Luc Montagnier

Luc Montagnier
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Luc Montagnier en 2008.

Nom de naissance Luc Antoine Montagnier
Naissance (85 ans)
Chabris[1] (France)
Nationalité Drapeau de France Français
Domaines Virologie, Immunologie
Institutions CNRS, Institut Pasteur
Diplôme Université de Paris
Renommé pour Travaux sur le virus de l'immunodéficience humaine
Distinctions Prix Lasker 1986
Prix Nobel de physiologie ou médecine 2008

Luc Montagnier est un biologiste virologue français, né, le , à Chabris, dans l'Indre. Le , il est colauréat avec Françoise Barré-Sinoussi de la moitié du prix Nobel de physiologie ou médecine[2], pour la découverte, en 1983 du VIH, le virus responsable du SIDA. Son rôle dans la découverte du rétrovirus est cependant discuté, mais le professeur Montagnier et Mme Barré-Sinoussi, ont regretté de ne pas partager leur prix avec Jean-Claude Cherman alors qu'il était l'un des cosignataires de la publication de mai 1983 dans la revue américaine Science rendant compte de la découverte du VIH. Un comité de soutien pour que soit réparé cet oubli du comité Nobel a même été constitué.[réf. nécessaire]

Il est professeur émérite à l'Institut Pasteur, où il dirige l’unité d’oncologie virale de 1972 à 2000, directeur émérite de recherche au Centre national de la recherche scientifique[3] et ancien professeur à l'université de New York. Il est membre des Académies des sciences et de médecine. Marginal, il finit par faire l'objet de vives critiques et même d'être accusé de charlatanisme dans les années 2000, affirmant que l'ADN émettrait spontanément des ondes électromagnétiques (justifiant au passage le traitement des autistes à l'aide d'antibiotiques, et traiter le SIDA au Cameroun par l'alimentation et l'homéopathie, et proposant de pouvoir répliquer l'ADN à distance) et remettant au goût du jour les théories improbables de la « mémoire de l'eau » de Jacques Benveniste[4],[5],[6],[7].

En 2010, Luc Montagnier a annoncé qu'il prenait la direction d'un nouvel institut de recherche en Chine à l'université Jiaotong de Shanghai, où il poursuit ses recherches sur la formation dans l'eau de « nanostructures » induites par l'ADN[8],[9].

Biographie

Luc Montagnier est issu d'une famille du Berry, fils unique d'un père expert-comptable et d'une mère au foyer[10]. Il poursuit de front des études de médecine et de sciences d'abord à Poitiers, où il a pour professeur Pierre Gavaudan, qui l'initie aux notions de biologie moléculaire, discipline alors naissante. À 21 ans il montre que les radiations jaunes sont responsables du phototaxisme du chloroplaste chez une algue, en utilisant des filtres colorés, un microscope et une caméra.

Puis, à Paris et à 23 ans, il est assistant à la faculté des sciences de Paris. Il se perfectionne dans les méthodes de culture de cellules humaines en conditions parfaitement stériles. En 1957, la première description d'un ARN viral (celui du virus de la mosaïque du tabac) par Fraenkel-Conrat  et Gierer  et Schramm  détermine sa vocation : devenir un virologue grâce à l'approche moderne de la biologie moléculaire.

En 1960, il entre au CNRS puis effectue des stages en Grande-Bretagne, dans des laboratoires réputés de virologie. En 1963, à Carshalton, dans le laboratoire de F.K. Sanders, il découvre le mécanisme de réplication des virus à ARN, en isolant une molécule infectieuse en double hélice d'ARN analogue à celle de l'ADN dans le virus murin encephalomyocarditis . C'est la première fois que l'on démontre qu'un ARN peut se répliquer comme l'ADN, en produisant un brin complémentaire. Il travaille ensuite à Glasgow où il montre que chez le virus oncogène Polyomavirus, l'ADN nu seul comporte le pouvoir oncogène.

De retour en France, à l'Institut Curie, en collaboration avec P. Vigier, il étudie la réplication et la structure de l'ARN d'un rétrovirus, le virus du sarcome de Rous. Il démontre que ce rétrovirus intègre son patrimoine génétique dans l'ADN des cellules infectées.

