La Planète des singes : Le Nouveau Royaume

La Planète des singes
Le Nouveau Royaume
Logo du film La Planète des singes : Le Nouveau Royaume
Titre québécois Le royaume de la Planète des singes
Titre original Kingdom of the Planet of the Apes
Réalisation Wes Ball
Scénario Patrick Aison
Josh Friedman
Rick Jaffa
Amanda Silver
Musique John Paesano
Acteurs principaux
Sociétés de production Jason T. Reed Productions
Oddball Entertainment
20th Century Studios
Disney Studios Australia
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de l'Australie Australie
Genre science-fiction
Durée 145 minutes
Sortie 2024

Série La Planète des singes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

La Planète des singes : Le Nouveau Royaume ou Le royaume de la planète des singes au Québec (Kingdom of the Planet of the Apes) est un film de science-fiction américano-australien réalisé par Wes Ball et sorti en 2024.

Le scénario est de Patrick Aison, Josh Friedman, Rick Jaffa et Amanda Silver. Il s'agit de la suite de La Planète des singes : Suprématie (2017). C'est le 10e film de la franchise La Planète des singes inspirée du roman du même nom de Pierre Boulle.

Synopsis

Vers 2328[1], environ 300 ans après la mort de César[2], le « Moïse » du peuple des singes, plusieurs clans de primates se partagent désormais le havre de paix où leur chef historique les a conduits. À l'extérieur, les humains ont régressé à l'état sauvage.

Noa est un chimpanzé d'un clan de singes dresseurs d'aigles. Koro, le père de Noa, est l’un des anciens et le chef du village. Avec ses amis Anaya et Soona, Noa se prépare à un rite de passage à l'âge adulte. Pour cette cérémonie très importante, ils doivent collecter des œufs d'aigle en prenant d'énormes risques pour accéder aux nids. La nuit précédant la cérémonie, Noa repère un humain à la recherche de nourriture. Un bref contact entre les deux casse par inadvertance l'œuf de Noa. Il est obligé d'aller rapidement dans la nuit chercher un œuf de remplacement. En chemin, Noa rencontre un groupe de singes guerriers se disant être au service de César et utilisant des armes à la technologie étrange. Les guerriers, masqués, ont tué l’éclaireur du village de Noa. Ils découvrent ensuite son cheval, alors que Noa reste caché. Ils utilisent le cheval pour retrouver l'emplacement du clan. Quand Noa rentre chez lui, à pied, il trouve le village en feu. Il aide son père à libérer les aigles et tente de riposter, mais le général singe Sylva tue Koro. Noa, inconscient après une grosse chute, est laissé pour mort.

Noa se réveille le lendemain et découvre que sa famille et son clan ont été enlevés. Noa enterre le corps de son père et se lance à la recherche des siens, suivi de loin par l'aigle de son père, Aigle-Soleil. Dans les ruines de l'aéroport international de Los Angeles, il rencontre un orang-outan nommé Raka. Ce dernier explique que la bande de pillards a perverti les idées de César et raconte à Noa les véritables enseignements de l'ancien. Il décide finalement d'accompagner Noa. Ils remarquent rapidement qu'ils sont suivis par une humaine. Raka lui offre de la nourriture et une couverture, malgré les réticences de Noa, et la nomme « Nova ». Dans un observatoire abandonné, Noa est subjugué par ce qu'il voit dans l'immense télescope. Au cours de leur voyage, ils rencontrent un groupe d'humains primitifs avant que les singes masqués les attaquent soudainement. Noa et Raka sauvent Nova, qui, à leur grande surprise, sait parler. Elle leur révèle que son vrai nom est Mae et que les singes ont détruit son village. Elle explique également à Noa où ont été emmenés les membres de son clan : dans une colonie autour d'un ancien bunker humain.

