Le Jeu de la dame

Le Jeu de la dame

Type de série mini-série
Titre original The Queen's Gambit
Genre Drame
Création Scott Frank
Allan Scott
Acteurs principaux Anya Taylor-Joy
Marielle Heller
Thomas Brodie-Sangster
Harry Melling
Bill Camp
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Chaîne d'origine Netflix
Nb. d'épisodes 7
Durée 46-68 minutes
Diff. originale

Le Jeu de la dame (The Queen's Gambit) est une mini-série américaine en sept parties d'environ 56 minutes chacune, créée par Scott Frank et Allan Scott, adaptée du roman éponyme de Walter Tevis publié en 1983, et mise en ligne le sur Netflix.

Synopsis

Cette fiction suit Elisabeth Harmon, une prodige des échecs orpheline, de huit à vingt-deux ans, dans sa quête pour devenir la meilleure joueuse d'échecs du monde, tout en luttant contre des problèmes émotionnels et une dépendance aux drogues et à l'alcool. L'histoire commence au milieu des années 1950 et se poursuit dans les années 1960[1].

Distribution

Anya Taylor-Joy incarne la protagoniste de la série, Beth Harmon.

Acteurs principaux

  • Anya Taylor-Joy (VF : Diane Kristanek) : Beth Harmon, jeune joueuse d'échecs
    • Isla Johnston (VF : Elisa Bardeau) : Beth, jeune
    • Annabeth Kelly : Beth, à cinq ans
  • Bill Camp (VF : Bruno Dubernat) : Monsieur Shaibel, le gardien de l'orphelinat qui a appris à Beth à jouer aux échecs
  • Moses Ingram (VF : Corinne Wellong) : Jolene, une orpheline amie de Beth à l'orphelinat
  • Christiane Seidel (VF : Rafaèle Moutier) : Helen Deardorff, la directrice de l'orphelinat
  • Rebecca Root  (VF : Marie Bouvier) : Mlle Lonsdale
  • Chloe Pirrie (VF : Marie Giraudon) : Alice Harmon, la mère biologique de Beth
  • Akemnji Ndifornyen  (VF : Martin Faliu) : M. Fergusson
  • Marielle Heller (VF : Flora Brunier) : Alma Wheatley, mère adoptive de Beth
  • Harry Melling (VF : Tony Marot) : Harry Beltik, ami, adversaire et amant de Beth dans le Kentucky
  • Patrick Kennedy (VF : Edgar Givry) : Allston Wheatley, mari d'Alma et père adoptif de Beth
  • Jacob Fortune-Lloyd  (VF : Thomas Roditi) : Townes, un joueur d'échecs pour qui Beth développe un amour non partagé
  • Thomas Brodie-Sangster (VF : Gabriel Bismuth-Bienaimé) : Benny Watts, ami, adversaire et amant de Beth
  • Marcin Dorociński : Vasily Borgov, champion du monde russe d'échecs

Version française

  • Direction artistique : Thomas Charlet
  • Société de doublage : Cinephase

Source et légende : version française (VF) sur RS Doublage

Production

Le , Netflix commande à la production une série composée de sept épisodes[3]. Créée par Allan Scott et Scott Frank, elle est réalisée par ce dernier et sort le [4]. Scott et Frank sont les producteurs exécutifs de la série aux côtés de William Horberg. La production bénéficie des conseils de l'ancien champion du monde d'échecs Garry Kasparov et de l'entraîneur d'échecs Bruce Pandolfini en tant que consultants[5],[6].

Dès la commande de la série, Anya Taylor-Joy est annoncée dans le rôle principal[7]. L'actrice aurait accepté de jouer Beth Harmon avant même d’avoir lu le script, donnant son accord au créateur de la série, Scott Franck, après avoir lu le roman de Walter Tevis, dont la série est adaptée, en moins d'une heure[8].

En , Moses Ingram est annoncée parmi la distribution[9].

