Les Affranchis (film)

Les Affranchis
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Titre original Goodfellas
Réalisation Martin Scorsese
Scénario Nicholas Pileggi
Martin Scorsese
Acteurs principaux
Sociétés de production Warner Bros
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Gangsters
Durée 146 minutes
Sortie 1990

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Affranchis (Goodfellas) est un film de gangsters américain réalisé par Martin Scorsese, sorti en 1990.

Le film est basé sur le livre Wiseguy du journaliste Nicholas Pileggi, sorti en 1986, racontant l'histoire vraie de Henry Hill, un gangster new-yorkais. Pileggi participe à l'écriture du scénario avec Scorsese. Le film retrace la montée et la chute d'Henry Hill (joué par Ray Liotta) et deux de ses amis (interprétés par Robert de Niro et Joe Pesci), des complices de la famille Lucchese, une des cinq familles mafieuses de New York ; la période couverte par l'histoire va de 1955 à 1980.

Originellement, Scorsese voulait appeler le film Wiseguy, du nom du livre de Nicholas Pileggi, mais ce titre était déjà utilisé pour une série télévisée en fin de diffusion ; il se tourna donc vers le titre Goodfellas.

Les Affranchis est un succès au box-office, avec 46,8 millions de $ de recettes rien qu'aux États-Unis, pour un budget de 25 millions $. Il reçoit aussi d'excellentes critiques. Le film est nommé six fois aux Oscars, incluant celui de meilleur film et de meilleur réalisateur ; Joe Pesci remporte celui de meilleur acteur dans un second rôle. Scorsese reçut cinq récompenses des BAFTA, incluant celui de meilleur film et de meilleur réalisateur. Le film est nommé meilleur film de l'année par plusieurs groupes de critiques.

Les Affranchis est généralement perçu comme un des meilleurs films de gangster de tous les temps. En 2000, il est sélectionné pour Le National Film Registry par le National Film Preservation Board pour la conservation à la Bibliothèque du Congrès aux États-Unis pour son « importance culturelle, historique ou esthétique ». Par la suite, Scorsese réalisera deux autres films sur le crime organisé, Casino en 1995 (sur Las Vegas et l'Outfit de Chicago, et dont la distribution comprend à nouveau Robert de Niro et Joe Pesci) et Les Infiltrés (sur la mafia irlandaise) en 2006. Sa réalisation et son style de narration ont inspiré de nombreux films et séries télévisées.

Résumé

New York, théâtre de l'intrigue.

Dans la scène d'ouverture du film, le personnage principal, Henry Hill, un citoyen américain d'origine italo-irlandaise, parle de son enfance à New York en 1955 et admet : « Autant que je me souvienne, j'ai toujours rêvé d'être gangster ». En effet, déjà à cette époque, Henry est fasciné par le train de vie qu'ont les truands de la mafia, notamment ceux de la famille Lucchese, une équipe de mafieux qui évolue dans son quartier ouvrier de Brooklyn, majoritairement peuplé de voisins d'origine italienne.

Rêvant de leur ressembler, Henry décide lui-aussi d'embrasser une carrière de criminel. Il abandonne l'école, sans le dire à ses parents et intègre l’équipe des mafieux de son quartier en leur rendant de petits services. Il est alors pris sous l'aile du parrain de la pègre locale, Paulie Cicero[a]. Mais le père d'Henry, un irlandais au tempérament sanguin et brutal qui connait la véritable nature de la mafia, bat son fils régulièrement quand il apprend par des lettres de l'école qu'Henry ne va plus en classe. Cependant, Henry est aidé par les « affranchis » (les mafieux, qui se surnomment ainsi entre-eux) qui interviennent en menaçant le postier, et font par la même occasion interrompre la distribution des lettres de l'école.

Grâce à ses activités illégales qu'il réalise pour les « affranchis », Henry commence très jeune à bien gagner sa vie et à apprendre les ficelles du métier, notamment deux notions parmi les plus importantes pour un gangster : « Ne jamais balancer ses copains et toujours la mettre en veilleuse ». Il est alors introduit dans l'organisation criminelle de Paulie et, en grandissant, réussit à se faire une place dans ce milieu en suivant les conseils de ses ainés ; il est notamment présenté à l'associé de Paulie, Jimmy Conway[b], un américain d'origine irlandaise, ainsi qu'au truand Tommy DeVito[c], un psychopathe dangereux et impulsif. Henry sera leur partenaire à plusieurs occasions.

Après avoir fait ses classes dans l'organisation de Paulie en réalisant divers crimes (et avoir été arrêté lors d'un trafic de cigarettes où, à l'époque adolescent, il saura se taire lors de son jugement), Henry Hill organise en 1967 le casse du vol Air France ; il est alors âgé de 23 ans[d]. Ce vol marque l'entrée de Hill dans le grand banditisme. À cette époque, il fréquente le Copacabana Club, une boîte de New York où les mafieux ont leurs habitudes, et rencontre celle qui deviendra son épouse, Karen, une américaine d’origine juive. Au début de leur relation, Karen admet être excitée par les histoires de bandits auxquelles Henry est mêlé, ce dernier utilisant son aplomb et son charme pour la séduire après un premier rendez-vous qui s'était mal passé entre-eux ; Karen tombe également sous le charme quand Henry la venge d'un homme, un voisin en face de chez elle qui avait essayé d'abuser d'elle, Henry lui cassant le nez avec la crosse de son revolver tout en menaçant de le tuer. Ils se marient ensuite et fondent une famille, Karen apprenant les activités de son mari sans que cela ne l'émeuve beaucoup, et fréquentant la famille des « affranchis », notamment les épouses des autres truands, qui vivent en milieu clos les uns avec les autres.