En route vers cette colonie, ils tombent dans une embuscade tendue par Sylva, alors qu'ils tentaient de traverser un pont au-dessus d'une rivière. Dans le combat qui s'ensuit, Raka sauve Mae de la noyade mais est emporté par le courant. Noa et Mae sont capturés et emmenés dans l'immense camp des singes sur une plage. Noa y retrouve son clan dont sa mère, Dar, et ses amis Anaya et Soona. On le mène ensuite devant le roi des singes, Proximus Caesar. Ce dernier cherche à « évoluer » en utilisant la technologie humaine apparemment enfermée dans le bunker situé sur la plage. Chaque jour, Proximus pousse ses singes essayer d'ouvrir les portes blindées du bunker, en vain. Proximus invite Noa à dîner avec Mae ainsi que Trevathan, un humain qui s'est allié aux singes et qui divertit le roi chaque jour. Proximus pense que Noa est utile et exige de savoir quel est le plan de Mae et comment ouvrir le bunker, informant Noa qu'elle veut seulement en profiter pour elle-même.

Noa s'oppose à Mae et exige de connaître la vérité et ses réelles motivations, en échange de son aide. La jeune femme révèle qu'elle connaît une entrée secrète pour pénétrer dans le bunker et qu'elle recherche un livre qui pourrait ramener la parole à l'Humanité. Noa espère détruire le bunker suite à cela et ramener son clan chez lui. Noa, Mae, Soona et Anaya placent alors des explosifs autour d'un barrage devant le bunker. Trevathan les interrompt et veut avertir Proximus, mais Mae le tue et jette son corps à la mer, à la grande stupeur des trois singes. Le groupe escalade ensuite une falaise verticale vers l'entrée cachée. À l'intérieur, Mae découvre une réserve d'armes et récupère son « livre », qui est en réalité une clé de déchiffrement d'un satellite. Pendant ce temps, les singes découvrent des livres d'images dans le bunker, qui décrivent les humains comme l'espèce autrefois dominante avant les singes, ce qui les amène à se méfier de Mae.

Alors qu'ils sortent du bunker, le groupe est confronté à Proximus et ses sbires. Il menace de tuer Soona, mais Mae tire et tue Lightning, le singe qui tenait Soona en otage. Proximus accepte de laisser partir Noa si elle leur dit où se trouvent les autres armes dans le bunker. Mae refuse et déclenche les explosifs, inondant le bunker avec Noa et les autres singes toujours à l'intérieur. Alors que l'eau monte rapidement dans l'édifice, les singes grimpent le plus vite possible vers la sortie. Noa affronte Sylva. Il parvient finalement à le piéger et le regarde se noyer. Lorsque Noa s'en sort, il est attaqué par Proximus. Alors que Proximus ordonne à Noa de s'agenouiller devant lui, le chimpanzé maîtrise enfin les chants d'aigle de son père et parvient à leur faire attaquer Proximus. Les aigles l'assaillent et le font tomber de la falaise.

Le clan des aigles revient ensuite sur ses terres et y reconstruit son foyer. Mae fait ses adieux à Noa, en cachant derrière elle une arme à feu, au cas où. Elle explique qu'elle pense que les Humains méritent à nouveau leur chance car ils étaient à l'origine l'espèce dominante sur Terre. Noa lui demande quelle liberté auront alors les singes dans ce monde. Au lieu de tirer sur Noa, elle s'en va. Elle se dirige ensuite vers un établissement humain situé dans une base satellite, où elle livre la clé de déchiffrement, permettant à son groupe de réactiver les satellites et de reprendre contact avec d'autres humains. Alors que l'établissement humain rétablit une connexion satellite, Noa et Soona regardent à travers un télescope fixant avec inquiétude un objet invisible dans le ciel.

Fiche technique

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Distribution

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Sources doublage : RS Doublage.

Production

Développement

Initiée en 1968, la saga La Planète des singes renaît pour la deuxième fois sur les écrans de cinéma en août 2011 avec le film La Planète des singes : Les Origines. Ce film est bien accueilli par la critique et franchit le seuil des 175 millions de dollars aux États-Unis[14]. Fort de ce succès le studio 20th Century Fox produit un deuxième film baptisé La Planète des singes : L'Affrontement (2014)[15]. Le deuxième film est à son tour un succès commercial avec 208 millions de dollars aux États-Unis[16]. Le tournage d'un troisième film titré La Planète des singes : Suprématie débute le [17],[18].