Le tournage commence en à Cambridge (Ontario)[10]. Certaines scènes sont également tournées à Berlin[11], notamment Kino International, le zoo de Berlin et le Friedrichstadt-Palast[12].

Épisodes

  1. Ouvertures (Openings)
  2. Échanges (Exchanges)
  3. Pions doublés (Doubled Pawns)
  4. Milieu de jeu (Middle Game)
  5. Fourchette (Fork)
  6. Ajournement (Adjournment)
  7. Finale (End Game)

Accueil

Audience

Le , la série devient la plus regardée sur Netflix[13],[14].

Critique

États-Unis

L'agrégateur de critiques Rotten Tomatoes donne une cote d'approbation de 100 % sur la base de 42 avis, avec une note moyenne de 8,04 / 10. « Ses mouvements ne sont pas toujours parfaits, mais entre les performances magnétiques d'Anya Taylor-Joy, les détails d'époque incroyablement réalisés et l'écriture émotionnellement intelligente, The Queen's Gambit est une victoire absolue »[15]. Metacritic a attribué à la série une note moyenne pondérée de 79 sur 100 sur la base de 27 avis[16].

Entertainment Weekly donne un B à la série : « Taylor-Joy excelle dans les moments calmes, ses paupières se rétrécissant lorsqu'elle décime un adversaire, tout son corps matérialisant le désespoir de colère lorsque le jeu se retourne contre elle »[17]. Rolling Stone lui a attribué 3 étoiles sur 5 : « Un projet esthétiquement beau avec plusieurs superbes performances »[18]. Variety écrit : « The Queen's Gambit parvient à personnaliser le jeu et ses joueurs grâce à une narration intelligente. Anya Taylor-Joy est une actrice principale si magnétique que lorsqu'elle regarde l'objectif de la caméra, son éclat de silex menace de le traverser »[19].

France

La série obtient une note de presse moyenne de 3,95 sur le site AlloCiné, qui recense 7 titres de presse.

Télérama écrit notamment : « un drame solide et féministe qui réussit à glamouriser un jeu pas facile à porter à l’écran. Et passionnera même les profanes »[21]. Écran Large donne à la série une note de 3,5 sur 5 : « Scott Frank réussit à rendre ce jeu palpitant, explore la complexité de Beth et capte la richesse de son personnage »[22].

La note spectateur est, quant à elle, plus élevée, avec un résultat de 4,65 pour 2772 notes. Elle se classe ainsi cinquième meilleure série d'après les notes, selon AlloCiné. Elle suit donc Game of Thrones, Breaking Bad, Chernobyl et Notre planète.

Thèmes et analyses

Les échecs

Le titre de la série

Le Jeu de la dame se nomme en anglais « The Queen's Gambit », qui désigne une ouverture de jeu d'échecs, très populaire aux échecs, appelée en français « le gambit dame » (ou gambit de la dame). Il se réfère à l'ouverture de la dernière partie de la série, mais aussi à la position de Beth qui doit s'imposer dans un monde d'hommes[24].

Les parties d'échecs

Garry Kasparov, New York, 2003

Les créateurs de la série, Scott Frank et Allan Scott, souhaitaient que les parties d'échecs soient plausibles pour les joueurs. Ils firent appel aux conseils de l'ancien champion du monde d'échecs, Garry Kasparov. Le rôle de Vasily Borgov lui fut proposé, mais il dut décliner car son emploi du temps ne le permettait pas. Il accepta cependant d'être consultant[25].

Garry Kasparov voulait s'assurer que les parties d'échecs soient le plus réalistes possible car « de nombreux joueurs seraient amenés à regarder la série et pourraient dire : c'est complètement illogique »[25]. Il aida à revoir chaque partie. La plus compliquée fut la dernière partie de Beth Harmon contre le champion Vasily Borgov. La partie ainsi que sa conclusion devaient être complexes, reflétant le niveau des joueurs. Après plusieurs recherches, Kasparov s'inspira de la partie de Patrick Wolff contre Vassili Ivantchouk, durant le Festival d'échecs de Bienne en 1993[25].

