Liste des personnages des Aventures de Tintin

La liste des personnages des Aventures de Tintin contient plus de trois cents noms (y compris ceux d'animaux). Certains sont récurrents, d'autres apparaissent seulement une fois ; ils tiennent souvent du calembour. Beaucoup de noms sont inspirés du parler bruxellois. On compte dans cette liste très peu de personnages féminins.

Les noms de personnages varient selon les langues, comme on peut le constater dans la liste des noms des personnages de Tintin en langues étrangères.

Participation des principaux personnages récurrents aux différentes Aventures de Tintin[m 1]
PS TC TA CP LB OC IN SO CO EM SL TR SB TS OR OL ML AT CS TT BC VS TP
Tintin
Milou
Dupond et Dupont
Capitaine Haddock
Nestor
Professeur Tournesol
Bianca Castafiore
Roberto Rastapopoulos
Allan Thompson
Oliveira da Figueira
Général Alcazar
Docteur Müller
Abdallah
Séraphin Lampion
Colonel Sponsz
Sommaire : Haut - A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z

A

Fayçal II d'Irak enfant a inspiré le personnage d'Abdallah[1].

B

  • Le cheikh Bab El Ehr est l'éternel rival de l'émir Mohammed Ben Kalish Ezab, qu'il cherche à renverser pour s'emparer du pouvoir au Khemed, d'abord dans Tintin au pays de l'or noir puis dans Coke en stock, avec le soutien de puissances étrangères aux intérêts politico-financiers[m 10]. Son nom est tiré de « babeleer », une expression de la zwanze bruxelloise qui signifie « bavard »[14].
  • Ramon Bada est, comme son complice Alonzo Perez, un bandit qui cherche à s'emparer du diamant caché dans le fétiche arumbaya dans L'Oreille cassée. Leur quête démarre à Bruxelles et se poursuit au San Theodoros, avant de s'achever lors d'une ultime altercation avec Tintin à bord d'un paquebot. Ils périssent noyés au moment où ils retrouvent l'objet de leur recherche[m 10]. Ramon Bada s'exprime avec un accent hispanique caricatural et utilise sans cesse le juron espagnol « caramba ! »[15]. Son nom relève de l'argot, l'expression « bada » signifiant « chapeau », un accessoire que ce personnage ne quitte jamais[15].
  • Balthazar, J. est le frère du sculpteur Balthazar, assassiné dans L'Oreille cassée[m 11]. Exerçant la même profession, il récupère dans une malle chez son frère le fétiche arumbaya original et le revend à un collectionneur américain, Samuel Goldwood. Il produit par ailleurs de très nombreuses répliques du fétiche, qu'il vend dans son magasin[m 11].
  • Barnabé est l'un des rabatteurs des frères Loiseau, deux antiquaires, dans Le Secret de La Licorne. Il est chargé de retrouver, et de voler si nécessaire, les deux maquettes de La Licorne qui leur manquent et dans lesquelles sont cachés les parchemins qui indiquent l'emplacement du trésor de Rackham le Rouge. À la suite d'un différend financier avec ses employeurs, il est prêt à les dénoncer avant d'être abattu devant le domicile de Tintin[m 11].
  • La Batellerie, Jean-Loup de et Rizotto, Walter (L'Île Noire, Les Bijoux de la Castafiore, Tintin et les Picaros)[13]
Le journaliste Jean-Loup de la Batellerie et le photographe Walter Rizotto travaillent pour le magazine fictif Paris-Flash. Ils apparaissent à l'origine dans Les Bijoux de la Castafiore où ils parviennent à se faire inviter au château de Moulinsart pour interviewer Bianca Castafiore. Cette dernière, bien qu'ayant refusé la venue de tout journaliste lors de son séjour au château pour préserver son incognito, les accueille pourtant avec enthousiasme. À la recherche du moindre scoop pour doper les ventes de leur magazine, ils annoncent, à la suite d'un quiproquo dû à la surdité du professeur Tournesol, le mariage de la Castafiore avec le capitaine Haddock. Ils emploient ainsi une des plus grosses ficelles du métier : prêcher le faux pour savoir le vrai.
Ils font ensuite une courte apparition dans la version de 1965 de L'Île Noire, album antérieur aux Bijoux et dont ils étaient absents à l'origine. Ils y interviewent un vieil Écossais, puis Tintin, à propos du mystère de l'île, avant de s'enfuir à toutes jambes à la vue de Ranko, le gorille, en même temps que les autres reporters présents.
On retrouve enfin les deux personnages dans Tintin et les Picaros où ils viennent interroger le capitaine Haddock à Moulinsart.
Le nom de Jean-Loup de la Batellerie s'inspire de celui de Philippe de Baleine, à l'époque jeune journaliste et romancier[16]. Le personnage de Walter Rizotto, quant à lui, est inspiré de celui des photographes Willy Rizzo et Walter Carone[17]. Philippe de Baleine et Willy Rizzo étaient le duo emblématique de journalistes qui faisaient les grands reportages de Paris Match. Les deux personnages se surnomment entre eux « coco », imitant en cela le journaliste Pierre Lazareff. Philippe de Baleine et Willy Rizzo étaient partis ensemble pour un reportage remarqué par le public et critiqué par l'armée lors des épisodes les plus difficiles pour la presse[18],[19], pendant la Guerre d'Indochine. Au tout début des années 1960, Willy Rizzo était allé faire des photos à Milan, chez Maria Callas, qui hurle soudain : « On a volé mon émeraude ! » et se rend compte que le personnel suspecte un peu le photographe et son assistant[20],[21] ; ce reportage a inspiré Hergé, qui a eu vent de l'anecdote dans les couloirs de Paris Match [20].
Hergé avait créé ces personnages en 1962 après avoir été interviewé en 1958 pour Paris Match et avoir trouvé fantaisiste le compte rendu de l'entretien. Le bédéiste les brocarde ainsi en imaginant ces deux personnages rédiger un article tout aussi approximatif. Le professeur Tournesol leur évoque-t-il les floralies gantoises, fameuse exposition de fleurs ? Les plumitifs du magazine en tirent la phrase suivante : « Ghand, joyau des Ardennes belges, célèbre dans le monde entier pour ses champs de tulipes ». Celle-ci est triplement fausse, la ville flamande de Gand (mal orthographiée en « Ghand ») ne se trouvant pas dans les Ardennes belges et n'étant pas mondialement connue pour ses champs de tulipes.
Il est le directeur du Centre de recherches atomiques de Sbrodj, en Syldavie, où se construit une fusée lunaire. Il supervise l'organisation de l'expédition lunaire. Très sérieux, consciencieux et calme, incarnation du devoir et de la rigueur, il a un sens retenu de l'humour. Il éprouve une sincère considération, voire de l'admiration (et même de l'envie) à l'égard de Tintin et du capitaine Haddock. Obsédé par l'espionnage et la sécurité, il les accueille d'abord avec une réserve certaine, admettant sans doute telle quelle la chaude recommandation de Tournesol à leur égard. Ce n'est vraiment que lorsque le capitaine sauve le professeur Tournesol (dont dépend la réussite du projet lunaire) de son amnésie qu'il se libère[22].
Durant le voyage vers la Lune, il est constamment présent dans la Station de Contrôle située au cœur de la base spatiale. Cela lui permet de suivre en temps réel le déroulement des opérations et d'avoir un contact permanent avec les membres de l'expédition, bien que ce soit Walther qui leur parle directement par radio. Cette permanence constante à la Station de Contrôle n'est toutefois pas une prouesse extraordinaire, car le vol Terre-Lune (comme celui du retour) est assez bref : du décollage (lancement) à l'alunissage, il ne dure guère qu'environ quatre heures[23]. Il apparaît à de nombreuses reprises extrêmement angoissé par les péripéties vécues par l'équipage de la fusée. Lors du retour sur Terre de la fusée, il manque de peu de se faire griller (ou rôtir) par cette dernière. Il est l'un des premiers à pénétrer dans la fusée et à y trouver ses passagers inconscients.
Ce personnage évoque celui de J.-T. Maston, l'ingénieur secrétaire du Gun Club dans le diptyque littéraire lunaire De la Terre à la Lune-Autour de la Lune, de Jules Verne (1865-1869). Tous deux, restés sur Terre, sont réduits au rang de simples spectateurs de l'expédition lunaire qu'ils supervisent. Ils sont ainsi les miroirs des sentiments du lecteur, qui n'accompagnent pas non plus les héros de ces œuvres dans leur voyage sur la lune[22].
En Belgique, un baxter, du nom d'un laboratoire pharmaceutique qui le fabrique, est une « perfusion », c'est-à-dire une injection intraveineuse lente, encore appelée « goutte-à-goutte »[24].
Le marchand d'armes Basil Zaharoff a servi d'inspiration à Basil Bazaroff..
Marocain, apparemment pieux (il va à la mosquée) et respectable, il est l'un des plus grands négociants de la ville de Bagghar au Maroc. Il est extrêmement fortuné et possède un grand palais, des chevaux, des voitures, un avion et beaucoup d'hectares de terre. Il est en réalité à la tête d'une organisation de trafic d'opium, la drogue étant transportée à bord d'insoupçonnables boîtes de crabe dont il est fournisseur. Son salon étant un des accès aux souterrains de la ville, repaire des trafiquants, Ben Salaad est finalement arrêté grâce à l'intervention de Tintin et surtout de Milou qui surgissent du passage secret. Tintin découvre alors à son cou une pince de crabe en or, ce qui confirme que c'est bien lui le chef de l'organisation.
Dans le film Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne de Steven Spielberg, il est interprété par Gad Elmaleh.
  • Ben Youssef est un serviteur de l'émir Mohammed Ben Kalish Ezab dans Coke en stock, qui se révèle être un espion travaillant pour le compte de son rival le chiekh Bab El Ehr. Il est attaqué par Aïcha, le guépard apprivoisé de l'émir, après avoir marché sur sa queue[m 14].
L'égyptologue Jean Capart a servi de modèle pour le personnage d'Hippolyte Bergamotte.
Terroriste bolchevik se faisant passer pour un aubergiste, il tente d'enlever Tintin après l'avoir chloroformé ; Tintin simule l'inconscience et parvient à le capturer. Dans sa poche, un document révèle qu'il s'apprêtait à commettre de nombreux attentats à l'explosif.
Le nom est formé sur le bruxellois « boestring », qui signifie hareng saur[38].