En juin 1970, Henry, alors propriétaire d'un bar dans le Queens, assiste les truands Tommy et Jimmy Conway quand ces derniers tabassent dans son établissement le capo (chef) Billy Batts de la famille Gambino, après que ce dernier, récemment sorti de prison, ait manqué de respect à Tommy en le traitant de « cireur de chaussures » (une occupation de Tommy quand il était jeune). Batts, en tant que haut gradé de la famille Gambino, s'était permis de railler Tommy en se croyant intouchable car, du fait de son « titre », il ne pouvait pas être attaqué sans l'accord des autres membres de la « famille ». Se rendant compte que cet acte pourrait entraîner leur mort à tous les trois, Henry, Jimmy et Tommy cachent le corps de Batts, tout ensanglanté (mais encore vivant, sans que ces derniers ne le sachent) dans le coffre de la voiture d'Henry et, après l'avoir entendu se débattre dans le coffre, décident d'aller le tuer et de l'enterrer dans un endroit désolé, hors de la ville, le déterrant et le changeant d'endroit six mois plus tard, craignant que son cadavre ne soit découvert lors d'un projet immobilier.

Tout en étant marié, Henry entretient une relation extra-conjugale notoire avec une autre femme, Janice Rossi. Quand Karen s'en aperçoit, elle menace de tuer Henry avec un revolver, mais ce dernier parvient in extremis à lui faire entendre raison. Essayant d'arranger le coup, Paulie envoie Henry accompagner Jimmy Coonway, les deux se rendant en Floride récupérer l'argent d'un bookmaker. Pour intimider le mauvais payeur, Henry et Jimmy le suspendent au-dessus d'une cage à lion dans un zoo mais finiront néanmoins en prison, la sœur du parieur se révélant être une secrétaire du FBI, ce qui leur attire des ennuis. En prison, Henry retrouve Paulie — qui purge six mois pour fraude fiscale — et, par manque d’argent, se résout à faire secrètement un trafic de médicaments pour subvenir aux besoins de sa famille. Il est libéré en 1978.

Par la suite, Henry et la bande des « affranchis » de Paulie commettent un très gros coup, le vol de la compagnie Lufthansa, volant près de six millions de dollars à l’aéroport de New York. Cette affaire fait sensation, étant relayée dans les médias, les policiers s'activant pour retrouver les coupables. Dans le même temps, Henry s'implique de plus en plus dans son trafic de drogue et, du fait de son succès, prend comme associés Jimmy Conway et Tommy, malgré le fait que Paulie ait interdit à quiconque de son équipe de tremper dans ce genre d'activité.

Les choses commencent à mal tourner quand plusieurs membres de la bande se mettent à acheter des biens extravagants et tapageurs avec leur part de l'argent du vol de la Lufthansa, ne suivant pas le conseil de Jimmy Conway qui leur avait pourtant dit de ne pas attirer l'attention sur eux. Conway, devenu paranoïaque, fait assassiner petit à petit tous les membres de l'équipe ayant participé à l'opération, de peur de se faire prendre par la police, recevant à cette occasion l'aide de Tommy. Henry, qui s'était tenu tranquille, est épargné.

Tommy se fait ensuite tuer. Alors qu'il est nommé capo lui aussi par ses chefs, il est tué par Teddy, le frère de Paulie et Vinnie (les chefs de l'organisation) après que ces derniers ont découvert qu'il était impliqué dans le meurtre de Billy Batts (et aussi pour plusieurs autres choses). Cette mort entraine le chagrin de Conway, ami proche de Tommy, mais Henry affirme qu'ils ne peuvent rien y faire, car ce sont des « histoires de macaroni », dont lui et Jimmy (n'étant pas intégralement issus de parents italiens) sont étrangers.

En 1980, Henry Hill est l'un des rares survivants de la bande des « affranchis » de Paulie et s'apprête à faire un gros coup avec ses associés de Pittsburgh dans le trafic de stupéfiants. Mais, à cause de sa forte dépendance à la cocaïne, il commet des impairs et après avoir été « trahi » par une de ses équipières (qui a fait l'erreur de téléphoner de chez lui et non d'une cabine téléphonique publique), il est arrêté par les policiers de la DEA qui l’attrapent chez lui par surprise dans une opération menée de longue date. De retour chez lui à sa sortie d'interrogatoire, Karen l'informe qu'elle a vidé l'équivalent de 60 000 dollars de cocaïne dans les toilettes, ayant eu peur que les agents des narcotiques ne fouillent leur domicile. Ce qui était la planche de salut pour Henry, maintenant évanouie, le met, lui et sa famille, dans un total dénuement.

