Les Républicains calédoniens

Les Républicains calédoniens
Image illustrative de l’article Les Républicains calédoniens
Logotype officiel.
Présentation
Présidente Sonia Backès
Fondation
Siège Nouméa
Présidente d'honneur Isabelle Lafleur
Vice-présidents Simon Loueckhote
Valérie Laroque-Daly
Alésio Saliga
Secrétaires généraux Grégoire Bernut
Philippe Blaise
Willy Gatuhau
Positionnement Centre droit à Droite anti-indépendantiste
Idéologie Autonomisme
Républicanisme français
Libéralisme politique
Libéralisme économique
Progressisme
Couleurs bleu
Site web republicainscaledoniens.nc
Présidents de groupe
Congrès Virginie Ruffenach (L'Avenir en confiance)
Représentation
Congrès
7 / 54
Province Sud
8 / 40

Les Républicains calédoniens est un parti politique fondé le . Il trouve son origine dans un groupe politique formé le au Congrès de la Nouvelle-Calédonie, puis par la formation d'une coalition non-indépendantiste néo-calédonienne.

Le congrès fondateur du parti s'est tenu le à l'hôtel Nouvata à Nouméa.

Il est né d'une recomposition politique ayant eu lieu durant la campagne des élections législatives des 11 et en Nouvelle-Calédonie. En effet, l'ancienne fédération des Républicains de Nouvelle-Calédonie (formée autour du Rassemblement en 2015) éclate avec plusieurs candidatures concurrentes pour le premier tour dans les deux circonscriptions et le changement d'alliance du Rassemblement qui s'associe à Calédonie ensemble, le MPC et Tous Calédoniens dans une Plateforme commune pour le second tour ainsi que pour, par la suite, faire front commun dans les négociations avec les indépendantistes sur l'avenir institutionnel. Les autres formations non-indépendantistes s'unissent alors derrière Sonia Backès pour former un nouveau groupe au Congrès qui prend le nom de « Les Républicains calédoniens », accusant la Plateforme d'alliance de circonstance pour des partages de postes plutôt que sur un véritable programme et proposant en échange une « union sacrée » qui serait plus équilibrée[1].

Positionnement idéologique

Les Républicains calédoniens est situé à la droite de l'échiquier politique néo-calédonien[2],[3].

Il fait partie de la famille des « loyalistes » ou « anti-indépendantistes », présentant « le maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la République française » comme son « objet principal » dans ses statuts[4]. Il se montre autonomiste concernant l'archipel (se déclarant « pour une affirmation de la Personnalité calédonienne au sein de la France » dans sa charte). Mais il s'oppose fermement à toutes les revendications indépendantistes concernant la sortie de l'accord de Nouméa en s'affirmant contre les transferts de compétences envisagés dans l'article 27 de la loi organique de 1999 (à savoir de l'organisation administrative locale, de l'enseignement supérieur et de la communication audiovisuelle), pour la réouverture du corps électoral, pour la révision de la clé de répartition des dotations entre les trois provinces, pour « la recherche de signes identitaires afin qu’ils représentent l’ensemble des communautés présentes en Nouvelle-Calédonie et qu’ils rassemblent les Calédoniens » (tout particulièrement en ce qui concerne le drapeau, plusieurs des personnalités du parti, dont surtout Philippe Blaise, ayant participé au Collectif pour un drapeau commun) et pour le maintien du nom de « Nouvelle-Calédonie » (sans ajout ou substitution avec le nom revendiqué par les nationalistes kanak de Kanaky)[5]. Enfin, il s'oppose à l'organisation des référenda prévus par l'accord de Nouméa, jugés « binaires », et propose à la place un « droit permanent à l'autodétermination » d'initiative citoyenne (déclenchés à la demande d'au moins la moitié des électeurs néo-calédoniens, avec un délai « de 25 ans entre chaque consultation » au minimum, selon le modèle québécois)[3].

Concernant les questions sociales et économiques, LRC se présente comme un parti libéral. En effet, comme le disent ses statuts, il indique placer « les libertés au centre de son projet de société », surtout les droits individuels. Ainsi, il cite tout particulièrement la liberté de conscience (défendant la laïcité selon le modèle français), la liberté d'expression, la liberté de circulation ainsi que celles défendues par le libéralisme économique (d'entreprendre, du commerce et de l'industrie, du consommateur et de la propriété privée)[5]. La plupart des dirigeants du mouvement, à commencer par Sonia Backès, Philippe Blaise, Grégoire Bernut ou Christopher Gygès étaient déjà présentés depuis longtemps comme les principaux représentants d'une ligne économiquement libérale au sein de la classe politique néo-calédonienne[6].