C

Directeur d'un observatoire, il est la première personne à prédire l'heure à laquelle une météorite heurtera la Terre. Selon lui, ce cataclysme devrait provoquer la fin du monde, mais seul un fragment de l'astéroïde percute finalement la Terre, ne provoquant qu'un tremblement de faible magnitude. Les prévisions du professeur Calys, qui s'appuyaient sur des calculs erronés effectués par son assistant, ne se réalisent donc pas. Il découvre ensuite à l'aide d'un spectroscope que le fragment de la météorite tombé sur la Terre contient un métal nouveau, qu'il baptise d'après son nom : le calystène. Avec Tintin, il organise alors vers l'Arctique une expédition dont il est le chef, pour prendre possession de la météorite et du métal.
C'est un homme très intègre, qui n'hésite pas à abandonner toute chance de prendre possession du métal pour sauver un navire en perdition, à la suite du faux SOS lancé par l'expédition concurrente. Homme de science, Calys s'oppose de par sa personnalité à Philippulus, prophète de la fin du monde (malgré une forte ressemblance physique). Pour Pierre-Louis Augereau, « Calys et Philippulus représenteraient donc le revers et l'avers d'une même médaille : celle de l'observation des astres, et plus précisément de ces étoiles mystérieuses que sont les comètes »[39]. Comme d'autres savants apparaissant dans la série, il est déconnecté de la réalité. Par exemple, alors qu'il croit la fin du monde imminente, il se félicite d'être celui qui en aura déterminé l'heure exacte, déclarant au mépris de toute vraisemblance « Demain, je serai célèbre ! ». Puis, lorsqu'il découvre que son assistant s'est trompé dans ses calculs, il explose de rage et s'en prend à celui-ci. Il ne se réconforte que lorsqu'il découvre qu'un morceau de l'aérolithe est tombé près du pôle Nord.
Dans la première version du scénario d'Objectif Lune concoctée par Jacques Van Melkebeke et à Bernard Heuvelmans, le professeur Calys réapparaissait. Il secondait alors le professeur Tournesol pour son projet lunaire, basé au centre américain de Red Mills (« Moulin rouge »). Il jouait un rôle similaire à celui qui fut finalement alloué à Frank Wolff, puisqu'il trahissait son chef pour les beaux yeux de Rita Hayworth, actrice et danseuse américaine ayant réellement existé. Hergé ne garda de cette mouture que quelques idées et réalisa un scénario très différent[40].
Il est envisageable que pour le créer, Hergé se soit référé au véritable directeur de l'Observatoire royal de Belgique, à Uccle, Eugène Delporte. Celui-ci faisait lui aussi la chasse aux petits astéroïdes. Cependant, Calys n'a rien à voir physiquement avec lui, ayant le crâne dégarni et le profil en quartier de lune. D'ailleurs, en marollien, « kaal is » signifie « il est chauve », ce qui expliquerait l'origine de son nom[40]. Cependant, vu sa passion pour la confiserie, il est aussi possible que son nom soit dérivé du bruxellois « caliche » = réglisse (cf. Ben Kalish Ezab).
Paul Cantonneau est un professeur fictif de l'Université de Fribourg. Il participe à la mission scientifique dans L'Étoile mystérieuse, apparaissant pour la première fois la veille du départ sur l'Aurore.
Le lecteur le retrouve plus tard dans l'album Les Sept Boules de cristal : membre de l'expédition Sanders-Hardmuth en Amérique du Sud, il est atteint comme ses confrères d'une mystérieuse léthargie, qui ne cesse qu'à la fin de l'album Le Temple du Soleil. Il est lui aussi victime d'une boule de cristal, alors que, de son bureau, il recevait un coup de téléphone de Tintin lui intimant l'ordre de s'éloigner des fenêtres.
Bien qu'il n'ait jamais existé, une allée porte son nom dans la commune de Givisiez et des universitaires ont créé un fonds scientifique à son nom[41]. Le personnage pourrait avoir été inspiré par Georges Python[42], bien que cela soit jugé infondé par Alain-Jacques Tornare, spécialiste de l’univers de Tintin[43].
  • Caraco est un Indien qui sert de guide à Tintin pour le mener en territoire arumbaya dans L'Oreille cassée, avant de l'abandonner par peur de ces derniers. Son nom vient du caraco, un vêtement de femme[m 26]. Bien que son apparition dans l'aventure soit brève, il figure sur la couverture de l'album aux côtés de Tintin, en train de pagayer dans une pirogue.
Milliardaire que Tintin, le capitaine Haddock et le professeur Tournesol rencontrent par hasard lors d'une escale à l'aéroport de Djakarta. Puisque tous se rendent à Sydney, Carreidas leur propose de les prendre à bord de son jet privé pour la fin de leur voyage.
Maladif (il éternue et porte constamment une écharpe et un chapeau qui l'obsède), tricheur (lorsqu'il joue à la bataille navale contre le capitaine Haddock, il surveille son jeu grâce à une caméra cachée dans son jet), irrespectueux envers son personnel (qui complote contre lui), il ne montre pas une image positive du milliardaire[47]. Ce qu'il veut, il l'a, ne serait-ce que pour montrer qu'il est le plus riche. Ainsi, lors d'une vente aux enchères, il n'hésite pas à vouloir souffler à son concurrent Onassis des Picasso, des Braque et des Renoir, à n'importe quel prix. Pourtant, ce compétiteur jaloux possède déjà tant d'œuvres d'art qu'il ne sait plus où les mettre. Ce qui ne l'empêche pas de se montrer avaricieux : il régale son entourage avec la bouteille familiale (plus économique) de Sani-Cola, marque de soda dont il est propriétaire. Allergique à tout son environnement et très soucieux de sa petite santé, il se plaint continuellement du moindre désagrément (fumée de tabac, tremblement de terre...). Particulièrement taciturne, il est surnommé « l'homme qui ne rit jamais », comme Buster Keaton[réf. nécessaire]. Ce trait de caractère disparaît curieusement au contact des amis de Tintin (capitaine Haddock et Tournesol).
Le sérum de vérité administré par le docteur Krollspell révèle que sa cupidité remonte à sa plus tendre enfance. Il se lance même avec Roberto Rastapopoulos, involontairement piqué au sérum par le docteur, à un concours grotesque visant à revendiquer le titre de "génie du mal". Le milliardaire parle alors de son grand-père maternel, un Arménien qui était « sucreur de rahat-lokum à Erzeroum » (page 30), qui a échoué à l'influencer positivement. Dès l'âge de quatre ans, il commit ses premiers forfaits. Par exemple, il vola une bague de sa mère et fit accuser la servante, qui se fit congédier à tort, tandis qu'il riait sous cape. Et la liste de ses pitoyables méfaits aurait sans doute continué s'il n'avait pas été interrompu par l'intervention de Tintin.
Parmi les références possibles, le personnage s'inspirerait de Marcel Dassault, pour les avions, le style vestimentaire[48], les domaines d'activité et pour la scène initiale qui serait très similaire à un épisode de la vie de Dassault. D'ailleurs, pour l'édition de l'histoire en album, Casterman recommanda à Hergé de supprimer les mentions « cinéma et presse » présentes dans la liste des domaines d'activités de Carreidas, qu'il avait listé dans la version publiée en feuilleton. Cela avait pour but de ne pas trop rappeler Marcel Dassault. Le bédéiste obéit et les remplaça donc par « électronique »... ce qui ne changea rien au problème. Le premier à faire le rapprochement entre le magnat français et le personnage d'Hergé fut Philippe Bouvard dans le quotidien France-Soir. Aussi, l'entrepreneur s'était reconnu en ce personnage. Loin d'être vexé, il s'était au contraire réjoui d'apparaître dans un épisode de Tintin. Comme l'écrivit son biographe autorisé Claude Carlier, l'homme déclara en le découvrant « C'est bien moi ». Il aurait même adressé une lettre de félicitations au dessinateur.
Hergé se défendit de tout rapprochement et, comme c'est souvent le cas lorsqu'il crée des personnages, il ne se base pas que sur un seul modèle. On lui trouve également des similitudes avec Enzo Ferrari, surnommé « Il Commandatore », le même titre que celui par lequel le steward Gino s'adresse à son patron[49]. Son caractère d'homme qui ne rit jamais serait emprunté à l'industriel américain Paul Getty. Quant à son hygiénisme obsessionnel, il serait inspiré de celui qui caractérisait Howard Hughes, autre constructeur d'avions. Son nom est un jeu de mot sur le carré d'as, une figure de jeux de cartes.
  • Marc Charlet est l'un des sept membres de l'expédition Sanders-Hardmuth dans Les Sept Boules de cristal, victime comme les autres de la malédiction de Rascar Capac : il s'endort dans un taxi en se rendant chez Tintin après avoir été averti du danger qui le menace[m 29].
Inspecteur de police en civil dont on ignore le prénom, chargé de la surveillance du professeur Bergamotte. Bien qu'extrêmement compétente et consciencieuse (à la différence de celle des Dupondt à l'égard du conservateur de musée Hornet), cette surveillance n'empêchera pas Bergamotte d'être à son tour la septième et dernière victime d'une des boules de cristal. Vêtu d'un sobre costume marron, coiffé d'un chapeau de même couleur, portant cravate noire et chemise blanche et arborant une discrète moustache noire il apparaît dans l'aventure en trois endroits. C'est d'abord lui qui, assisté d'un de ses hommes lui aussi vêtu en civil et non nommé (costume bleu, nœud papillon noir, chapeau gris et moustaches noires plus fournies que celles de Chaubet), accueille Tintin le capitaine et Tournesol à la grille de la propriété de Bergamotte et vérifie leurs papiers d'identité (page 26, bandes C et D). C'est ensuite toujours lui qui aide Tintin et le capitaine à enfoncer la porte de la chambre du professeur Bergamotte, impossible à réveiller car il vient d'être plongé dans un coma léthargique (page 35, bandes B, C et D), puis qui alerte un de ses hommes et fait preuve d'une extraordinaire habileté au tir au pistolet en parvenant à blesser à grande distance le malfaiteur qui s'enfuit dans l'obscurité du parc (7BC.37B2). C'est enfin lui qui organise par téléphone les barrages routiers chargés de bloquer l'Opel Olympia 38 noire des ravisseurs de Tournesol (page 45, bandes A, B et C, 7BC.47B3).
Marin et ami du capitaine Haddock avec lequel il a navigué plus de vingt ans. Sa seule apparition a lieu dans L'Étoile mystérieuse, lors de leur escale à Akureyri en Islande. Leurs retrouvailles sont marqués par un rituel étonnant. Il permet à Haddock et Tintin d'effectuer le ravitaillement en mazout de leur navire, alors même que la Golden Oil le leur a refusé car elle est financée par la même banque que le navire concurrent Peary.
Il est fait référence à lui dans trois autres albums :
Agent de la General American Oil, qui désire exploiter du pétrole dans le désert du Gran Chapo, région située aux confins du San Theodoros et du Nuevo Rico. Il tente de soudoyer Tintin, alors colonel aide de camp du général Alcazar, par un pot-de-vin de cent mille dollars pour qu'il convainque le général, dirigeant du San Theodoros, de déclarer la guerre au Nuevo Rico. Comme Tintin refuse, Chicklet tente de l'éliminer en chargeant Rodriguez, son homme de confiance, de trouver un tueur pour dix mille dollars. Pablo sera contacté et recevra cinq mille dollars pour supprimer Tintin. Comme l'attentat échoue, il finit par présenter au général Alcazar un faux document officiel, fourni par Basil Bazaroff, à l'en-tête du ministère de la guerre du Nuevo Rico, accusant Tintin d'espionnage, ce qui pousse Alcazar à condamner Tintin à être fusillé pour trahison. Ce personnage fait sans doute écho à John Davison Rockefeller Junior, patron de Standard Oil, compagnie pétrolière qui prospérait en Bolivie à l'époque de la parution de L'Oreille cassée[50].
On le revoit dans L'Affaire Tournesol, où il fait une apparition dans le hall de l’hôtel Sznor.
Son nom pourrait être inspiré d'une célèbre marque de chewing-gum (de la multi-nationale agroalimentaire Cadbury) Chiclet's, qui reprend le nom vernaculaire mexicain chiclé (la gomme du sapotillier, un arbre à caoutchouc servant de matière première à cette confiserie).
Dans les années 20 et 30, l'habitude américaine de mâcher à tout bout de champ du chewing-gum était considérée comme un trait de manque de savoir-vivre typiquement américain et vaguement dégoûtant[51].
Ce survivant des derniers Incas apparaît sur la scène d'un music-hall, comme partenaire du lanceur de poignards Ramon Zarate, alias le général Alcazar , mais cet emploi n'est qu'une couverture, car le véritable objectif de sa mission en Europe est la vengeance de la profanation de la sépulture de Rascar Capac par sept explorateurs ; pour cela, il doit les endormir à l'aide d'un gaz enfermé dans des boules de cristal, qu’il doit casser en leur présence. En fait, le véritable nom de Chiquito, qu'il ne porte que sur la scène, est Rupac Inca Huaco. Cet Inca prend tous les risques. Ainsi, il passe par un conduit de cheminée pour atteindre la chambre du professeur Bergamotte. En s'échappant, il est touché par la balle d'un policier et doit se réfugier dans un arbre où sa main laisse un empreinte sanglante. C'est de là qu'il aperçoit le professeur Tournesol portant un bracelet appartenant à la momie de Rascar Capac. Comme cet acte est sacrilège, il l'enlève. Après une chasse à l'homme, il parvient, aidé par des complices, à quitter l'Europe pour le Pérou, à bord du cargo Pachacamac, emportant Tournesol. Dans Le Temple du Soleil, Tintin le retrouve à bord du cargo ; Chiquito lui explique que Tournesol va être sacrifié, puis tente de le capturer, mais celui-ci s'échappe et se fait tirer dessus. On revoit plus tard Rupac Inca Huaco aux côtés de l'Inca, qu'il assiste comme grand prêtre, invoquant le dieu soleil pendant que le bûcher est allumé. Mais une éclipse, prédite par Tintin, interrompt la cérémonie. Les Incas effrayés gracient les condamnés. C'est Chiquito, lui-même, qui détruit les statuettes envoûtées des sept explorateurs, les libérant ainsi de la malédiction et de leur léthargie.
Cinéaste membre de l'expédition Sanders-Hardmuth, dont le prénom n'est pas donné. Marié à Madame Clairmont, il est la toute première victime des boules de cristal à être retrouvée en léthargie, ce qui est annoncé en public par le directeur du music-hall (7BC.9B2), après que l'événement a été intensément visualisé par la voyante Madame Yamilah plongée dans un état hypnotique, au point de provoquer son évanouissement de frayeur. Alors que l'on voit nettement son épouse, ce personnage n'apparaît que de manière très discrète à deux endroits seulement : il est, d'une part, dessiné en pyjama bleu dans le lit situé tout à fait au fond à droite de la salle commune de la clinique, assisté de deux infirmières (7BC.49C). La réduction de taille due à l'effet de perspective ne permet pas de distinguer les détails de sa physionomie, mais on devine ses cheveux blonds. Comme les six autres patients, il est en proie à une crise d'agitation, se tenant la gorge de la main droite, comme sur le point de suffoquer, le corps en extension. On l'aperçoit, d'autre part, à son réveil de l'envoûtement, toujours dans le même lit (à droite de celui de Laubépin) et l'on distingue à ce moment mieux ses traits : cheveux blonds, raie à droite et petite moustache (TDS.60D4).
Femme du précédent. C'est alors qu'elle assiste, apparemment non accompagnée, à un spectacle de music-hall, qu'elle est prise à partie dans le public par le fakir Ragdalam et que la voyante indienne, Mme Yamilah, lui annonce que son mari souffre d'un mal mystérieux. Blonde, élégamment vêtue de noir et portant un chapeau de même couleur, à la mode du début des années 1940, elle est selon certains commentateurs de l'œuvre d'Hergé « sans doute la plus jolie femme des aventures de Tintin »[52],[53]. Selon Albert Algoud, Mme Clairmont serait en fait accompagnée du professeur Hornet, que l'on reconnaît assis à sa gauche à la première case de la page 9 (7BC.9A1) et qui serait peut-être même coupable d'adultère avec ce dernier, évitant de quitter la salle en sa compagnie[54]. Elle ressemble à Madame Legrand de Jo, Zette et Jocko du même Hergé[réf. nécessaire].
Boy que Tintin engage pour lui servir de guide au Congo. Il sauve notamment la vie de Tintin lorsque celui-ci est capturé par une tribu africaine. Bien que son apparition soit brève, il est présent sur la couverture de l'album.
Perroquet très convoité puisqu'il est l'unique témoin de l'assassinat du sculpteur Balthazar. Il remplira parfaitement son rôle puisqu'il révélera à Alonzo Perez et Ramon Bada, sous les yeux de Tintin, le nom de l'assassin : Rodrigo Tortilla.
Perroquet offert par Bianca Castafiore au capitaine Haddock, lors de son arrivée à Moulinsart, qui porte un nom italien aux dires de la chanteuse. Le premier contact entre l'oiseau et son maître est plutôt froid, puisque Coco commence par mordre le doigt du capitaine. Puis, il n'aura de cesse de le rendre fou de rage durant tout l'album en répétant plusieurs expressions prononcées par la Castafiore telles que « Allô, j'écoute » et « Ciel, mes bijoux ». Il finit cependant par adopter le vocabulaire de son propriétaire puisque, après le départ de la cantatrice, il répond vertement au capitaine qui le menace : « Silence quand je parle, mille millions de mille sabords !!! »
Copilote de Szut dans l'avion du milliardaire Laszlo Carreidas. Personnage peu sympathique, il remplace l'ancien navigateur, tombé subitement malade lors d'une escale à Téhéran. Il fait en réalité partie du complot chargé, avec Spalding et Hans Boehm, de détourner l'avion. C'est lui qui remplacera Szut aux commandes et réalisera l'atterrissage en catastrophe. Lors de sa première apparition, il piétine Milou et le qualifie de « sale cabot ». À la fin de l'album, il est enlevé par les extraterrestres et l'on ignore ce qu'il devient par la suite.
Photographe officiel de la cour de Syldavie, il fait partie du complot visant à destituer le roi Muskar XII. C'est lui qui dérobe le sceptre de son lieu de garde, la salle du trésor du château de Kropow. Pour cela, après avoir endormi les gardes, il utilise un appareil photo truqué comportant un ressort situé dans son viseur, en vue de propulser le sceptre par la fenêtre, au-delà des remparts.

D

Serviteur de Müller.
Dans Le Lotus Bleu, il est le chef de la police de la concession internationale de Shanghai et un ami de l'industriel Gibbons. Pour venger un affront que Tintin a causé à Gibbons, Dawson le fait emprisonner et rosser par trois solides policiers (qui n'y parviennent pas). Puis, après un accord passé avec les autorités japonaises, il fait arrêter Tintin, sur dénonciation de Gibbons, et le remet aux Japonais. Enfin, Mitsuhirato se servira d'une dette que Dawson a envers lui pour le pousser une nouvelle fois à arrêter Tintin, réfugié en territoire chinois. Dawson obtient un mandat d'arrêt auprès de ses collègues chinois et envoie les Dupondt procéder à l'arrestation, qui échouera. Essayant une nouvelle fois d'arrêter Tintin en vain lors de son retour en train à Shanghai, il ne peut que déplorer son impuissance face à l'énergie de Tintin.
Le personnage réapparaît en trafiquant d'armes dans Coke en stock, sous le nom de Dubreuil et pour le compte de Rastapopoulos. Il négocie d'abord avec le général Alcazar une transaction portant sur la vente d'avions de combat Mosquitos. Les Dupondt enquêtent sur lui avec leur efficacité habituelle et mettent involontairement Tintin sur sa piste. Tintin le prend en filature et découvre son dépôt situé dans les faubourgs. Dawson se montre furieux de revoir Tintin se mêler de ses affaires. C'est lui qui fait probablement placer une bombe, par l’intermédiaire de Walter, dans l'avion Wadesdah-Beyrouth emprunté par Tintin et le capitaine Haddock, venus aider l'émir. On apprend à la fin de l'album, par une coupure de journal, que ses activités criminelles sont finalement découvertes en même temps que le reste de l’organisation dirigée par Rastapopoulos.
Officier commandant le poste d'Afghar, il recueille Tintin et le capitaine Haddock, égarés dans le désert ; plus tard, lui et ses hommes les sauvent d'une attaque de pillards.
Colonel et aide de camp du général Alcazar, il est rétrogradé au rang de caporal au bénéfice de Tintin, après s'être plaint qu'il y ait trop de colonels (trois mille quatre cent quatre-vingt-sept) et peu de caporaux (quarante-neuf) dans l' « armée mexicaine » du San Theodoros. Il cherche dès lors à se venger de Tintin, allant jusqu'à rejoindre une société secrète complotant contre Alcazar. Ses tentatives d'attentats échouent toujours lamentablement, faisant de lui un personnage grotesque. Il finit par mourir déchiré par sa propre bombe à cause d'une panne d'horlogerie.
Bandit qui pilote une vedette maquillée en vaisseau de la police de Chicago.
Fils de Wang Jen-Ghié, chargé par celui-ci de protéger Tintin ; il lui sauve ainsi la vie à deux reprises : une première fois en se jetant sur lui, alors qu'il est sur le point de se faire mitrailler en pleine rue au passage d'une voiture ; puis une seconde fois, en l'empêchant de boire du thé empoisonné. Il lui donne ensuite rendez-vous, dans le but de lui demander de rester à Shanghai afin de combattre Mitsuhirato, mais entre-temps, il est empoisonné sur ordre de ce dernier, au moyen du radjaïdjah, le « poison-qui-rend-fou ». Lors de ses crises de folie, il répète une phrase, qu'il attribue à Lao Tseu : « Il faut trouver la voie. » et tente à plusieurs reprises de couper la tête de Tintin et de Milou à l'aide d'un katana. Au paroxysme de sa folie, il s'apprête à décapiter ses propres parents ainsi que Tintin (qui refusent d'accepter tous le poison qui rend fou afin d'avoir la vie sauve), en présence de Mitsuhirato et de Rastapopoulos ; l'intervention de Tchang les sauve et la libération du professeur Fan Se-Yeng, qui découvrira un remède au radjaïdjah, lui permet de recouvrer la raison.
Second du pirate Rackham le Rouge, il est tué en combat singulier par le chevalier François de Hadoque pendant l'abordage de La Licorne.
L'un des deux gendarmes à vélo qui manquent de se faire écraser par la voiture de Chiquito et ses complices qui transportent à leur bord le professeur Tournesol.
Physicien de l'université de Coimbra qui participe à l'expédition polaire à bord de l'Aurore et ne joue aucun rôle notable dans l'aventure.
Marin du Peary qui tente de tirer sur Tintin alors que ce dernier saute en parachute en direction de l'aérolithe, il en est empêché par son capitaine qui s'écrie : « Êtes-vous devenu fou, Douglas ? »

E

  • Ernestine est la concierge du professeur Euclide, dans L'Oreille cassée[m 31].
  • Mik Ezdanitoff est un savant qui, par télépathie, aide Tintin et ses compagnons à trouver un refuge souterrain sur l'île de Pulau-pulau Bompa, dans Vol 714 pour Sydney[m 31]. Collaborateur de la revue Comète, il s'exprime en usant d'une syntaxe archaïque et en roulant les « r », ce qui traduit ses origines slaves, probablement russes. Il est en relation avec une civilisation extra-terrestre qui permet aux héros de s'échapper de l'île, ravagée par une éruption volcanique, à la fin de l'aventure[m 31]. Son nom vient de l'expression « Is dat niet tof ? », qui, en bruxellois, peut se traduire par « C'est pas beau ça ? »[m 31], tandis que son physique est inspiré de Jacques Bergier, cofondateur avec Louis Pauwels de la revue Planète et coauteur, avec le même, de l'ouvrage Le Matin des magiciens[55].
  • Le professeur Euclide[a], dans L'Oreille cassée, est un savant extrêmement distrait qui ne cesse d'oublier ou confondre les objets de la vie quotidienne[56].

