M'Toro Chamou

M'Toro Chamou
M'Toro Chamou
Description de l'image M'Toro Chamou.jpg.
Informations générales
Nom de naissance Momed Chamsidine
Naissance Mamoudzou Drapeau de Mayotte Mayotte
Activité principale Chanteur
Genre musical Blues, rock
Instruments Voix
Labels M'Toro Chamou, Quart de Lune
Site officiel https://www.mtorochamou.com/

M'Toro Chamou, né en 1974 à Mamoudzou[1], est un chanteur mahorais[2],[3],[4], ambassadeur de la musique mahoraise[5].

Biographie

Membre du groupe de rap M’Tsapéré Power avec lequel il n'arrive pas à percer, il part pour la Réunion en 1995, puis en Métropole l'année suivante[5].

Sa carrière prend un tournant quand il rencontre Baco et Mikidache en 1996, avec qui il travaille[1],[6].

Il vit à Nantes jusqu'en 2012, date à laquelle il revient à la Réunion[5].

M'Toro Chamou est né à Mayotte, île française de l'Océan Indien, il y a 28 ans. Malgré son jeune âge, cet artiste, auteur-compositeur, présente déjà le parcours d'un combattant. Après une adolescence passée à jouer dans son île et la formation du premier groupe de rap, le M'Tsapéré Power, M'Toro Chamou quitte Mayotte pour la métropole. Le chanteur de rap et de hip-hop amène avec lui sa guitare, ses mélodies et les rythmes du « M'Godro » traditionnel.

A Paris en 1996, M'Toro Chamou joue avec Baco et Mikidashe, les pionniers de la musique mahoraise à l'étranger. En même temps, il forme son répertoire où le « M'Godro » commence à prendre une place importante. Le style de M'Toro Chamou se crée ainsi, tout naturellement, et cherche sa place à côté de la pop, du reggae et du ragga : une place pour la musique de l'Océan Indien.

En 1999, l'album « Retour aux sources » s'affirme à côté des grosses productions mahoraises. M'Toro Chamou se retrouve à affronter le monde impitoyable du show-business. Il rencontre alors le manager d'IAM et il joue au festival d'Istres ; suit la première partie de Jacques Higelin à Mayotte, son île natale, et puis la participation à plusieurs manifestations entre Paris et l'Océan Indien.

L'enfant engagé qui chante le mal de son pays et le complot de l'homme contre l'homme, sait aussi trouver les mélodies pour chanter l'amour, le désarroi, l'espoir d'une porte qui s'ouvre sur le monde. D'où son dernier album « M'Lango », la porte en langue mahoraise, la porte de la vie et de la compassion. Des paroles qui tranchent posées sur le rythme imposant du M'Godro, ont fait de « M'Lango » une porte ouverte pour M'Toro Chamou sur la word music.

Fin Janvier de l'année 2004 sort «Bwé Foro» son quatrième album. Mais de quoi est il fait ? Du haut de ses 11 titres cet album propose Ballade, Reggae, et bien sûr du Mgodro. Mais différent. Du Mgodro comme il sait en jouer et auquel il y ajoute ses arrangements, ses innovations. Ambiance bon enfant et très dansant. Avec des textes qui restent toujours engagés.

M'Toro Chamou est un nom de scène chargé d'histoire. A travers sa musique, l'artiste adopte et fait sa propre histoire, une histoire faite d'esclavage et de soumission. Mais c'est aussi une histoire riche parce qu'ancienne et tissée avec une culture où savoir et savoir-faire font un tout indivisibles.

Et c'est la musique des anciens que M'Toro Chamou porte sur scène, arrangée pour que des musiciens non mahorais puissent la jouer et pour que le public de partout dans le monde puisse l 'écouter, l'apprécier, l'aimer, sans pour autant comprendre la langue mahoraise.

Force de la parole, force de la mélodie, force du message : avec sa musique M'Toro Chamou lance un pont au-delà des différences, entre la tradition et la modernité, entre Mayotte et le reste du monde.

Discographie[6]

  • 1998 : Kaza Ngoma
  • 1999 : Retour aux sources
  • 2002 : M'lango
  • 2004 : Bwe Foro

Notes et références

  1. a et b « M’Toro Chamou - Comores France | cd mp3 concert biographie news | Afrisson », sur www.afrisson.com (consulté le 25 octobre 2018)
  2. [1]
  3. [2]
  4. « Information et communication | Faculté des lettres et des sciences humaines | UL », sur www.com.ulaval.ca (consulté le 25 octobre 2018)
  5. a b et c Denise Harouna, « M’toro Chamou, Le musicien rebelle », TOUNDA Mag,‎ (lire en ligne, consulté le 25 octobre 2018)
  6. a et b [3]