En octobre 2016, lors d'un entretien, Matt Reeves, le réalisateur des deux derniers opus de la saga, déclare avoir des idées pour un quatrième film[19]. En 2017, peu après la sortie de Suprématie, Matt Reeves et son coscénariste Mark Bomback s'expriment sur l'avenir de la franchise. Matt Reeves déclare que le personnage de Méchant Singe incarné par Steve Zahn pourrait permettre de développer l'univers au-delà du personnage central des trois premiers films : César[20]. Mark Bomback indique qu'« il ne reste probablement qu'un seul grand chapitre à raconter » celui qui montre comment César « est devenu une sorte de Moïse du monde des singes ». Le scénariste suggère que la suite pourrait se dérouler des centaines d'années après Suprématie[21].

En mars 2019, la Walt Disney Company achète Fox qu'elle rebaptise 20th Century Studios et commence l'exploitation des principales licences du studio dont La Planète des singes[22]. Un nouveau film pour la franchise est ensuite rapidement confirmé en août par Bob Iger, le président exécutif de Disney. Il indique en effet à ses actionnaires que le prochain film sera bien une suite et pas un nouveau redémarrage[23]. Les producteurs des trois derniers films de la franchise, Peter Chernin et Jenno Topping sont confirmés à leurs postes pour assurer une certaine continuité[24].

Un homme avec une casquette devant un micro.
Crédit image:
Gage Skidmore from Peoria, AZ, United States of America
licence CC BY-SA 2.0 🛈
Le réalisateur Wes Ball au Festival de bande dessinée de San Diego, le 25 juillet 2014.

En décembre de la même année, Wes Ball, le réalisateur de la trilogie Le Labyrinthe (2014-2018) est choisi pour diriger le film[25]. Ce dernier travaillait pour la Fox sur un projet d'adaptation de la bande dessinée Légendes de la garde que Disney venait d'annuler[26],[1]. En février 2020, le réalisateur confirme à son tour que son film fera suite à la trilogie sur César[27]. Le chef décorateur Daniel Dorrance est à son tour recruté. Il a travaillé aux côtés de Wes Ball sur Le Labyrinthe : La Terre brûlée (2015), Le Labyrinthe : Le Remède mortel (2018) et sur le projet Légendes de la garde[28]. Josh Friedman est ensuite engagé pour écrire le scénario en collaboration avec Wes Ball, Rick Jaffa et Amanda Silver, les scénaristes de La Planète des singes : Les Origines[29]. Friedman, Jaffa et Silver avaient déjà collaboré pour l'écriture du film Avatar : La Voie de l'eau (2022) de James Cameron[30].

La mort de César à la fin de Suprématie impose aux scénaristes la création de nouveaux personnages[1]. Wes Ball ne souhaite pas mettre en scène les aventures de Cornélius, le fils de César, car l'ombre des trois précédents films serait trop présente[1]. Les scénaristes décident alors de faire un saut dans le temps de trois cents ans[1]. Le monde des singes reste le même mais cela permet de découvrir ce qu'est devenu l'héritage de César, ce que sont devenus les singes et les humains[1]. Selon Wes Ball, cela apporte de la « fraîcheur à l'intrigue »[1].

À la fin de Suprématie, les êtres humains perdent l'usage de leurs cordes vocales à cause d'un virus. Ils redeviennent ensuite des sortes de créatures sauvages. Il n'était cependant pas possible d'en faire comme l'indique Wes Ball des personnages qui « suivent les singes partout comme des chiens errants »[1]. L'idée est de les voir du point de vue de Noa qui les connaît d'abord comme des chapardeurs et des nuisibles, puis découvre qu'ils sont plus que cela. Les scénaristes renversent le processus d'anthropomorphisme[1].

En mars 2022, Steve Asbell, président de 20th Century Studios, explique au magazine The Hollywood Reporter que le scénario est en cours de finalisation et évoque un tournage pour la « fin de l'été ou le début de l'automne » 2022[31],[32]. Patrick Aison, l'auteur du scénario de Prey (2022), rejoint alors l'équipe de scénaristes pour les dernières réécritures[33]. En juin, le scénario est validé par Disney qui le trouve si bon que le studio prévoit désormais une nouvelle série de films[34]. Ball et ses scénaristes pensent en faire le premier chapitre d'une nouvelle trilogie[2]. En septembre, le titre du film est dévoilé, il s'agit de Kingdom of the Planet of the Apes[33],[N 2].