F

Redoutable ennemi de Tintin, membre de l'organisation secrète Kih-Oskh, il est même l'un des principaux collaborateurs de son grand maître. Il possède de nombreux pouvoirs, tels l'hypnose ou le vol de cordes, et envoie sur ses ennemis des fléchettes enduites de radjaïdjah, un poison qui rend fou. À l'instar des autres membres de Kih-Oskh, il est assommé puis ligoté par Tintin durant une réunion secrète. Cependant, il parvient à s'échapper et s'enfuit en voiture de sport avec Rastapopoulos et le fils du maharadjah, qu'ils ont enlevé, mais Tintin parvient à les rattraper et neutralise le fakir.
Il s'échappe de prison au début du Lotus bleu et fait une dernière victime : l'émissaire des fils du dragon, envoyé par Wang Jen-Ghié, qui lui aussi sombre dans la folie. À la suite de cet événement, Tintin part pour la Chine et le fakir ne réapparaît plus.
Oliveira da Figueira est un marchand portugais. Tintin le rencontre pour la première fois dans Les Cigares du pharaon , à bord d'un bateau sur lequel il a été recueilli, dirigé par un marin évoquant Henry de Monfreid. Le senhor possède un véritable génie de la vente et parvient à vendre à Tintin de nombreux objets inutiles. Il réussit à en faire autant avec les Arabes du désert, qui l'appellent « le Blanc-qui-vend-tout », à coup de publicité par haut-parleur.
Ensuite, il s'établit à Wadesdah, capitale de l'émirat arabe fictif du Khemed, où Tintin le retrouve dans Tintin au pays de l'or noir puis dans Coke en stock.
Ami extrêmement fidèle, il n'hésite pas à secourir Tintin au péril de sa vie. D'abord, dans Tintin au pays de l'or noir, il l'aide à s'introduire dans la résidence de son client, le professeur Smith (Docteur Müller) pour délivrer Abdallah. Pour cela il retient l'attention des gardes, en leur racontant une histoire interminable, arrachant des larmes aux plus endurcis. Au passage, il reprend une réplique d'Alexandre Dumas avec son « oh ! oh ! dit-il en portugais »[b]. Il laisse ainsi le champ libre à Tintin pour explorer le palais. Mais au moment où la situation tourne au vinaigre, il prétexte un rendez-vous oublié pour se retirer. Sur le chemin du retour, il regrette tout de même son manque de courage d'avoir abandonné son ami à son sort. Il sera ensuite récompensé par l'émir Ben Kalish Ezab en devenant son fournisseur attitré pour avoir participé à l'évasion de son fils. C'est le couronnement de sa carrière de vendeur, ayant désormais gagné la clientèle de tous les notables de la région.
Dans Coke en stock, son aide se révèle une nouvelle fois extrêmement précieuse, puisqu'il brave bien des dangers par amitié. Il héberge en effet en pleine nuit le capitaine Haddock et Tintin dont les têtes sont mises à prix par Bab El Ehr, et les informe partiellement de la raison du coup d'État contre l'émir. Puis il les aide à quitter clandestinement Wadesdah en les déguisant en femmes voilées et les met en contact avec un guide pour les conduire à travers le djebel jusqu'à l'endroit où l'émir est réfugié.
Enfin, dans Les Bijoux de la Castafiore, par télégramme, il est l'un des premiers à féliciter le capitaine Haddock pour son « mariage » avec Bianca Castafiore.
En 1947, Hergé est sollicité par le Comité national de lutte contre la vie chère pour dessiner une publicité. Il imagine ainsi le vendeur sur un radeau, encore vêtu à l'Occidentale, comme lors de sa première apparition. Il propose alors des victuailles à Tintin et ses amis, mourant de faim sur ce même radeau et réduits à manger leurs vêtements. Mais le héros repoussait son offre tant qu'il ne les vendrait pas « aux prix officiels »[c]. À cette époque, le bédéiste n'avait pas encore repris l'épisode qu'il avait laissé inachevé au début de la guerre, Tintin au pays de l'or noir. En le reprenant, il réinvente le vendeur portugais, en l'établissant à Wadesdah, et l'habille en tenue locale.
Garagiste chez qui Fourcart faisait entretenir sa voiture.
Expert et propriétaire d'une galerie d'art contemporain exposant des œuvres de Ramo Nash. Il meurt de façon suspecte dans un accident de voiture avant d'avoir pu faire des révélations importantes à Tintin.

G

  • Gibbons (1) est un membre de la bande d'Al Capone dans Tintin au Congo. Il charge Tom d'assassiner Tintin, qui le fait arrêter en gagnant sa confiance[m 35].
  • Gibbons (2) est un riche industriel américain établi à Shanghai, dans Le Lotus bleu. Directeur de l'American and Chinese Steel Company et membre de la haute société de la concession internationale, c'est un personnage extrêmement antipathique, grossier, raciste et brutal. Il considère les Occidentaux comme supérieurs aux Chinois. Il voue une haine tenace à l'encontre de Tintin depuis que ce dernier a choisi de défendre un conducteur de pousse-pousse contre lui[m 35]. Un dénommé William Gibbons apparaît dans le 25e album de Blake et Mortimer : La Vallée des Immortels. Il est décrit comme un industriel américain, ayant dû abandonner ses usines métallurgiques lors de la rétrocession de Shanghai à la République de Chine, et résidant désormais à Hong Kong[58].
Photographe paparazzo travaillant pour le magazine italien Tempo di Roma. Dans Les Bijoux de la Castafiore, il profite d'une interview donnée par la Castafiore à une chaîne de télévision pour s'introduire dans le château de Moulinsart à l'insu de tous et la prendre en photo. Ces clichés volés feront plus tard la une du magazine.
Il réapparaît dans Tintin et les Picaros parmi les journalistes qui viennent interroger le capitaine Haddock au sujet de l'arrestation de la Castafiore par le général Tapioca.
Le nom de son magazine, fictif, renvoie... à un roman homonyme écrit par le romancier belge Alexis Curvers et publié quatre ans avant cet épisode[13].
Steward napolitain du milliardaire excentrique Lazlo Carreidas. Très discret, il parle très peu, hormis l'expression « mamma mia » qu'il prononce à de nombreuses reprises. Contrairement à Spalding le secrétaire, il est respecté par son employeur.
Riche américain. Achète l'authentique fétiche contenant le diamant à l'un des Balthazar. En apprenant que c'est un fétiche volé, il le restituera à son musée d'origine.


Grand admirateur de la Castafiore, il lui a offert une émeraude extrêmement précieuse qui est au cœur de l'intrigue des Bijoux de la Castafiore. Il figure, selon la presse, parmi les prétendus fiancés de la cantatrice.
Ce personnage apparaît aussi et surtout dans les aventures de Jo, Zette et Jocko. C'est un personnage infantile capricieux et colérique, assez proche du caractère de l'émir du Khemed Ben Kalish Ezab et de celui de son fils Abdallah.
Abbé du monastère de Khor-Biyong, où Tintin, Milou, le capitaine Haddock et Tharkey trouvent refuge après avoir survécu à une avalanche. Il surnomme Tintin « Cœur Pur », reprenant ainsi le surnom que lui a donné Foudre Bénie. Le capitaine est « Tonnerre Grondant ». Le Grand Précieux offre ensuite une écharpe de soie (khatag) à Tintin et le bénit pour la ferveur de son amitié, pour son audace et sa ténacité[50].

H

Il est l'ancêtre du capitaine Haddock.
Le chevalier François de Hadoque était un capitaine de la marine royale à qui le roi Louis XIV fit don du château de Moulinsart en 1695.
Commandant le vaisseau La Licorne, il le fit sauter en 1698 afin de ne pas le laisser aux mains du pirate Rackham le Rouge, qui s'en était emparé. Seul rescapé de l'explosion, il s'enfuit avec le trésor des pirates sur une île tropicale. Son langage, très semblable à celui de son descendant le capitaine Haddock, est appris par les perroquets du lieu, qui vont se transmettre les insultes fleuries typiques du capitaine de génération en génération, comme le constatent bien plus tard Tintin et le capitaine lorsqu'ils abordent l'île dans Le Trésor de Rackham le Rouge. Il rentre dans son château de Moulinsart.
Ses aventures sont narrées dans ses mémoires, dont le capitaine Haddock possède sans doute l'unique exemplaire dans son grenier. À la fin de l'ouvrage, le chevalier y rédige un testament censé conduire au trésor. Il y déclare léguer à chacun de ses trois fils une réplique miniature de La Licorne, et leur demande d'en déplacer le mât. Dans chacun des mâts se trouve en effet un parchemin, et la réunion des trois indique l'emplacement du trésor.
Le capitaine a aussi hérité d'un tableau le représentant, tableau qu'il détériore, emporté par la passion de son récit. Sur ce tableau est représenté le vaisseau.
Expert en sigillographie. Il porte une longue barbe blanche, des cheveux de la même couleur derrière un crâne dégarni, ainsi que des lunettes pour corriger une forte myopie. Il habite au 24 rue Vol-à-voile. Tintin fait sa connaissance au tout début de l'album et l'accompagne à Klow, la capitale de la Syldavie. Avant son départ pour la Syldavie, il est enlevé par les hommes de son frère jumeau Alfred qui se fait passer pour lui. Une fois le complot déjoué et l'arrestation d'Alfred Halambique et ses complices réalisée, Nestor Halambique est délivré.
Seuls deux points permettent de différencier Alfred de Nestor : Alfred ne fume pas et n'a pas de problème de vue. Cette ressemblance fait des jumeaux la pièce centrale d'un complot visant à s'emparer du sceptre d'Ottokar. Le personnage pourrait avoir été inspiré par le scientifique suisse Auguste Piccard, qui avait, lui aussi, un frère jumeau, Jean Piccard[réf. nécessaire].
Frère jumeau de Nestor Halambique. Il possède exactement la même apparence physique que son frère. Mais, à la différence de celui-ci, il ne fume pas et ne porte habituellement pas de lunettes ; sauf quand il se fait passer pour lui. Il prend, en effet, l'identité de Nestor, qui se fait enlever la veille de son départ pour la Syldavie. Tintin soupçonne rapidement cette imposture en s'apercevant que le professeur ne fume plus et a une très bonne vue sans lunettes. Il finit ainsi par comprendre qu'il fait partie d'un complot au profit de la Bordurie, visant à renverser le roi Muskar XII. Il dénonce alors son imposture au souverain, qui le fait arrêter. On apprend, peu de temps après, qu'il s'est évadé aux côtés du photographe Czarlitz. Il est de nouveau arrêté à la fin de l'album, et on trouve sur lui un aide-mémoire permettant de se souvenir des fréquentations de son frère.
Chef du protocole à la cour de Syldavie. Il est cité par la Castafiore comme étant, d'après la presse, l'un de ses prétendus fiancés. Il ne faut pas le confondre avec le baron Almaszout, également connu sous le nom d'Ottokar 1er.
Maharadjah devant lequel s'est produit le fakir Ragdalam, ce qui lui a valu une décoration.
Général japonais commandant la « 5e armée japonaise » qui occupe des territoires chinois depuis l'attentat simulé par Mitsuhirato. Il est petit, trapu, ventripotent, chauve, porte une moustache et des lunettes, et a un caractère très colérique. Le jour de son arrivée, il est attaqué par Tintin qui subtilise ses vêtements pour prendre sa place. Son juron préféré est « skronyonyo ! ».
Capitaine des pompiers de la brigade d'Eastdown.
Journaliste interviewant l'émir Ben Kalish Ezab lors de son passage en Europe. Son entretien télévisé est alors perturbé par une farce d'Abdallah.
Serviteur de l'émir Ben Kalish Ezab. Il a pour mission de veiller sur le prince Abdallah durant son séjour forcé à Moulinsart.
Travaille pour une usine de charcuterie de la marque Slift qu'il fait visiter à Tintin. Il s'agit en réalité d'un gangster et il tente de tuer Tintin en le précipitant dans un broyeur à viande. Dans la version noir et blanc, il s'appelle Tom Awake. La marque est inspirée de la réelle Swift, qui possédait un immense abattoir à Chicago[59].
Personnage cité par Bohlwinkel lors d'une discussion avec Johnson, son secrétaire. Selon Bohlwinkel, Hayward a échoué dans une mission qui aurait dû retarder le départ de l’Aurore. Il est donc vraisemblablement l'homme qui, une première fois, la veille du départ, tente de saboter l’Aurore, en déposant une cartouche de dynamite sur le pont du bateau. Ensuite, en quittant le bateau, il est aperçu par Tintin mais il parvient à s'enfuir.
Agents bordures chargés de surveiller Tintin et le capitaine Haddock durant leur séjour en Bordurie ; ces derniers parviendront à leurs fausser compagnie en les enivrant.
Leurs noms sont similaires, puisque, en flamand, « immer ziek » signifie « toujours malade ».
Médecin travaillant dans un asile dont Müller est le directeur. Il est appelé par ce dernier qui désire faire interner Tintin et lui faire subir un traitement « spécial » pour le rendre fou.
Membre de l'expédition Sanders-Hardmuth, il est conservateur du musée d'histoire naturelle. C'est l'avant-dernier membre de l'expédition à être endormi par le bris d'une boule de cristal, dans son bureau, à la suite d'une bourde des Dupondt qui étaient chargés d'assurer sa sécurité. Comme la majorité des savants créés par Hergé, il ne vit sans doute que pour sa passion scientifique. On le voit ainsi oublier toute prudence face à la perspective de la découverte d'un lépidoptère rare, livré par colis[30].
Véritable nom de Chiquito
Grand prêtre du soleil, c'est un personnage très important chez les Incas. Il est notamment chargé d'allumer le bûcher destiné à brûler Tintin et ses amis. Auparavant, il organise un attentat ferroviaire contre Tintin et le capitaine, qui échoue. Par la suite Huascar fait preuve de bienveillance envers Tintin : après l'avoir vu prendre la défense de Zorrino contre deux hommes qui le martyrisaient, il lui confie un médaillon susceptible de lui sauver la vie.
Chef d'une tribu slave qui, en 1127, après avoir unifié une grande partie du territoire syldave, remporta une victoire écrasante contre l'armée turque lors de la bataille de Zileheroum (Klow). Hveghi devient par la suite roi de Syldavie sous le nom de Muskar Ier.

I

Sergent arabe, particulièrement autoritaire, qui force Tintin à s'enrôler dans l'armée sous le nom de « Beh-Behr ». Il est appelé Ibn Nedjd Bekhr dans la première version noir et blanc de l'album.
Avec ses disciples, il perpétue secrètement la tradition des Incas au sein du Temple du soleil qui se trouve au fin fond de la cordillère des Andes. Le « Noble fils du soleil » condamne à mort Tintin et le capitaine Haddock pour avoir commis le sacrilège de s'être introduit dans le temple. Puis il se montrera clément et même généreux avec eux après avoir vu Tintin « commander » le soleil.
Elle est la camériste (femme de chambre) de Bianca Castafiore. Elle apparaît principalement dans Les Bijoux de la Castafiore et brièvement dans L'Affaire Tournesol et Tintin et les Picaros.
Elle suit la cantatrice, l'assiste et subit souvent ses excès de colère ou d'inquiétude. Elle lui est entièrement dévouée, voire soumise ; c'est une personne de confiance, puisqu'elle veille sur les fameux bijoux de sa patronne. Les Dupondt n'hésitent pourtant pas à l'accuser de vol dans l'album Les Bijoux de la Castafiore. Femme un peu simplette, d'une grande discrétion, elle est toujours vêtue de noir, ce qui lui donne un air extrêmement triste. C'est aussi une femme très émotive, puisqu'on la voit en larmes à plusieurs reprises et qu'elle s'évanouit aux côtés de la Castafiore quand celle-ci pense avoir perdu ses bijoux. De nature très calme, elle peut toutefois entrer dans des colères violentes quand elle est submergée par ses émotions, comme c'est le cas lors de l'accusation des Dupondt. Elle perd son dé à coudre ainsi que ses ciseaux dorés, objets volés par une pie dans Les Bijoux de la Castafiore.
Homme de main et chauffeur du docteur Müller. Il porte un uniforme et une casquette bleus. On le voit tout d'abord avec Wronzoff. Il l'aide à tendre une embuscade à Tintin. Puis on le retrouve plus tard, aux côtés de Müller dans sa villa. Tintin réussit à les capturer tous les deux, en se servant notamment d'un râteau pour assommer Ivan. Ils parviennent toutefois à s'échapper et atteignent leur repaire de l'Île Noire tout en étant poursuivis avec acharnement par Tintin. On y retrouve une dernière fois Ivan, habillé de manière plus décontractée, avec un blouson en cuir noir et un jean bleu. Il est finalement arrêté en compagnie de quatre autres complices.

J

Perroquet embarqué à bord du bateau de Tintin, qui excite Milou et le mord à la queue. La morsure s'infecte, mais après opération, tout rentre dans l'ordre. Plus tard, Milou se jette sur ce même perroquet et saute dans la manche à air, pour tomber sur la tête de Tom, passager clandestin qui le poursuit, jusqu'à ce que Milou tombe à la mer par un hublot.
Égyptologue qui a violé la sépulture du pharaon Kih-Oskh. Représenté dans un sarcophage sur la couverture de l'album et, dans celui-ci, avec les traits de Edgar P. Jacobs, l'assistant d'Hergé.
Chanteur interprétant un rôle dans Faust aux côtés de la Castafiore, dont le nom est visible sur une affiche.
Un des trois parachutistes qui infiltrent la base de Sbrodj. Il tire sur Tintin, alors en train de surveiller une bouche d'aération servant de point de contact entre l'intérieur et l'extérieur de la base.
Il vient chercher les bandits Bada et Perez sur le paquebot Ville de Lyon.
Nom d'un cow-boy à qui Tintin « emprunte » son cheval.
Nom d'un marin du cargo Ramona.
Secrétaire particulier de Bohlwinkel. Il est chargé de transmettre les ordres de son patron et de recevoir ses messages.


Inspecteur de la Sûreté et supérieur hiérarchique des Dupondt. Il leur ordonne d'aller au Khemed pour surveiller le conflit entre l'émir Ben Kalish Ezab et Bab El Ehr.
Un colonel du général Alcazar. Ce dernier donnera l'ordre au colonel d'arrêter Tintin.
Gardien du musée ethnographique, qui constate la disparition, puis la réapparition du fétiche arumbaya.
Conducteur d'une Citroën noire, qui s'arrête quand Tintin et le capitaine Haddock lui font signe, à la grande surprise du capitaine.
Ami du professeur Fan Se-Yeng. Il organise une réception en son honneur. C'est en revenant de chez son hôte que le professeur est enlevé. En enquêtant sur sa disparition, Tintin se rend chez Liou Ju-lin qui lui apprend que le professeur a quitté la réception en compagnie de Rastapopoulos.
Matelot sur le cargo Karaboudjan, sous les ordres du lieutenant Allan. D'apparence très maigre, il porte un haut turquoise et une casquette. Il surveille la cabine du capitaine Haddock, ce qui lui vaut d'être assommé par Tintin.

