus fréquemment employé pour désigner un courant antiféministe »[8]. Avec la sociologue québécoise Mélissa Blais[b], le politologue écrit, en 2012, que le discours du masculinisme « affirme que les hommes sont en crise à cause de la féminisation de la société [10] ». Selon ces deux chercheurs : « il apparaît tout à fait ridicule (et scandaleux) d’affirmer que le féminisme est allé trop loin et que les hommes sont aujourd’hui sous le contrôle des féministes en particulier et des femmes en général[11]. »

Le mot est initialement un anglicisme issu des milieux universitaire et militant féministe nord-américains (voir section Histoire), où il désigne la « domination des hommes » : « a theory which acknowledges the domination of men in sex relationships and in all the various activities and spheres of labour, which are accomodated to such »[12]. Ainsi le masculinisme comme domination des hommes, sous forme de patriarcat ou de « société des frères »[13] est à distinguer des études de genre sur les masculinités.

Dans le domaine médical, le mot désigne l'état d'un sujet féminin qui présente des caractères sexuels secondaires masculins (pilosité faciale, voix grave, aménorrhée, atrophie mammaire...)[6],[14],[15],[16].

Histoire

En anglais, le terme masculinism fait son apparition en 1911 dans un périodique féministe, Freewoman, en tant que complément hypothétique de « féminisme » :

Masculinism and feminism are relative terms, and when one is strong enough to equate the other both will become merged in a common doctrine of humanism[17],[12],[18].

« Masculinisme et féminisme sont des termes relatifs, et lorsque l'un sera suffisamment fort pour égaler l'autre, les deux fusionneront en une doctrine commune d'humanisme. »

Selon le Trésor de la langue française, la première attestation de « masculinisme » date de 1931 pour désigner une maladie chez la femme ayant des caractères sexuels masculins[15]. Le dictionnaire mentionne le terme prédécesseur « masculisme », attesté en 1902 dans le Nouveau Larousse illustré, « qui avait à l'origine le sens de « ensemble du sexe masculin, de ses conditions d'être, naturelles et sociales » par opposition à féminisme, dérivé par haplologie de masculin sur le modèle de féminisme ».

Hubertine Auclert, journaliste, écrivaine et militante féministe, emploie le terme en français en 1900 dans son essai Les femmes arabes en Algérie[19]. La philosophe féministe Michèle Le Dœuff, dans son livre de 1989 L’Étude et le Rouet, reprend le terme en affirmant l'avoir forgé[18]. Elle y écrit : « Pour nommer ce particularisme, qui non seulement n’envisage que l’histoire ou la vie sociale des hommes, mais encore double cette limitation d’une affirmation (il n’y a qu’eux qui comptent et leur point de vue), j’ai forgé le terme de masculinisme. »

Selon Mélissa Blais, le masculinisme connaît trois phases de développement au xxe siècle. Dans les années 1980, il désigne à la fois des mouvements apparaissant en Amérique et en Europe occidentale, « à l’origine proféministes, [prenant] parfois la forme de groupes de parole qui visent à permettre aux hommes d’échanger au sujet des difficultés liées à la masculinité. », et des discours antiféministes et conservateurs. Dans les années 1990, ces mouvements opposés se développent. Dans les années 2000, le versant antiféministe se consolide, notamment grâce à la participation d'intellectuels, psychologues et militants antiféministes, qui mènent des actions et procès[20]

Le terme est largement utilisé par ses adversaires antimasculinistes jusque dans les années 1990, qui donnent au mot une signification négative comme « sexisme ».[réf. nécessaire] Certains hommes ne se retrouvent pas dans ce mot jusque dans les années 2000, où ils cherchent à se le réapproprier. Des militants pour les droits des pères ou « droits des hommes » se refusent à l'endosser, le considérant comme inadapté, voire caricatural[21][source insuffisante]. D'autres, en revanche, estiment qu'il faut répliquer à l'appropriation du mot « par les féministes » en le revendiquant, et non pas en créant des termes moins connotés, comme le terme hominisme.[réf. nécessaire] Ce dernier a été promu au début des années 2000 par le psychologue québécois Yvon Dallaire[c][22].