En 1972, à l'invitation de Jacques Monod, il crée l'Unité d'oncologie virale dans le nouveau département de virologie de l'Institut Pasteur. Ses recherches vont alors porter en partie sur l'interféron et sur son rôle dans l'expression génétique des virus. En 1982, il découvre une nouvelle activité enzymatique associée aux mitochondries des cellules cancéreuses. En 1975, il est rejoint par Jean-Claude Chermann et sa collaboratrice, Françoise Barré-Sinoussi, spécialisés dans la recherche de transcriptase inverse, qui s’attellent à chercher des rétrovirus infectant des humains.

En 1983, c'est la découverte avec ses collaborateurs Jean-Claude Chermann et Françoise Barré-Sinoussi d'un nouveau rétrovirus humain, le Lymphadenopathy Associated Virus (LAV), maintenant reconnu comme le virus agent causal du SIDA. L'équipe qu'anime Luc Montagnier dès le début de cette découverte s'attache, dans des conditions difficiles, à caractériser ce nouveau virus et à démontrer son rôle dans le SIDA, notamment par l'étude de ses propriétés biologiques et la mise au point d'un test de diagnostic sérologique.

En 1986, le groupe de Luc Montagnier découvre à nouveau un second virus associé au SIDA en Afrique de l'Ouest, mais très différent du premier par ses séquences moléculaires.

Luc Montagnier est le premier chef du nouveau département « Sida et rétrovirus » de l'Institut Pasteur, à Paris, qu'il dirige de 1991 à 1997.

Par ailleurs, Luc Montagnier et ses collaborateurs démontrent que des mycoplasmes augmentent considérablement l'effet cytopathogène du virus. Cette observation est le point de départ d'une recherche encore en cours sur le rôle des cofacteurs infectieux dans la virulence et l'effet pathogène du virus, recherche pouvant conduire à de nouvelles approches thérapeutiques et vaccinales.

En 1993, il crée la Fondation mondiale prévention et recherche SIDA (FMPRS), sous l'égide de l'UNESCO. De 1997 à 2001, il est professeur et directeur du Centre de biologie moléculaire et cellulaire au Queens College de l'Université de New York .

Avec son collègue italien Vittorio Colizzi, Luc Montagnier participe à plusieurs conférences, notamment en Afrique, pour lutter contre la propagation du VIH.

Recherches en cours

Dans deux publications datant de 2009[11],[12], l'équipe de Montagnier décrit une propriété inédite de l'ADN d'agents infectieux, les bactéries dans un cas et le VIH dans l'autre : l'ADN induirait des nanostructures dans l'eau émettant des ondes électromagnétiques de basse fréquence après filtration, agitation et dilution (voir Mémoire de l'eau). Cela ouvrirait la voie à un système de détection hautement sensible des infections bactériennes chroniques humaines et animales. Le professeur Montagnier espère se servir de ces signaux électromagnétiques, support d'une mémoire qu'aurait gardée la solution où s'est trouvé l'ADN de l'agent infectieux, comme d'un marqueur biologique de l'infection. Il émet l'hypothèse que des bactéries seraient impliquées dans l'autisme et d'autres maladies chroniques[13]. Ces hypothèses concernant l'autisme sont controversées et contestées, notamment par l’Académie nationale de médecine[14].

Fin 2009, à la suite de sa participation au colloque organisé par l'ADNO et l'Association ARIANE, il décide, avec les docteurs Rueff et Skorupka, de former un groupe de recherche de traitements des maladies chroniques, qui prend le nom de CHRONIMED[réf. nécessaire]. Depuis lors, cette équipe de chercheurs et de médecins se réunit régulièrement à l'UNESCO[réf. nécessaire]. Le virologue Christian Peyronne, chef de service, participe à ce groupe qui identifie des cofacteurs infectieux à ces affections chroniques et les signaux électromagnétiques des infections identifiés dans son laboratoire[13]. En janvier 2012, et à la suite d'une intervention très remarquée[13] à l'Académie nationale de médecine, il publie sur le blog du groupe un article sur la piste infectieuse de l'autisme[15],[13].

Au cours de la conférence Decoherence, Information, Complexity and Entropy (DICE2010), à laquelle il est invité, Montagnier montre que les signaux électromagnétiques émis par une solution contenant de l’ADN de VIH peuvent, sous certaines conditions, rendre « active » de l’eau pure sous un champ magnétique de 7 Hz appliqué pendant plus de 18 heures[16]. Si l'on ajoute tous les ingrédients nécessaires, l’eau pure ainsi « informée » serait capable, selon les expériences réalisées, de régénérer de l’ADN identique (à 98 %) à l’ADN initial, ADN de préférence bactérien ou viral.