Wes Ball a pu s'entourer de beaucoup d'artistes pour réaliser les dessins conceptuels. Ils ont beaucoup travaillé sur des paysages de ruines recouverts par la végétation[35]. Les artistes conçoivent des décors florissants où la nature reprend ses droits. Il reste cependant des vestiges de la civilisation humaine que Ball interprète comme « un fantôme qui reste en suspens ».

Attribution des rôles

En août 2022, le nom de l'acteur principal est dévoilé. Il s'agit d'Owen Teague, notamment connu pour son rôle dans le film d'horreur Ça (2017). Le nom de son personnage n'est pas indiqué, mais la production précise qu'il interprétera un singe en capture de mouvement[37]. En septembre, c'est le nom de deux autres acteurs qui sont dévoilés. Il s'agit de Freya Allan, l'interprète de Ciri dans la série fantastique The Witcher et Peter Macon de la série de science-fiction The Orville[33]. Sept autres noms sont ensuite révélés en octobre : Eka Darville[N 3] de la série super-héroïque Jessica Jones (2015-2019), Kevin Durand de la série horrifique Locke & Key (2020-2022), Travis Jeffery de la série pour adolescents Hartley, cœurs à vif, Neil Sandilands de la série de science-fiction Sweet Tooth, Sara Wiseman de la série de suspense Qui ment ?, Ras-Samuel Welda’abzgi de la série dramatique The Clearing et Lydia Peckham de la série de science-fiction Cowboy Bebop (2021)[38],[39],[40]. En 2023, en janvier, William H. Macy, l'acteur principal de la série dramatique Shameless (2011-2021), est confirmé à la distribution[41]. En février, c'est au tour de l'actrice Dichen Lachman de la série dramatique Severance d'être ajoutée à la distribution[42].

Owen Teague est choisi par la régisseuse de distribution Debra Zane qui lui avait déjà confié un rôle dans la série dramatique Bloodline (2015-2017)[43]. Comme le reste des acteurs interprétant des singes, Teague a joué son personnage en justaucorps de capture de mouvements pour être remplacé en postproduction par des effets spéciaux numériques. Il a échangé avec Andy Serkis, l'acteur ayant interprété César lors des trois précédents films de la saga simiesque[43]. Celui-ci lui dit « Tu t’habitueras à [la capture de performance] et tu arrêteras de t’en inquiéter après la première semaine »[43],[44].

La production a demandé aux acteurs devant interpréter des singes d'aller à un « camp d'entraînement pour singes ». Ils ont été vêtus de costumes de singes pour mieux entrer dans leur rôle. Alain Gauthier, un ancien gymnaste, trampoliniste et artiste du Cirque du Soleil, entraîne alors les acteurs à chorégraphier leurs mouvements pour qu'ils deviennent de vrais singes,[1]. La formation dure huit semaines. Les acteurs travaillent notamment l'anatomie et les postures mais aussi la voix[1]. Kevin Durand qui interprète Proximus travaille de nombreuses heures sur la voix de son personnage pour qu'elle soit celle d'un singe qui tente d'imiter la manière de parler des humains[1].

Tournage

Le tournage débute le dans les Disney Studios Australia, en Nouvelle-Galles du Sud[45]. Le gouvernement australien finance une partie du film à hauteur de 17 000 000 de dollars australiens. Le film emploie 400 personnes dans le pays[46]. Le tournage se termine le [47]. Le réalisateur Wes Ball utilise le plus possible de décors naturels[48]. Cela permet selon lui d'obtenir plus de spontanéité[48]. Beaucoup de décors sont réalisés par l'équipe artistique et non pas générés par ordinateur, ce qui devient la norme des films à gros budget. La scène du nid d'aigle, qui se déroule en haut d'une construction, est entièrement bâtie en studio avec quatre étages de rondins attachés ensemble[1]. Ball utilise des caméras anamorphiques, ce qui est inédit dans la franchise. Il souhaite ainsi que cela donne un côté « sale » au film. Il veut que cela ressemble à un film des années 1970[1].