K

L

Comptable revêche de la galerie Fourcart, qui se plaint d'avoir usé ses yeux en vingt-cinq ans de travail.
Elle est basée sur Josette Baujot, coloriste "historique" d'Hergé, qui n'a cessé de lui reprocher d'avoir "usé ses yeux" à mettre en couleurs ses cases pendant des décennies. Ce qui laisse penser à un règlement de compte de la part du bédéiste envers elle à travers ce personnage.
Représentant des Assurances Mondass, père de famille nombreuse et archétype du casse-pieds, il apparaît pour la première fois dans L'Affaire Tournesol, puis à nouveau dans Coke en stock, Les Bijoux de la Castafiore, Vol 714 pour Sydney et enfin dans Tintin et les Picaros.
Dans Les Bijoux de la Castafiore, la cantatrice le nomme tour à tour « monsieur Lanterne » (page 17), « monsieur Lampadaire » (page 38) et « monsieur Lampiste » (page 42).
Personnage jovial, Lampion semble à l'aise dans tous les milieux. Il ne voit pas qu'il exaspère son « public » et se croit bienvenu partout. Très volubile, il débite sans cesse des anecdotes de son oncle Anatole, coiffeur de son état. Sociable à outrance, ce parasite traîne sa famille nombreuse partout et sème plus d'une fois la panique à Moulinsart. De plus, il préside aux destinées de l'association automobile du « Volant-Club » et du groupe folklorique « Les Joyeux Turlurons ». Il est également radio-amateur à ses heures perdues.
Selon Hergé lui-même : « Lampion existe à des milliers d’exemplaires : c’est le type même du Bruxellois. (…) On reconnaît généralement le Bruxellois belgicain au fait qu’il porte, en même temps, une ceinture et des bretelles… ». Tout chez Lampion n'est que bêtise. Le bédéiste apprécie la bêtise, qui le fascine, car dévoilant toutes les possibilités du langage et du comportement. Il s'agit du milieu à partir duquel on peut devenir intelligent, le degré zéro de la pensée. Cette bêtise se retrouve chez d'autres de ses personnages, tels que les Dupondt, la Castafiore ou, par moments, le capitaine Haddock. Mais Lampion les surpasse en voulant « assurer » des aventures. Aussi, le réel lui échappe, comme dans L'Affaire Tournesol, où il ne croit pas du tout au danger vécu par le capitaine, qui l'appelle à l'aide à la radio depuis un hélicoptère. De même qu'il est l'absolue répétition de la bêtise sourde et aveugle, consistant à raconter des blagues sans jamais les achever, par exemple. C'est un ressassement à vide d'histoires usées, de clichés de langage, tant au niveau du contenant (« Comment vas-tu... yau de pipe »), que du contenu (« C'est très joli la campagne, mais c'est triste. »).
Son prénom et patronyme évoquent tout l'éventail de la lumière. Un séraphin désigne dans la tradition chrétienne et hébraïque un ange proche de la présence divine. Il incarne le feu du Très-Haut. En revanche, un "lampion" n'est qu'un fanal, une petite lanterne, le degré inférieur de la clarté. Séraphin Lampion, ange de lumière, est aussi son plus médiocre messager. Lors de sa première apparition, pendant une panne de courant à Moulinsart, il fonce sur le capitaine et éteint la bougie tenue par Nestor.
Prévient le colonel Sponsz par téléphone que Tintin et le capitaine Haddock ont faussé compagnie aux hommes chargés de les surveiller. Il s'agit peut-être de l'un des deux agents de la ZEP que l'on voit précédemment.
Membre de l'expédition Sanders-Hardmuth, il est le troisième, après le cinéaste Clairmont et l'américaniste Sanders-Hardmuth, à subir la vengeance du roi inca Rascar Capac.
Commandant du paquebot Ville de Lyon voguant vers l'Amérique du Sud, à bord duquel se trouve Alonzo Perez, Ramon Bada, Rodrigo Tortilla ainsi que Tintin déguisé en serveur.
Propriétaire d'un portefeuille volé par Aristide Filoselle.
Jeune moine du monastère de Khor-Biyong.
Métis, membre de l'expédition menée par Ch. J. Walker chez les Arumbayas, en tant que traducteur. Il vole un précieux diamant appartenant à la tribu et le cache à l'intérieur d'un fétiche offert à Walker. Cela provoque la colère des indiens qui massacrent les membres de l'expédition. Seuls Walker et Lopez, grièvement blessés, en réchappent.
Antiquaires et propriétaires du château de Moulinsart dans Le Secret de La Licorne. Le prénom de l'un des deux frères, Maxime, est mentionné dans Le Secret de La Licorne. Pour le second, seule l'initiale « G. » apparaît sur une enveloppe qui leur est adressée ; néanmoins, dans Le Monde de Tintin, l'auteur Pol Vandromme le mentionne comme « Gustave Loiseau », sans donner la provenance de cette information. Mais il peut s'agir aussi de Georges, comme Georges Remy. Les archives montrent un dessin humoristique d'Hergé à la Libération, moment où l'album a été composé, où l'on voit l'auteur de Tintin menotté par les Deux Dupondt ; comme l'a été "G. Loiseau" dans l'album. Hergé s'était laissé entraîner dans la collaboration par un album antisémite, L'Étoile Mystérieuse, qui lui valut d'être interdit de publication pendant un an.
Ils amassent dans la crypte du château d'innombrables antiquités et acquièrent notamment l'une des trois maquettes du navire La Licorne. Ayant découvert le parchemin qui y était caché, ils se lancent à la poursuite des deux autres répliques. Ils deviennent ainsi les adversaires de Tintin et Haddock dans la course au trésor de Rackham le Rouge, employant pour cela Barnabé pour écumer les brocantes à la recherche des fameuses maquettes. Peu scrupuleux, n'hésitant pas à user de la force, ils vont jusqu'à tenter d'assassiner Barnabé lorsque ce dernier est sur le point de les trahir en révélant leurs méfaits à Tintin — qu'ils enlèvent ensuite, le soupçonnant à tort de leur avoir dérobé deux des parchemins. Maxime semble être le leader du duo et, d'après Tintin, « le plus dangereux ». Durant la poursuite de Tintin dans le parc du château de Moulinsart, il est le seul à porter une arme et n'hésite pas à s'en servir. Il ordonne également à Nestor de détacher le chien Brutus, et le lâche sur Tintin. C'est aussi lui qui tire sur Barnabé. Finalement maîtrisé, il se libère une première fois en faussant compagnie aux Dupondt puis est arrêté de nouveau au moment où il allait passer la frontière, permettant à Tintin de retrouver le troisième parchemin.
Mais on apprend par les Dupondt, au début de l'album suivant, que Maxime s'est encore échappé, lors de sa comparution devant le juge, et qu'il a été vu rôdant autour du chalutier Sirius. Cependant il n'apparaît finalement pas dans l'album.
Ils sont mentionnés dans l'album Les Bijoux de la Castafiore lorsque Nestor est soupçonné par les Dupondt du vol des bijoux à cause de son passé au service des frères Loiseau.
Bien qu'étant protagonistes du Secret de La Licorne, ils sont totalement absents du film de Steven Spielberg.
Cavalier cosaque. Il capture Tintin qui a gelé en tombant dans un lac ; celui-ci est délivré par Milou qui le dégèle au moyen d'un sac de sel trouvé providentiellement (page 89[65]).

M

Détective américain. Il tente sans succès de retrouver Milou, puis Tintin, enlevés par des gangsters. Il est par la suite lui-même enlevé par ces mêmes gangsters.
Fournisseur des zoos d'Europe. Il entre dans une terrible colère lorsque Tintin brutalise son léopard apprivoisé.
Pêcheur disparu dans les environs de l'Île Noire.
Majordome de la résidence où sont logés Tintin, le Professeur Tournesol et le capitaine Haddock en attendant de rencontrer le général Tapioca. Il est en réalité chargé de surveiller leurs moindres faits et gestes et de veiller à ce qu'ils ne s'échappent pas. Sa « face de brute », comme le dit le capitaine, inspire la méfiance à son égard. Il est par la suite remplacé par Pablo.
Secrétaire de Monsieur Foucart, propriétaire d'une galerie d'art contemporain et membre de la secte d'Endaddine Akass.
Oncle de Miarka, c'est l'un des Gitans qui campent près du château de Moulinsart. Il est très méfiant envers Tintin et Haddock. Il cherche à éloigner Tintin du campement tsigane en l'éclaboussant. Il sait aussi très bien jouer de la guitare.
Jeune bohémienne, nièce de Matéo. Tintin et le capitaine Haddock la découvrent en larmes non loin de son campement. Elle prend peur et mord le capitaine puis percute un arbre durant sa fuite. Tintin et le capitaine la ramènent ensuite à son campement. Plus tard, elle trouve, au pied d'un arbre, une paire de ciseaux dorés, appartenant à Irma et dérobée par une pie. Les Gitans seront accusés de ce vol. Ce personnage est directement inspiré de la « petite bohémienne aux peupliers hantés par les pies bavardes », la fille à l'ourse du roman éponyme de Jean Richepin publié en 1883[66].
Travaille comme technicien à l'observatoire du Centre de recherche atomique de Sbrodj.
  • Milou (tous les albums)
Chien de Tintin.
Espion agissant pour le compte d'une grande puissance étrangère. On sait très peu de chose de lui bien qu'il apparaisse à de très nombreuses reprises au cours des deux albums lunaires. Son nom n'est cité qu'une seule fois, par lui-même, à la fin d’Objectif Lune, alors qu'il téléphone à un ministre supervisant ses activités. Tel Bohlwinkel dans L'Étoile mystérieuse, il se trouve dans un lieu éloigné d'où se déroule l'action, souvent avec son assistant qu'il appelle « baron ». Il dispose de moyens humains et techniques extrêmement sophistiqués pour agir et suivre le déroulement des opérations. Il possède un vaste réseau d'espionnage avec lequel il communique en message codé.
On apprend à la fin de On a marché sur la Lune que c'est l'ingénieur Wolff que Miller fait chanter en menaçant de révéler son passé trouble. Grâce à Wolff, il parvient à obtenir des renseignements capitaux pour détourner, à l'aide d'un émetteur d'ondes très puissant, la fusée d'essai mise au point par le Professeur Tournesol. Tintin et Tournesol préfèreront la faire exploser pour ne pas la laisser aux mains de l'ennemi. Puis, Miller met en place l'opération Ulysse (référence au héros grec et à son cheval de Troie) qui consiste à infiltrer la véritable fusée lunaire, par le colonel Boris, alias Jörgen, toujours avec l'aide de Wolff. Il est chargé de prendre possession de la fusée après avoir abandonné ses occupants sur la Lune. Miller apprend son échec grâce à un poste lui permettant de suivre les échanges radios entre la Terre et la fusée. Il accepte mal sa défaite et désire la mort de tous les occupants de la fusée.
Chien attrapé par un inspecteur qui recherche Milou mais qui a confondu les deux chiens.
Chien dont la maîtresse s'abrite très longuement dans une cabine téléphonique pendant une averse, alors que Tintin est pressé de téléphoner.
Mitsuhirato est un Japonais, redoutable ennemi de Tintin, rencontré dans Le Lotus bleu. Son nom est cité pour la première fois au début de l'album par un messager chinois qui rend visite à Tintin à Rawhajpoutalah. L'homme, atteint d'une fléchette empoisonnée au radjaïdjah, a juste le temps de prononcer les mots « Mitsuhirato » et « Shanghai » avant de sombrer dans la folie. Tintin décide alors de partir pour la Chine dans l'espoir d'y trouver ce Mitsuhirato, qui prend vite contact avec lui. Mitsuhirato semble être un honnête commerçant, propriétaire d'un magasin de vêtements féminins. Mais Tintin découvre que l'homme est, en fait, un redoutable trafiquant d'opium doublé d'un espion japonais infiltré en Chine. Le Japonais et ses complices commettent, sous les yeux de Tintin, un attentat contre une voie de chemin de fer plus tard imputé à des extrémistes chinois, ce qui justifiera l'invasion japonaise de la Mandchourie — cet événement rappelle fortement l'Incident de Mukden —. Mitsuhirato tente de rendre Tintin fou en lui faisant injecter le radjaïdjah, mais cela échoue. Après une longue lutte sans merci, Tintin et ses amis chinois parviennent à faire arrêter Mitsuhirato et son patron Rastapopoulos. On apprend à l'avant-dernière page de l'album que Mitsuhirato s'est fait hara-kiri (seppuku).
Dirigeant du Nuevo Rico. C'est avec lui que Basil Bazaroff négocie la vente du matériel militaire[67].
Conducteur de taxi de Basil Bazaroff.
Travaille pour Allan Thompson.
Expert d'art renommé qui disparaît en mer, près de l’archipel des Sanguinaires (Corse).
Serviteur du professeur Smith (Müller). Essaie de tuer Tintin dans les souterrains du palais de son maître.
Sorcier de la tribu des Ba Baoro'm, il abuse les villageois qui le destituent et choisissent Tintin à sa place. Membre de la société secrète des Aniotas, il veut se venger et s'associe avec Tom. Mais il manque être étouffé par un boa constricteur et ne doit sa vie qu'à l'intervention de Tintin. Il renonce alors à se venger. Son nom veut dire littéralement en swahili « l’homme qui soigne ».
Ennemi de Tintin. Dans L'Île Noire, sous la couverture de ses activités de docteur et directeur d'asile, Müller est un membre de la bande internationale de faux-monnayeurs que Tintin finit par démanteler.
Le docteur s'installe par la suite au Khemed où Tintin le retrouve dans Tintin au pays de l'or noir, sous le nom de Professeur Smith, archéologue, alors qu'il défend les intérêts de la compagnie Skoil. Il enlève Abdallah, fils de Ben Kalish Ezab, pour faire pression sur l'émir, mais Tintin intervient et le délivre.
Il découvre que Müller était également celui qui falsifiait l'essence. On le retrouve brièvement dans Coke en stock, où il occupe, sous le nom de Müll Pacha, un poste de général dans l'armée de Bab El Ehr, sans doute pour services rendus… Ce nom provient sans doute d'une évocation du chef de la Légion arabe, Sir John Bagot Glubb (surnommé Glubb Pacha). Malgré ses ordres, les attaques de l'armée contre Tintin échouent assez lamentablement.
Ne portant qu'une moustache, une barbiche et une couronne de cheveux au tout début, il arbore plus tard une grande barbe et un crâne chauve au moment de son arrivée au Khemed. Malgré ces apparences, la forme caractéristique de son nez permet de le reconnaître indubitablement. Son sort final est inconnu, il est présumé emprisonné ou exécuté.
Voir Hveghi.
Il est roi de Syldavie. Descendant du roi de Syldavie, Ottokar IV, il apparaît dans l'album Le Sceptre d'Ottokar. C'est un monarque éclairé qui conduit lui-même sa voiture. Tintin a du mal à l'approcher car il est protégé par le colonel Boris, mais, quand il y parvient enfin, le roi comprend facilement la menace qui pèse sur son pays et ils partent ensemble protéger le fameux sceptre, symbole du pouvoir royal et de la stabilité du pays. À la fin de l'album, il décore Tintin chevalier de l'ordre du Pélican d'Or, la plus haute distinction de Syldavie, pour le remercier de tous les services rendus.
Chef des comploteurs contre le roi de Syldavie. Il est le chef suprême d'un parti extrémiste syldave, la « Garde d'Acier », et de son bras armé le ZZRK (sigle de Zyldav Zentral Revolutzionär Komitzät : en français Comité central révolutionnaire syldave). On ne le voit pas mais son nom est cité sur le papier que trouve Tintin sur l'un des conspirateurs. Il y donne des consignes aux chefs de section du ZZRK pour préparer l'annexion de la Syldavie par la Bordurie. Son nom est la contraction de ceux de Mussolini (« Müss ») et Hitler (« tler »).

N

Artiste peintre jamaïcain. C'est un grand pape de l'art moderne. Il est notamment l'inventeur de l'Alph-Art, art reposant sur les lettres de l'alphabet. Le capitaine Haddock le rencontre par hasard dans la galerie de Monsieur Foucard, en voulant éviter la Castafiore. Puis, suivant les conseils de cette dernière, il lui achète un H en plexiglas. On retrouve plus tard Nash, dans l'île italienne d'Ischia aux côtés du gourou Endaddine Akass. On apprend qu'il est l'un des principaux acteurs d'un trafic de fausses œuvres d'art.
Le personnage est inspiré du faussaire réel Fernand Legros, dont Hergé lut la biographie parue en 1976[d] et qui est considéré comme un des plus grands faussaires du marché de l'art de la seconde moitié du XXe siècle[9].
Membre du réseau de faux-monnayeurs dirigé par Wronzoff. Son nom est écrit sur une liste que Tintin trouve en explorant le château de Ben More sur l'Île Noire. Il est en poste à Amsterdam.

O

Trafiquant de drogue qui s'embarque à bord du Speedol Star. Ayant repéré les deux policiers Dupond et Dupont grâce aux traces de leurs semelles, il se fait passer pour une personne de l'Intelligence service. Ili leur confie alors sa cocaïne en faisant croire qu'il s'agit de documents secrets. Ensuite, voulant se débarrasser de Milou, qu'il trouve gênant, il est frappé de plein fouet par un matelot l'ayant pris pour Tintin. Après cela, il perdra la raison.
Servante de la famille Carreidas, martyrisée par le petit Laszlo Carreidas. Ce dernier vole une bague à sa mère et laisse accuser la pauvre servante, qui est renvoyée sur-le-champ.
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Personnage historique imaginaire (1805-1899), à l'origine de la création de la République de San Theodoros. C'est une allusion à Simón Bolívar (1783-1830), libérateur d'une partie de l'Amérique du Sud. Sa statue est abîmée lors d'une tentative d'attentat par le caporal Diaz. Dans Tintin et les Picaros, la visite de sa maison natale constitue une obligation pour les « invités » du général Tapioca.
Nom sous lequel le baron Almazout, héros de l'indépendance syldave sur les Bordures, devient roi de Syldavie de 1277 à sa mort en 1298.
Rois de Syldavie, successeurs directs du précédent.
Roi de Syldavie, successeur direct des précédents en 1360, unificateur de la nation syldave, et à l'origine de la tradition liée au sceptre qui figure au centre de l'intrigue du Sceptre d'Ottokar.