Luc Montagnier admet se rapprocher des recherches et thèses du docteur Jacques Benveniste. En décembre 2010 dans une interview à la revue Science il déclare : « On me dit que certains ont reproduit avec succès les expériences de Benveniste mais ils ont peur de les publier à cause de la terreur intellectuelle de la part de ceux qui ne les comprennent pas »[17],[18].

En 2010, à l'âge de 78 ans, il est recruté dans le cadre de son projet par l'université Jiao-tong de Shanghai, en Chine[19].

Appropriation du Nobel

Virus HIV fixé sur un lymphocyte vu en microscopie électronique (fausses couleurs, le VIH est en vert).

En janvier 1983, Willy Rozenbaum, un infectiologue travaillant à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière, prélève pour Jean-Claude Chermann un ganglion cervical chez « Bru », un jeune homosexuel de trente-trois ans qui présente des adénopathies suspectes depuis un mois, après avoir séjourné à New York en 1979 et avoir eu de nombreux partenaires sexuels ; il meurt du SIDA en 1988.

Les lymphocytes du prélèvement sont mis en culture le jour même à l’Institut Pasteur par l'équipe de Luc Montagnier (l'équipe de Jean-Claude Chermann travaillant avec des rétrovirus contrairement au Dr Montagnier, pour éviter les risques de contamination) en présence d’IL-2 (qui stimule la culture des LT) et de sérum anti-interféron (qui assure une bonne production de virus par les cellules. Après 15 jours de culture, Jean-Claude Chermann et Françoise Barré-Sinoussi, son assistante, détectent une faible activité transcriptase réverse. Cette enzyme est produite par les rétrovirus pour intégrer spécifiquement l'ADN de sa cible. Cette activité enzymatique persiste jusqu’au 26 janvier, puis disparait avec la destruction des lymphocytes. Jean-Claude Chermann verse le liquide de la première culture sur une nouvelle culture de lymphocytes, provenant d’un second donneur de sang. L’activité enzymatique réapparait avec ces lymphocytes, traduisant la reprise d'une activité virale du VIH. Ils concluent donc bien à un rétrovirus, mais celui-ci est différent des rétrovirus connus. En effet, le HTLV-1 ne détruit pas les cellules infectées. Et les anticorps anti-HTLV-1 fournis par Robert Gallo, le découvreur du rétrovirus, ne reconnaissent pas le nouveau virus.

Le 4 février, le virus est vu au microscope électronique à la surface des lymphocytes par Charles Dauguet, à l’Institut Pasteur ; entouré d’une enveloppe, il ressemble davantage à un lentivirus qu’à un HTLV-1. Il est appelé LAV, pour Lymphadenopathy-Associated Virus, après avoir été isolé chez d’autres patients atteints d’un SIDA avéré et que son tropisme pour les lymphocytes CD4 ait été démontré.

La découverte est publiée dans le numéro de Science du 20 mai, à côté d’un autre article de Gallo et Essex impliquant le HTLV-1 (renommé Human T-Leukémia virus) comme cause du SIDA[20].

En septembre 1983, Jean-Claude Chermann présente les résultats à Long Island, en apportant la preuve de l’existence d’anticorps anti-LAV détectés par un test ELISA mis au point à l’hôpital Bichat-Claude-Bernard. Gallo conteste l’appartenance du LAV au groupe des rétrovirus, rapporte la présence du HTLV-1 ou d’anticorps anti-HTLV-1 chez des patients atteints du SIDA, et présente pour la première fois le virus HTLV-III (Human T-Lymphotropic Virus). C’est le début de la controverse.

À partir du HTVL-III isolé par culture entre le et janvier 1984, l’équipe de Gallo met au point un test sérologique positif chez 88 % des malades du SIDA. Cette souche n'est pas comparée au LAV, mais, en fait, il s’agiit du même virus, appelé LAV/HTLV-III puis HIV (Human Immunodeficiency Virus) par une commission de nomenclature en 1986.