Membres

Élus au Congrès

De 2017 à 2019

Le groupe formé le est présidé par Sonia Backès et vice-présidé par Philippe Blaise et Grégoire Bernut, ce dernier ayant de plus été le candidat du groupe à la présidence du Congrès le lendemain (candidature retirée dès le second tour pour soutenir la réélection du président sortant Thierry Santa de la Plateforme et du Rassemblement). Il comprend six membres à l'origine puis sept à partir du , tous issus de l'Assemblée de la Province Sud :

Depuis 2019

Les Républicains calédoniens obtiennent six sièges au Congrès lors des élections provinciales du . Ils sont tous élus sur la liste L'Avenir en confiance menée par Sonia Backès en Province Sud et font partie du groupe du même nom, le plus important de cette assemblée (18 membres sur 54) et présidé par Virginie Ruffenach du Rassemblement-LR. Après l'entrée en fonction du 16e gouvernement le , leur nombre est porté à sept (sont indiqués en gras les noms des conseillers réélus en 2019) :

Élus à l'Assemblée de la Province Sud

Huit conseillers provinciaux du Sud sont liés aux Républicains calédoniens à partir de , dont les six puis sept membres du groupe au Congrès cités ci-dessus auxquels s'ajoutent deux, puis une personnalité à partir du , uniquement membres de l'Assemblée provinciale :

Membres du Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie

Lors de l'élection du 15e gouvernement issu du statut de l'accord de Nouméa le , le groupe Les Républicains calédoniens au Congrès présente une liste du même nom menée par Christopher Gygès, jusque-là chef du cabinet de Sonia Backès dans ses différentes fonctions de membre de l'exécutif ou de présidente de groupe. Totalisant les six voix de la formation, cette liste gagne ainsi un siège de membre du gouvernement pour Christopher Gygès. Cet exécutif n'entre officiellement en fonction que le avec l'élection de Philippe Germain (Calédonie ensemble) à la présidence et de Jean-Louis d'Anglebermes (FLNKS-UC) à la vice-présidence (Christopher Gygès est le seul à ne pas voter pour eux mais à voter blanc). Le , Christopher Gygès obtient le contrôle et l'animation des secteurs de la Protection sociale, de la Famille, de la Solidarité, du Handicap et de la Protection judiciaire de l'enfance et de la jeunesse.

Maires et conseillers municipaux

Harold Martin (Païta) est le seul parmi les 33 maires de Nouvelle-Calédonie qui participe à la fondation des Républicains calédoniens. Il entraîne avec lui une grande partie de sa majorité municipale de 25 conseillers sur 33, dont son 1er adjoint Willy Gatuhau, par ailleurs président du Syndicat intercommunal du Grand Nouméa (SIGN) depuis 2015. Harold Martin démissionne de son mandat municipal le et est remplacé par son adjoint Willy Gatuhau.

Au conseil municipal de Nouméa, trois des cinq membres du groupe « Les Républicains » ont rejoint le nouveau parti (Sonia Backès, Isabelle Lafleur et la championne olympique, auparavant militante du RPC depuis sa création en 2006, Félicia Ballanger), mais aussi le non-inscrit Philippe Blaise (qui a quitté le groupe de l'UCF en ) ainsi que deux membres du groupe de la liste « Avec nous, ça va changer » (le 10e adjoint Marc Zeisel et la conseillère Valérie Laroque-Daly) soutenant le maire de Nouméa Sonia Lagarde (en conflit plus ou moins ouvert avec son parti, Calédonie ensemble, qui a créé un groupe dissident en ).

Un autre conseiller municipal, et ancienne figure de premier plan de la vie politique néo-calédonienne, ayant adhéré aux Républicains calédoniens est l'unique élu non-indépendantiste d'Ouvéa, Simon Loueckhote (signataire de l'accord de Nouméa, ancien sénateur RPR puis UMP de la Nouvelle-Calédonie de 1992 à 2011, ancien président du Congrès de 1989 à 1995 et de 1998 à 2004, président fondateur du LMD de 2008 à 2017 et de « L'autre voix(e) » de 2013 à 2017, ancien président du RPC de 2006 à 2008, dissident du Rassemblement en 2006, conseiller municipal d'Ouvéa de 1983 à 2008 et depuis 2014, ancien conseiller régional puis provincial des îles Loyauté de 1985 à 2009 puis du Sud de 2009 à 2014 et membre du Congrès de 1985 à 2014).

Autres personnalités et anciens élus

D'autres personnalités historiques de la vie politique néo-calédonienne, mais qui n'ont plus de mandats électifs provinciaux ou au Congrès depuis 2014, soutiennent également Les Républicains calédoniens :

Direction

La direction est approuvée lors du Congrès fondateur de l'hôtel Nouvata à Nouméa le [8] :

Références

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes