Lag Ba'omer

Lag Ba'omer

Lag Ba士omer
Enfants allumant des feux de joie de Lag Ba士omer.
Enfants allumant des feux de joie de Lag Ba士omer.

Nom officiel Lag Ba士omer (诇"讙 讘注讜诪专 芦聽trente-trois jours dans l鈥士omer聽禄)
Lag La士omer (诇"讙 诇注讜诪专 芦聽trente-troisi猫me jour de l鈥士omer聽禄)
Autre(s) nom(s) f锚te des sages
Observ茅 par le juda茂sme rabbinique
Type rabbinique
Signification F锚te joyeuse comm茅morant la fin de d茅sastres pour les Juifs de Jud茅e ainsi que les noces c茅lestes de Rabbi Shimon bar Yoha茂.
Commence le 18 iyar
Finit le m锚me jour
Observances Feux de joie, excursions en plein air, p猫lerinage sur le mont Meron.

Lag Ba士omer (en h茅breu聽: 诇"讙 讘注讜诪专 芦聽trente-trois jours dans l鈥士omer聽禄) ou la士omer est une f锚te juive d鈥檌nstitution rabbinique.

D鈥檕rigine obscure, la f锚te est mentionn茅e pour la premi猫re fois dans la litt茅rature rabbinique m茅di茅vale qui la rattache 脿 Rabbi Akiva. Une tradition l鈥檃ssocie fortement 脿 Rabbi Shimon bar Yoha茂, l茅gendaire auteur du Zohar, tandis que le sionisme y c茅l猫bre la vaillance de Shimon bar Kokhba.

Elle a lieu le 18 iyar (g茅n茅ralement en mai dans le calendrier gr茅gorien), en Isra毛l comme en diaspora, donnant lieu 脿 des feux de joie et, pour certains, 脿 des p猫lerinages sur les tombes des justes, en particulier le mausol茅e suppos茅 de Rabbi Shimon, au mont Meron.

Lag Ba'omer dans les sources juives

Dans la Bible et les Talmuds

Lag Ba士omer n鈥檃ppara卯t ni dans la Bible h茅bra茂que ni dans les Talmuds ou le Midrash mais la croyance populaire rattache le plus souvent la f锚te 脿 Rabbi Akiva et l鈥檜n de ses disciples, Rabbi Shimon bar Yoha茂.

Selon le Talmud et le Midrash, Rabbi Akiva, principale figure spirituelle de sa g茅n茅ration, avait vingt-quatre mille 茅tudiants qui moururent d鈥檜ne myst茅rieuse 茅pid茅mie entre Pessa'h et Chavouot parce qu鈥檌ls s鈥檈ntred茅chiraient. La d茅solation r茅gna jusqu鈥櫭 l鈥檃rriv茅e de Rabbi Akiva dans le sud o霉 il dispensa son enseignement 脿 cinq nouveaux disciples聽: Rabbi Me茂r, Rabbi Yehouda, Rabbi Yosse, Rabbi Shimon et Rabbi El茅azar ben Shammoua[1].

Tous devinrent des h茅ros du juda茂sme rabbinique, en particulier Rabbi Shimon bar Yoha茂. Pour avoir critiqu茅 le pouvoir romain, il dut se r茅fugier avec son fils Rabbi El茅azar 脿 Peki'in聽 dans une grotte o霉 ils demeur猫rent douze ans, s鈥檈nterrant jusqu鈥檃u torse pour 茅conomiser leurs v锚tements, 茅tudiant la Torah pendant que Dieu pourvoyait 脿 leurs besoins en suscitant un caroubier et un cours d鈥檈au. Les savoirs sur lesquels ils m茅ditaient 茅taient si profonds qu鈥櫭 leur sortie, leur regard pouvait embraser le monde[2]. La grotte de Rabbi Shimon et de son fils devint ensuite un lieu privil茅gi茅 pour rencontrer le proph猫te 脡lie qui leur avait rendu visite et deviser avec lui des enseignements secrets[3].
La tradition rapporte par ailleurs une dispute entre les gens de Meron et ceux de Gischala pour l鈥檋onneur de pouvoir enterrer Rabbi El茅azar sur leur sol[4]. Cependant, si cette tradition permet de comprendre le lien qui se tissera ult茅rieurement entre Lag Ba士omer et le mont Meron, elle ne fait aucune allusion 脿 la f锚te elle-m锚me.

Dans la litt茅rature du haut Moyen 脗ge

La f锚te de Lag Ba士omer n鈥檃ppara卯t pas non plus dans la litt茅rature des gueonim (directeurs des acad茅mies talmudiques de Babylonie) alors que ceux-ci proclament l鈥檕bservance de coutumes d鈥檃ffliction pendant les sept semaines du d茅compte de l鈥士omer pour comm茅morer la mort des 茅tudiants de Rabbi Akiva[5].
La date 脿 laquelle a lieu Lag Ba士omer, le 18 iyar, est bien mentionn茅e dans quelques textes de cette 茅poque mais sans rapport avec Lag Ba士omer et comme un jour de je没ne, plus triste encore que les autres jours de la p茅riode聽: des po猫mes liturgiques r茅dig茅s en terre d鈥橧sra毛l l鈥檃ssocient au 芦聽je没ne de Josu茅聽禄, comm茅morant selon certains sa mort[6] ou, selon d鈥檃utres, sa d茅faite devant la ville de A茂[7]. Une liste de je没nes observ茅s en terre d鈥橧sra毛l 脿 l鈥櫭╮e des gueonim ajoute qu鈥檕n comm茅morait aussi le tremblement de terre qui avait eu lieu 脿 cette date en 363 EC, alors que les Juifs, encourag茅s par l鈥檈mpereur Julien, entreprenaient de construire le troisi猫me Temple de J茅rusalem[8].