Inspirations de la série

Les personnages de Beth Harmon et du grand maître fictif Vasily Borgov sont le résultat de la synthèse de plusieurs joueurs historiques.

Une femme d'un niveau tel qu'elle affronte l'élite mondiale masculine évoque la joueuse hongroise Judit Polgár, et par exemple son match contre Garry Kasparov en 2002.

Dans la préface du roman original, l'auteur, Walter Tevis, amateur féru d'échecs, indiquait s'être inspiré pour son grand maître fictif[26], d'Anatoli Karpov (plusieurs fois champion du monde de 1975 à 1998).

Enfin une personne de nationalité américaine qui défie la suprématie échiquéenne russe d'après-guerre peut évoquer Bobby Fischer affrontant Boris Spassky. Le match qui clôt la série faisant écho au « match du siècle » qui opposa les deux joueurs pour le titre de champion du monde d'échecs en 1972. De plus Bobby Fischer a lui aussi eu un père absent, et une mère qui est sortie très tôt de sa vie (à 17 ans)[réf. nécessaire].

Réaction de la communauté des échecs

La série a reçu les éloges de la communauté des échecs pour sa représentation du jeu et des joueurs et relancé la popularité du jeu, notamment en ligne sur des sites comme Chess.com ou Lichess et en streaming sur la plateforme Twitch[28],[29],[30]. Selon The Independent, les recherches « jeu d’échecs » ont augmenté de 273 % entre le 23 octobre et le 2 novembre[31].

L’ancienne championne d’échecs Judit Polgár a salué la « performance incroyable » de la série[32].

Cependant, d’après plusieurs joueurs, Beth Harmon « ne perd pas assez » pendant ses débuts aux échecs, ce qui n'est pas réaliste.

Costumes

La série a aussi été louée pour la qualité des costumes. La costumière Gabriele Binder, connue également pour son travail dans La vie des autres (2006) et Au pays du sang et du miel (2011), s’est inspirée de Edie Sedgwick, Jean Seberg, Pierre Cardin ou encore Balenciaga. Pour la visite de Beth Harmon à Paris, Gabriele Binder s’est directement inspirée de Pierre Cardin[34]. La tenue a « une sorte d’élégance qui n’existe plus aujourd’hui ». La tenue « robe à nœud » fut aussi inspirée de Pierre Cardin[35].

Les tenues de Beth Harmon sont le reflet de son évolution en tant que personne et joueuse d’échecs. De nombreuses tenues sont ornées de lignes ou de carreaux rappelant le plateau de jeu. Les tenues de Beth Harmon dans l’épisode un et sept peuvent être comparées. Dans le premier épisode, Beth porte une robe cousue par sa mère et portant son nom. Pour le dernier épisode, Beth porte une robe de la même couleur pour sa victoire contre le champion du monde. Cette couleur permet de rappeler « que sa mère est là avec elle » affirme Gabriele Binder, Beth n’est plus effrayée par son passé[34].

La dernière tenue de la série portée par Beth Harmon est un manteau et chapeau blanc. Le chapeau symbolise la couronne de « la reine » des échecs[34].

Le style du joueur d’échecs Benny Watts (joué par Thomas Brodie-Sangster) est inspiré de la Factory d’Andy Warhol. C’est un joueur qui est différent des autres dans sa personnalité[34].

Alma porte aussi une robe créée par Christian Dior pour les grandes occasions comme la remise des diplômes de Beth ou sa visite à Mexico[35].

Le Brooklyn Museum maintient une exposition virtuelle sur les costumes du Le Jeu de la Dame et la série The Crown d’octobre à décembre 2020[35].