Le séquençage du génome de ce virus à ARN, réalisé dès 1984 à l’institut Pasteur, montre qu’il est très variable en raison des erreurs commises par la transcriptase inverse lors de la réplication, or la souche du LAV isolée par Jean-Claude Chermann et celle du HTLV-III de Gallo sont pratiquement identiques. Jean-Claude Chermann a envoyé son virus à Gallo (à la demande expresse de Mikulas Popovic, collaborateur de ce dernier) dès le . Gallo n’admettra jamais avoir triché, mais la polémique se terminera par un compromis et le partage des droits sur la mise au point du test sérologique de dépistage[21]. Luc Montagnier entre alors en jeu en tant que directeur de Jean-Claude Chermann pour s'occuper de défendre la découverte de l'Institut Pasteur. À l'époque son équipe ne travaille pas sur les rétrovirus, et c'est par son rôle de responsable administratif de Jean-Claude Chermann qu'il se retrouve lié à la découverte. Bien que les travaux ultérieurs de Gallo aient été essentiels pour la connaissance du virus, la paternité unique des Pasteuriens dans la découverte du virus est définitive. Le conflit entre Luc Montagnier et Gallo se termine par un accord indiquant que l'équipe américaine est co-découvreuse du virus. Jean-Claude Chermann refuse de signer l'accord, puis, forcé par écrit par Luc Montagnier, il signe et démissionne un an plus tard de l'Institut Pasteur. Luc Montagnier reprend alors les travaux de J. C. Chermann. La paternité de l’équipe pasteurienne a été confirmé en attribuant le Prix Nobel de physiologie ou médecine le à Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier, en excluant le groupe de Gallo de la découverte[22]. Cependant, Jean-Claude Chermann en est écarté, et Luc Montagnier se présente comme le découvreur du virus alors que son équipe ne travaillait en 1983 pas sur les rétrovirus. Pour corriger cette injustice, le président Nicolas Sarkozy promet de financer les travaux que Jean-Claude Chermann a poursuivi hors de l'Institut Pasteur[23]. Le professeur Montagnier et Mme Barré-Sinoussi, ont regretté de ne pas partager leur prix avec lui alors qu'il était pourtant l'un des cosignataires de la publication de mai 1983 dans la revue américaine Science rendant compte de la découverte du VIH. Un comité de soutien pour que soit réparé cet oubli du comité Nobel a même été constitué.[réf. nécessaire]

Au cours de la réalisation d'un documentaire de Brent Leung en 2009, House of Numbers, Montagnier a déclaré qu'avec un bon système immunitaire, épaulé d'une bonne nutrition antioxydante, l'organisme se défend mieux contre les attaques virales.

Luc Montagnier : « Je crois que c’est l’une des façons d’aborder le problème pour diminuer le taux de transmission. Je crois qu’on peut être exposé au VIH plusieurs fois sans être infecté de manière chronique. Si vous avez un bon système immunitaire, il se débarrassera du virus en quelques semaines. Et c’est cela aussi le problème des Africains : leur nourriture n’est pas très équilibrée, ils sont dans un stress oxydatif, même s’ils ne sont pas infectés par le VIH. À la base, leur système immunitaire ne fonctionne pas bien, et donc peut permettre au virus de rentrer dans l’organisme et d’y rester. ».

Engagements publics

Dans sa jeunesse, Montagnier est communiste. Membre du PCF, pendant la guerre d'Algérie, il est à l'initiative, en 1957, avec Michel Crouzet, d'une pétition nationale au sujet de l'affaire Audin, disparition de l'universitaire Maurice Audin, arrêté, torturé et exécuté par l'armée française[24].

Il lance le premier Sidaction aux côtés de Line Renaud en 1994[10].

Se disant agnostique[10], il milite pour que les religions ne refusent pas les apports des sciences. De façon plus large, il lutte contre les injustices, s'impliquant par exemple dans la défense des infirmières bulgares[10], accusées en Libye d'avoir inoculé le virus du Sida à leurs patients.

En 2008, il est entendu comme témoin, lors du procès de l'affaire de l'hormone de croissance, pour avoir rédigé en 1980 une recommandation sur le danger de transmission de la maladie de Creutzfeldt-Jakob[25].

Prix et distinctions

Luc Montagnier est lauréat de la Médaille d'argent du CNRS et a reçu le prix Albert-Lasker avec Robert Gallo et Myron Essex, en 1986, le prix Louis-Jeantet de médecine en 1986, les prix Galien et Korber[réf. nécessaire], le prix de l'École de médecine de Salerne [réf. nécessaire] et le prix Prince des Asturies de science avec Robert Gallo en 2000. Le , il est co-récipiendaire du prix Nobel de physiologie ou médecine avec Françoise Barré-Sinoussi pour ses travaux sur le virus du SIDA, dont la « découverte a été essentielle à la compréhension actuelle de la biologie de cette maladie et à son traitement antirétroviral », selon le comité Nobel.