P

Il est d'abord chargé de tuer Tintin dans L'Oreille cassée, pour cinq mille dollars. Son commanditaire est un certain Rodriguez, lui-même payé par un magnat du pétrole du nom de R.W. Chicklet, pour éliminer Tintin. Après l'échec de la tentative, Tintin le laisse partir, en remerciement de quoi il organise son évasion de prison. Dans la version originale en noir et blanc de L'Oreille cassée, Pablo est en fait le nom de celui qui l'engage pour tuer Tintin (appelé Rodriguez dans la version en couleurs). Son nom d'alors est Juan Paolino, surnommé « la terreur de Las Dopicos »[68].
Dans Tintin et les Picaros, Pablo réapparaît pour aider Tintin et ses compagnons à s'échapper du piège du général Tapioca qui vise à les éliminer. Pour ce faire, il les aide à rejoindre le général Alcazar et ses partisans dans la jungle. Il accompagne Tintin, le capitaine Haddock et Tournesol en visite d'une ancienne pyramide « paztèque », escortés par les gardes de Tapioca. Puis, il monte avec les trois compagnons au sommet de la pyramide, où, pendant que les Picaros déclenchent une fusillade contre les gardes de Tapioca. Pour permettre la fuite de ses compagnons, il se laisse ligoter et bâillonner par Tintin, qui rejoint ensuite le général Alcazar. Mais ces derniers manquent d'échapper à un attentat par les soldats de Tapioca ; car Pablo a une nouvelle fois retourné sa veste et livré Tintin et ses amis aux soldats du régime. À la fin de l'album, après la victoire d'Alcazar, Tintin se montre une nouvelle fois clément avec lui et lui pardonne cette trahison.
Vieil ami grec du capitaine Haddock lui ayant légué son vieux navire, La Toison d'or.
Stewart sur le Shéhérazade, le yacht du marquis di Gorgonzola (Rastapopoulos).
Sheik qui enlève Tintin dans Les Cigares du pharaon. En apprenant son identité, il se montre honoré de rencontrer le célèbre héros de bande dessinée dont il lit les aventures depuis des années. Dans la première édition, il montre également à Tintin un album de Tintin au Congo ; puis, dans l'édition de 1934, il montre Tintin en Amérique ; enfin, dans la dernière version datant de 1955, il lui montre un album d’Objectif Lune (qui est pourtant une aventure non encore vécue si l'on s'en tient à la chronologie des sorties). Cette fantaisie, unique dans la série, est un clin d'œil fait par Hergé à ses lecteurs.
Dans Coke en stock, on apprend que l'émir Ben Kalish Ezab s'est réfugié chez lui puisque ses combattants lui sont restés fidèles au détriment de son opposant le sheik Bab El Ehr. Il habite au Khemed, dans le désert Djebel, une magnifique cité antique, très largement inspirée de celle de Pétra en Jordanie.
Gérant d'une agence de la Golden Oil à Akureyri en Islande. Il reçoit l'ordre de la part de Smith, l'agent général de la Golden Oil, basé à Reykjavik (Islande) de ne pas ravitailler l'Aurore. Pour respecter la consigne, il invoque une rupture de stock, ce qui provoque la fureur du capitaine Haddock. Mais Payne est surpris le lendemain de voir l'Aurore repartir, sous les moqueries du capitaine. L'Aurore a profité de sa proximité avec le Sirius, le chalutier du capitaine Chester, pour ravitailler.
Pasteur que Tintin rencontre lors d'une réception chez un major anglais, en pleine jungle indienne. Il n'intervient pas dans l'histoire. Peacock signifie « paon » en anglais.
Matelot sur le Karaboudjan sous les ordres du lieutenant Allan. Il est assez corpulent et porte un pull violet. Il est chargé d'apporter de la nourriture à Tintin qui se trouve prisonnier. Tintin en profite ainsi pour s'échapper, ce qui vaut au marin une correction de la part de son chef.
Nom d'une des deux brutes qui martyrisent Zorrino dans la ville de Jauga. Il est ensuite neutralisé par Tintin.
Nom d'un Picaro. Il commande un groupe de Picaros, chargé d'aller porter à la radio, pour sa diffusion, le message de démission de l'ex-général Tapioca.
C'est au départ un collaborateur du professeur Calys à l'observatoire. Il est probablement frappé de folie après avoir appris la prétendue immédiateté de la fin du monde. Tintin croise une première fois Philippulus à l'intérieur de l'observatoire, puis le retrouve dans la rue peu après. Il est vêtu d'une toge blanche, muni d'un gong, déclarant la fin du monde sur Terre, le châtiment tel un prophète apocalyptique. Il s'adresse alors à des badauds inquiets par la clarté de l'étoile, leur promettant des épidémies de peste, de rougeole et de choléra. Il prend ensuite Tintin pour cible, le traitant d'« envoyé du diable », de « suppôt de Satan » ou de « serviteur de Belzébuth », tout en le suivant jusque chez lui. Agacé, Tintin parvient à s'en défaire en l'aspergeant d'eau, mais il rêve de lui plus tard dans la nuit. On le retrouve sur l’Aurore, la veille du départ. Il tente de faire exploser le bateau à l'aide d'un bâton de dynamite et se réfugie au sommet d'un mât. Tintin réussi à l'en déloger par la ruse, à l'aide d'un mégaphone. Philippulus est alors récupéré par des infirmiers de l'asile qui sont à sa recherche depuis le matin — sans doute a-t-il été interné à la suite de ses premières « prédications ». Bien plus tard, il est une dernière fois évoqué par Tintin qui se trouve « en pénitence » sur l'aérolithe.
Ce personnage est basé sur Philippe Gérard, un ancien camarade de scoutisme d'Hergé. À leur adolescence, il était un prophète du bonheur, qui publiait ses prédictions dans la revue de la troupe scoute de l'institut Saint-Boniface, sous le pseudonyme de Gargouille VII. Dans un texte délirant mais prophétique, il prédit au futur bédéiste un destin hors du commun : « Un jour viendra où les reproductions de ses dessins se vendront à des prix astronomiques [...] Je vois Hergé statufié [...] Je vois les villes de Belgique se disputer l'honneur de l'avoir vu naître, les pays du monde entier de l'avoir accueilli [...] Je vois Hergé passer à la postérité, entrer dans l'histoire et la légende ». Son surnom, Flupke (petit Philippe en flamand) fut donné par Hergé au copain de Quick dans une de ses séries. Il donna ensuite au bédéiste de nombreuses idées, que celui-ci jugeait excellentes et assez poussées ; l'une d'elles inspira l'histoire du Sceptre d'Ottokar. Son prénom figure d'ailleurs dans ses carnets préparatoires, où il est qualifié de "collaborateur d'histoire".
Mais, en juin 1941, les deux amis se disputent violemment au sujet de l'occupant. Philippe Gérard profite en effet d'une réunion d'anciens de Saint-Boniface pour attaquer Hergé sur son attitude, à ses yeux trop accommodante à l'égard des Allemands. Il le menace même de représailles le moment venu. Le bédéiste ne comprend ni n'admet ses reproches et chacun campe sur ses positions. Il lui dit ainsi en juillet dans une de leurs nombreuses lettres échangées : « Si nous restons où nous en sommes, jamais, de quelque façon que la guerre se termine, il ne nous sera possible de nous retrouver. Et je t'assure que je le regretterai profondément. » Par la suite, jamais les deux hommes ne se sont réconciliés, ni revus, ni reparlé. Quand Hergé évoquait cet ami lors d'interviews, il ne le nommait jamais[e]. Le dessinateur s'inspira pourtant de lui pour inventer son personnage de Philippulus le Prophète ; tout comme il se basa sur le chat siamois qu'il lui avait offert pour créer celui du capitaine Haddock[40].
Selon Le Tournesol illustré (ouvrage rédigé par Albert Algoud), Philippulus aurait fini par trouver la mort en étant mordu par une araignée, l'épeire diadème (qui d'ailleurs fait une apparition notable dans l'album).
Homme de main d'Al Capone.
Concierge de Tintin au 26, rue du Labrador. Elle apparaît furtivement dans différents albums. Dans Le Sceptre d'Ottokar, elle réceptionne un colis piégé, destiné à Tintin mais finalement ouvert par les Dupondt.
Puis, elle assiste, impuissante, à l'enlèvement de Benji Kuraki dans Le Crabe aux pinces d'or.
Enfin, elle assiste de nouveau, sans s'en rendre compte, à un enlèvement dans Le Secret de la Licorne : celui de Tintin. Elle fait ensuite part au capitaine Haddock de son étonnement de voir Milou sans son maître. C'est à ce moment-là qu'elle est nommée, pour l'unique fois, par le capitaine Haddock.
Concierge au 24, rue du Vol-à-Voile, où habite le Professeur Nestor Halambique. Ce dernier, qui est très myope, confond Tintin, venu rapporter sa serviette, avec elle.
Maréchal et dictateur de la Bordurie, il règne d'une main de fer sur ce pays et cause de graves difficultés à Tintin et à ses amis. Sa moustache est le symbole de sa puissance, et on la retrouve partout : logos et calandres d'automobiles, poignées de portes.... Même l'hôtel de la capitale bordure Szohôd où descendent Tintin et le capitaine Haddock a pour nom « Sznôrr » ou « Zsnôrr » (de « snor », « moustache » en néerlandais, avec orthographe slavisante de circonstance). Le nom de la ville s'écrit correctement avec un signe diacritique en forme de moustache, en guise d'accent circonflexe. Le cri de ralliement et juron préféré des agents bordures est « Par les moustaches de Plekszy-Gladz ! ». Le salut de rigueur (rappelant les usages hitlériens) est : « Amaïh Plekszy-Gladz ! », qui rappelle aussi l'exclamation anverso-gantoise « amaï ! ».
On apprend dans Les Bijoux de la Castafiore qu'il prononce un discours d'une rare violence au XXIe congrès du parti moustachiste. Cette allusion fait fortement penser à Staline et au Parti communiste.
Le dictateur bordure est à nouveau cité dans Tintin et les Picaros. Il soutient militairement le général Tapioca dans sa lutte pour le pouvoir au San Theodoros contre le général Alcazar. Il envoie aussi à Tapioca son fidèle colonel Sponsz qui lui sert de conseiller technique.
Beaucoup de commentateurs lui trouvent une ressemblance physique avec Joseph Staline. Mais, nulle part dans l'album, il n'est fait allusion à de quelconques idées politiques, marxistes ou fascistes (le nom de ses partisans, les « moustachistes », évoque vaguement celui des Oustachis croates) ou autres. Son nom est un jeu de mot sur « plexiglas ». Ce personnage ne descend jamais de son piédestal pour nous en dire davantage, puisqu'on ne le voit en tout et pour tout que deux fois. Une sous la forme d'un portrait présent dans le bureau du directeur de l'aéroport de Szohôd. Une autre sous la forme d'une statue ornant la grand-place de Szohôd.
Homme confondu avec Tintin à l'intérieur du Lotus bleu, la fumerie d'opium. Il se fait alors brutaliser par les hommes de Mitsuhirato. La Poldévie est un pays imaginaire né d'un canular très célèbre à l'époque de l'écriture de l'album.

R

  • Rackham le Rouge est un pirate de la mer des Antilles qui a pris d'assaut le navire ''La Licorne, commandée par le chevalier François de Hadoque, en 1698. Leur combat, raconté par le capitaine Haddock dans Le Secret de La Licorne, tourne à l'avantage du chevalier qui finit par tuer le flibustier[m 40]. Son nom a plusieurs inspirations : d'une part, un pirate haïtien dénommé Lerouge figure dans un roman de C. S. Forester, Le Capitaine du Connecticut, tandis qu'un véritable pirate britannique, John Rackham, dit Calico Jack, a sévi sur ces mers au XVIIIe siècle[70]. Son costume est inspirée d'une gravure de Rascalon représentant le pirate français Daniel Monbars, dit « l'Exterminateur », un flibustier du XVIIIe siècle, et son visage ressemble à celui du cardinal de Richelieu[71]. Dans le film Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne, il est joué par Daniel Craig et il est l'ancêtre d'Ivan Ivanovitch Sakharine.
  • Rackham-Lerouge est un homonyme du pirate sus-cité, et qui se fait passer pour son descendant pour réclamer sa part du butin dans Le Trésor de Rackham le Rouge. Tintin démasque aisément cet imposteur à partir de la carte de visite qu'il lui tend, comprenant que son nom est Rackham, et celui de sa femme Lerouge[m 40].
  • Ragdalam est un fakir indien, dans Les Sept Boules de cristal. Il est le partenaire de la voyante extra-lucide Mme Yamilah, au Music-Hall Palace[m 40]. Ragdalam est inspiré d'un fakir ayant réellement existé, Tahra-Bey, qui s'est produit en France et dans le monde à partir du milieu des années 1920[72].
  • Pedro Ramona est un bandit vraisemblablement mexicain dans Tintin en Amérique. Ayant dévalisé la Banque de l'Ouest, il remplace ses bottes par celles de Tintin, endormi, pour échapper aux policiers qui le poursuivent, avant d'être finalement repris[m 41].
  • Randazzo, Luigi (mentionné dans Tintin et l'Alph-Art)
Chanteur, il est mentionné par Tintin dans Tintin et l'Alph-Art.
  • Ranko est un gorille dont se servent Wronzoff et sa bande de faux-monnayeurs pour effrayer les habitants de Kiltoch et les tenir à l'écart de L'Île Noire. Il n'a peur de rien sauf de Milou, dont les aboiements le terrorisent. La bête se révèle plutôt sympathique et Tintin en fait cadeau au zoo de Londres à la fin de l'album[m 41]. L'animal est probablement inspiré du gorille de King Kong, film sorti quelques années avant la publication de l'aventure[73].
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Momie inca.
Maharadjah indien. Il aide Tintin à démanteler un trafic d'opium dirigé par Rastapopoulos. Il est en effet membre d'une famille luttant contre le trafic de drogue, très présent dans sa région. Il craint, en représailles, de finir comme son père et son frère, qui furent atteints de folie, touchés par une fléchette empoisonnée au radjaïdjah, le poison qui rend fou. Pour éviter qu'il subisse ce sort, Tintin aura l'idée de placer un mannequin dans son lit. La ruse fonctionnera puisque le mannequin recevra bel et bien une fléchette empoisonnée. Le maharadjah de Rawhajpoutalah a un fils, que ses ennemis n'hésiteront pas à enlever.


Percy Fawcett.
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Willy Rizzo, photographe et designer italo-français qui inspira le personnage de Walter Rizotto[13]


Aviateur soviétique dont Tintin vole la tenue et l'avion pour échapper à ses poursuivants (page 108[65]).