La premi猫re autorit茅 faisant 茅tat d鈥檜ne interruption des coutumes de deuil en ce jour est Avraham de Lunel, un rabbin proven莽al des XIIe et XIIIe聽si猫cles qui rapporte l鈥檜sage des communaut茅s de Provence et du Nord de la France de c茅l茅brer des mariages 脿 partir du trente-troisi猫me jour de l鈥士omer alors que les autres communaut茅s s鈥檈n abstiennent jusqu鈥檃u dernier jour des sept semaines[9].

Avraham rattache cette coutume 脿 la version de la tradition des 茅tudiants que son ma卯tre Zerakhia Halevi aurait lu dans un vieux manuscrit espagnol du Talmud聽: les 茅tudiants ne seraient pas morts 芦聽de Pessa'hChavouot聽禄 mais 芦聽de Pessa'hla quinzaine avant Chavouot聽禄 (miPessa'h ad prous ou pras Atzeret)[9]. Cet enseignement, repris par nombre de d茅cisionnaires espagnols et proven莽aux[10], conduit les s茅farades 脿 interrompre le deuil au trente-quatri猫me jour de l鈥士omer[11].

Les ashk茅nazes se basent sur une tradition diff茅rente, rapport茅e au nom de Jacob Moelin聽: les 茅tudiants ne seraient pas morts lors des dix-sept 芦聽jours o霉 l鈥檕n ne dit pas les supplications聽禄 (sept chabbatot, deux jours de f锚te, cinq de mi-f锚te, deux jours pour la n茅om茅nie d鈥iyar et un jour pour celle de sivan)聽; la p茅riode de l鈥士omer comptant cinquante jours, seuls trente-trois jours de deuil doivent 锚tre observ茅s, le trente-troisi猫me lui-m锚me rev锚tant d茅j脿 un caract猫re festif[12]. En r茅alit茅, cet enseignement, qui ne tient pas compte de la seconde p芒que, des trois jours pr茅c茅dant Chavouot,聽etc. semble apporter une justification plut么t qu鈥檜ne v茅ritable explication 脿 un usage 茅tabli de longue date[13]. Quoi qu'il en soit, la plupart des ashk茅nazes interrompent le deuil au trente-troisi猫me jour[11]. Certains observent, en se basant sur le m锚me enseignement, un deuil de trente-trois jours 脿 partir du lendemain de la n茅om茅nie d鈥iyar, jusqu鈥櫭 Chavouot[14].

Dans la kabbale lourianique

P猫lerinage sur mont Meron 脿 Lag Ba士Omer.

Lag Ba士omer gagne fortement en importance au XVIe聽si猫cle avec les kabbalistes de Safed. Leur chef de file, Isaac Louria, se rend en effet chaque ann茅e en famille au mont Meron pour participer aux r茅jouissances qui s鈥檡 tiennent pendant trois jours et y r茅aliser la premi猫re coupe de cheveux de ses gar莽onnets 脿 l鈥櫭e de trois ans[15]. Ces pratiques ne sont pas neuves (Ovadia di Bertinoro[16],[17] et d鈥檃utres voyageurs attestent de leur existence d猫s le XIVe聽si猫cle au moins, bien qu鈥檈lles semblent originellement davantage associ茅es 脿 Pessa'h sheni, quatre jours avant Lag Ba'omer[18]) mais Isaac Louria leur conf猫re une nouvelle importance en affirmant 脿 son disciple Ha茂m Vital que Rabbi Shimon bar Yoha茂 lui serait apparu pour lui dire que ceux qui s鈥檃ttristeraient en ce jour auraient rapidement une v茅ritable raison de prendre le deuil[8],[19].

Selon un enseignement rapport茅 au nom de Ha茂m Vital, la raison des r茅jouissances en ce jour serait la mort de Rabbi Shimon. En effet, le 芦聽Tanna divin聽禄 aurait attendu l鈥檃pproche de sa mort pour divulguer 脿 ses disciples les secrets sublimes dont il 茅tait d茅tenteur 脿 la suite de son s茅jour dans la grotte[20]. Or, ces enseignements contenaient la lumi猫re primordiale cach茅e gr芒ce 脿 laquelle Adam pouvait, avant son expulsion d鈥櫭塪en, voir d鈥檜n bout du monde 脿 l鈥檃utre[21]. En permettant 脿 son secr茅taire Rabbi Abba de les consigner dans le Zohar (d鈥檕霉 ce nom de 芦聽Livre de la Brillance聽禄), Rabbi Shimon aurait apport茅 l鈥檋armonie dans le monde, raison pour laquelle sa mort est appel茅e hiloula (芦聽noces聽禄 avec le ciel)[22],[23].

Il convient donc de c茅l茅brer le jour avec de nombreuses chandelles et de grands feux car ils 茅mulent la lumi猫re qui descendit sur le monde en ce jour et 茅voquent le feu de la Torah, qui commence 脿 poindre pour se r茅v茅ler pleinement dix-sept jours plus tard, 脿 Chavouot[23]. D鈥檃ucuns alimentent le feu avec des habits en souvenir de Rabbi Shimon qui s鈥檈nterra pour 茅conomiser les siens[24].

R茅ception et controverses

Cette relecture de Lag Ba士omer conquiert rapidement le monde s茅farade, encore traumatis茅 par l鈥expulsion des Juifs d鈥橢spagne[25], l鈥橭rient (脿 l鈥檈xception de quelques communaut茅s r茅fractaires 脿 la kabbale ou 脿 son interpr茅tation lourianique[26]) et l鈥橢urope de l鈥橢st, o霉 la kabbale lourianique donne naissance au hassidisme[27].

La f锚te trouve un terreau particuli猫rement fertile en Afrique du Nord, o霉 le culte de Rabbi Shimon bar Yoha茂 se combine avec celui des saints, typique de la culture maghr茅bine. Sa comm茅moration devient rapidement celle de tous les saints disparus et de nombreuses coutumes apparaissent comme la veill茅e d鈥櫭﹖ude, l鈥檃m茅nagement d鈥檜ne pinat Rashb"i (h茅breu聽: 驻讬谞转 专砖讘"讬 芦聽coin de Rabbi Shimon bar Yoha茂聽禄) dans les foyers, les processions avec moult bougies et parfums[25] et surtout, les p猫lerinages 脿 la Ghriba de Djerba ou 脿 la synagogue Bousha茂ef de Zliten[26],[28]. 脌 Rhodes, le jour est l鈥檕ccasion d鈥檜n 芦聽enterrement聽禄 solennel de documents 脿 mettre au rebut dans les guenizot (pi猫ces des synagogues r茅serv茅es 脿 cet usage)[26].