Henry, désespéré, sollicite en derniers recours Paulie pour le dépanner, mais celui-ci lui rappelle qu'il lui avait interdit de se mêler au trafic de drogue. Ne croyant plus en sa loyauté et cerné par la police qui cherche à le coincer lui-aussi, Paulie se voit forcé de tourner le dos à Henry ; mais, ému par sa déchéance, il lui donne toutefois 3 200 dollars (tout ce qu'il a en poche) et lui dit de ne plus chercher à le revoir.

Henry sollicite ensuite Jimmy Conway mais, n'ayant que peu de confiance en ce dernier, il envoie Karen récupérer l'aide promise par Conway. Au retour d'une Karen affolée et en pleurs, qui a découvert que Jimmy se préparait à la faire tuer, Henry accepte de parler aux policiers. Après sa déposition à un agent du FBI, il témoigne au cours d'un procès contre ses anciens associés criminels, qui finissent en prison. En contrepartie de ses aveux et de son témoignage, Henry Hill intègre le programme fédéral de protection des témoins qui le protège lui ainsi que sa famille, en lui donnant une nouvelle identité et un lieu de résidence secret.

Finalement, Henry Hill, séparé par la force des choses de ses liens avec la mafia et ses anciens comparses « affranchis », voit son existence se transformer radicalement, pour vivre la petite vie normale d'un homme ordinaire (selon lui, une vie de « plouc » où il attend, où rien ne se passe), chose dont il s'était moqué naguère et à laquelle il avait échappé durant toute sa vie de gangster flamboyant.

Le film se termine avec un message informant les spectateurs du devenir de plusieurs des protagonistes : Henry Hill, divorcé de Karen, est « clean » depuis 1987 ; Paul Cicero est mort en prison en 1988, des suites d'une maladie respiratoire ; Jimmy Conway purge une peine de vingt ans de prison à New York[e].

Fiche technique

Distribution

Sources pour la version française (VF) sur RS-Doublage et AlloDoublage.

Personnages

Acteur Personnage Basé sur
Ray Liotta Henry Hill Henry Hill

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Robert De Niro Jimmy Conway Jimmy Burke
Joe Pesci Tommy DeVito Thomas DeSimone
Lorraine Bracco Karen Hill Karen Hill (née Friedman)
Paul Sorvino Paul Cicero Paul Vario

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Frank Sivero Frankie Carbone Angelo Sepe
Tony Darrow Sonny Bunz Angelo McConnach « Sonny Bamboo »
Mike Starr Frenchy Robert McMahon
Frank Vincent Billy Batts William « Billy Batts » DeVino
Chuck Low Morrie Kessler Martin Krugman
Frank DiLeo Tuddy Cicero Vito « Tuddy » Vario
Johnny Williams Johnny Roastbeef Louis Cafora
Jim Colella Jim Colella Jim Colella
Samuel L. Jackson Parnell « Stacks » Edwards Parnell Steven « Stacks » Edwards
Frank Adonis Anthony Stabile Anthony Stabile
Catherine Scorsese Mère de Tommy DeVito Mère de Thomas DeSimone
Gina Mastrogiacomo Janice Rossi Linda Coppociano
Debi Mazar Sandy Megan Cooperman
Margo Winkler Belle Kessler Fran Krugman
Welker White Lois Byrd Judy Wicks
Julie Garfield Mickey Conway Mickey Burke
Ed Deacy Lui-même Lui-même (inspecteur de police)
Christopher Serrone Henry Hill (jeune) Henry Hill (jeune)
Charles Scorsese Vinnie Thomas Agro
Michael Vivalo Nicky Eyes Lui-même
Michael Imperioli « Spider » Michael « Spider » Gianco
Tony Ellis Bridal Shop Owner Jerome Asaro
Elizabeth Whitcraft Rosie (fiancée de Tommy) Theresa Ferrara
Anthony Powers Jimmy Two-Times Bobby « The Dentist »
Ed McDonald Lui-même Lui-même (procureur fédéral)
Ray DeBenedictis « Peter »
Tony Lip Frankie « The Wop » Francesco Manzo
Kevin Corrigan Michael Hill Michael Hill

Production

Développement

Les Affranchis est basé sur le livre Wiseguy de Nicholas Pileggi, un journaliste spécialisé dans le monde de la mafia[5].

Martin Scorsese, qui n'avait jamais voulu faire un autre film sur la mafia (après [Quoi ?]), consulte une critique du livre de Pileggi, ce qui l'incite à le lire[6] tout en travaillant sur le long-métrage qu'il réalise à cette époque, La Couleur de l'argent (1986)[7]. Ayant été toujours fasciné par le mode de vie des mafieux, Scorsese est attiré par le livre de Pileggi car il s'agit, selon lui, de la représentation la plus honnête des gangsters qu'il ait jamais lu[8]. Par la suite, le cinéaste sait quelle approche utiliser :

« Démarrer Les Affranchis comme un coup de feu et constamment accélérer à partir de là, presque comme une bande-annonce de deux heures et demie. Je pense que c'est la seule façon de percevoir l'exaltation que produit ce mode de vie et de comprendre pourquoi celui-ci captive des tas de gens[9]. »

Selon Pileggi, Scorsese l'aurait appelé sans prévenir et lui aurait affirmé : « J'ai attendu ce livre ma vie entière », ce à quoi Pileggi lui aurait répliqué : « J'ai attendu cet appel ma vie entière[10],[11] ».