Sexisme et féminisation

Judith Polgar, championne d’échecs venue d’Hongrie a battu à plusieurs reprises certains des champions du monde d’échecs. C’est la seule femme à avoir été classée dans le top 10 mondial. Si Judith s'accorde sur l’excellente performance de la série, elle confie ne pas reconnaitre le comportement des joueurs masculins qui sont « trop gentils avec elle [Beth Harmon] ». En effet, certains des compétiteurs de Judith ont refusé de lui serrer la main après leurs défaites[32].

Il y a très peu de femmes dans le top du classement mondial mixte des joueurs d'échec. Seule la joueuse Yifan Hou est classée 84 dans le top 100 mondial mixte en 2020[36]. La Fédération Française des Echecs (FFE) comptabilisait 20,22 % de licences prises par des femmes sur 54 860 licenciés, regroupés dans 897 clubs en 2018. La FFE a ainsi lancé un « Plan de Féminisation » depuis 2019[37].

Le Jeu de la Dame a ainsi rouvert le débat sur la place des femmes dans les échecs.

Distinctions

Récompenses

Nominations

Notes et références

  1. (en) « NETFLIX ORDERS LIMITED SERIES THE QUEEN'S GAMBIT FROM SCOTT FRANK » [archive du ], Netflix Media Center, (consulté le 20 juillet 2019)
  2. (en) Denise Petski, « Netflix Orders The Queen's Gambit Limited Series From Scott Frank; Anya Taylor-Joy To Star » [archive du ], Deadline Hollywood, (consulté le 31 octobre 2020)
  3. (en) Jackson McHenry, « The Queen's Gambit Trailer: Anya Taylor-Joy Dives Into Chess, Drugs, and More Chess » [archive du ], sur Vulture, (consulté le 31 octobre 2020)
  4. (en) Judy Berman, « Netflix's Marvelous The Queen's Gambit Is the Kind of Prestige Drama TV Doesn't Make Anymore » [archive du ], sur Time, (consulté le 27 octobre 2020)
  5. (en) John Hartmann, « The Queen's Gambit - Out Today On Netflix! » [archive du ], sur Chess Life, (consulté le 30 octobre 2020)
  6. (en) Will Thorne, « Anya Taylor-Joy to Star in The Queen's Gambit Limited Series at Netflix » [archive du ], Variety, (consulté le 31 octobre 20)
  7. Alexis Savona, « « Le Jeu de la Dame » : 5 choses à savoir sur la série phénomène de Netflix », sur www.ouest-france.fr,
  8. (en) Jeff Sneider, « Newcomer Moses Ingram Joins Denzel Washington in Joel Coen's Macbeth » [archive du ], (consulté le 11 juin 2020)
  9. (en) « The Queen's Gambit filming in Cambridge for 2 days » [archive du ], Cambridge Times, (consulté le 31 octobre 2020)
  10. (en) Leonie Cooper, « The Witch star Anya Taylor-Joy: "People always want to put you in a box" » [archive du ], sur NME, (consulté le 8 mai 2020)
  11. (de) Arabella Wintermayr, « Das Damengambit: Zug um Zug in den Netflix-Olymp », Musikexpress,‎ (lire en ligne, consulté le 28 octobre 2020)
  12. (en) Angela Watercutter, « Why The Queen's Gambit Is the No. 1 Netflix Show Right Now » [archive du ], sur Wired, (consulté le 30 octobre 2020)
  13. (en) Kelly Lawler, « The Queen's Gambit: This Netflix miniseries about chess is one of the best shows of 2020 » [archive du ], sur USA Today, (consulté le 30 octobre 2020)
  14. (en) « The Queen's Gambit: Miniseries (2020) », sur Rotten Tomatoes (consulté le 31 octobre 2020)
  15. (en) « The Queen's Gambit: Season 1 », sur Metacritic (consulté le 29 octobre 2020)
  16. (en) Darren Franich, « The Queen's Gambit plays familiar moves with style and star power: Review » [archive du ], sur Entertainment Weekly, (consulté le 23 octobre 2020)