S

Collectionneur de maquettes de bateaux. Il porte une longue barbe noire et de petites lunettes. Il détient l'une des trois Licorne et tente avec acharnement, concurrencé par Barnabé, un détective au service des frères Loiseau, de racheter celle de Tintin. Sakharine va même chez Tintin pour le relancer et lui remet sa carte de visite. Quand peu de temps après, Tintin se fait voler sa propre Licorne, c'est donc naturellement sur Sakharine que se portent ses soupçons. Tintin découvre en fait qu'il existe plusieurs Licorne identiques et que Sakharine en possède une lui aussi (dont le mât n'a pas été brisé). Plus tard, Sakharine se fait lui aussi voler sa maquette par Barnabé, après avoir été endormi à l'aide de chloroforme.
Sakharine part ensuite en voyage ; on le retrouvera enfin à la dernière page du Trésor de Rackham le Rouge. Il figure parmi les invités de l'exposition consacrée à La Licorne, organisée par le capitaine Haddock, dans la salle de Marine du château de Moulinsart.
Son patronyme est très probablement une référence à la saccharine,substitut chimique du sucre (on disait alors un ersatz) et détesté de tous les peuples d'Europe sous occupation allemande entre 1940 et 1945.
On le retrouve beaucoup plus tard dans Tintin et l'Alph-Art parmi les adeptes du mage Endaddine Akass.
Alors que son rôle était marginal dans les albums, dans le film de Steven Spielberg, ce personnage est un élément central de l'intrigue. En effet, il devient le descendant direct du pirate Rackham le Rouge, qui s'est juré de venger son ancêtre en tuant le capitaine Haddock. Pour parvenir à ses fins, il n'hésite pas à s'allier avec le sinistre Allan Thompson, second déloyal de Haddock. Il est doublé dans la version originale par Daniel Craig.
Chef de l'expédition archéologique au Pérou qui porte son nom. Il est accompagné par Hippolyte Bergamotte, Clairmont, Laubépin, Marc Charlet, Paul Cantonneau et Hornet. Tous seront victimes de la malédiction de Rascar-Capac. Il est le deuxième membre de l'expédition à être touché, après le cinéaste Clairmont. Tintin l'apprend un matin en lisant le journal.
Pour construire son nom, Hergé reprend peut-être celui de George Sanders, acteur britannique réputé pour ses personnages de gentlemen flegmatiques et cyniques. Le bédéiste s'inspire sans doute également de la marque de ses crayons, Hardtmuth (à un "t" près), créée en 1790 par l'Autrichien Joseph Hardtmuth[30].
  • Sanzot (boucherie)
Boucherie de Moulinsart. Elle apparaît pour la première fois dans L'Affaire Tournesol, puis devient un comique de répétition dans les albums suivants, dans des scènes se déroulant au château. En effet, le magasin a un numéro de téléphone très proche de celui du château de Moulinsart — 431 pour le premier, 421 pour le second —, ce qui est la cause de fréquents appels erronés auxquels le capitaine Haddock, mais aussi parfois Nestor ou Tintin doivent répondre. Ces appels, qui tombent souvent en pleine intrigue, ne manquent pas d'exaspérer les habitants du château, en premier lieu le capitaine, à tel point qu'ils perdent parfois patience avec leur interlocuteur téléphonique. Il arrive également très fréquemment aux habitants du château de tomber sur la boucherie en donnant un coup de téléphone. Elle porte le nom de son propriétaire, Monsieur Sanzot.
Celui-ci ne manque pas de féliciter le capitaine après son « mariage » avec la Castafiore. Il est également le chef d'orchestre de la fanfare de Moulinsart.
La boucherie possède enfin une camionnette de livraison qui permet au Professeur Tournesol d'échapper provisoirement à des espions bordures dans L'Affaire Tournesol. Le nom du boucher est un calembour, Sanzot renvoyant à « sans os ».
Selon le livre La Vie quotidienne à Moulinsart de Thomas Sertillanges, le prénom de M. Sanzot est Henri.
Moine du monastère de Khor-Biyong au Tibet.
Membre du réseau de faux-monnayeurs dirigé par Wronzoff. Son nom est écrit sur une liste que Tintin trouve en explorant le château de Ben More sur l'Île Noire. Il est en poste à Vienne.
Savant allemand appartenant à l'université d'Iéna et membre de l'expédition polaire à bord de l'Aurore. Ne joue aucun rôle notable dans l'aventure.
Ministre de l'air de la Syldavie, il met un avion spécial à la disposition du professeur Halambique entre Prague et Klow. L'avion se révèle être piégé.
Égyptologue dont Tintin fait la connaissance lors d'une croisière en tentant de l'aider à rattraper un papier sur le point de tomber à l'eau. Personnage très excentrique et distrait, il est à la recherche du tombeau du pharaon Kih-Oskh et propose à Tintin de l'accompagner dans cette recherche. Dans le tombeau, ils se font tous les deux enlever mais sont finalement jetés par erreur à la mer à bord de sarcophages. Tintin perd ensuite sa trace lorsqu'il est repêché par Allan Thompson.
On le retrouve ensuite vers le milieu de l'album, en Inde. Il est devenu fou — il se prend pour Ramsès II — après avoir reçu une fléchette empoisonnée au suc de radjaïdjah (poison qui rend fou) dans le cou. Il est ensuite hypnotisé par un fakir qui lui donne l'ordre de tuer Tintin. Tintin décide de le conduire dans un asile en compagnie d'un écrivain dénommé Zlotzky, une autre victime d'une fléchette empoisonnée. Mais à la suite d'un coup monté par le fakir, c'est Tintin qui est interné à la place des deux véritables fous. Les deux fous ainsi relâchés, provoquent ensuite un accident de voiture. Celui-ci permet à Tintin d'échapper définitivement à l'infirmier de l'asile et de faire la connaissance du maharadjah Rawajpoutalah. À la fin de l'album, ils sont internés pour de bon sur ordre du maharadjah.
Travaille au laboratoire de la police scientifique. Chargé par les Dupondt d'analyser les éclats de cristal trouvés à proximité des victimes de la mystérieuse « malédiction ». Il apprend à ces derniers que le professeur Laubépin a lui aussi été victime de la malédiction des boules de cristal.
Reçoit l'ordre par Trovik de liquider Tintin qui voyage dans une charrette de paysan. Cependant, il rate son coup car Tintin est descendu plus tôt parce que la charrette n'avance pas assez vite.
Membre du réseau de faux-monnayeurs dirigé par Wronzoff. Son nom est écrit sur une liste que Tintin trouve en explorant le château de Ben More sur l'Île Noire. Il est en poste à Prague.
Aviateur membre de la bande de faux-monnayeurs dont Wronzoff est le chef. Il apparaît au tout début de l'album au côté d'un autre malfrat lorsque leur avion tombe en panne. Comme ils ont ordre d'être le plus discret possible, ils tentent, afin de ne pas laisser de témoin, de tuer Tintin qui venait apporter son aide.
Cowboy américain qui fait sauter un gros pan de roche au moyen d'un bâton de dynamite pour empêcher la collision d'une locomotive en état de réparation conduite par Tintin. Il se rend compte que quelques mètres plus loin le wagon-mine avec les explosifs pourrait déclencher une catastrophe dont Tintin sort indemne.


Chef d'une association de gangsters concurrente de la bande d'Al Capone, Gangsters' Syndicate of Chicago (G.S.C.), Bobby Smiles propose à Tintin de l'aider à traquer le parrain. Après le refus de Tintin, Bobby Smiles tente de l'éliminer en chargeant un tueur à gages de le supprimer, successivement en montant les Indiens Pieds-Noirs contre lui, en lui tirant dessus au fusil, en l'attachant sur une voie de chemin de fer et en l'écrasant sous des rochers. Mais, comme toujours, Tintin réussit à échapper à ces périls et parvient finalement à capturer le gangster.
Il est possible que ce gangster soit basé sur le réel George Bugs Moran, surnommé « le Cinglé » et membre éminent du North Side Gang. Cet adversaire d''Al Capone échappa en 1929 au massacre de la Saint-Valentin, organisé par ce dernier contre lui et ses hommes.
Roi de l'acrobatie aérienne, il participe à un meeting de voltige aérienne télévisé dont Tintin capte la retransmission au château de Ben More.
Agent général à Reykjavik de la « Golden Oil » qui détient le monopole de la vente de mazout en Islande. Sa compagnie appartenant à Bohlwinkel, il reçoit l’ordre de Johnson le secrétaire de ce dernier de ne pas ravitailler l'Aurore afin de favoriser le Peary dans la course vers l'aérolithe.
Nom emprunté par le docteur Müller lorsqu'il se fait passer pour un archéologue dans Tintin au pays de l'or noir.
Un des invités de la réception donnée par un major anglais en pleine jungle indienne. Il est, avec sa femme, un membre de la secte Kih-Oskh, que Tintin parvient à arrêter à la fin de l'aventure. Il n'intervient pas directement dans l'histoire.
Épouse du précédent. Durant la réception chez le major, elle s'évanouit en pensant apercevoir un fantôme. Mais il s'agit en réalité de Philémon Siclone. Elle est également membre de l'organisation secrète Kih-Oskh, au côté de son mari. C'en est d'ailleurs la seule femme parmi les sept membres. Elle peut apparaître anonymement dans les albums L'Affaire Tournesol (pages 45, 46, 49 et 52), Coke en stock (p. 1) et Tintin au Tibet (p. 2), mais la ressemblance peut être fortuite. Son mari a l'air différent dans ces cas.
Policier soviétique ; il coule à la mitrailleuse un canot dans lequel s'enfuit Tintin (page 49[65]).
Secrétaire particulier de Laszlo Carreidas. Malgré son allure chic (le capitaine Haddock le prend pour Carreidas en personne) et très « british », c'est un fourbe aussi cupide que son patron. Il participe au détournement de son avion, sans doute pour se venger des humiliations publiques que lui fait subir ce dernier. Il est sous les ordres de Rastapopoulos, à qui il fournit des informations sur les comptes bancaires du milliardaire ainsi que des exemples de signature. Cependant, Carreidas qui n'a visiblement, et à juste titre, pas entière confiance en son secrétaire, a toujours veillé à ne pas lui donner ses numéros de compte. Mobilisé pour collaborer à la poursuite des fuyards dans les souterrains de l'île, Spalding se retrouve avec les bandits sur un canot pneumatique, fuyant l'éruption volcanique de Pulau-Pulau Bompa. Mik Ezdanitoff les hypnotise pour leur ordonner d'embarquer à bord de la soucoupe volante, qui disparaît alors vers une destination inconnue.
Chef de la police secrète de Bordurie (la ZEP), il s'oppose à Tintin et au capitaine Haddock pour la première fois dans L'Affaire Tournesol. C'est sous ses ordres que le professeur Tournesol est détenu. Il apparait d'abord furtivement à plusieurs reprises, au téléphone avec des agents bordures, puis parmi les spectateurs présents à la démonstration de l'invention du professeur. Sa véritable entrée se fait à l'opéra de Szohôd, qu'il fait encercler pour éviter que le journaliste et le capitaine n'en sortent. Il en profite pour venir rendre hommage à Bianca Castafiore dans sa loge, sans se douter qu'elle y abrite les deux fugitifs. C'est ainsi que, cachés dans la penderie, ces derniers ne loupent pas une miette de leur conversation. Le colonel, moins enivré par le champagne que par sa puissance, étale sans retenue à la diva l'étendue de son pouvoir. C'est ainsi que, oubliant que la base de son métier d'espion est le secret, il détaille allègrement sa mission, fournissant aux héros le moyen de libérer leur ami. Le lendemain, Haddock et Tintin parviennent à libérer Tournesol et le colonel échoue à les arrêter, en dépit de ses tentatives désespérés en ce sens.
Dans Les Bijoux de la Castafiore, on apprend que la presse lui a prêté une aventure avec le « Rossignol milanais ».
On le retrouve ensuite dans Tintin et les Picaros. Ayant sans doute perdu gros à cause de sa bévue de L'Affaire Tournesol, il est envoyé comme conseiller technique au San Theodoros (sous le nom hispanisé d'Esponja) par le maréchal Plekszy-Gladz, auprès du général Tapioca. Il profite alors d'une visite de Bianca Castafiore, pour assouvir sa vengeance en inventant un complot de toutes pièces. Dans une planche non publiée de cet épisode, le colonel s'énerve dans son bureau en projetant violemment son verre sur le sol. Mais l'objet reste intact et rebondit, brisant les moustaches du buste du maréchal se trouvant à ses côtés. En endommageant l'effigie du dictateur, il commet peut-être un acte manqué envers celui qui l'avait exilé en Amérique du Sud. Les tentatives du colonel de faire assassiner Tintin, Haddock et le général Alcazar non seulement échouent mais lui reviennent à la figure puisque Tintin aide Alcazar à renverser Tapioca. À la fin de l'album, Sponsz est arrêté par les Picaros mais Tintin le fait simplement renvoyer en Bordurie.
Imberbe en Europe, il arbore une barbiche dans Tintin et les Picaros.
Le physique du colonel Sponsz était partiellement inspiré de celui de Paul Remi, frère cadet d'Hergé et militaire de carrière. Paul Remi enfant avait auparavant inspiré le personnage de Tintin et l'on peut effectivement remarquer, sur le crâne partiellement rasé de Sponsz, une unique mèche de cheveux (noirs) ressemblant à une houpette. L'apparence du personnage semble également inspirée de celle d'Erich von Stroheim jouant le capitaine von Rauffenstein, dans le film La Grande Illusion, sorti en 1937.
Dans le film Papy fait de la résistance de Jean-Marie Poiré en 1983, un des officiers allemands s'appelle le général Sponsz, dont le nom pourrait être un clin d'œil au personnage d'Hergé.
Membre du comité central révolutionnaire syldave, résidant en Belgique. Il surprend et photographie Tintin au moyen d'un appareil photo miniature dissimulé dans une montre, au moment où celui-ci descend l'escalier de l'appartement du professeur Halambique.
Commandant de la gendarmerie du village syldave de Zlip faisant partie du complot bordure contre le roi Muskar XII. Il fait arrêter Tintin sous le prétexte que ses papiers ne sont pas en règle et organise le guet-apens tendu par ses gendarmes au cours de son transfert à Klow.
Chauffeur de la Chrysler des ravisseurs syldaves du Professeur Tournesol. As du pilotage, il est comparé à Fangio par le capitaine Haddock. Avec ses complices Boldov et Wladimir, il embarque ensuite Tournesol dans un avion qui sera intercepté par la chasse bordure.
Notaire procédant à la vente « publique et forcée » du château de Moulinsart.
Ambassadeur de Syldavie en Belgique, c'est l'un des grands amis du sigillographe Nestor Halambique, dont il a fait la connaissance lors d'un congrès à Belgrade en 1913. Tintin découvre sa photo dans l'aide-mémoire personnel de l'imposteur Alfred Halambique, son frère jumeau qui se fait passer pour lui. Nom probablement inspiré par le celui de l'entreprise belge de produits laitiers Stassano.
Fils d'un des seigneurs soumis par le roi de Syldavie Ottokar IV. Il revendique la couronne syldave et tente de prendre le sceptre des mains d'Ottokar. Celui-ci assomme Staszrvitch de son sceptre avant de déclarer ce qui deviendra la devise de la Syldavie : « Eih bennek, eih blavek ».
Membre installé à Potsdam du réseau de faux-monnayeurs dirigé par Wronzoff. Son nom est écrit sur une liste que Tintin trouve en explorant le château de Ben More sur l'Île Noire.
Il apparaît dans Coke en stock en tant que mercenaire pilote de Mosquito pour l'armée du Khemed de Bab El Ehr ; il reçoit pour mission de couler le caboteurTintin et le capitaine Haddock prennent place. Il l'accomplit, mais son avion est abattu par Tintin, qui le recueille alors sur son radeau de fortune. Il est surnommé « mitrailleur à bavette » par le capitaine Haddock, alors qu'il porte un gilet de sauvetage « Mae West » autour du cou. Piotr Szut est estonien et est borgne, ce qui peut sembler curieux pour un pilote. Szut accompagne nos héros sur le yacht de Rastapopoulos (pour qui il travaillait indirectement) puis sur le cargo Ramona. Il se montre fidèle à Tintin et au capitaine puisqu'il refuse de quitter le bateau avec Allan et ses hommes lorsqu'un incendie se déclare, allant jusqu'à se battre avec eux pour rester. Par la suite il aide Tintin et le capitaine en essayant de réparer la radio, cassée lors du combat avec l'équipage du Ramona. Puis il est à la barre et suit les ordres du capitaine lors du combat naval contre le sous-marin qui tente de faire disparaître toute preuve du trafic d'esclaves.
Il réapparaît dans Vol 714 pour Sydney, où Haddock et Tintin le retrouvent par hasard à l'aéroport de Jakarta. Devenu civil et rangé de sa vie aventureuse, il est alors devenu pilote de Laszlo Carreidas, dont il ne connaît que la carte de visite officielle et en ignore les activités illégales, qui n'ont rien à envier à celles de son ancien patron, Rastapopoulos. Il présente ses amis au milliardaire puis partage ainsi une nouvelle fois leurs (més)aventures. Après avoir été abattu en vol lors de leur précédente rencontre, le voici maintenant victime d'un détournement d'avion alors qu'il est aux commandes du dernier jet privé de Carreidas, le Carreidas 160.
Piotr Szut est visiblement inspiré de Roger Chesselet, physicien belge ami du docteur Alain Bombard, qu'Hergé rencontra à l'époque où il créa ce personnage. Cet homme, aux cheveux blonds clairsemés, portait alors un bandeau sur l'œil droit. Il s'agissait d'une des conséquences d'une action-commando contre les bases de V2.
Agent secret bordure sous les ordres du colonel Sponsz. En poste à Genève, il est contacté par un dénommé Boris, qui le prévient que Tintin et le capitaine Haddock se rendent dans cette ville pour y retrouver le Professeur Tournesol. Il multiplie les manœuvres en tous genres pour les en empêcher.