Le réalisateur est également attiré par les aspects documentaires du livre. « Le livre Wise Guys donne une idée de leurs vies [des gansters] au quotidien, l'ennui, comment ils travaillent, comment ils prennent en charges les boîtes de nuit de certains et pour quelles raisons. Cela montre comment ils fonctionnent[10] ». Scorsese a imaginé Les Affranchis comme le « troisième film d'une trilogie imprévue des films qui ont examiné la vie des Italo-Américains sous des angles légèrement différents[12] » et l'a souvent décrit comme un « film sur la mafia « fait-maison » » dont le sujet est l'argent : « c'est de cette manière qu'ils font des affaires »[8].

À l'origine, le film devait être tourné avant La Dernière Tentation du Christ (sorti en 1988) mais, lorsque les fonds de La Dernière Tentation du Christ sont rassemblés, Scorsese décide de reporter Les Affranchis.

Scénario

Scorsese et Pileggi collaborent ensemble au scénario du film. Au cours des douze projets de scripts qui seront élaborés avant d'atteindre le script idéal, le journaliste se rend compte que « le style visuel devait être entièrement refait... nous avons donc décidé de partager le crédit du scénario[10],[13] ». Ils décident alors de choisir les passages du livre qu'ils ont aimés et d'en faire un tout cohérent[14]. Pour ce faire, Scorsese persuade Pileggi de ne pas suivre une structure narrative traditionnelle. Le réalisateur veut traiter ce film de gangsters épisode par épisode, mais en commençant par le milieu et en se déplaçant dans le passé et le présent. Il raccourcit les scènes après s'être rendu compte que si elles sont courtes, « l'impact après environ une heure et demie serait formidable »[14].

Certains personnages du film sont modifiés, notamment les noms de plusieurs gangsters ayant une existence réelle : Tommy « Two Gun » DeSimone devient Tommy DeVito, Paul Vario devient Paulie Cicero et Jimmy « The Gent » Burke est présenté en tant que Jimmy Conway[13]. Pileggi et Scorsese décident aussi de changer le titre de leur film de Wise Guys en Goodfellas (argot de « good fellows », en français « les bons garçons » ou « les bons camarades ») parce que deux projets contemporains au sien utilisaient déjà dle terme : le film Wise Guys de Brian de Palma, sorti en 1986 et la série télévisée Wiseguy, diffusée entre 1987 et 1990[14]. Le terme d'« Affranchi », bien qu'utilisé pour le titre en français, désigne dans le film un membre à part entière d'une famille, ce qu'aucun des trois goodfellas ne sera (le seul italo-américain de l'équipe, Tommy est d'ailleurs tué au moment où il pense pouvoir le devenir).

Dans ce film, Martin Scorsese casse par deux fois le « quatrième mur », à la toute fin du film. Tout d'abord, Henry Hill s'adresse au spectateur à la fin du procès en déambulant dans la salle, puis un plan montre Joe Pesci tirant sur les spectateurs, en référence au film muet qui brisa pour la première fois ledit quatrième mur en 1903, The Great Train Robbery de Edwin S. Porter.

Distribution des rôles

Dès lors que Robert De Niro accepte d'interpréter le rôle de Jimmy Conway, Martin Scorsese obtient l'argent nécessaire pour tourner le film[7]. Le réalisateur repère également Ray Liotta, après que De Niro l'ait vu dans Dangereuse sous tous rapports ; dans ce film, Scorsese est surpris par l'« énergie explosive » du jeune comédien[15]. Ray Liotta, qui avait lu le livre de Pileggi quand il était sorti, avait été fasciné par celui-ci. Quelques années plus tard, son agent lui annonce que Scorsese va réaliser une version cinéma. En 1988, l'acteur rencontre Scorsese sur une période de plusieurs mois et auditionne pour le film, insistant avec pugnacité pour obtenir le rôle d'Henry Hill alors que le studio souhaite un acteur plus célèbre. Liotta a affirmé « qu'ils auraient plus préféré Eddie Murphy que moi »[16].

Robert De Niro, en bon élève de l'Actors Studio, contacte à plusieurs reprises le véritable Henry Hill pour le consulter sur le personnage de Conway qu'il allait incarner, jusqu'à lui demander la manière dont Burke tenait sa cigarette[17],[18] et fait de nombreuses recherches sur ceux qui ont été écartés du livre[19]. Ray Liotta, de son côté, écoute les cassettes audio du FBI afin de parler comme Hill[19]. Lorraine Bracco, qui incarne l'épouse d'Henry Hill, Karen, a quant à elle essayé de se rapprocher d'une femme de gangster, mais en fut incapable car ce genre de femmes forment une communauté très soudée et très fermée aux étrangers. Elle décida également de ne pas rencontrer la vraie Karen, car elle pensait que la création du rôle serait mieux si cela venait d'elle, et a utilisé la vie du personnage avec ses parents pour ligne directrice émotionnelle[20]. Paul Sorvino, l'interprète de Paulie n'a aucun mal à trouver la voix et la démarche du rôle, mais par contre a eu des difficultés à trouver le « noyau de froideur et de dureté absolue » du personnage car c'est contraire à sa nature du comédien, sauf quand sa « famille est menacée »[21].

Tournage

Deux semaines avant le début du tournage, le véritable Henry Hill est payé 480 000 $.[réf. souhaitée]

Le film est tourné du printemps à l'été 1989, notamment à New York dans le Queens, dans les états de New York et du New Jersey et dans certaines parties de Long Island pour un budget estimé à 25 millions de dollars.

À cause du style de narration choisi, Martin Scorsese a découpé le film en séquences et tout storyboardé. Selon lui,

« Je voulais beaucoup de mouvements, à travers l'ensemble du tableau, et je voulais du mouvement jusqu'au moment où Henry se fait arrêter et que tout son univers s’effondre à la fin. Pour le dernier jour de [Henry] en tant qu’affranchi, la séquence entière devait être hors de contrôle, donner l'impression qu'il est tout simplement au bord du précipice et qu'il va chuter[14]. »

Il met en place une voix-off, s'inspirant de la séquence d'ouverture de Jules et Jim, réalisé par François Truffaut en 1962. Le style nerveux du Goodfellas s'inspire également des premières minutes de ce film[14] et Scorsese utilise les mêmes procédés de la Nouvelle Vague : une vaste narration, des modifications rapides, l'arrêt sur image. Il cherche également à représenter cette attitude irresponsable envers les conventions sociales qu'ont la plupart des gangsters du film.

Scorsese remarqua: "Alors, si vous regardez le film, vous dites:" Je me fiche de savoir s'il y a trop de narration. Trop de coupes rapides? C'est dommage. " C'est ce genre d'attitude vraiment punk que nous essayons de montrer "[25]. Il a adopté un style frénétique qui cherche presque à submerger le public d'images et d'informations[14]. Il met également beaucoup de détails dans chaque séquences parce que la vie de gangster est tellement riche. L'utilisation de l'arrêt sur image est utilisé parce que Scorsese souhaite que les images s'arrêtent au moment où une étape dans la vie de Henry est atteint[14].

Joe Pesci ne juge pas son personnage mais trouve la scène où il tue Spider parce que ce dernier lui répond difficile à faire, car il a du mal à justifier l'acte de tuer avant de s'obliger à ressentir la même chose que Tommy[8]. Lorraine Bracco a trouvé que le tournage était émotionnellement difficile à supporter car il s'agissait d'un casting à dominance masculine, et elle s'est rendu compte que si elle ne s'impliquait pas dans son travail à fond, ses scènes finiraient probablement par être coupé au montage[8]. En ce qui concerne la relation entre Henry et Karen, Bracco ne voit aucune différence entre une femme maltraitée et son personnage[8].

Selon Pesci, l'improvisation est issu de répétitions au cours desquelles Scorsese laisse les acteurs faire ce qu'ils veulent. Il transcrit ces séances, repèrent les lignes de texte que les acteurs proposent les plus à son goût et les intègrent dans un scénario révisité à partir duquel le casting travaille lors de la prise de vue principale. Par exemple, la scène où Tommy raconte une histoire et que Henry lui répond qu'il est drôle et que Pesci lui rétorque « Drôle, je suis drôle comment? Je t'amuse? » est basé sur un événement réel dont Pesci a été témoin. Il a travaillé sur des répétitions où lui et Liotta ont improvisé. Scorsese a enregistré quatre ou cinq prises, réécrit leurs dialogues et l'a inséré dans le scénario[26]. La scène du dîner avec la mère de Tommy est en grande partie improvisée. Sa peinture de l'homme barbu avec les chiens est basée sur une photographie du magazine National Geographic[27]. La distribution n’a pas rencontré Henry Hill durant le tournage mais seulement quelques semaines avant la première. Liotta l'a rencontré dans une ville non divulguée. Hill déclare avoir vu le film et l'avoir apprécié[8].

Le long travelling dans la discothèque de Copacabana est dû à un problème pratique: les producteurs n'avaient pas obtenu la permission d'aller en salle, ce qui les forçait à tourner dans les coulisses[14]. Scorsese a décidé de filmer la séquence d'un seul coup de manière ininterrompue afin de symboliser le fait que la vie d'Henry était devant lui, commentant: "C'est ma manière de la séduire [Karen] et c'est aussi le style de vie qui séduit"[14]. Cette scène a été tournée huit fois[26].

Le dernier jour d’Henry en tant qu’affranchi est la partie la plus difficile du film pour Scorsese, car il veut montrer correctement l’état d’angoisse, de paranoïa et les pensées qui s'emballent de Henry causées par sa consommation de cocaïne et d'amphétamines[14]. Scorsese a confié au critique de cinéma Mark Cousins dans une interview le motif du tir de Pesci dans la dernière scène du film: « C'est une référence au film de 1903, Le Vol du grand rapide, c'est ainsi que se termine film, et fondamentalement l'intrigue de cette image est très similaire à Le Vol du grand rapide. Ça n'a pas changé 90 ans plus tard, c'est la même histoire, les coups de feu seront toujours là, il va toujours regarder derrière son dos, il doit avoir les yeux derrière son dos, car ils vont l'avoir un jour. » Le réalisateur terminé le film avec Henry, regrettant qu'il ne soit plus un affranchi, à propos duquel Scorsese déclare : "« Je pense que le public devrait se fâcher contre lui et j'espère qu'il le fera, et peut-être mettre en cause le système qui le permet »[14].

