Marcel Gounouilhou

Marcel Gounouilhou
Fonctions
Maire d'Arcachon
Successeur André de Fels
Député du Gers
Législature XIIe législature
Groupe politique ARS
Coalition Bloc national
Biographie
Nom de naissance Jean Marcel Gounouilhou
Date de naissance
Lieu de naissance Cérons (Gironde)
Date de décès
Lieu de décès Mérignac (Gironde)
Nationalité Drapeau de la France France
Parti politique Parti républicain de réorganisation nationale
Père Henri Gounouilhou (1853-1913)
Mère Marguerite Dubroca (1862-1947)
Profession Patron de presse, viticulteur

Marcel Gounouilhou est un homme politique, patron de presse et entrepreneur français, né le à Cérons (Gironde) et mort le à Mérignac (Gironde).

Patron de presse

Petit-fils et héritier de Gustave Gounouilhou[1] (1821-1912), un imprimeur bordelais fondateur du quotidien républicain modéré La Petite Gironde, allié de la famille Bourrageas, Marcel Gounouilhou fait partie des patrons de la presse régionale de l'entre-deux-guerres. Il est, en outre, administrateur d'autres périodiques, notamment au Maroc.

Licencié en lettres et langues orientales, il entre à la direction du journal familial en 1902. Il en est le co-directeur en 1906 puis parvient à prendre le contrôle de la Société des Journaux et Imprimeries de la Gironde. Devenu directeur de La petite Gironde, il diversifie ses activités dans l'édition, la banque et le cinéma en investissant chez Pathé). Gounouilhou est aussi le fondateur du Syndicat des journaux régionaux.

Parcours politique

En parallèle de ses activités dans le monde de la presse, Marcel Gounouilhou se lance en politique. Sa première tentative a lieu en 1914, dans la deuxième circonscription des Landes, face au radical Léo Bouyssou. C'est un échec.

En 1919, ancien combattant auréolé d'états de services prestigieux qui lui valent la Légion d'honneur (capitaine, il est affecté au 57e régiment d'infanterie après une blessure ainsi qu'à l'État-major de l'Armée d'Orient[2]), il tente sa chance dans le Gers. Se présentant aux électeurs comme propriétaire-viticulteur, il s'inscrit sur la liste du Bloc national, s'attaquant au radicalisme et aux problèmes économiques. Élu député, Gounouilhou, avec Joseph Barthélemy, un autre parlementaire gersois, participe à la fondation de l'éphémère Parti républicain de réorganisation nationale. Il siège avec le groupe qui en est l'émanation à la Chambre : l'Action républicaine et sociale.

Sollicitant à nouveau les voix des Gersois en mai 1924, Gounouilhou n'est pas réélu, notamment à cause d'une modification de la carte électorale départementale.

Par la suite, les autres fonctions politiques qu'il occupe sont locales et centrées sur le seul département de la Gironde. Il est maire d'Arcachon entre 1929 et 1938 et parvient à se faire élire conseiller général. À son poste de maire, il réalise le fronton de pelote basque (1932), la première jetée du Moulleau et un boulevard-promenade, qui porte depuis son nom[2].

Honneurs

Décorations

Hommages

  • À Arcachon, un boulevard, créé sous sa mandature, porte son nom[2].
  • En golf, le Trophée Gounouilhou désigne la première division masculine du Championnat de France de golf des clubs.

Source et références

Source
  • « Marcel Gounouilhou », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]
Références
  1. Elie-Gustave Gounouilhou : Nos notabilités du XIXe siècle : Médaillons bordelais (ill. Louis Blayot), t. III, Bordeaux, Féret et fils, (lire en ligne)
  2. a b c et d André Rebsomen, « 150 ans d’histoire au cimetière d’Arcachon », sur Société historique et archéologique d’Arcachon et du Pays de Buch, (consulté le 5 mars 2020).

Liens externes