Un immeuble avec des statues et une antenne radio.
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Les studios Disney d'Australie en .

Les acteurs interprétant les singes sont équipés de justaucorps de capture de mouvements devant des décors naturels ou des écrans verts comme par exemple les acteurs du film Avatar : La Voie de l'eau (2022)[30],. Ils sont également munis d'une petite caméra qui capte leurs expressions faciales[48]. D'autres caméras infrarouges sont également cachées sur le plateau derrière des objets ou des feuilles pour capter les mouvements des acteurs[48]. Pour les besoins de la post-production numérique, les scènes sont généralement tournées en deux fois, la première avec les acteurs et la seconde sans. Cela ne permet pas au réalisateur d'avoir de la spontanéité dans les mouvements de caméra[1]. Wes Ball trouve ce processus « hyper dur »[1]. En revanche, les producteurs n'ont pas souhaité beaucoup utiliser la technologie du plateau numérique popularisé par la série The Mandalorian (2019-2023) et qui permet de simuler le décor en temps réel grâce à des écrans à cristaux liquides placés sur tout le tour du plateau de tournage[30].

Post-production

C'est la société Weta qui réalise les effets spéciaux, comme pour les trois précédents films de la série[49]. Pour le superviseur des effets spéciaux Erik Winquist, le film a apporté de nombreux défis techniques, notamment pour les scènes avec « des singes mouillés ». Winquist indique que les animateurs devaient savoir « comment l'eau affecte la fourrure et comment la fourrure se comporte dans l'eau »[49]. Heureusement, Weta a précédemment travaillé sur ces défis pour le film Avatar : La Voie de l'eau (2022). Winquist a donc exploité « une grande partie de l'expérience et de la technologie d’Avatar pour ce nouveau film »[49],[1]. Bien que Wes Ball tourne au maximum en décors naturels ou en plateau, 30 à 40 minutes du film sont entièrement réalisées en images de synthèse. Il pense cependant que les spectateurs ne seront pas en mesure de deviner quelles sont ces scènes[48].

Le réalisateur décrit son film comme un puzzle. Durant le tournage, il a créé de nombreuses pièces qu'il n'a pu imbriquer que durant les quatre dernières semaines, lors de la phase de postproduction[48].

Accueil

Promotion et sortie

La première bande-annonce et l'affiche du film sont dévoilées par 20th Century Studios le 2 novembre 2023[50],[51]. La bande-annonce présente les nouveaux personnages de la saga : le héros chimpanzé Noa, la sauvage humaine Mae, le mentor orang-outan Raka et le tyrannique souverain simiesque Proximus César[52]. Ce dernier fait d'ailleurs la couverture du magazine Empire pour son numéro de février 2024[2]. Une seconde bande-annonce, plus longue, est diffusée à partir du 11 février 2024[53]. Elle est accompagnée de trois affiches personnages : la première représente Noa, la deuxième Mae et la troisième Proximus César[54]. Une troisième bande-annonce est dévoilée à partir du 1er avril 2024. Elle est centrée sur Mae, le personnage humain interprété par Freya Allan. 20th Century Studios accompagne cette diffusion de plusieurs clips. L'un d'eux présente l'orang-outan Raka, un autre met en avant le maléfique roi Proximus[55]. Fin avril, en Californie, dans le cadre de la campagne de bouche à oreille électronique, trois cavaliers portant des costumes de singes sont envoyés par Steve Asbell, le président de 20th Century Studios, parcourir la plage de Venice à Los Angeles, puis le Champ de Crissy situé à l'est du Pont du Golden Gate[56],[57].

Une allée piétonne entourée de palmier devant un pont rouge.
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Le Pont du Golden Gate photographié depuis le Champ de Crissy.

D'abord annoncé pour le 24 mai 2024, le film est avancé de deux semaines pour éviter la concurrence de Furiosa de George Miller et de Garfield : Héros malgré lui qui sont également prévus pour la semaine du Memorial Day[58]. Le 10 mai, il n'a comme concurrent que Back to Black, le film biographique sur Amy Winehouse[58].

Accueil critique

Le film est bien accueilli par les critiques de cinéma. Sur le site Rotten Tomatoes, il obtient le score de 81 % pour un total de 260 critiques[59]. Il dispose sur le site Metacritic d'une note plus faible de 66 % basée sur 56 avis[60]. En France, il reçoit des critiques plutôt positives ; le site Allociné propose une note de 3,2 sur 5 à partir de l'interprétation de 21 titres de presse.

En France, Christophe Caron du journal La Voix du Nord indique que la franchise « ne perd rien de sa puissante force évocatrice ». Antoine Desrues du site Écran Large le voit comme un film « élégant sur l’entropie inévitable de nos sociétés et de leurs idéologies ». Gaël Golhen du journal Ouest-France trouve qu'il s'agit d'un « grand film d'aventures multipliant les scènes d’action ébouriffantes » et d'un « film d’infiltration nerveux ». Pierre Lunn du magazine Première y voit également un film nerveux qui est « autant une réflexion politique qu’une véritable série B, fun et excitante ». Renaud Baronian pour Le Parisien, écrit que si la mise en place est trop longue, le film reste un grand spectacle de divertissement. Jacky Bornet de France Culture reproche un récit trop linéaire mais reconnaît qu'« on ne s’ennuie jamais sur les 2 h 25 du film ». Pour Isabelle Danel du journal Le Nouvel Obs, le récit est « un peu réchauffé » mais « porte un message écologique de bon aloi ». Lelo Jimmy Batista du journal Libération trouve que malgré « des effets spéciaux monumentaux », le film « perd en consistance » par rapport aux précédents opus de la saga. Augustin Pietron-Locatelli du magazine Télérama pense lui, que le film est bavard et confus. Olivier De Bruyn du magazine Marianne ironise en indiquant que « la seule nouveauté de ce blockbuster que nous confessons ne pas avoir vu est probablement nichée dans son titre ».

Analyse

Le personnage principal, Noa, est un être candide et innocent qui ne sait rien des événements qui se sont déroulés lors des précédents films de la saga. Il ne connaît rien de la civilisation humaine. Selon la scénariste Amanda Silver, les spectateurs du film ont donc un « coup d'avance » sur le héros car ils savent ce que Noa va découvrir. Pour Silver, il s'agit d'un moteur narratif « très amusant »[1].

Noa effectue un Voyage du héros[1]. Owen Teague, l'interprète de Noa, indique que la quête initiatique consiste à découvrir quel héritage a laissé César et quelles en sont ses différentes interprétations[2]. Il a été élevé par une tribu isolée qui a oublié l'enseignement du « Moïse » des singes[35]. Le réalisateur Wes Ball surnomme Noa Georges le petit curieux, du nom d'une série d'animation dont le protagoniste est un jeune singe[1]. Le héros est obligé de quitter son territoire pour découvrir un nouveau monde mais avec l'envie de le comprendre[1].

Proximus a déifié César. Il a transformé le prénom du héros des singes en titre honorifique pour signifier à tous qu'il est son héritier comme l'ont fait les empereurs romains avec le cognomen du dictateur romain Jules César[2]. Wes Ball indique que c'est le « Gengis Khan de La Planète des singes ». Il veut unir tous les singes sous sa coupe et éradiquer les humains. Tel un tyran, Proximus détourne la mémoire de César pour imposer la peur et le respect à son peuple[2]. Désireux d'accroître son pouvoir, Proximus souhaite se réapproprier les antiques technologies. Sorte de « Thomas Edison du futur », il a redécouvert l'électricité [35],[62]. Il sait la produire, la stocker et l'utiliser comme une arme[1]. Pour des singes plus primitifs, il semble être un magicien[35].

Selon le scénariste Rick Jaffa, le film reprend également le thème de « l'interprétation erronée d'éléments exhumés du passé », un concept déjà présent dans les premiers films de la saga[1]. Les scénaristes montrent la « contamination mentale qui s'opère quand les personnages tombent sur des artéfacts du passé »[1]. Proximus César est l'incarnation de la mauvaise utilisation du passé. Il fait la même erreur que les humains avant lui dans La Planète des singes : Les Origines. Il commet l’hybris, il se prend pour un dieu. L'Histoire finit par se répéter[1].

Le monde dans lequel évolue Noa est proche visuellement de La Planète des singes, le film original de la franchise tourné en 1967 avec en vedette Charlton Heston[35]. Ce film a inspiré le réalisateur Wes Ball. Il l'a beaucoup regardé durant sa jeunesse[35]. La scène de chasse à l'homme du nouveau film est directement inspirée de celle du film de 1968[49],[63]. Pour Ball, son film est dans la même continuité que celui de 1968[1]. Rick Jaffa et Amanda Silver ont envie d'emmener la franchise vers une conclusion qui bouclerait avec le premier opus. Il n'est selon eux pas envisageable de faire une nouvelle version du film de 1968[1].

Les singes du nouveau film font désormais société mais sont privés de technologie après avoir traversé un « Âge sombre »[35]. Il existe désormais des singes scientifiques, à l'image de Zira et Cornélius, les chimpanzés scientifiques ou même du docteur Zaïus, l'orang-outan, ministre des sciences du premier film[62]. Les singes sont désormais à un Âge du cuivre. Proximus est couvert de cuivre. Cette matière est désormais la richesse ultime des singes. Les humains sont quant à eux retournés à un état primaire et sont désormais muets[35]. Ils sont également moins présents que dans le film original[63].

Wes Ball présente son film comme étant un « Apocalypto avec des singes », en référence au film de Mel Gibson de 2006 que le réalisateur adore[49],[1]. Ce film, entièrement en langue maya, se déroule au début des années 1500 au Yucatan et suit le périple d'un homme dans une jungle hostile[49]. L'idée du réalisateur est d'emmener la saga vers une « nouvelle trajectoire »[49]. Pour le producteur Joe Hartwick, les deux derniers films de la saga se concentrent sur « le fardeau de César », en tant que dirigeant de son clan mais aussi en tant que père de famille. Noa a lui aussi un fardeau, mais c'est un novice qui doit découvrir le monde, il est enveloppé dans un autre niveau d'aventure, principalement parce que le personnage n'a jamais été exposé au monde[49].

Le film souligne l'avarice mais aussi la compassion et l’empathie de l'humanité. Il se focalise aussi sur l'importance de l’enseignement. Wes Ball dit en effet que « ce que nous apprenons peut nous libérer, le savoir est comme un bon virus qui peut sauver l’humanité, ou, dans ce film, sauver la planète des singes ». Le film questionne aussi le vivre ensemble. Le thème du racisme, présent dans les premiers films de la saga, reste également au centre du Le Nouveau Royaume.

La question de la religiosité est également abordée dans le film. César est une figure christique, il avait des apôtres et donnait ses enseignements[1]. Il est mort pour la cause des singes. La temps a suffisamment passé pour qu'un système de croyance émerge chez les singes. Il est désormais un élément central de la société des singes, une figure biblique dont chacun interprète ses doctrines selon ses besoins[1]. Une version non retenue du scénario creusait beaucoup plus l'aspect religieux de la société simiesque. Mais les scénaristes n'ont pas souhaité aller trop en avant sur ce terrain délicat. Le film traite cependant de la corruption de l'héritage de César[1].

Notes et références

Notes

  1. Classification États-Unis : « Classé PG-13 pour les séquences intenses de violence/action de science-fiction. »
  2. « Le Royaume de la Planète des singes » en français.
  3. Le film est dédié à Mana Darville, le fils de d'Eka Darville décédé d'un cancer en octobre 2023 à l'âge de 10 ans.

Références

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Annexes

Bibliographie

  • [Bond et Fordham 2014] Jeff Bond et Joe Fordham (trad. de l'anglais), La Planète des singes : Toute l'histoire d'une saga culte, Paris, Huginn & Muninn, , 256 p. (ISBN 978-2-36480-279-7).
  • [Liardet 2021] Didier Liardet, La Planète des singes, Draguignan, Yris, , 272 p. (ISBN 978-2-91221-548-2).

Articles connexes

Liens externes