Montage

Le scénario ayant été longuement travaillé, la monteuse du film, Thelma Schoonmaker a déclaré qu'il lui semblait qu'elle n'avait coupé qu'une seule scène tournée : celle où le petit garçon apprend à boire des expressos[28].

Musique

La musique du film est composée de plusieurs titres, pour la plupart connus: les morceaux choisis correspondent à l'évolution narrative chronologique du film. Par exemple lorsque l'action se passe en 1973, on peut entendre un morceau correspondant à cette époque ou d'une époque antérieure, ceci pour recréer l'ambiance de l'époque.

Liste des musiques par ordres d'apparition dans le film :

  • Rags to Riches par Tony Bennett (1953) : générique d'ouverture et début de narration.
  • Can't We Be Sweethearts par The Cleftones (1955) : le jeune Henry en train de garer les Cadillacs.
  • Hearts of Stone par Otis Williams and The Charms (1954) : le postier de Henry se faisant menacer.
  • Sincerely par The Moonglows (1955) : les mafieux sont ensemble en train de cuisiner dans la maison de Paulie.
  • Firenze Sogna par Giuseppe Di Stefano : nouveau costume ; une victime se fait tirer dessus.
  • Speedo par The Cadillacs (1955) : Henry enfant, distribue des sandwichs ; Jimmy Conway fait une première apparition.
  • Parlami d'amore Mariu par Giuseppe Di Stefano : Henry adolescent se fait attraper par la police de New York en train de vendre des cigarettes.
  • Stardust par Billy Ward and His Dominoes (1957) : aéroport d'Idlewild en 1963 ; première apparition de Henry Hill adulte, vol de camion.
  • This World We Love In (Il Cielo In Una Stanza) par Mina : au Bamboo Lounge, les mafieux sont présentés les uns après les autres ; le cambriolage du vol Air France est planifié.
  • Playboy par The Marvelettes (1962) : le Bamboo Lounge est en faillite ; Henry et Tommy brûlent le restaurant.
  • It's Not for Me to Say par Johnny Mathis (1957) : le double rencart ; Karen fait une première apparition et est ignorée par Henry.
  • I Will Follow Him par Betty Curtis : Karen est furieuse et se querelle fortement avec Henry dans la rue.
  • Then He Kissed Me par le groupe The Crystals (1963) : Henry et Karen entrent au Copacabana par la porte de service.
  • Look in My Eyes par The Chantels (1961) : le braquage du vol Air France ; Paulie prend sa part.
  • Roses Are Red par Bobby Vinton (1962) : Henry et Karen sortent dans une base nautique et reçoivent du champagne de Bobby Vinton au Copa.
  • Life Is But a Dream par The Harptones (1955) : Henry et Karen se marient et font une réception.
  • Leader of the Pack par The Shangri-Las (1964) : la fête du mariage.
  • Toot, Toot, Tootsie Goodbye par Al Jolson (clip de The Jazz Singer) : des inspecteurs de la police de New York (NYPD) présentent un mandat et perquisitionnent la maison des Hill.
  • Happy Birthday to You, chanté par des membres de la famille à l'anniversaire du petit Jimmy : réunion des épouses qui racontent leurs vies quotidiennes.
  • Ain't That a Kick in the Head? par Dean Martin (1960) : la narration continue sur leurs vies d'épouses de mafieux.
  • He's Sure the Boy I Love par The Crystals (1963) : Billy Batts arrive au Suite Lounge ; l'insulte du « cireur de chaussure ».
  • Atlantis par Donovan (1968) : Billy Batts est tabassé et frappé par Tommy et Jimmy.
  • Pretend You Don't See Her par Jerry Vale (1957) : vendredi soir au Copa avec les petites amies ; dîner du dimanche à la maison de Paulie.
  • Remember (Walkin' in the Sand) par The Shangri-Las (1964) : Henry avec Janice au Suite Lounge avant d'enterrer le corps de Billy Batts.
  • Baby I Love You par Aretha Franklin (1967) : appartement de Janice Rossi ; elle fait visiter son appartement à ses amies. Spider fait sa première apparition au jeu de poker.
  • Firenze Sogna par Giuseppe Di Stefano (joué pour la deuxième fois) : autre partie de poker ; Tommy tue Spider.
  • Beyond the Sea par Bobby Darin (1960) : vie en prison (dîner) ; Henry commence à vendre de la drogue.
  • Boulevard of Broken Dreams par Tony Bennett (1950) : dîner à la maison de Paulie après la libération sur parole de Henry.
  • Gimme Shelter de The Rolling Stones (1969) : Henry coupant la cocaïne dans l'appartement de Sandy. Il apporte la came à Jimmy et Tommy au bureau des libertés conditionnelles.
  • Wives and Lovers par Jack Jones (1963) : Karen montre la nouvelle maison et les meubles à sa copine Belle ; Morrie rencarde Henry sur le casse de la Lufthansa.
  • Monkey Man par The Rolling Stones (1969) : la babysitter, Lois Byrd (avec un bébé), fait son apparition ; Henry se retrouve encore à mélanger la coke dans l'appartement de Sandy.
  • Frosty the Snowman The Ronettes (1963) : Henry arrive à la fête de Noël ; Jimmy jette hors de sa Cadillac Johnny Roastbeef.
  • Christmas (Baby Please Come Home) par Darlene Love (1963) : Jimmy engueule Frankie Carbone pour l'achat de sa cadillac rose ; Morrie harcèle Jimmy pour avoir sa part du casse de la Lufthansa.
  • Bells of St. Marys par The Drifters (1954) : L'arbre de noël de Henry Hill ; l'exécution de Stacks Edwards.
  • Unchained Melody par Vito and The Salutations (1963) : au bar, Henry est ennuyé au sujet de Stacks ; Tommy pense qu'il va devenir « affranchi » ; Morrie continue de harceler Jimmy.
  • Danny Boy - Morrie le chante à Henry, puis il quitte le bar après que sa tentative de parler à Jimmy ait échoué.
  • Sunshine of Your Love, du groupe Cream (1967) : Jimmy assiste à l'assassinat de Morrie et d'autres membres de son équipe.
  • le coda jouée au piano du titre Layla par le groupe Derek and the Dominos (1970) : des cadavres sont découverts partout dans la ville ; Tommy est exécuté.
  • Jump into the Fire par Harry Nilsson (1972) : matinée du à h 55 séquence de l'hélicoptère ; Henry livre les flingues à Jimmy.
  • Memo from Turner par Mick Jagger (1970) : Henry quitte Jimmy avec les flingues qu'il ne veut pas.
  • Magic Bus par The Who (1968) : apeuré, conduisant drogué, Henry a presque failli avoir un accident de voiture.
  • Jump into the Fire par Harry Nilsson (joué pour la deuxième fois) : Henry conduit son frère de l'hôpital à la maison ; il commence à préparer le dîner ; encore plus d'hélicoptères.
  • Monkey Man par The Rolling Stones (joué pour la deuxième fois): encore plus apeuré en conduisant ; Henry et Karen cachent les flingues dans la maison de la mère de Karen.
  • What Is Life de George Harrison (1970) : toujours aussi apeuré en conduisant ; il ramène encore les flingues. Il rend visite à son grossiste en cocaïne membre du réseau. Appel de Sandy. Il appelle Lois. Lois appelle d'une ligne intérieure.
  • Mannish Boy par Muddy Waters (1955) : dernière fois dans l'appartement de Sandy, mélangeant la coke. Dîner chez les Hill's avec les enfants de Lois et son frère Michael.
  • My Way par Sid Vicious (1979) : générique de fin.
  • le coda jouée au piano du titre Layla par le groupe Derek and the Dominos (joué pour la deuxième fois) : deuxième chanson du générique.