T

C'est le grand rival du général Alcazar à qui il dispute la présidence du San Theodoros : au long des albums de Tintin, le pouvoir change de camp six fois entre les deux.
Cependant, on ne le voit pour la première fois que dans le dernier album, Tintin et les Picaros. Il vient de reprendre le pouvoir avec l'aide de la Bordurie et de son chef, le maréchal Plekszy-Gladz, et apparaît comme un dictateur infâme et cynique méprisant son peuple. À son arrivée au pouvoir, il a débaptisé la capitale Las Dopicos pour la renommer en « Tapiocapolis » (qui sera changée plus tard en « Alcazaropolis » après la prise du pouvoir par les Picaros). À la suite de l'arrestation de la Castafiore pour un prétendu complot contre sa personne, il accuse lors d'un discours télévisé, les habitants du château de Moulinsart (Tintin, le capitaine Haddock et le Professeur Tournesol) d'être les instigateurs de cette machination visant à reporter au pouvoir Alcazar. Puis il les invite à venir s'expliquer directement à Tapiocapolis, ce qui est en réalité un piège, mais il est à nouveau renversé par Alcazar qui accepte à contrecœur de lui laisser la vie sauve à la suite d'un marché qu'il a fait avec Tintin. La fin de l'album montre Alcazar et Tapioca en rivaux en réalité parfaitement identiques quant à la mentalité.
Chien appelé par une dame. Elle lui défend de jouer avec un « chien de rue », ce qui offense Milou.
Serviteur de monsieur Wang Jen-Ghié. Son intervention est très utile à Tintin et à la famille Wang. En effet, caché chez Mitsuhirato, il subtilise un flacon contenant du radjaïdjah, qu'il remplace par de l'eau. Ce geste préserve ainsi Tintin de la folie. Le flacon permet également plus tard au professeur Fan Se-Yeng de découvrir un antidote qui guérit Didi. Tchang subtilise aussi les balles du pistolet de Mitsuhirato et remplace son poignard par une lame de fer-blanc.
Fils de Tcheng Li-Kin et donc cousin par adoption de Tchang Tchong-Jen. Il habite chez son père. Il est confondu avec son cousin du fait de la similitude de leurs prénoms. Il conseille à Tintin d'aller voir le sherpa Tharkey pour retrouver Tchang.
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Statue de Zhang Chongren à Qibao (près de Shanghai)
Il fut, si l'on s'en tient à la chronologie des albums, le premier vrai ami (humain du moins) de Tintin. C'est durant son voyage en Chine dans l'album Le Lotus bleu que Tintin le sauve de la noyade, lors d'une crue du Yang Tsé Kiang. Dès lors, une profonde amitié les lie. C'est Tchang qui, le premier, fait découvrir à Tintin qui sont les Chinois, en dehors de tout cliché. Tchang, en signe de reconnaissance, décide d'accompagner Tintin dans cette aventure et devient un allié très précieux. C'est lui qui neutralise Didi, le fils de Wang, sur le point d'exécuter ses parents et Tintin (qui refusent tous le vrai poison qui rend fou afin d'avoir la vie sauve). À la fin de l'album, Tchang, l'orphelin, est adopté par Wang Jen-Ghié. En le quittant pour l'Europe, Tintin verse quelques-unes de ses très rares larmes. Malgré l'éloignement, il semble que le contact ait été maintenu.
Bien des années plus tard, dans Tintin au Tibet, Tintin reçoit une lettre de Tchang qui lui annonce sa venue, mais son avion s'écrase dans l'Himalaya, dans le massif du Gosainthan. Tintin a alors une vision de Tchang encore en vie et décide envers et contre tout d'aller sur les lieux de l'accident, au Tibet, accompagné du capitaine Haddock. Comme il le pressentait, Tchang a bien survécu à l'accident puis a été recueilli par le Yéti. Tintin et le capitaine finissent par le retrouver en relativement bonne santé.
Et enfin, Tchang donne une dernière fois de ses nouvelles dans Les Bijoux de la Castafiore dans une lettre en provenance de Londres.
Le personnage de Tchang est, en fait, une transposition, dans l'univers fictionnel (et avec des aventures évidemment inventées), du personnage réel que fut Zhang Chongren (parfois transcrit Tchang Tchong-jen), qui fut lié à Hergé par une amitié de plusieurs décennies.
Père de Tchang Lin-Yi et oncle par adoption de Tchang Tchong-Jen. C'est en effet un cousin de Wang Jen-Ghié. Cette similitude de prénom entre son fils et son neveu provoque d'ailleurs un quiproquo lors de la venue de Tintin. Il habite Katmandou au Népal. Il termine toutes ses phrases par « Hi ! hi ! hi ! », ce qui a le don d'agacer le capitaine Haddock.
Serviteur du professeur Fan Se-Yeng. Il accueille Tintin, venu rendre visite au professeur, puis lui fait part de son immense inquiétude à la suite de la disparition de son maître. Plus tard, une lettre de revendication précisant les exigences de ses ravisseurs, écrite de la main du professeur, lui est adressée.
Ayant participé à la première expédition de sauvetage de l'avion qui s'est écrasé au Tibet, ce sherpa népalais est sollicité par Tintin pour servir de guide jusqu'à l'épave dans laquelle Tchang semble avoir trouvé la mort. Malgré ses hésitations et volte-face, il sauve la vie de Tintin et du capitaine Haddock après un accident d'escalade, et les accompagne jusqu'à la lamaserie où on peut le voir avec le bras en écharpe. Il rentre ensuite au Népal avec une caravane de sel. C'est l'obstination du « jeune sahib blanc » (Tintin) à sauver un « homme jaune » comme lui qui l'a motivé à continuer à les accompagner au-delà de l'épave.
Personnage inspiré par Ang Tharkay  Sherpa, sirdar de l'expédition « Annapurna 1er 8000 » avec Maurice Herzog.
Bien que son nom complet soit Allan Thompson, son patronyme est très peu cité et il est appelé Allan par les protagonistes. Il croise le chemin de Tintin pour la première fois (si l'on considère les éditions originales uniquement) dans Le Crabe aux pinces d'or (1941). Lieutenant du capitaine Haddock à bord du cargo Karaboudjan, il exerce sur ce dernier une emprise totale en l'abreuvant de whisky. Il a ainsi le champ libre pour se livrer au trafic d'opium pour le compte du riche Marocain Omar Ben Salaad. Après de nombreuses péripéties en mer et au Maroc, la bande est arrêtée mais Allan parvient à s'enfuir dans un hors-bord. À l'issue d'une poursuite avec Tintin, il est capturé. Cette brute épaisse n'hésite pas à calmer sa colère en se défoulant à coup de poings sur ses subordonnés, comme c'est le cas lorsque le journaliste, puis le capitaine, lui faussent compagnie : il moleste alors des membres de son équipage, tels que Pedro ou Jumbo.
Hergé l'a ajouté a posteriori aux Cigares du pharaon (épisode antérieur au Crabe aux pinces d'or) comme complice de Rastapopoulos lorsque l'album fut redessiné en 1955. Là aussi, il se livre au narcotrafic à bord d'un navire.
Allan réapparaît dans Coke en stock. Il y fait une assez brève apparition en tant que commandant du Ramona, cargo transportant des esclaves africains, vers La Mecque, pour le compte du marquis Di Gorgonzola, qui n'est autre que Rastapopoulos. Il abandonne très vite le navire avec son équipage, à la suite d'un incendie. Il condamne ainsi Tintin, le capitaine Haddock, le pilote d'avion Szut et les nombreux esclaves africains emprisonnés en cale à une mort certaine, le navire étant rempli d'explosifs. Ils parviennent cependant de justesse à éteindre le feu. On apprend à la fin de l'album, par une coupure de journal, qu'Allan a été recueilli par un cargo danois et qu'il n'aura désormais plus le droit de naviguer. Notons au passage dans cet épisode une occasion où il fait exceptionnellement montre d'un peu de culture. Pour martyriser le capitaine, sa victime de longue date, il lui soumet un problème auquel celui-ci n'a manifestement jamais pensé. Il lui demande en effet s'il dort avec la barbe au-dessus ou en dessous des couvertures, ce qui vaut à Haddock une nuit blanche à force d'essayer de le résoudre. Allan recycle visiblement une blague d'Alphonse Allais, que l'écrivain place dans son œuvre La barbe (1896).
Enfin, on le retrouve une dernière fois dans Vol 714 pour Sydney, de nouveau aux côtés de Rastapopoulos. Tout comme son maître, il est, au cours de l'album, totalement ridiculisé, perdant par exemple son dentier et ne s'exprimant plus distinctement. Lui qui habituellement fait démonstration de sa force, se fait ici rouer de coups par les patriotes sondonésiens. Il compare même involontairement le nez d'un nasique à celui de son patron, au nez lui aussi proéminent. Hergé démystifie ainsi les deux principaux « méchants » de son univers, qui disparaissent à la fin de l'album, enlevés par des extraterrestres à bord d'un vaisseau spatial.
  • Tintin (tous les albums)
Tom apparaît d'abord comme passager clandestin à bord du bateau qui amène Tintin en Afrique. Il appartient en fait à une organisation dirigée depuis Chicago par Al Capone. Il est sous les ordres directs de Gibbons, qui lui ordonne d'éliminer Tintin. Il fait plusieurs tentatives, aidé notamment par Muganga, sorcier des Babaoro'm. Mais il échoue et périt dévoré par les crocodiles.
Gangster à la solde d'Al Capone qui entre en collision avec le taxi piégé avec Tintin et deux policiers, pour qu'un autre homme de main puisse s'enfuir avec la moto des policiers.
Matelot à bord du USS Los Angeles, il fait des signaux au yacht Shéhérazade, lui ordonnant de s'arrêter.
Bras droit et homme de main d'Allan Thompson à bord du Sereno (Les Cigares du pharaon) et du Karaboudjan (Le Crabe aux pinces d'or), il est très souvent présent au côté de son chef. C'est lui qui assomme Tintin puis l'emprisonne dans les cales du Karaboudjan. Plus tard, à Bagghar, c'est encore lui qui reconnaît le capitaine et participe à son enlèvement. Il est arrêté en même temps que les autres membres de l'organisation d'Omar Ben Saalad.
Il est joué par Mackenzie Crook dans le film Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne.
  • Le docteur Eugène Triboulet est un médecin très âgé qui habite au 120, avenue du Troubadour, dans L'Oreille cassée. Tintin remonte jusqu'à lui en relevant la plaque d'immatriculation d'une voiture ayant tenté de le renverser, mais la plaque a été retournée et le docteur est finalement étranger à l'affaire[81].
  • Trovik est un conspirateur syldave, membre du complot qui vise à renverser Muskar XII, dans Le Sceptre d'Ottokar. En contact permanent avec les révolutionnaires, il est membre du « Comité central » du ZZRK[82].
  • Don José Trujillo est le riche propriétaire d'une hacienda chez qui Tintin trouve refuge après avoir échappé aux militaires du Nuevo Rico, dans L'Oreille cassée. Il présente au héros l'Indien Caraco, qui accepte de lui servir de guide le long du fleuve Badurayal pour aller chez les Arumbayas[82].

V

W

Il est le pianiste de Bianca Castafiore. Il est petit, chauve, porte des lunettes et une petite moustache noire. C'est un personnage apparemment terne et d'une discrétion remarquable.
On l'aperçoit dans Le Sceptre d'Ottokar, L'Affaire Tournesol, Tintin et les Picaros, où il ne fait qu'accompagner au piano la Castafiore.
Il ne sort en fait de l'anonymat que dans l'album Les Bijoux de la Castafiore, au cours duquel il est surpris par Tintin alors qu'il revient du village voisin où il est allé faire des paris sur les courses de chevaux. Un enregistrement sonore diffusé en son absence faisait croire à tout le monde au château de Moulinsart qu'il était occupé à travailler ses gammes sur son piano. Ces gammes ont d'ailleurs le don d'énerver au plus haut point le capitaine Haddock, surtout lorsqu'il est cloué à son fauteuil, à cause d'une entorse. Tintin le soupçonnera un temps, à tort, d'avoir joué un rôle dans les mystères du château. Le capitaine Haddock l'appelle une fois Beethoven.
Explorateur et auteur du livre Voyages aux Amériques, que Tintin possède dans sa bibliothèque. Walker a rencontré les Arumbayas durant une expédition et un fétiche lui a été offert en cadeau d'adieu. Sans se douter qu'un précieux diamant a été caché dans le fétiche par un membre de l'expédition, nommé Lopez, il ramène la statue en Europe et en fait don à un musée ethnographique.
Au service de Rastapopoulos, il apparaît une première fois, sans être nommé, dans Coke en Stock. Il fait déposer une mallette piégée à l'intérieur du vol Wadesdah-Beyrouth, où Tintin et le capitaine sont contraints de rembarquer. Mais l'avion doit atterrir d'urgence à cause d'un incendie — sans lien avec la tentative d'attentat — sur un de ses moteurs. La bombe explose trop tard et ne fait aucune victime.
On retrouve cet individu dans Vol 714 pour Sydney. Il organise le détournement de l'avion de Laszlo Carreidas. Il est cette fois nommé à deux reprises par Spalding. Ce dernier lui téléphone de l'aéroport de Djakarta pour l'informer que le milliardaire a invité des passagers et lui demande d'annuler l'opération. Mais l'intéressé estime qu'il est trop tard pour reculer. Plus tard, en observant l'embarquement des passagers à l'aide de jumelles, Walter reconnaît Tintin et ses amis.
Opérateur radio, chargé, depuis le poste de contrôle terrien, du contact avec la fusée lunaire. Lors du décollage et de l'alunissage, il doit renouveler plus d'une dizaine de fois un appel aux passagers de la fusée. Il agit sous les ordres de Baxter, le directeur de la base.
Son nom est mentionné à trois reprises, dont une où il est orthographié « Walter ».
Le vénérable Monsieur Wang Jen-Ghié ('王仁傑' dans la traduction chinoise) est le chef des Fils du dragon, une organisation secrète, en lutte contre une bande de trafiquants d'opium dirigée par Rastapopoulos. Il est grand, mince, porte une longue et fine barbe blanche ainsi que des lunettes. Constamment vêtu à la chinoise, il porte une robe jaune et noire et un petit chapeau noir. Il est épaulé dans son combat par son fils Didi. Son épouse, Mme Wang est également souvent présente à ses côtés.
Sa première rencontre avec Tintin est plutôt mouvementée puisque Wang fait enlever Tintin grâce à un sampan, tandis que celui-ci quittait la Chine en bateau. Wang ne le regrettera pas puisque Tintin accepte sans hésiter d'aider les Fils du dragon et va se montrer à de nombreuses reprises d'une grande utilité pour l'organisation. L'aide du journaliste lui est précieuse en contrariant les plans de Mitsuhirato et en permettant la guérison de Didi, atteint de folie après avoir été empoisonné par le radjaïdjah (« le poison qui rend fou »). Wang sauve également la vie de Tintin lorsque, la veille de son exécution, il le fait évader de prison, par un souterrain. Plus tard dans l'album, il est enlevé par Mitsuhirato aux côtés de Mme Wang et de Didi. Fait prisonnier, il est, aux côtés de sa femme et de Tintin, sur le point de se faire couper la tête par son fils, alors au paroxysme de sa folie (parce qu'ils refusent tous le vrai poison qui rend fou afin d'avoir la vie sauve). Il ne doit son salut qu'à l'intervention providentielle des Fils du dragon qui s'étaient cachés dans des tonneaux. À la fin de l'album, Wang organise un banquet en l'honneur du départ de Tintin et adopte Tchang que Tintin a rencontré plus tôt dans l'album.
Dans Tintin au Tibet, on apprend que Wang a un frère travaillant à Londres et un cousin habitant à Katmandou, du nom de Tcheng Li-Kin.
Prétendument victime des Soviets, déguisé en mendiant, c'est en fait un agent du Guépéou qui avait tendu une embuscade à Tintin au moyen d'une peau de banane (page 13[65]). Démasqué par Milou, il est mis en fuite par Tintin après une sévère correction dans une auberge (page 28[65]).
Commandant de la gendarmerie syldave, un des membres du comité central révolutionnaire Z.Z.R.K. Tintin lui fait part de ses soupçons concernant l'imposture du professeur Halambique et la conspiration visant la chute de la monarchie syldave. Mais il ignore que ce dernier fait partie du complot bordure contre Muskar XII.
Son nom est évidemment un jeu de mots comme Hergé en raffole.
Policier soviétique déguisé en policier allemand qui enlève Tintin à Berlin. Il conduit la voiture dans laquelle il est emmené, et le livre à son chef dont le nom n'est pas prononcé (page 119[65]).
Policier syldave qui essaye d'ouvrir une bouteille d'eau minérale gazeuse afin d'apaiser la soif du capitaine Haddock lors d'un contrôle de la ZEPO. Sa maladresse est telle qu'il éclabousse le capitaine par mégarde ; ce dernier, ne pouvant pas retenir sa colère, lui reproche de se faire passer pour un policier « qui ne sait même pas ouvrir une bouteille », en le traitant de cornichon, de zouave et de crétin des Alpes.
Un des membres des services secrets syldaves qui participe à l'enlèvement du Professeur Tournesol. Il mitraille l'hélicoptère de Tintin et du capitaine Haddock depuis le canot pneumatique où est retenu Tournesol.
Ingénieur adjoint du professeur Tournesol, il accueille Tintin et le capitaine Haddock à leur arrivée au Centre de Recherches Atomiques de Sbrodj, en Syldavie (où travaille le Professeur).
Dans On a marché sur la Lune, on apprend qu'il est, en réalité, un traître - car victime d'un chantage - ayant permis à Jorgen de s'infiltrer à bord de la fusée. Une fois sur la Lune, contraint par ce dernier malgré son opposition, il l'aide à abandonner tous les compagnons de Tintin sur place, projetant un départ anticipé de la fusée, méfait qui échoue grâce à l'intervention de Tintin.
Il s'agit d'un personnage ambivalent, qui a mal tourné à cause de son vice caché : une addiction au jeu (ludomanie). Trois ans avant l'expédition lunaire, alors qu'il travaillait dans la base américaine de White Sands , il accumula beaucoup de dettes. Des espions au service d'une puissance étrangère (non citée dans l'histoire) repérèrent sa faille et lui proposèrent d'éponger ses dettes contre des renseignements mineurs sur la base. Le poisson ferré, ils lui réclamèrent des informations plus importantes et le firent chanter en menaçant de révéler l'affaire s'il refusait, ce qui aurait brisé sa carrière. Il cherche à fuir ses maîtres chanteurs en partant pour l'Europe où, se croyant en sécurité, il rejoint l'expédition lunaire, secondant efficacement et avec joie le Professeur Tournesol[84].
Seulement, les espions le retrouvent et recommencent à le faire chanter. La mort dans l'âme, sa joie des débuts d'Objectif Lune laisse progressivement place à la peur. C'est lui qui transmet les plans de la fusée expérimentale aux parachutistes et assomme le capitaine qui était en embuscade dans les couloirs de la base. Il charge dans la fusée des caisses de matériel d'optique en provenance d'Iéna (Allemagne de l'Est), sachant que l'une d'elles servait de cachette à un homme. Apparemment d'une grande naïveté, il dit avoir cru qu'il s'agissait d'un journaliste en quête d'un scoop, comme on le lui avait fait croire. Il coopère avec Jorgen mais découvre avec horreur que ce dernier est prêt à faire partir la fusée en abandonnant le reste de l'équipe sur la lune : ce départ échoue in extremis grâce à l'intervention de Tintin[84]..
Cependant, Wolff va racheter ses fautes. Il participe à la remise en état de la fusée pour hâter les préparatifs de départ. Lorsque Jorgen, armé, se rend maître du vaisseau et veut tuer Tintin et ses compagnons, Wolff l'empoigne pour s'y opposer : dans la mêlée, le coup de pistolet part et tue Jorgen. Tintin redonne alors sa confiance à Wolff et lui rend sa place dans l'équipe. Lorsque l'air respirable vient à manquer, Wolff, pris de remords, se sacrifie en sautant dans l'espace, permettant ainsi de sauver le reste de l'équipe.
Dans cette partie du récit, Hergé s'est largement inspiré du film La Femme sur la Lune de Fritz Lang (1929) où l'expédition lunaire du professeur Manfeldt est en perdition sur la Lune à cause d'une balle perdue qui a percé le réservoir d'oxygène : un des membres de l'équipe doit demeurer sur la Lune pour que les autres aient assez d'air pour retourner ; le tirage au sort désigne Hans, fiancé de la jeune Friede, mais c'est un autre savant, Julius Wolff, qui se porte volontaire pour rester[84].
Hergé explique que la complexité du personnage en fait sa richesse. Il lui accorde ainsi une sorte de rachat en lui permettant d'accomplir le sacrifice de sa vie. Le bédéiste, comme Haddock, considère que c'est la preuve qu'à côté du loser, il y a aussi un "héros". Face à Numa Sadoul, Hergé s'interroge ainsi : « C'est un sacrifice. Le soldat qui se fait sauter avec un pont, l'Église lui refusera-t-elle son ticket pour le Paradis ? »
Dans l'adaptation animée Les Aventures de Tintin, d'après Hergé, Wolff et Jorgen restent vivants et sont ramenés sur Terre pour être livrés à la police ; cependant, les héros montrent de la reconnaissance à Wolff pour s'être retourné contre Jorgen. Dans Les Aventures de Tintin de 1991 par contre, Wolff et Jorgen subissent le même sort que dans la bande dessinée.
Le personnage rappelle Klaus Fuchs, physicien américain d'origine allemande qui travailla au laboratoire national de Los Alamos et à l'établissement de recherche atomique d'Harwell. Recruté par le NKVD en 1941, il se livra à l'espionnage en fournissant des informations sensibles à l'Union soviétique. Après la découverte de sa trahison, il fut condamné, en 1950, à 14 ans de prison pour avoir divulgué des secrets concernant les bombes atomiques américaines. Les noms du personnage et de son modèle signifient respectivement "loup" et "renard" en allemand. Au physique et au moral, Wolff ressemble aussi à deux autres Américains condamnés pour espionnage atomique : David Greenglass et son beau-frère Julius Rosenberg[85],[84].
Membre d'une bande de trafiquants de fausse monnaie. Son nom n'est prononcé qu'une seule fois dans l'album, à la page 8 case 3. Il est chauve, porte des lunettes et une barbe noire très fournie. Il est un adepte du ju-jitsu, art martial japonais dont il fait usage en guise de ruse pour échapper à Tintin en lui tordant les jambes. Bien qu'ayant un rôle relativement mineur dans l'album par rapport à Müller, il semble pourtant être le chef de la bande car on voit Müller, vers la fin de l'album, demander à son chauffeur Ivan d'aller « prévenir le chef ». C'est aussi lui qui semble le maître du redoutable gorille Ranko. Grâce à lui, au bas de la page 47 de L'Île Noire, il réussit à piéger le reporter en kilt au fond d'une crevasse donnant sur la plage, dont l'ouverture est trop étroite pour laisser passer le grand singe. Voici en quels termes il signifie à Tintin son mode d'exécution : « ...il est une chose à laquelle vous n'échapperez pas : l'eau ! ... La marée monte, mon cher Monsieur Tintin, et, à moins que vous ne préfériez Ranko, il va falloir mourir comme un rat dans votre trou ! » Après de nombreux méfaits, il est arrêté avec tous ses complices lors de l'arrivée de la police sur l'île. Contrairement aux autres malfrats, il ne fera plus d'apparitions dans d'autres albums.