Il est Grand Officier de la Légion d'honneur depuis le [26] et commandeur de l'Ordre national du Mérite, membre de l'Académie nationale de médecine et de l'Académie des sciences. Il est directeur de recherche émérite au CNRS et professeur émérite à l'Institut Pasteur.

Publications

  • Luc Montagnier, Des Virus et des hommes, Odile Jacob, , 300 p.
  • Luc Montagnier, Sida et société française, La Documentation française,
  • Luc Montagnier, R.Daudel, Le Sida, Flammarion, coll. « Dominos »,
  • Luc Montagnier, Les Combats de la vie, Jean-Claude Lattès,
  • Luc Montagnier, Michel Niaussat et Philippe Harrouard, Le Nobel et le Moine : dialogues de notre temps, Libra Diffusio,
Sélection d'articles
  • (en) Brule F, Khatissian E, Benani A, Bodeux A, Montagnier L, Piette J, Lauret E, Ravet E., « Inhibition of HIV replication: a powerful antiviral strategy by IFN-beta gene delivery in CD4+ cells. », Biochem Pharmacol, no 74,‎ , p. 898-910
  • (en) Ahuja SK, Aiuti F, Berkhout B, Biberfeld P, Burton DR, Colizzi V, Deeks SG, Desrosiers RC, Dierich MP, Doms RW, Emerman M, Gallo RC, Girard M, Greene WC, Hoxie JA, Hunter E, Klein G, Korber B, Kuritzkes DR, Lederman MM, Malim MH, Marx PA, McCune JM, McMichael A, Miller C, Miller V, Montagnier L, Montefiori DC, Moore JP, Nixon DF, Overbaugh J, Pauza CD, Richman DD, Saag MS, Sattentau Q, Schooley RT, Shattock R, Shaw GM, Stevenson M, Trkola A, Wainberg MA, Weiss RA, Wolinsky S, Zack JA., « A plea for justice for jailed medical workers », Science, vol. 314, no 5801,‎ , p. 924-5
  • (en) Gallo RC, Montagnier L., « The discovery of HIV as the cause of AIDS », N Engl J Med, vol. 24, no 349,‎ , p. 2283-5
  • (en) Montagnier L., « Historical accuracy of HIV isolation », Nat. Med., vol. 10, no 9,‎ , p. 1235
  • (en) Gallo RC, Montagnier L., « Historical essay. Prospects for the future », Science, vol. 298, no 5599,‎ , p. 1730-1
  • (en) Montagnier L., « Historical essay. A history of HIV discovery », Science, vol. 298, no 5599,‎ , p. 1727-8
  • (en) Salamon R, Marimoutou C, Ekra D, Minga A, Nerrienet E, Huët C, Gourvellec G, Bonard D, Coulibaly I, Combe P, Dabis F, Bondurand A, Montagnier L., « Clinical and biological evolution of HIV-1 seroconverters in Abidjan, Côte d'Ivoire, 1997-2000. », J Acquir Immune Defic Syndr., vol. 2, no 29,‎ , p. 149-57
  • (en) Moureau C, Vidal PL, Bennasser Y, Moynier M, Nicaise Y, Aussillous M, Barthelemy S, Montagnier L, Bahraoui E., « Characterization of humoral and cellular immune responses in mice induced by immunization with HIV-1 Nef regulatory protein encapsulated in poly(DL-lactide-co-glycolide) microparticles », Mol Immunol, vol. 8,‎ , p. 607-18