Accueil

Critiques

Les Affranchis a été acclamé par la critique, obtenant un pourcentage de 97 % d'opinions positives, basé sur 58 critiques, et une note moyenne de 8,810 sur le site Rotten Tomatoes[30]. Il obtient également une moyenne de 89100, basé sur 18 critiques sur le site Metacritic[31]. Le public, lui aussi, salue le film de façon quasi unanime, avec 8,710 sur le site Internet Movie Database, basé sur plus de 558 000 notes, faisant partie des vingt films les plus côtés du site.

Box-office

Les Affranchis obtient un succès commercial. Aux États-Unis, le film se classe directement premier — durant une semaine — lors de sa première semaine d'exploitation avec 8 971 101 $[33] de recettes. Il parvient à rester dans le top 10 du box-office durant cinq semaines, dont la 5e place pendant deux semaines, pour finir sa carrière avec 46 836 214 $[33].

En France, le long-métrage de Scorsese n'obtient pas le succès des États-Unis : en effet, Les Affranchis n'atteint même pas le million d'entrées (976 346 entrées)[34]. Lors de sa reprise en salles, Les Affranchis totalise 7 743 entrées, portant le cumul des entrées toutes exploitations à 984 089 entrées[réf. nécessaire].

Pays ou région Box-office Date d'arrêt du box-office Nombre de semaines
Drapeau des États-Unis États-Unis 46 836 214 $ 11
Drapeau de la France France 984 089 entrées - -

Distinctions

Lors de la 63e cérémonie des Oscars, Joe Pesci remporte l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle. Le film avait par ailleurs été nommé dans cinq catégories :

Lors de la 44e cérémonie des BAFTA Awards, la même année, le film remporte un prix dans cinq catégories :

Robert De Niro y avait également été nommé au titre de meilleur acteur ainsi que Michael Ballhaus à celui de la meilleure photographie.

En France, le film obtient également une nomination au titre de meilleur film étranger lors de la 16e cérémonie des César.

Dans la culture populaire

Animaniacs

Article connexe : Animaniacs.

Les Affranchis ont été retranscrits sous forme de pigeon dans la série animée Animaniacs, devenant les Pigeons affranchis : Squit (nouveau de la bande comme Ray Liotta) ; Bobby (diminutif de Robert (De Niro) et Pesto (où on retrouve les lettres P.E.S. comme dans Pesci). Lorsque Squit dit quelque chose de vexant à Pesto, ce dernier perd son sang froid et se jette sur lui en disant « Y EN A MARRE !!! ».

Les Soprano

Chase a dit que les Affranchis était une inspiration pour lui et la création de la série Les Soprano[36].