Depuis 2010, on assiste dans la presse à un glissement sémantique du terme, qui, tout en reprenant l'historique des mouvements masculinistes aux États-Unis et au Canada, fait un amalgame entre ce terme et des revendications de retour à plus de virilité[23] ou, au contraire, à la diminution des différences de genre[24].

Bien que les men’s studies n'existe pas en tant que tel en France, ce qui est dû à une organisation de la recherche universitaire par département et non par sujet d'étude, des initiatives citoyennes — par exemple le podcast de Victoire Tuaillon Les Couilles sur la table[25] — visent à analyser, discuter et proposer des pistes afin de comprendre les mécanismes de construction des masculinités (le genre) et les déconstruire lorsqu'elles sont nuisibles, tant pour les femmes et les non-binaires que pour les hommes[26].

Parmi les universitaires contribuant à ces études, le sociologue Éric Fassin et le philosophe Didier Eribon en France. La sociologue australienne R.W. Connell. classe ainsi les masculinités : hégémonique, complice, subordonnée, marginalisée[27].

Thématiques et revendications du masculinisme

Droits des pères

Le masculinisme considère qu'un rôle étriqué est accordé aux pères dans la société[réf. nécessaire]. Pour les masculinistes, lors des divorces, la garde des enfants est trop systématiquement accordée aux mères, alors que les deux parents sont également importants pour le développement d'un enfant[28],[29].

Violences

En 2014, près de 6 900 hommes se sont suicidés en France sur un total de 8 885 décès attribués au suicide. Les hommes ont ainsi un taux de suicide trois fois plus élevé que les femmes[30]. Les homosexuels et bisexuels sont particulièrement affectés, qui présentent 7 à 13 fois plus de risques que les hétérosexuels[31]. Cette différence n’est pas spécifique à la France. La plupart des suicides se font par des méthodes violentes, pendaison (61 %) et armes à feu (16 %) en tête. Warren Farrell se dit préoccupé par la violence contre les hommes présentée comme humoristique, dans les médias et ailleurs[réf. nécessaire].

Bien que le tabou autour des hommes battus soit tenace, en 2015 un tiers environ des victimes de violences conjugales et 17 % des cas mortels sont des hommes[32]. Un grand nombre d’hommes ne porte cependant pas plainte par peur du ridicule ou sous la menace[33]. Ainsi, en 2017 en France, les victimes du sexisme dont les plaintes sont enregistrées par les forces de l’ordre sont à 89 % des femmes , donc à 11 % sont des hommes [35][34].

Parallèlement,17 559 personnes, dont 16 829 hommes, ont été condamnées pour violences entre partenaires. Toutes infractions sexistes confondues, les personnes mises en cause pour des actes sexistes sont principalement des hommes. En 2016 et en 2017, le pourcentage est stable : 91% des mis en cause sont des hommes. De même, 12 380 cas de menaces de mort commis par le partenaire ont été enregistrés par les forces de sécurité, dont 10 % des cas envers une victime masculine[34].

Ils expriment également leur inquiétude quant au fait que la violence contre les hommes soit ignorée ou minimisée par rapport à la violence contre les femmes, affirmant la symétrie de genre dans la violence domestique[36]. Une autre préoccupation de Farrell est que les hypothèses traditionnelles d'innocence ou de sympathie envers les femmes, appelées sexisme bienveillant, peuvent conduire à des sanctions inégales pour les femmes et les hommes qui commettent des crimes similaires, à un manque de sympathie pour les victimes masculines dans les cas de violence domestique lorsque le l'agresseur est une femme et le licenciement d'agressions sexuelles entre femmes et d'hommes et de cas de harcèlement sexuel.