Y

  • Yamato est un homme de main de Mitsuhirato dans Le Lotus bleu. Membre de la conspiration des trafiquants d'opium, il est notamment chargé de surveiller Tintin. Il est finalement arrêté avec ses complices et leur chef Rastapopoulos, à la fin de l'album[m 47].
  • Madame Yamilah est une voyante extra-lucide qui se produit au Music-Hall Palace en compagnie du fakir Ragdalam, dans Les Sept Boules de cristal. C'est elle qui révèle, sous hypnose, le mal mystérieux qui frappe le cinéaste Clairmont, membre de l'expédition Sanders-Hardmuth et dont la femme se trouve justement dans la salle[m 47].
  • Le Yéti, également nommé « Abominable Homme-des-neiges » ou « Migou » dans Tintin au Tibet, est une créature infra-humaine dotée d'une certaine forme d'intelligence et de sensibilité. Il sauve Tchang d'une mort certaine après le crash de l'avion dans le massif du Gosainthan, au cœur de l'Himalaya[m 48]. Sa présence dans l'aventure repose notamment sur les travaux du cryptozoologue Bernard Heuvelmans[86]. Il rôde autour des autres personnages mais n'est découvert qu'à la fin de l'aventure, de sorte que sa présence invisible à proximité des héros renforce son caractère monstrueux et menaçant[87]. Le fait qu'il semble apprécier l'alcool, de même que les cris sauvages qu'il pousse fréquemment, le rapprochent du capitaine Haddock dans cette aventure[87].

Z

  • Zlop est un membre du « Comité central révolutionnaire syldave » (Zyldav Zentral Revolutzionär Komitzät, Z.Z.R.K.), dans Le Sceptre d'Ottokar. Avec son complice Sirov, il organise une embuscade pour kidnapper Tintin sur la route de Klow, en vain[m 49].
  • Zlotzky est un célèbre écrivain qui appartient à la colonie anglaise établie dans la jungle indienne, dans Les Cigares du pharaon. Tintin le rencontre lors d'une réception. Il est empoisonné par une fléchette de radjaïdjah, le « poison-qui-rend-fou », alors qu'il est sur le point de révéler à Tintin le nom du grand maître de l'organisation des trafiquants d'opium. Il est alors conduit à l'asile en compagnie du professeur Philémon Siclone[m 49].
  • Zorrino est un jeune indien quechua, marchand ambulant d'oranges dans la ville de Jauga au Pérou, dans Le Temple du Soleil. Après que Tintin l'a défendu contre les agissements de deux brutes oisives, descendants de colons espagnols, Zorrino conduit le héros et le capitaine Haddock jusqu'au temple du Soleil, lieu où le professeur Tournesol est retenu prisonnier par les Incas[m 50].

Personnages cités mais non dessinés

Médecin du capitaine Haddock qui, la veille du départ du chalutier Sirius, lui interdit par ordonnance la consommation d'alcool.
Matelot du Karaboudjan, jeté à la mer par les hommes d'Allan Thompson pour avoir révélé des informations compromettantes à un policier japonais enquêtant sur des trafiquants de drogue, Bunji Kuraki. Sur son corps sont retrouvés, outre de fausses pièces de monnaie, un bout de papier provenant d'une boîte de crabe. Cela mettra Tintin sur la piste d'Allan et de sa bande de trafiquants d'opium.
Couple de locataires de l'immeuble occupé par le sculpteur Balthazar.
Représentant de Laszlo Carreidas dans une vente aux enchères de tableaux à New York. Il informe ce dernier par téléphone de son évolution.
Éditeur du livre Voyages aux Amériques de Ch.J. Walker.
Technicien dans le centre de recherche atomique de Sbrodj. Il travaille au terrain d'atterrissage de la fusée.

Notes et références

Notes

  1. Uniquement nommé dans la version originale en noir et blanc de l'album.
  2. La phrase d'Oliveira da Figueira reprend la réplique « Ah ! dit Don Manoël en portugais. », écrite par Alexandre Dumas dans son roman Le Collier de la reine (1848-1850).
  3. Publicité visible ici
  4. Roger Peyrefitte, Tableaux de chasse ou la vie extraordinaire de Fernand Legros, Albin Michel, 1976
  5. Les interviews où Hergé évoquait cet ami anonyme sont : Celle de 1971 par Numa Sadoul : « C'est un ami qui m'a donné l'idée de cette histoire [Le Sceptre d'Ottokar]. » Celle de 1982 par Benoît Peeters : « Il y a eu une intervention plus amicale que professionnelle [...] ; on ne m'avait pas donné un véritable scénario, on m'avait donné des idées, des idées excellentes d'ailleurs, et assez poussées, mais je pouvais broder là-dessus. »

Références

  • Cyrille Mozgovine, De Abdallah à Zorrino, 1992 :
  1. Mozgovine 1992, p. 270.
  2. a b et c Mozgovine 1992, p. 18.
  3. a b et c Mozgovine 1992, p. 19.
  4. a b et c Mozgovine 1992, p. 20.
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  47. a et b Mozgovine 1992, p. 264.
  48. Mozgovine 1992, p. 265.
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  51. Mozgovine 1992, p. 30.
  • Autres références :
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  2. Nattiez 2017, p. 19.
  3. Léo Pajon, « Le mirage des sables », dans Tintin : Les arts et les civilisations vus par le héros d'Hergé, Geo, Éditions Moulinsart, (ISBN 978-2-8104-1564-9), p. 62-65.
  4. Nathalie Riché, « Abdallah », dans Le rire de Tintin, p. 38.
  5. Pierre Skilling, Mort aux tyrans ! : Tintin, les enfants, la politique, Québec, Éditions Nota bene, coll. « Études culturelles », , 191 p. (ISBN 978-2895180777).
  6. Groensteen 2006, p. 33.
  7. Groensteen 2006, p. 105.
  8. a b et c Volker Saux, « L'Alph-Art en questions », dans Tintin : Les arts et les civilisations vus par le héros d'Hergé, Geo, Éditions Moulinsart, , 160 p. (ISBN 978-2-8104-1564-9), p. 129-132.
  9. a et b Pierre Sterckx, « L'art chez Hergé », dans Les personnages de Tintin dans l'histoire, volume 2, p. 121.
  10. Thomas Sertillanges, « Al Capone en personne », dans Les personnages de Tintin dans l'histoire, volume 2, p. 10-12.
  11. Jacques Langlois, « Alcazar, général renversant », dans Les personnages de Tintin dans l'histoire, volume 1, p. 59-60.
  12. a b et c Jacques Langlois, « Peggy, drôle de colombe », dans Les personnages de Tintin dans l'histoire, volume 2, p. 110-112.
  13. a b c et d Frédéric Soumois, « De la Batellerie et sa confrérie… », dans Les personnages de Tintin dans l'histoire, volume 2, p. 90-92.
  14. Soumois 1987, p. 215.
  15. a et b Alain Rey, « À chaque personnage son propre langage », dans Le rire de Tintin, p. 98-102.
  16. Philippe de Baleine, Petite Chanson d'un vieux merle moqueur, Paris, Ed. de Fallois, , 238 p. (ISBN 978-2-87706-762-1), p. 233.
  17. Claire Guillot, « Willy Rizzo, photographe », publié dans le quotidien Le Monde.
  18. "Le général gambiez et les catholiques vietnamiens pendant la guerre d'Indochine" par Francis Latour, article de la revue Guerres mondiales et conflits contemporains en 2010[1]
  19. Philippe de Baleine et Willy Rizzo, « Dans Na-Sam assiégée », Paris Match, no 194, 29 novembre-6 décembre 1952. [2]
  20. a et b « Willy Rizzo, chasseur de stars et pionnier de Paris Match », par Michel Guerrin dans Le Monde du 28 février 2009 [3].
  21. Article du Monde repris et illustré par couvertures fictives de Paris-Flash [4]
  22. a b et c Frédéric Soumois, « Wolff, le complexe de Sbrodj », Historia, Paris « Hors-série », n° 2 « Les personnages de Tintin dans l'histoire : Les événements qui ont inspiré l'œuvre d'Hergé »,‎ , p. 51-52
  23. On a marché sur la Lune, planche 50.
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  25. Marc Angenot, « Basil Zaharoff et la guerre du Chaco : la tintinisation de la géopolitique des années 1930 », Études françaises, vol. 46, no 2,‎ , p. 47-63 (lire en ligne).
  26. Léo Pajon, « Le mirage des sables », dans Tintin : Les arts et les civilisations vus par le héros d'Hergé, Geo, Éditions Moulinsart, , 160 p. (ISBN 978-2-8104-1564-9), p. 62-65.
  27. Daniel Couvreur, « Parlez-vous l'arumbaya ou le syldave (à la mode bruxelloise) ? », dans Le rire de Tintin.
  28. Alain Préaux et Daniel Justens, Tintin, ketje de Bruxelles, Casterman, , 136 p. (ISBN 978-2-203-01716-0).
  29. a b et c Frédéric Soumois, « Bergamotte : le dernier des 7 », Historia, Paris « Hors-série », no 2 « Les personnages de Tintin dans l'histoire : Les événements qui ont inspiré l'œuvre d'Hergé »,‎ , p. 30-32.
  30. Philippe Goddin et Hergé, La Malédiction de Rascar Capac : Le Mystère des boules de cristal, t. 1, Bruxelles, Casterman, coll. « éditions Moulinsart », , 136 p. (ISBN 978-2-203-08777-4), p. 70.
  31. Frédérique Remy, « Cap sur le Pôle : les Événements qui ont inspiré l'Œuvre de Hergé », dans Les Personnages de Tintin dans l'Histoire, vol. II, La Libre Belgique-Historia, , p. 22.
  32. a et b Mozgovine 1992, p. 38.
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  38. Pierre-Louis Augereau, Hergé au pays des tarots : Une lecture symbolique, ésotérique et alchimique des aventures de Tintin, Editions Cheminements, , 329 p. (ISBN 978-2-909757-84-1, lire en ligne), p. 62
  39. a b et c Jacques Langlois, « Philippulus, dingue du gong ! », Historia, « Les personnages de Tintin dans l'histoire : Les événements qui ont inspiré l'œuvre d'Hergé », « Hors-série », n° 2, Paris,‎ , p. 20-22
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  42. Alain-Jacques Tornare et Jean Rime, Tintin à Fribourg : Dits et interdits, Fribourg, Bibliothèque cantonale et universitaire Fribourg, (lire en ligne), p. 20.
  43. Sébastien Desurmont, L'esprit de Toutankhamon, in Les arts et les civilisations vus par le héros d'Hergé, p. 70-79.
  44. Calembour sur le carré d'as, combinaison de cartes au poker. Il existe aussi un personnage d'Astérix qui porte ce nom : Karédas, qui apparaît dans Astérix chez Rahàzade - 1987. Voir l'article consacré à la « Liste de personnages d'Astérix », section "Grecs".
  45. a et b Jacques Langlois, « Carreidas à double face », Historia, Paris « Hors-série », no 2 « Les personnages de Tintin dans l'histoire : Les événements qui ont inspiré l'œuvre d'Hergé »,‎ , p. 100-102.
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  51. Tintinomania, « Madame Clairmont : sans doute la plus jolie femme des aventures de Tintin », sur tintinomania.com, (consulté le )
  52. Albert Algoud, Petit dictionnaire énervé de Tintin, L'Opportun, 2010
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  61. Christophe Quillien, « Faux méchants et vrais fâcheux : Séraphin Lampion », dans Méchants : crapules et autres vilains de la bande dessinée, Huginn & Muninn, (ISBN 2364801257), p. 16.
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  63. a b c d e et f Tintin au pays des Soviets, Fac-similé de l'édition originale.
  64. Bertrand Portevin, Le démon inconnu d'Hergé : ou, Le génie de Georges Rémi, Dervy, , 300 p. (ISBN 2844543014 et 978-2-844-5430-11, présentation en ligne), p. 240
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  66. Hergé, L'Oreille cassée, version originale en noir et blanc, 1937, p. 66 (lire).
  67. Calembour sur le plexiglas. Il existe aussi un personnage d'Astérix qui porte ce nom : Plexiglas, qui apparaît dans Astérix aux Jeux olympiques - 1968. Voir l'article consacré à la « Liste de personnages d'Astérix », section "Grecs".
  68. Yves Horeau, Jacques Hiron et Dominique Maricq, Tous les secrets de la Licorne, Gallimard, Éditions Moulinsart, , 183 p. (ISBN 978-2742450503), p. 22, 88.
  69. Daniel Couvreur et Frédéric Soumois, Les vrais secrets de la Licorne, Éditions Moulinsart, Casterman, .
  70. Dominique Maricq, « Hergé et le Docteur-Fakir », La revue Hergé, Éditions Moulinsart, no 6,‎ , p. 18-19.
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  72. Philippe Goddin et Hergé, La Malédiction de Rascar Capac : Le Mystère des boules de cristal, t. 1, Bruxelles, Casterman, coll. « éditions Moulinsart », , 136 p. (ISBN 978-2-203-08777-4).
  73. Christian Clot, Guillaume Dorison et Alessandro Bocci, Fawcett, Les cités perdues d'Amazonie, Grenoble, Glénat, (ISBN 978-2-331-00105-5, lire en ligne), p. 56.
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  76. a et b Jacques Langlois, « Le yéti, la bête humaine », dans Les personnages de Tintin dans l'histoire, volume 2, p. 80-83.
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  82. a b c et d Bob Garcia, Tintin, le Diable et le Bon Dieu, Desclée de Brouwer, 2018 [5]
  83. Bob Garcia, Tintin et l'Histoire, Desclée de Brouwer, 2022 [6]
  84. Peeters 2006, p. 478-479.
  85. a et b Thierry Groensteen, « Tintin au Tibet : une histoire à boire et à manger » (Conférence présentée au Hameau de la Brousse (Charente)), sur editionsdelan2.com, Éditions de l'An 2, (consulté le ).

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • Pierre Assouline, Hergé, Paris, Gallimard, coll. « Folio », , 820 p. (ISBN 978-2-07-040235-9).
  • Collectif, Les personnages de Tintin dans l'histoire : Les évènements de 1930 à 1944 qui ont inspiré l'œuvre d'Hergé, Historia, hors-série / Le Point, , 130 p. (ISBN 978-2-7466-3509-8, ISSN 0242-6005).
  • Collectif, Les personnages de Tintin dans l'histoire : Les événements qui ont inspiré l'œuvre d'Hergé, vol. 2, Historia, hors-série / Le Point, , 130 p. (EAN 9782897051044).
  • Collectif, Le rire de Tintin : Les secrets du génie comique d'Hergé, L'Express, Beaux Arts Magazine, , 136 p. (ISSN 0014-5270).
  • Thierry Groensteen, Le rire de Tintin, Moulinsart, , 116 p. (ISBN 9782874241086).
  • Dominique Maricq, Hergé, Tintin et Compagnie, Paris, éditions Moulinsart et Gallimard, coll. « Hors-série Découvertes », , 64 p. (ISBN 978-2-07-268742-6).
  • Cyrille Mozgovine (préf. Albert Algoud), De Abdallah à Zorrino : Dictionnaire des noms propres de Tintin, Tournai, Casterman, coll. « Bibliothèque de Moulinsart », , 286 p. (ISBN 2-203-01711-2).
  • Renaud Nattiez, Le dictionnaire Tintin, Paris, Honoré Champion, coll. « Champion Les Dictionnaires », , 444 p. (ISBN 9782745345653).
  • Benoît Peeters, Hergé, fils de Tintin, Paris, Flammarion, coll. « Champs essais », , 627 p. (ISBN 978-2-08-123474-1).
  • Frédéric Soumois, Dossier Tintin : Sources, Versions, Thèmes, Structures, Bruxelles, Jacques Antoine, , 316 p. (ISBN 2-87191-009-X).
  • Pierre Sterckx, L'art d'Hergé : Hergé et l'art, Gallimard, Moulinsart, , 240 p. (ISBN 9782070149544).