  17. (en) Alan Sepinwall, « The Queen's Gambit: A Female Bobby Fischer Keeps Her Challengers in Check » [archive du ], sur Rolling Stone, (consulté le 20 octobre 2020)
  18. (en) Caroline Framke, « The Queen's Gambit, Starring a Magnetic Anya Taylor-Joy, Is a Shrewd Study of Genius: TV Review » [archive du ], sur Variety, (consulté le 23 octobre 2020)
  19. Constance Vilanova, « Le Jeu de la Dame, sur Netflix : une minisérie sur les échecs qui remplit toutes les cases », sur Télérama (consulté le 31 octobre 2020)
  20. Arnold Petit, « Le Jeu de la dame : critique échecs et drame sur Netflix », sur EcranLarge.com (consulté le 31 octobre 2020)
  21. (en) Alex Finnis, « What is ‘The Queen’s Gambit’ in chess? Meaning of opening which inspired the title of the hit Netflix series »,
  22. a b et c (en) Nitish Pahwa, « World Chess Champion Garry Kasparov on What The Queen’s Gambit Gets Right », sur slate.com,
  23. Ekaterina Sinelchtchikova, « De qui est inspiré le joueur d’échecs Borgov du Gambit de la Reine sur Netflix? », sur fr.rbth.com, (consulté le 12 novembre 2020)
  24. « Le succès de la série « Le Jeu de la dame » lance un nouvel âge d’or des échecs en ligne », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 2 décembre 2020)
  25. Marion Olité, « On a décrypté Le Jeu de la Dame avec une championne d'échecs », sur Konbini (consulté le 14 novembre 2020)
  26. (en-US) Lauren Daley, « There’s a COVID chess boom on, and Netflix’s ‘The Queens Gambit’ is fanning the fervor - The Boston Globe », sur BostonGlobe.com (consulté le 2 décembre 2020)
  27. (en) Sarah Young, « Chess sets experience massive surge in popularity following Netflix’s The Queen’s Gambit », sur www.independent.co.uk,
  28. a et b (en) Dylan Loeb McClain, « How ‘The Queen’s Gambit’ Started a New Debate About Sexism in Chess », sur 23 novembre 2020
  29. a b c et d (en) Julia Hobbs, « Every Hidden Meaning Behind The Nostalgic Costumes In ‘The Queen’s Gambit’ », sur www.vogue.co.uk/,
  30. a b et c (en) « The Queen and The Crown: A Virtual Exhibition of Costumes from “The Queen’s Gambit” and “The Crown” », sur www.brooklynmuseum.org, 30 octobre au 13 décembre 2020
  31. « Classement Elo FIDE Avril 2020 », sur www.europe-echecs.com/,
  32. Fédération Française des Échecs, « PLAN DE FÉMINISATION 2019-2024 », sur http://www.echecs.asso.fr/,
  33. (en) « Best Drama TV Series of the Year 2020 », sur ign.com (consulté le 23 février 2021)
  34. (en) « The Queen's Gambit Golden Globes Awards », sur goldenglobes.com (consulté le 1er mars 2021)
  35. (en) « 10th AACTA International Awards - Television - Winners & nominees », sur aacta.org (consulté le 6 mars 2021)
  36. (en) « Winners at the 26th annual Critics Choice Awards », sur criticschoice.com (consulté le 8 mars 2021)
  37. a et b (en) « Nominees & Recipients », sur sagawards.org (consulté le 6 avril 2021)
  38. (en) « Best TV Series of the Year 2020 », sur ign.com (consulté le 23 février 2021)
  39. (en) « Best New TV Series of the Year 2020 », sur ign.com (consulté le 23 février 2021)
  40. (en) « Best Dramatic Performance in a TV Series in 2020 », sur ign.com (consulté le 23 février 2021)
  41. (en) « 2020 Winners », sur pressacademy.com (consulté le 23 février 2021)
  42. (en) « Series nominees for the 26th annual Critics Choice Awards have been announced », sur criticschoice.com (consulté le 8 mars 2021)

Liens externes