En Galicie, Lag Ba士omer est un yoma depagra, au cours duquel les 茅tudes sont suspendues[13]. Les enfants sortent en excursion dans les bois et dans les champs pour tirer 脿 l鈥檃rc car, selon le Talmud, on ne vit aucun arc-en-ciel, consid茅r茅 comme un mauvais pr茅sage, du vivant de Rabbi Shimon[29] (selon une autre explication tir茅e du Zohar au nom de Rabbi Shimon, un arc-en-ciel multicolore annoncera l鈥檃rriv茅e imminente du Messie[30])[23]. Certains prennent des 茅p茅es en bois et, parfois, des 艙ufs color茅s[31]. On se rend aussi sur la tombe des rabbins illustres, dont Mo茂she Isserl猫s[32].

Cette d茅ferlante d鈥檌nnovations ne va toutefois pas sans susciter perplexit茅 et d茅fiance. Si certains s鈥櫭﹖onnent seulement que ces rites aient pu s鈥櫭﹍aborer sans la moindre trace d鈥檜n miracle dans les sources rabbiniques pour le justifier[33], le rabbin austro-hongrois Mo茂she Sofer en critique vertement les fondements. 芦聽La mort des justes, 茅crit-il, est une cause de deuil et non de joie聽禄, citant 脿 l鈥檃ppui le d茅c猫s de Mo茂se, comm茅mor茅 par un je没ne le sept adar. Lag Ba士omer doit donc c茅l茅brer autre chose, 脿 savoir le miracle de la manne lors de l鈥Exode hors d鈥櫭塯ypte[34].

Certains cherchent 脿 r茅pondre directement 脿 ces objections聽: d鈥檜ne part, le deuil que l鈥檕n prend pour Mo茂se porte sur son tr茅pas hors de la terre d鈥橧sra毛l or Rabbi Shimon, dont l鈥櫭e contiendrait, selon la Kabbale, quelques 茅tincelles de l鈥櫭e de Mo茂se, meurt sur cette m锚me terre[35]. D鈥檃utre part, les miracles du caroubier et du cours d鈥檈au suscit茅s pour Rabbi Shimon et son fils 脿 Peki'in, pourraient 脿 eux seuls justifier l鈥檌nstitution d鈥檜ne f锚te 脿 Lag Ba士omer[36] (c鈥檈st pourquoi certains mangent des caroubes en ce jour[37]).

D鈥檃utres abondent dans le sens du Hatam Sofer, cherchant toutefois des explications plus proches de la tradition des 茅tudiants聽: Lag Ba士omer c茅l猫brerait la fin de la d茅solation qui r茅gnait dans le monde apr猫s la perte de la Torah car Rabbi Akiva commen莽a 脿 l鈥檈nseigner 脿 ses cinq nouveaux disciples[38]. Selon une opinion similaire, ils furent faits rabbins en ce jour[39]. Le kabbaliste Yossef Hayim de Bagdad laisse entendre qu鈥橧saac Louria et Hayim Vital ne l鈥檃vaient pas enseign茅 autrement聽: il rapporte au nom du Hid"a (Ha茂m Joseph David Azoulay) que seul le Pri Etz Hayim de Me茂r Poppers聽 fait de Lag Ba士omer le temps de la mort de Rabbi Shimon (h茅breu聽: 讝诪谉 砖诪转 专砖讘"讬 zman shemet Rash"bi) tandis que dans le passage correspondant du Sha'ar hakavanot de Samuel Vital聽, il s鈥檃git du temps de sa joie (h茅breu聽: 讝诪谉 砖诪讞转讜 zman sim'hato)[19] car l鈥櫭﹑id茅mie avait cess茅[40]. Poursuivant sur cette lanc茅e, Yossef Hayim fait remarquer que la datation du d茅c猫s de Rabbi Shimon au 18 iyar ne repose pas sur le Zohar ni sur aucune source 茅crite[41].

La d茅couverte r茅cente d鈥檜n manuscrit de Hayim Vital a confirm茅 que la version correcte de son enseignement est celle qui figure dans le Sha'ar hakavanot[8]聽; certains rabbins ont voulu en d茅duire que la r茅jouissance de Rabbi Shimon 茅tait sans lien avec la tradition des 茅tudiants聽: peut-锚tre le 18 iyar 茅tait-il la date 脿 laquelle les p猫lerins babyloniens qui se rendaient 脿 J茅rusalem pour c茅l茅brer Chavouot au temps du second Temple, faisaient leur premi猫re halte en terre d鈥橧sra毛l, 脿 Meron聽; en ce cas, la tradition se serait perp茅tu茅e apr猫s la destruction du Temple mais la raison en aurait 茅t茅 oubli茅e[42]. Selon une autre hypoth猫se, on se r茅jouit car c鈥檈st en ce jour que le troisi猫me Temple sera reconstruit[8].
Toutefois, divers arguments plaident en faveur de la hiloula聽: Ovadia di Bertinoro associe ce jour 脿 la mort de Rabbi Shimon un si猫cle avant Isaac Louria[17]聽; le Hid"a lui-m锚me assure que la joie en ce jour est une volont茅 expresse de Rabbi Shimon[43]聽; enfin, plusieurs autorit茅s sont convenues que Lag Ba士omer pouvait bien 锚tre la date de la nomination de Rabbi Shimon et celle de sa mort, 脿 des ann茅es diff茅rentes[39] (des traditions m茅di茅vales et hassidiques ont 茅galement fait de Lag Ba士omer la date de naissance de Rabbi Shimon et celle de son mariage[13]). La d茅couverte de ce manuscrit ne devrait donc rien changer aux croyances et pratiques 茅tablies[44].

Observance de Lag Ba'omer

Lag Ba'omer et le deuil

Lag Ba士omer est c茅l茅br茅, tant par les s茅farades[45], que par les ashk茅nazes[46], avec de la musique, des danses, des chants et (en certains endroits seulement) des feux de joie[16]. On n鈥檡 lit pas le Tahanoun[16] et, chez certains, on met fin aux coutumes de deuil (abstention de soins corporels, en particulier capillaires, de c茅l茅bration de mariages ainsi que, pour certains, du port de nouveaux habits ou de la consommation de nouveaux fruits[16],[47]) observ茅es pendant la p茅riode de l鈥士omer[11] mais les usages varient significativement en fonction des rites et des communaut茅s[48]聽:

  • selon Yossef Karo, codificateur s茅farade, soins corporels et mariages ne sont permis qu鈥檃u lendemain de Lag Ba士omer, au matin du trente-quatri猫me jour, sauf si le trente-troisi猫me jour a lieu un vendredi, par 茅gard pour le chabbat[11]. L鈥檃tmosph猫re de deuil est cependant abolie, les chants, danses et musique sont autoris茅s jusqu鈥檃u soir. Certains n鈥檕bservent plus le deuil au-del脿 du trente-quatri猫me jour[45] tandis que d鈥檃utres les suivent, selon la pratique d鈥橧saac Louria jusqu鈥櫭 la veille de Chavouot[49]聽;
  • selon le Rema, codificateur ashk茅naze, soins corporels et mariages sont permis 脿 partir de Lag Ba士omer, voire le vendredi pr茅c茅dent si Lag Ba士omer a lieu un dimanche, par 茅gard pour le chabbat[11] (et ce pour autant que le d茅compte des jours de deuil ait 茅t茅 commenc茅 脿 partir du second soir de Pessa'h[14]). Certains recommandent d鈥檃ttendre le matin pour abroger le deuil[48] tandis que d鈥檃utres le font d茅j脿 la veille[50]. Certains s茅farades et Juifs 茅gyptiens[26] suivent 茅galement cette pratique[45].
    Le Rema consid猫re que les coutumes de deuil ne doivent plus 锚tre observ茅es au-del脿 (si l鈥檕n a commenc茅 le d茅compte des jours de deuil 脿 partir du second soir de Pessa'h[14])[11] mais certains le font jusqu鈥檃ux trois jours pr茅c茅dant Chavouot[46],[51].

La Hiloula de Rabbi Shimon bar Yoha茂

La hiloula de Rabbi Shimon bar Yoha茂 est l鈥檜n des c茅l茅brations les plus populaires de Lag Ba士omer, en terre d鈥橧sra毛l et en diaspora, bien qu鈥檈lle n鈥檃it aucun caract猫re obligatoire[24],[45]. Nombre de po猫mes compos茅s 脿 la gloire du 芦聽saint Tanna聽禄 sont chant茅s en ce jour, dont le plus c茅l猫bre, Bar Yoha茂聽 de Shimon ibn Lavi, a 茅t茅 inclus dans les chants du chabbat des communaut茅s d鈥橝frique du Nord[16],[52].

脌 Meron

Le sefer Torah de la famille Abbo.

La c茅r茅monie la plus importante se tient sur le mont Meron, lieu de s茅pulture de Rabbi Shimon bar Yoha茂, de son fils Rabbi El茅azar bar Shimon聽 et d鈥檃utres Sages 茅minents comme Hillel et Shamma茂[16].

L鈥檃ffluence 脿 Meron a fortement augment茅 avec la cr茅ation de l鈥櫭塼at d鈥橧sra毛l et, surtout, l鈥檃rriv茅e en Isra毛l des Juifs maghr茅bins qui en ont fortement influenc茅 le caract猫re actuel[25]. En 2009, 500聽000聽visiteurs de tous milieux et de tous les degr茅s d鈥檕bservance 茅taient attendus[53]. Afin de faire face 脿 cet afflux, un groupe charg茅 de la hakhnassat or'him (芦聽hospitalit茅聽禄) envers les p猫lerins fut constitu茅 430聽ans plus t么t et demeure en activit茅 脿 ce jour. Ce groupe prend 茅galement en charge la coutume des ha"茂 rottel selon laquelle dix-huit 芦聽mesures聽禄, soit cinquante-quatre litres, de boissons sont offertes par les personnes dans le besoin (malades chroniques ou incurables, c茅libataires sans conjoints, couples sans enfants,聽etc.) sur la tombe de Rabbi Shimon afin de voir leurs souhaits exauc茅s[54],[55].

Les p猫lerins 茅tablissent leurs campements et allument des feux de camp. Le jour 茅tant consid茅r茅 particuli猫rement propice 脿 l鈥櫭﹖ude, l鈥檌ntrospection et la pri猫re[17], certains se livrent 脿 l鈥櫭﹖ude approfondie de sujets ou passages du Zohar appropri茅s 脿 l鈥檈sprit du jour. D鈥檃utres lisent le Livre des Psaumes, ajoutant souvent des pri猫res spontan茅es, et se livrent 脿 l鈥檌ntrospection, pour autant qu鈥檈lle n鈥檈ntra卯ne pas d鈥檃ccablement[53],[56].

Depuis 1833, les festivit茅s s鈥檕uvrent 脿 Safed, dans la maison historique de la famille Abbo dont l鈥檕ccupant originel, Samuel Abbo, avait rachet茅 le terrain de la tombe de Rabbi Shimon bar Yoha茂 o霉 il avait fait b芒tir une synagogue, ainsi que 1聽800聽acres de terres arables pour des familles originaires du Kurdistan聽; ceux-ci avaient remerci茅 leur bienfaiteur en lui offrant un sefer Torah transport茅 en grande pompe depuis sa demeure jusqu鈥櫭 la synagogue Bar Yoha茂, 脿 Lag Ba士omer. Peu apr猫s, un nouveau sefer Torah plaqu茅 d鈥檕r et d鈥檃rgent lui fut offert et est transport茅 脿 Meron au milieu de la liesse jusqu鈥櫭 ce jour[57].

Le b没cher central est allum茅 pr猫s de la tombe de Rabbi Shimon bar Yoha茂 vers deux heures du matin, au milieu de danses et cris de joie. Le privil猫ge de l鈥檃llumage a 茅t茅 achet茅 par Isra毛l Friedman de Ruzhin qui le transmit 脿 ses descendants聽; le privil猫ge 茅choit 脿 ce jour 脿 Nahoum Dov Brayer, le rebbe de la dynastie hassidique de Boyan[58],[55]. Le feu est entretenu avec les meilleures 茅toffes et mati猫res qui puissent 锚tre trouv茅es[16],[58] et bien que d鈥檃ucuns aient tent茅 de s鈥檡 opposer au nom de l鈥檈nfreinte au bal tash'hit (interdiction biblico-rabbinique de gaspillage)[59], d鈥檃utres l鈥檕nt justifi茅e par la volont茅 d鈥櫬爀mbellir la mitzva聽禄[60],[61].

Un second b没cher, plus discret, est allum茅 apr猫s minuit pr猫s de la tombe de Rabbi Yohanan Hasandlar聽[62].

Au matin, les parents tiennent la c茅r茅monie de la premi猫re coupe de cheveux de leurs gar莽ons. Bien qu鈥檌l s鈥檃gisse d鈥檜n rite de passage 脿 r茅aliser au troisi猫me anniversaire de l鈥檈nfant, beaucoup s鈥檈fforcent de le faire en ce jour, afin de profiter de la joie et de la solennit茅 qui y r猫gnent. Les m猫ches sont 茅galement jet茅es au feu[53],[63].

Hors Meron

D鈥檃utres c茅l茅brations se tiennent 脿 Safed, 脿 H茅bron ou 脿 J茅rusalem, sur le tombe de Simon le Juste ou d鈥檃utres autorit茅s v茅n茅rables[64].

Un p猫lerinage annuel a encore lieu de nos jours 脿 la Ghriba[65] (il a toutefois 茅t茅 annul茅 par les autorit茅s tunisiennes en 2011, pour des raisons s茅curitaires[66])聽; il attire lui aussi des foules importantes et est l鈥檕ccasion pour nombre de Juifs d鈥檕rigine tunisienne de renouer avec leurs racines[25]. La hiloulat Bousha茂ef a quant 脿 elle 茅t茅 transpos茅e au moshav de Zeitan聽, en Isra毛l[28]. Lag Ba士omer donne 茅galement lieu 脿 des c茅l茅brations locales dans diverses communaut茅s originaires du Maghreb[67].

It茅rations et r茅it茅rations modernes

Conjointement au Hatam Sofer, les Juifs 芦聽茅clair茅s聽禄 (auquel il s鈥檕pposait) cherchaient une alternative aux interpr茅tations kabbalistiques de la f锚te, au moyen des outils de la science du juda茂sme. Les pistes qu'ils en ont retir茅 n鈥檕nt pas 茅t茅 sans 茅cho mais ils ne sont pas parvenus 脿 茅lucider d茅finitivement la question[68].

La f锚te de la vaillance juive

Lag Ba士omer 脿 Tel Aviv.
Des enfants regardent leur feu de joie de Lag Ba士omer.

Nachman Krochmal et d鈥檃utres 茅rudits proposent en 1840 une relecture historiciste de la tradition des 茅tudiants聽: il s鈥檃girait d鈥檜ne allusion fortement voil茅e 脿 la r茅volte de Bar Kokhba, les 茅tudiants 茅tant ses soldats et la plaie d茅signant les l茅gions romaines men茅es par Julius Severus聽[69]. Lag Ba士omer serait donc la trace d鈥檜ne c茅l茅bration nationaliste, marquant une victoire temporaire des troupes de Bar Kokhba en ce jour ou la lib茅ration provisoire de J茅rusalem[13],[70].
D鈥檃utres sugg猫rent, en se basant sur les 茅crits de Flavius Jos猫phe, que la premi猫re guerre jud茅o-romaine aurait (茅galement聽?) 茅t茅 d茅clench茅e 脿 cette date[16],[69].

La premi猫re hypoth猫se re莽oit un accueil particuli猫rement favorable dans le sionisme. En effet, si Shimon bar Kokhba est vilipend茅 par la tradition rabbinique qui lui reproche d鈥檃voir suscit茅 de faux espoirs et provoqu茅 une catastrophe nationale[13], il est, pour le mouvement nationaliste naissant, celui qui a, 脿 l鈥檌nstar des Maccab茅es, a r茅actualis茅 le miracle de David contre Goliath[71] en secouant le joug romain et en permettant le r茅tablissement m锚me 茅ph茅m猫re de l鈥檌nd茅pendance juive en terre d鈥橧sra毛l[72].

Lag Ba士omer devient donc l鈥檜ne des f锚tes majeures du calendrier sioniste. Bar Kokhba donne son nom 脿 diverses soci茅t茅s estudiantines et sportives[73]. Des institutions majeures sont officiellement fond茅es 脿 cette date, parmi lesquelles le Palmah, force arm茅e d鈥櫭﹍ite de la Hagana, et les Gadna, brigades de jeunesse. Toutes deux prennent pour embl猫me les deux grands symboles de la f锚te, 脿 savoir les feux et l鈥檃rc 脿 fl猫ches respectivement[74],[75],[76].

Les feux se d茅veloppent un peu partout et servent de points de rassemblement, symbolisant la vie militaire et la victoire[74],[75]. On y chante des chants nouvellement compos茅s, parmi lesquels Bar Kokhba, qui remplace Bar Yoha茂[75], Missaviv lamedoura de Natan Alterman et Findjan de Haim Hefer聽 et Moshe Wilensky聽[77]. Quant aux sorties en armes dans la nature, elles font revivre les heures glorieuses de la r茅sistance juive (selon une explication sioniste-religieuse, les feux pourraient 茅galement faire allusion 脿 la pratique d鈥檃llumer des feux pour la n茅om茅nie, abrog茅e par les Romains et r茅tablie par Bar Kokhba[75] et les sorties en for锚t rappelleraient les s茅ances clandestines d鈥櫭﹖ude de la Torah en pleine nature)[70],[74].

Ces pratiques sont rest茅es populaires en Isra毛l malgr茅 la r茅cession du sionisme, et donnent actuellement lieu 脿 un jour de cong茅 scolaire et universitaire. Les feux de camp essaiment 脿 travers le pays, bien qu鈥檜ne r茅glementation de plus en plus stricte tente d鈥檈n ma卯triser l鈥檌mpact sur la sant茅 et l鈥檈nvironnement. Les Gadna organisent en ce jour des programmes sp茅ciaux[76] et des concours de tir[78]. Les mouvements de jeunesse sionistes de Belgique tiennent 茅galement une comp茅tition sportive en plein air entre leurs diff茅rentes branches[79].

Une f锚te de la nature et du feu聽?

脡tudiant Lag Ba士omer 脿 la lumi猫re de l鈥檃nthropologie comparative, des 茅rudits juifs sugg猫rent une piste radicalement diff茅rente de la pr茅c茅dente聽: la tradition des 茅tudiants ne serait qu鈥檜ne tentative de justifier la juda茂sation de pratiques pa茂ennes environnantes. Julius Landsberger de Darmstadt rattache ainsi la f锚te aux l茅muriales romaines, au cours desquelles les jeunes filles s鈥檃bstenaient de se marier pendant 32聽jours afin de ne pas m茅contenter les esprits des morts. D鈥檃utres tracent des comparaisons avec la mi-car锚me, l鈥檃nniversaire de Mardouk ou les f锚tes du feu qui c茅l猫brent dans diverses cultures l鈥櫭﹖茅 (l鈥檜ne de celles-ci, la Nuit de Walpurgis, donne en outre lieu 脿 des sorties dans les bois avec des arcs 脿 fl猫ches)[69].

Cette remise en question des origines de la f锚te ne semble pas en avoir influenc茅 les pratiques聽; elle a cependant inspir茅 une association entre Lag Ba士omer et la nature, pr茅sente dans quelques chants et mise en valeur par certains 茅l茅ments progressistes du juda茂sme[80].

Parade de Lag Ba士omer devant le 770 Eastern Parkway, Brooklyn, en 1987.

La f锚te de la fraternit茅 juive

Dans les ann茅es 1950, Menachem Mendel Schneerson, dirigeant du mouvement hassidique Habad, institue la tenue de parades annuelles pour Lag Ba士omer.

Les parades, auxquelles il pr茅side en personne jusqu鈥櫭 son d茅c猫s, commencent devant ses quartiers, au 770 Eastern Parkway. Apr猫s que les enfants ont collectivement r茅cit茅 douze versets qui lui semblent essentiels, il d茅livre un sermon dont le th猫me est invariablement le respect, l鈥檜nit茅 et la fraternit茅 qui doit r茅gner entre les Juifs puisque chacun est un disciple de Rabbi Akiva et doit 茅viter la d茅sunion de ses 茅tudiants[81]. Les parades seront aussi l鈥檕ccasion d鈥檈ncourager les Juifs 脿 une observance ouverte et d茅complex茅e de leur juda茂sme, en r茅ponse 脿 l鈥檃bandon des pratiques alors de mise parmi les Juifs des 脡tats-Unis[82].

脌 sa mort, les parades sont organis茅es par divers centres Loubavitch 脿 travers le monde, aux 脡tats-Unis[83], en Isra毛l[84] et ailleurs.


La trag茅die du mont M茅ron

Dans la nuit du 29 au 30 avril 2021, aux pieds du mont M茅ron, une bousculade a eu lieu au cours de la c茅l茅bration de Lag Baomer faisant 45 victimes. Une trag茅die qui touche principalement des membres de la secte hassidique Toldot Aharan r茅unis en nombre pour l'茅v猫nement. On estime 脿 pr猫s de 100 000 le nombre de personnes pr茅sentes au moment du drame[85],[86].

Notes et r茅f茅rences

  1. T.B. Yebamot 62b聽; Bereshit Rabba (茅dition Vilna) 61:3.
  2. Cf. T.B. Chabbat 33b.
  3. T.B. Sanh茅drin 98a.
  4. Kohelet Rabba (茅d. Vilna) 11:2.
  5. Halakhot pessoukot, chap.聽94, cit茅 in Beit Yossef Orah Hayim 493:1聽; Benjamin Menashe Lewin, Otzar Hagueonim, Yevamot, 141, cit茅 in Tucker 2003.
  6. Dagan 2006聽; d鈥檃utres textes la situent au 26 nissancf. Halakhot Guedolot (茅d. Machon Yerushalayim 1992) chap.聽18, hilkhot Tisha Beav veTaaniyot p.聽232聽; Seder Rav Amram Gaon (茅d. Harpanas, Bnei Brak 1984), seder taanit
  7. Kitov 1978, cf. Josu茅 7:3-9.
  8. a b c et dDagan 2006.
  9. a et bAvraham Hayarhi, Sefer HaManhig (茅dition Y. Rapha毛l), Hilkhot eroussin venissou茂n, Mossad Harav Kook, J茅rusalem 1978, p.聽578.
  10. Rabbenou Yerouham, Sefer Toledot Adam veHava, chap.聽5, quatri猫me partie, p.聽44d聽; Sefer Aboudraham, tefillot haPessa'h聽; Rashbatz, Maamar Hametz, 搂 140聽; cf. Travis 2010.
  11. a b c d e et fChoulhan Aroukh Orah Hayim 493:1-2 & Rem"a ad loc.
  12. Sefer Maharil, minhaggei hayamim sh猫bein Pessa'h l猫Chavouot (chap.聽493), 搂7, cit茅 in Tucker 2003 & Travis 2010.
  13. a b c d et eCf. Tucker 2003.
  14. a b et cRem"a sur C.A. O.H. 492:3聽; cf. Weill 1948, CLXXIX 搂19 & Travis 2010.
  15. R' Hayim Vital, Etz hayim, chap.聽222 (sefirat ha士omer), cit茅 in Tucker 2003.
  16. a b c d e f g et hKitov 1978.
  17. a b et cSperling 1956, p.聽266.
  18. (he) Avraham Yaari, Chroniques de voyageurs juifs en terre d鈥橧sra毛l, Masada, , p.聽82 & 155.
  19. a et bExtrait du Shaar Hakavanot relatif 脿 Lag Ba士omer, cf. Maguen Avraham 493:3 & Aroukh Hashoulhan Orah Hayim 493:7.
  20. Idra Zouta (Zohar 3:287b-296d).
  21. Cf. Bereshit Rabba 11:2.
  22. Cf. Jewish Encyclopedia 1906.
  23. a b et cBnei Issakhar, ma'amarei hodesh iyar no聽3,
  24. a et bMansour 2004.
  25. a b c et dVoir Podselver 2001 et Bilu 2005.
  26. a b c et d(he) 芦聽Coutumes de la f锚te聽禄, sur The Kibbutz Institute for Holidays and Jewish Culture (consult茅 le ).
  27. (en) David Assaf, 芦聽Hasidism:Emergence and Growth聽禄 (consult茅 le ).
  28. a et b(he) Yoav & Shimon Daboush, 芦聽Hiloulat Bousha茂ef shel Lag Ba士omer聽禄, sur Likudnik.co.il (consult茅 le ).
  29. Cf. T.B. Ketoubot 77b.
  30. Tikkounei Zohar, Tikkoun no聽18 (p.聽31b).
  31. (en) Morris M. Faierstein & Berel Wein, 芦聽Religious Year聽禄 (consult茅 le ).
  32. (en) Meir Raffeld, 芦聽Isserles, Mosheh ben Yisra鈥檈l聽禄 (consult茅 le ).
  33. Pri Hadash Orah Hayim 496:14, cit茅 in Tucker 2003.
  34. Hatam Sofer tome 2 (Yore Dea), no聽233, cit茅 in Melamed 2001, Tucker 2003, Dagan 2006 & Jewish Encyclopedia 1906聽; selon d鈥檃utres sources cependant, la manne est tomb茅e le 15 iyar, trois jours plus t么t 鈥 cf. Esther Rabba (茅dition Vilna) 7:11.
  35. Jacob Anhori, Hiloula Rabba, p.聽22, cit茅 in Sperling 1956, p.聽267
  36. Arye Leibush Bolkhiver, Shem Arye Orah Hayim, no聽14, cit茅 in Sperling 1956, p.聽272聽; voir aussi Aroukh Hashoulhan Orah Hayim 493:7.
  37. Shaarei halakha ouminhag, chap.聽222.
  38. Pri Hadash Orah Hayim 493:2, cit茅 in Melamed 2001.
  39. a et bYaakov Ha茂m Sofer, Kaf Hahayim 493:26, cit茅 in Melamed 2001 & Tucker 2003.
  40. Yossef Hayim de Bagdad, Rav Pealim, tome 1, Orah Hayim no聽11.
  41. Yossef Hayim de Bagdad, Rav Pealim, tome 2, Sod Yesharim no聽14.
  42. David Bar-Hayim, cit茅 in J. Kullock, 芦聽Lag BaOmer et la M茅tamorphose apr猫s la M茅tamorphose聽禄, sur Morim.org (consult茅 le ).
  43. Hid"a, More b猫etzba 8:223.
  44. (he) R' David Me茂r Druckman, 芦聽La flamme brillante de Lag Baomer聽禄, (consult茅 le ).
  45. a b c et dMelamed 2001.
  46. a et bWeill 1948, CLXXIX, 搂18.
  47. Selon le Kaf Hahayim 493:4, ces restrictions sont superflues聽; Ovadia Yossef consid猫re cependant louable de ne pas porter de nouveaux habits (Yabia Omer tome 3, no聽26) 鈥 cit茅s in Yossef Daat sur Kitsour Choulhan Arouh 120:6, note 2.
  48. a et bR' Shlomo Ganzfried, Kitsour Choulhan Aroukh聽 chapitre 120, 搂6 (120:6).
  49. Kaf Hahayim 493:12-13, cit茅 par le Yossef Daat sur le K.C.A. 120:6, note 3.
  50. Weill 1948, CLXXIX, 搂20聽; voir aussi Travis 2010.
  51. K.C.A. 120:7.
  52. (en) 芦聽Bar Yochai Song聽禄, sur OU.org (consult茅 le ).
  53. a b et c(en) D. Rossoff, 芦聽Meron on Lag B'Omer聽禄, sur The Jewish Magazine (consult茅 le ).
  54. Sperling 1956, p.聽263 mais voir (he) Y. Weiss, 芦聽La coutume des ha"茂 rottel est vaine聽禄, sur Kikar Hashabbat, (consult茅 le ).
  55. a et b(en) 芦聽Over 500,000 Expected in Meron for Lag Ba鈥檕mer, 5769聽禄, sur Matzav.com, (consult茅 le ).
  56. Sperling 1956, p.聽262-264.
  57. (en) 芦聽One Safed Family on Lag B'omer聽禄, (consult茅 le ).
  58. a et b(en) 芦聽The Customs of Lighting the Fire聽禄, sur Ohel Rashbi (consult茅 le ).
  59. Cf. Joseph Saul Nathanson, Sho毛l ouMeshiv (5e聽茅dition), no聽39 & Joseph Hazan, Hokrei Lev Yore Dea, no聽11, cit茅s in Tucker 2003.
  60. Yossef Hayim de Bagdad, Torah lishma, no聽400.
  61. Samuel Heller, Kevod Malakhim, cit茅 in Tucker 2003.
  62. Mazor 1998.
  63. Encyclopedia Judaica (2) 2008.
  64. (he) 芦聽Lag Ba'omer, ce n鈥檈st pas seulement le mont M茅ron聽禄, sur Ynet, (consult茅 le ).
  65. (en) Bryan Schwartzman, 芦聽Lag B'Omer in Tunisia聽禄, sur The Jewish Exponent, (consult茅 le ).
  66. 芦聽Annulation du p猫lerinage de La Ghriba聽禄, sur Harissa (consult茅 le ).
  67. (en) Jennifer Mc Lain, 芦聽South Bay minyan celebrates Sephardic heritage at hiloula聽禄, sur Jweekly, (consult茅 le ).
  68. Klagsbrun 1998.
  69. a b et cEncyclopedia Judaica 2008.
  70. a et bWigoder 1996.
  71. Almog 2000.
  72. Voir en particulier Marks 1994.
  73. Cf. (en) 芦聽Zionism聽禄, (en) 芦聽Youth Organizations in Katowice, Poland聽禄 (consult茅 le ),聽etc.
  74. a b et c(he) Matya Kam, 芦聽18 iyar, Lag Ba'omer聽禄, sur Matha"h (consult茅 le ).
  75. a b c et dLau 2007
  76. a et b(en) 芦聽Lag BaOmer聽禄, sur le site de la Knesset (consult茅 le ).
  77. (he) 芦聽Chants de Lag Ba'omer聽禄, sur Shittim (consult茅 le ).
  78. D. Coren (in Encyclopedia Judaica), 芦聽Gadna聽禄, (consult茅 le ).
  79. 芦聽Lag Baomer 2009聽禄, sur CCOJB (consult茅 le ).
  80. Kariv 2008.
  81. (en) 芦聽Parades with the Rebbe聽禄聽; voir notamment (en) 芦聽Respect (1983)聽禄 (consult茅 le ).
  82. (en) E. Greenbaum, 芦聽Lag BaOmer Parades聽禄 (consult茅 le ).
  83. (en) 芦聽L.A. Street Shuts Down for Jewish Unity Parade聽禄 (consult茅 le ).
  84. (en) 芦聽Parades in Central Israel Draw 1,000 Children聽禄 (consult茅 le ).
  85. 芦聽Lag Baomer 2021聽禄, sur Le Figaro (consult茅 le )
  86. 芦聽Trag茅die du Lag Baomer 2021聽禄, sur Le Monde (consult茅 le )

Annexes

Liens externes

Bibliographie

  • Dictionnaire encyclop茅dique du juda茂sme [d茅tail des 茅ditions]
  • Ernest Gugenheim, Le juda茂sme dans la vie quotidienne (tome i.), Paris, Albin Michel, coll.聽芦聽Pr茅sences du Juda茂sme聽禄, (ISBN 2-226-05868-0), p.聽162-163.
  • Ernest Weill, Choul'h芒ne Aroukh abr茅g茅, Strasbourg, Les Amis de la Tradition juive, .
  • Shlomo Ganzfried, Kitsour Choulhan Aroukh, abr茅g茅 du Choulhane 'Aroukh, accompagn茅 de Yossef Da'at, vol.II, p.聽579-580, 茅d. Colbo, Paris, 1996/2009.
  • Laurence Podselver, Le p猫lerinage tunisien de Sarcelles, vol.聽10, Socio-anthropologie, (lire en ligne).
  • Adin Steinsaltz (trad.聽de l'anglais), Introduction au Talmud, Paris, Albin Michel, , 326聽p. (ISBN 2-226-13566-9), p.聽39.
  • Yoram Bilu, Reconfigurer le sacr茅聽: le culte des saints juifs marocains en Isra毛l, vol.聽38, Archives Juives, (lire en ligne), p.聽103-123.
  • (he) Eliyahou Kitov, Le livre de notre h茅ritage, J茅rusalem, Feldheim Publishers, (lire en ligne), 芦聽Lag Ba'omer et le 20 iyar聽禄.
  • (he) A. I. Sperling, Les raisons des rites et coutumes, J茅rusalem, Eshkol, (lire en ligne), p.聽365-366.
  • (he) Yaakov Mazor, Traditions des klezmerim en terre d鈥橧sra毛l, J茅rusalem, Hamerkaz le'heker hamouzika hayehoudit, .
  • (he) Naftali Tucker, Lag Ba'omer, petite f锚te, grandes questions, secrets profonds, Shana Beshana, (lire en ligne).
  • (he) Shouki Dagan, La Hiloula (bas茅 sur les recherches du R' Avraham Kosman), Shofar, .
  • (he) Gilad Kariv, Qu鈥檈st-ce聽? Un peu de feu, Haaretz, (lire en ligne).
  • (en) Jewish Encyclopedia, 'Omer, Lag be-, New York, Jewish Encyclopedia (Funk & Wagnalls), (lire en ligne).
  • (en) Richard G. Marks, The Image of Bar Kokhba in Traditional Jewish Literature聽: False Messiah and National Hero, Pennsylvania State University Press, (ISBN 0-271-00939-X).
  • (en) Francine Klagsbrun, Jewish Days聽: A Book of Jewish Life and Culture Around the Year, Farrar, Straus and Giroux, , 231聽p. (ISBN 978-0-374-52566-8, lire en ligne).
  • (en) Oz Almog, The Sabra聽: The Creation of the New Jew, University of California Press, , 313聽p. (ISBN 978-0-520-21642-6, lire en ligne), p.聽21 & 37.
  • (en) Eliezer聽 Melamed, Lag Ba'omer, (lire en ligne).
  • (en) Eli Mansour, Lag BaOmer- Some Customs We Follow On Lag BaOmer, (lire en ligne).
  • (en) Benjamin Lau, Portion of the Week聽: The fires of Lag Ba'omer, Haaretz, (lire en ligne).
  • (en) Encyclopedia Judaica, Omer, The Gale Group, (lire en ligne).
  • (en) Encyclopedia Judaica (2), Hillula de-Rabbi Shimon bar Yoha茂, The Gale Group, (lire en ligne).
  • (en) Daniel Yaakov Travis, Mourning鈥檚 End 鈥 Understanding Sefira and Lag B鈥橭mer, (lire en ligne).