Les Diables (film, 2002)

Les Diables

Réalisation Christophe Ruggia
Scénario Olivier Lorelle
Christophe Ruggia
Acteurs principaux
Sociétés de production Lazennec & Associés
Alta Producción
Arte France Cinéma
Studiocanal
Pays de production Drapeau de la France France
Drapeau de l'Espagne Espagne
Genre Drame
Durée 105 minutes
Sortie 2002

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Diables est un film français réalisé par Christophe Ruggia, sorti en 2002. Le film raconte l’amour incestueux de deux orphelins fugueurs, Joseph (Vincent Rottiers) et sa sœur Chloé (Adèle Haenel), autiste, muette et allergique au contact physique, récit inspiré en partie de la vie du réalisateur Christophe Ruggia.

Synopsis

Abandonnés à leur naissance, Joseph et Chloé fuguent sans arrêt pour retrouver leur maison. Chloé ne parle pas et dessine toujours une maison jaune aux volets bleus. Joseph ne veut pas être séparé de sa sœur qui peut, croit-il, retrouver leur maison.

Fiche technique

Distribution

Autour du film

  • L'Enfance égarée est le court métrage qui a inspiré Les Diables. Il s'agit d'un court-métrage franco-marocain de Christophe Ruggia d'une durée de 25 minutes, disponible sur certaines éditions DVD des Diables.
  • L'actrice Adèle Haenel accuse le réalisateur d'attouchements et de harcèlement sexuel en 2019. En 2000, à l'âge de onze ans, Adèle Haenel accompagne son frère lors d'un casting sauvage, et décroche son premier rôle dans Les Diables, alors qu'elle « n’envisageai[t] pas une seconde faire ce métier ». Assisté par sa sœur Véronique Ruggia, Christophe Ruggia réalise un travail de six mois en amont du tournage avec les deux acteurs, afin de « les mettre en confiance pour qu’ils puissent jouer des choses difficiles : l’autisme, l’éveil à la sensualité, la nudité, la découverte de leur corps ». Il explique que de la préparation à la promotion du film, c’est « près d’une année où les enfants sont détachés de leur famille ». Plusieurs proches de l’actrice décriront, dans l'enquête de Mediapart menée par Marine Turchi en 2019, « l’emprise » du metteur en scène qui s’est nouée dans ce « conditionnement » et cet « isolement ». D'autres affirment n'avoir « rien remarqué », comme la monteuse du film qui décrit une « relation paternelle sans ambiguïté » avec Adèle Haenel. Selon l'actrice, après le tournage, cette « emprise » a ouvert la voie entre 2001 et 2004 à des agressions sexuelles et du harcèlement sexuel.

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