Dénonciations des discriminations

Le masculinisme prétend dénoncer certains éléments des sociétés occidentales modernes, que le mouvement estime être discriminatoires envers les hommes :

  • une législation et une application des lois discriminatoires[37]. Les lois seraient appliquées de façon plus sévère à l'égard des hommes, qui à délits égaux seraient condamnés à des peines de prison plus longues que les femmes, et plus souvent à des peines de prison ferme[38]. À titre d'exemple les masculinistes demandent une législation beaucoup plus sévère vis-à-vis des fausses accusations d'abus sexuel[39], une neutralité du personnel judiciaire et policier notamment dans les affaires de violence sexuelle, la prise en compte des hommes victimes de violence par des femmes en tant que victimes à part entière, et une application rigoureuse de la notion de présomption d'innocence.

Contrôle de la paternité

Certains masculinistes posent la question sur les droits liés à l'enfantement : la création d'une procédure administrative qui libérerait les hommes des obligations liées à un enfant conçu contre leur volonté (par exemple par une femme qui prétendrait faussement être sous contraception) ou un enfant simplement non désiré, le développement d'une « pilule pour hommes » (qui existe depuis les années 1970, mais n'a jamais été produite par l'industrie pharmaceutique[40]), la gratuité de tests ADN pour déceler les éventuelles fraudes parentales, etc.

Santé masculine

Éducation et emploi

Les garçons souffrent d’un important retard à l’école primaire et au collège. En 2017, en CE1 du système français, ils accusent un retard de 7 % par rapport aux filles en français. En 3e, leur retard se creuse pour atteindre 14 % en français et 4 % en mathématiques[41].

Les hommes s'insèrent professionnellement bien plus facilement et en nombre que les femmes[13].

Les difficultés scolaires seraient artificiellement provoquées pour les garçons par le système éducatif actuel au niveau des résultats scolaires[42]. Les masculinistes dénoncent un manque d'intérêt vis-à-vis de ces problèmes, l'absence d'aides spécifiques et les difficultés rencontrées dans un milieu « hautement féminisé » qui serait de plus, particulièrement chez les plus jeunes, hostile aux garçons[43],[44].

Des données provenant des États-Unis en 1994 indiquent que les hommes représentent 94 % des décès au travail. Warren Farrell a en outre fait valoir que les hommes effectuent une part disproportionnée d'emplois sales, physiquement exigeants et dangereux[45].

Études de genre

Mouvements masculinistes

Internationaux

Le MRA

Le MRA, acronyme de Men's Rights Activists (« Activistes pour les droits des hommes »), est un mouvement de revendication sociale défendant les droits des hommes sur le modèle du féminisme (conférences, manifestations)[46].

Les incels

Le terme d'Incels (en français « célibataires involontaires ») désigne une communauté s'étant développée sur Internet, notamment sur Reddit et 4chan. Ils se définissent comme fustrés de leur abstinence sexuelle non désirée et accusent les femmes d'être responsables de leur célibat, tout en affichant, pour une partie d'entre eux, de forts complexes sur leur physique. Au sein des communautés en ligne qu'ils fréquentent, la recherche d'une camaraderie et d'une écoute de la part de tiers se commue souvent en un radicalisme misogyne. La haine des femmes qu'ils entretiennent peut aller jusqu'à réclamer un droit au viol et les appels au meurtre y sont fréquents. Ils se matérialisent parfois, comme lors de la tuerie de Toronto en 2018[47],[48], ou celle d'Isla Vista en 2014[49]. Ils utilisent un vocabulaire bien spécifique, dénonçant, tout en se sectarisant, le système social émergent aux États-Unis dans les années 2000. Selon leur classification, les « Chads » désignent l'archétype du jeune homme sportif, musclé, stupide et mauvais garçon qui a du succès auprès des femmes, tandis que les « Stacys » désignent leur pendant féminin, c'est-à-dire l'archétype de la jeune femme désirable mais superficielle, généralement aisée et matérialiste, attirée par les « Chads »[50].

Les MGTOW

MGTOW pour « Men Going Their Own Way » (« Les hommes qui suivent leur propre chemin ») est une communauté en ligne et une philosophie masculiniste non violente. Ces hommes décrivent la société moderne féministe comme étant une équation en leur défaveur au niveau économique aussi bien que sentimental. Ils ont décidé de bannir les femmes de leur vie pour se concentrer sur leur vie professionnelle qu'ils mettent en avant. Ce mode de pensée repose sur le fait qu'en coupant l'offre sexuelle et attentionnelle apportée aux femmes, les discriminations faites aux hommes par le féminisme disparaîtront[pas clair][réf. nécessaire]. Ils estiment que le mariage est en défaveur de l'homme et mettent en avant la prostitution en alternative aux relations à long terme[Information douteuse][51]. Ils sont décrits comme misogynes par des journaux tels que Slate[52], le Temps[53], The Sun[54], Wired[55] ou Vice[56].

Le film Calmos (1976) de Bertrand Blier exprime des idées similaires, sur un mode humoristique.

France

Les Hommen

Les Hommen sont une structure française de militants opposés au mariage entre personnes de même sexe[57],[58]. Par analogie avec les Femen « dont ils se sont inspirés » pour causer une inversion de sens symbolique, les Hommen « manifestent torse nu et lancent des opérations coup de poing afin de faire connaître leur cause ».

Oppositions au masculinisme

Opposition au discours

Certaines oppositions associent deux des définitions du masculinisme, celle de lutte pour la défense de la condition des hommes et celle de lutte pour une position dominante des hommes dans la société.

  • Plusieurs militants féministes ou pro-féministes manifestent leurs craintes devant la « montée du discours masculiniste »[59]. En 1998, dans un article pour Nouvelles Questions féministes, Martin Dufresne, membre du Collectif masculin contre le sexisme, analysant des points qu'il considère constitutifs du discours masculiniste aux États-Unis et au Canada, retient que ce discours place les hommes en position de victimes et d'opprimés dans le but, croit Dufresne, de justifier « de nouveaux modes d'exercice de l'oppression des femmes par les hommes, en exploitant un discours libertaire ». Il s'efforce de montrer comment l'activité de pression et le discours du mouvement, centré sur la sphère familiale, a des effets sur les législateurs[60] et sur la criminalité sexiste[61].
  • En 2002, une membre des Chiennes de garde reprend cette analyse en France en l'appliquant aux forums Internet et dénonce les mêmes positions, dont la dénégation des violences sexistes[62].
  • Pour la chercheuse Pierrette Bouchard, en 2003, le masculinisme vise à défendre des privilèges masculins dans la société, au détriment des droits des femmes[63].
  • Rejoignant ces analyses, en 2009, Hélène Palma constate que le discours masculiniste est plus revendicatif que politique[C'est-à-dire ?] (ce qui rapprocherait les masculinistes du concept d'angry white male, ou « homme blanc en colère »). Il vise en premier lieu à contester les dispositions post-divorce relatives aux enfants et aux pensions alimentaires, à nier les violences conjugales,à contester les statistiques sur ces violences et affirmer que les hommes seraient autant, voire plus battus que les femmes, et à contester le droit à l’avortement et à la contraception, ainsi qu'à remettre en cause le droit du divorce. Les moyens utilisés pour défendre le discours passent par le réseautage sur Internet, les pressions auprès des organes législatifs, l'entrisme dans les instances para-judiciaires et la médiatisation utilisant au besoin la calomnie ou l'intimidation. Selon elle, les résultats conduiraient non seulement à des modifications de la législation favorables aux thèses du petit groupe d'hommes revendiquant ces évolutions, mais interdiraient « de protéger les enfants de la violence d’un conjoint » et engageraient la « responsabilité pénale pour toute personne essayant de secourir femmes et enfants victimes de maltraitances » selon son analyse du procès de l’association SEDIRE.
  • Certains avancent que le masculinisme serait une démarche visant moins à défendre le droit des hommes qu'à lutter contre un féminisme ayant permis aux femmes « d'aller trop loin »[65].

Notes et références

Notes

  1. Le masculinisme « s'observe dans certaines tumeurs de l'ovaire, dans quelques cas de tumeurs surrénaliennes ou après traitement par des androgènes[6] ».
  2. Mélissa Blais est professeure associée à l'institut de recherches et d'études féministes (IREF) de l'Université du Québec à Montréal[9].
  3. Yvon Dallaire est un psychologue canadien (Québec), auteur, conférencier et éditeur. Il est présenté comme la « figure de père fondateur et référence obligatoire sur le masculinisme au Québec » et est cosignataire du Manifeste Hoministe

Références

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  3. « Contre la rhétorique masculiniste », Les couilles sur la table, sur Binge Audio (consulté le 15 août 2020).
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  8. « Mélissa Blais », sur Institut de recherches et d'études féministes, Université du Québec à Montréal (consulté le 13 janvier 2020).
  9. Mélissa Blais et Francis Dupuis-Déri, « Masculinism and the Antifeminist Countermovement », Social Movement Studies, vol. 11, no 1,‎ , p. 21-39 (ISSN 1474-2837, DOI 10.1080/14742837.2012.640532, lire en ligne, consulté le 12 janvier 2020) : « Yet, a particular form of antifeminism has been at work for a number of years, more specifically, masculinism. Its discourse claims that men are in crisis because of the feminization of society »
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  59. Il cite le cas de l'injonction du tribunal de Longueuil (Québec) faite à une mère, en instance de divorce, de cesser d'allaiter son enfant, pour qu'elle ne puisse pas en faire un argument afin d'obtenir la garde de l'enfant, au nom de l'équité. Il précise toutefois qu'à la suite d'une manifestation féministe de femmes venues allaiter en groupe dans le tribunal, l'arrêt a été annulé.
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Voir aussi

Bibliographie

Sur les enjeux

  • Francis Dupuis-Déri, Christine Bard et Mélissa Blais, Antiféminismes et masculinismes d'hier et d'aujourd'hui, Presses Universitaires de France (PUF), , 512 p. (ISBN 978-2-13-081661-4 et 2-13-081661-4).
  • Paul-Edmond Lalancette, La nécessaire compréhension entre les sexes, Québec, 2008.

Bibliographie sur les droits des hommes

  • Germain Dulac, Aider les hommes… aussi,
  • Mary Plard, Paternités imposées,
  • Patrick Guillot, Misogynie, misandrie, il y a DEUX SEXISMES, 2018
  • Yvon Dallaire, Homme et fier de l'être, Option Santé, 2001
  • John Goetelen, Marco Pietteur, La femme est-elle vraiment l'avenir de l'homme ?, 2006
  • Sophie Torrent, L'homme battu, Option Santé, 2001
  • (en) John Gordon, Playboy Press, The Myth of the Monstrous Male and Other Feminist Fallacies, New York, 1982
  • (en) Warren Farrell, Simon & Schuster, The Myth of Male Power: Why Men Are the Disposable Sex, New York, 1993
  • (en) David Thomas, William Morrow and Co., Inc., Not Guilty: The Case in Defense of Men, New York, 1993
  • (en) Paul Nathanson et Katherine K. Young, Spreading Misandry: The Teaching of Contempt for Men in Popular Culture, McGill-Queen's University Press, Montreal, 2001
  • (en) Jack Kammer, If Men Have All the Power How Come Women Make the Rules?
  • (en) Andrew Kimbrell, The Masculine Mystique
  • Josselin Tricou, « Entre masque et travestissement : Résistances des catholiques aux mutations de genre en France: le cas des "Hommen" », Estudos de Religião, vol. 30, no 1, janvier-, p. 45-76 lire en ligne

Filmographie

  • Cassie Jaye, The Red Pill (documentaire), États-Unis, 2016, 117 min.
  • Lorène Debaisieux, Sois père et tais-toi ! (documentaire), France, 2014, 52 min.
  • Bertrand Blier, Calmos, France, 1976.
  • Claudia Déjà, Drames de la séparation : Quand le père devient l’ennemi (documentaire), Allemagne, 2004, 52 min.
  • Myriam Tonelotto et Marc Hansmann, In Nomine Patris (documentaire), La bascule, France – Allemagne, 2005, 52 min.
  • Patric Jean, La Domination masculine (long métrage documentaire), Québec, 2009. — Comprend de nombreux entretiens avec des masculinistes québécois.

Articles connexes

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Masculinisme.

Liens externes