Notes et références

Notes

Références

  1. Article du magazine Le Point sur Luc Montagnier.
  2. Annonce des prix Nobel sur le site officiel de la fondation Nobel.
  3. Site de l'Institut Pasteur, consulté le 27 novembre 2010
  4. (en) Philip Ball, « DNA waves don't wash », sur Chemistry World,
  5. Andy Coghlan, "Scorn over claim of teleported DNA", New Scientist 12 January 2011, issue 2795
  6. PZ Myers, "It almost makes me disbelieve that HIV causes AIDS!", Pharyngula, 24 January 2011
  7. Editorial, "Why we have to teleport disbelief", New Scientist 12 January 2011, issue 2795
  8. Radio France Internationale. Le professeur Luc Montagnier s'expatrie en Chine. mardi 7 décembre 2010.
  9. (en) Montagnier L, « Newsmaker interview: Luc Montagnier. French Nobelist escapes 'intellectual terror' to pursue radical ideas in China. Interview by Martin Enserink », Science, vol. 330, no 6012,‎ , p. 1732 (PMID 21205644, DOI 10.1126/science.330.6012.1732, lire en ligne)
  10. a, b, c et d Luc Montagnier, un combat pour la vie (2009), film documentaire écrit et réalisé par Valérie Exposito, coproduit par France Télévisions et Scientifilms, 52 min. Le film a été diffusé dans l'émission Empreintes sur France 5.
  11. (en) L. Montagnier, J. Aïssa, S. Ferris, J.-L. Montagnier and C. Lavalléee, Electromagnetic signals are produced by aqueous nanostructures derived from bacterial DNA sequences, Interdisciplinary Sciences: Computational Life Sciences, 2009, Volume 1, Number 2, p. 81-90
  12. (en) L. Montagnier, J. Aïssa, C. Lavallée, M. Mbamy, J. Varon and H. Chenal, Electromagnetic detection of HIV DNA in the blood of AIDS patients treated by antiretroviral therapy, Interdisciplinary Sciences: Computational Life Sciences, 2009, Volume 1, Number 4, p. 245-253
  13. a, b, c et d France 5 - L'empire des sciences : On a retrouvé la mémoire de l'eau
  14. « Autisme et microbes : l’Académie de médecine se démarque du Pr Montagnier », sur http://www.sciencesetavenir.fr, (consulté le 14 avril 2016)
  15. (en) L. Montagnier, J. Aissa, E. Del Giudice, C. Lavallee, A. Tedeschi etG. Vitiello, « DNA waves and water » arXiv > q-bio
  16. « Le Pr. Luc Montagnier a-t-il retrouvé la mémoire de l’eau ? », sur ouvertures.net, (consulté le 26 novembre 2015)
  17. Ces théories sont cependant très contestées par le monde médical
  18. Le professeur Luc Montagnier recruté par une université chinoise, Le Monde, 6 décembre 2010
  19. (en) Françoise Barré-Sinoussi, Jean-Claude Chermann, Françoise Rey, Marie-Thérèse Nugeyre, Sophie Chamaret, Jacqueline Gruest, Charles Dauguet, Claudine Axler-Blin, Françoise Vézinet-Brun, Christine Rouzioux, Willy Rozenbaum et Luc Montagnier, « Isolation of a T-lymphotropic Retrovirus From a Patient at Risk for Acquired Immune Deficiency Syndrome (AIDS) », Science, vol. 4599, no 220,‎ , p. 868-71 (PMID 6189183, DOI 10.1126/science.6189183).
  20. Patrick Berche, Une histoire des microbes, Montrouge, John Libbey Eurotext, coll. « Médecine sciences / Sélection », , 307 p. (ISBN 978-2-7420-0674-8).
  21. « Juste Nobel », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  22. Jean-Claude Chermann et Olivier Galzi, Tout le monde doit connaître cette histoire, Paris, Éditions Stock, coll. « Documents », 2009, 288 p. (ISBN 9782234063754).
  23. Pierre Vidal-Naquet, L'Affaire Audin (1957-1978), Paris, Les Éditions de Minuit, coll. « Documents », , 189 p. (ISBN 2-7073-1317-3), « Disparition », p. 28-29
  24. Hormone de croissance : le « risque théorique » du professeur Luc Montagnier, Le Monde, 15 février 2008.
  25. Le décret d'attribution.

Voir aussi

Bibliographie

  • Maxime Schwartz et Jean Castex, La Découverte du virus du SIDA. La vérité sur « l’affaire Gallo/Montagnier », Paris, Éditions Odile Jacob, , 208 p. (ISBN 978-2-7381-2288-9)
  • Nicolas Moinet, Les Batailles secrètes de la science et de la technologie », Paris, Éditions Lavauzelle, collection renseignement & guerre secrète, , 153 p. (ISBN 2-7025-0947-9)

Articles connexes

Liens externes

  • Notices d'autorité : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • Bibliothèque nationale de la Diète • WorldCat
  • (en) Autobiographique sur le site de la Fondation Nobel (la page propose plusieurs liens relatifs à la remise du prix, dont un document rédigé par le lauréat — le Nobel Lecture — qui détaille ses apports)
  • Découverte du VIH sur le site de l'Institut Pasteur
  • La grande découverte sur le rétrovirus du Sida sur Canal Académie (frais de consultation requis)
  • [vidéo] Interview de Luc Montagnier sur YouTube.com
  • Fondation Luc Montagnier