Les Soprano a commencé avec quatre acteurs (Lorraine Bracco, Michael Imperioli, Tony Sirico et Vincent Pastore) étant déjà apparus dans Les Affranchis. Plus tard, Frank Vincent et Joseph Gannascoli (figurant non crédité dans le film) rejoignent la série. De nombreux autres acteurs récurrents des Soprano avaient déjà joué dans Les Affranchis : Nicole Burdette, Tony Darrow, Tony Lip, Frank Pellegrino, John « Cha Cha » Ciarcia, Suzanne Sheperd, Paul Herman, Marianne Leone Cooper, Nancy Cassaro, Daniel P. Conte, Frank Albanese... Au total, 27 acteurs apparaissent dans les deux productions. L'acteur principal des Affranchis Ray Liotta fut aussi un des premiers candidats pour incarner Tony Soprano. Plus tard, Liotta a également refusé le rôle de Ralph Cifaretto, qui est finalement allé à Joe Pantoliano.

Michael Imperioli (qui, dans Les Affranchis, joue le rôle du serveur Spider qui se fait tirer dans le pied par Tommy), tire dans le pied d'un commerçant. Pendant que celui-ci crie « Tu m'as tiré dans le pied ! », Imperioli sort en disant « Ça arrive… ». Phil Leotardo (Frank Vincent) meurt de la même façon dans Les Affranchis où il joue le rôle de Billy Batts.

Notes et références

Notes

  1. Personnage basé sur le caporegime  de la famille Lucchese, Paul Vario.
  2. Personnage basé sur le mafieux James Burke.
  3. Personnage basé sur le truand Tommy DeSimone.
  4. Le véritable Henri Hill vola près de 420 000 dollars contenus dans un avion Air France au terminal de John Fitzgerald Kennedy Airport.
  5. Le mafieux James Burke, inspiration pour le personnage de Jimmy Conway, meurt d'un cancer des poumons en 1996, six ans après la sortie du film.

Références

  1. Dates de sortie - Internet Movie Database
  2. « Classification CNC : Les Affranchis », sur CNC.fr (consulté le 4 octobre 2014)
  3. (en) « "Goodfellas" turned "Wiseguy"’s simple prose into cinematic gold », Ryan Vlastelica, avclub.com, 18 septembre 2015.
  4. (en) Derek Malcolm, « Made Men », Film Comment,‎ .
  5. a et b (en) Richard Goodwin, The Making of "Goodfellas", Hotdog
  6. a b c d e et f Susan Linfield, « 'Goodfellas' Looks at the Banality of Mob Life », The New York Times,‎ (lire en ligne).
  7. (en) Mike Clark, « GoodFellas step from his childhood », USA Today,‎
  8. a b et c (en) Mary Pat Kelly, Martin Scorsese: A Journey, Thunder Mouth Press, mars 2003.
  9. (en) « Classic Feature: Martin Scorsese talks GoodFellas », Henri Behar, Empire Magazine, 20 juin 2014 (première publication no 17 en novembre 1990).
  10. (en) Matthew Gilbert, « Scorsese Tackles the Mob », The Boston Globe,‎ .
  11. a et b Howard Hughes, « Crime Wave: The Filmgoers' Guide to the Great Crime Movies ». p. 176–177.
  12. a b c d e f g h i j et k (en) David Thompson et Ian Christie, Scorsese on Scorsese, Faber and Faber, , p. 150–161.
  13. (en) Matthew Gilbert, « Scorsese Tackles the Mob », Boston Globe, 16 septembre 1990.
  14. (en) Jamie Portman, « Goodfellas Star Prefers Quiet Life », Toronto Star, 1er octobre 1990.
  15. (en) Buck Wolf, « Rap Star 50 Cent Joins Movie Mobsters », ABC News,‎ (lire en ligne).
  16. (en) Stella Papamichael, « GoodFellas: Special Edition DVD (1990) », sur BBC.co.uk, .
  17. a et b Arnold Gary, « Real Fellas Talk about Mob Film », The Washington Times,‎ .
  18. Alex Witchel, « A Mafia Wife Makes Lorraine Bracco a Princess », The New York Times,‎ .
  19. (en) Lawrence Van Gelder, « At the Movies », New York Times,‎ .
  20. Clark, Mike (September 19, 1990). "GoodFellas step from his childhood". USA Today
  21. a et b  Kaplan, Jonah (writer and editor); Stephen Altobellow and Jeffrey Schwartz (producers) (2004). Getting Made: The Making of Goodfellas. Goodfellas (Blu-ray Disc) Warner Home Video. (ISBN 1-4198-4306-0)
  22. Godfrey, Alex (November 2013). "Whaddya want from me?". mrgodfrey.
  23. Nicolas Saada, « Entretien avec Thelma Schoonmaker », Les Cahiers du cinéma, no 500,‎ mars 1996pages=17-19.
  24. (en) Goodfellas : Rotten Tomatoes. Consulté le
  25. (en) Goodfellas : Metacritic. Consulté le
  26. a et b (en) Goodfellas (Weekly) - Box Office Mojo.
  27. (fr) Calendrier - Sortie du 12 septembre 1990.
  28. (en) Jeff Stark, « Les cas de Jersey inspire une nouvelle saison » [archive du ], Newark Star Ledger,

Voir aussi

Articles connexes

  • Casino (1995), film réalisé par Martin Scorsese.
  • Les Soprano (1999-2007), série télévisée sur le thème de la mafia, dont cinq des acteurs du film y participent, comme acteur principal ou secondaire.

Liens externes