Jean-Jacques Beucler

Jean-Jacques Beucler
Illustration.
Fonctions
Député 1968-1981
Gouvernement Ve République
Groupe politique Non Inscrit
Centriste
Réformateur
Union pour la démocratie française
Secrétaire d’État auprès du ministre de la Défense
Président Valéry Giscard d'Estaing
Premier ministre Raymond Barre
Gouvernement Gouvernement Raymond Barre (2)
Législature Ve législature de la Cinquième République française
Secrétaire d’État aux Anciens combattants
Président Valéry Giscard d'Estaing
Premier ministre Raymond Barre
Gouvernement Gouvernement Raymond Barre (2)
Législature Ve législature de la Cinquième République française
Biographie
Date de naissance
Date de décès (à 76 ans)
Parti politique Centre des démocrates sociaux
Résidence Deuxième circonscription de la Haute-Saône

Jean-Jacques Beucler est un officier et homme politique français, né le à Trèves (Allemagne) et mort le à Nice.

Biographie

Jean-Jacques Beucler, fils de général, est reçu à Saint-Cyr en 1943. Il est envoyé à l'école militaire d'officiers de Cherchell et en sort aspirant, major de sa promotion, en avril 1944. Il fait la campagne d'Italie puis celles de France et d'Allemagne comme officier au 5e régiment de tirailleurs marocains. Il embarque en 1949 pour l'Indochine comme lieutenant au 5e goum du 3e tabor marocain.

Ayant été aéro-transportée à Cao Bằng en , son unité est engloutie dans le désastre de la bataille de la RC 4. Jean-Jacques Beucler est grièvement blessé et fait prisonnier. Détenu durant quatre ans au sinistre camp no 1, il soutient ses camarades par un moral à toute épreuve et est reconnu par eux comme leur chef. Il est l'un des quatre officiers faisant partie du comité de paix et de rapatriement.

Jean Lartéguy l'a dépeint dans Les Centurions sous les traits du lieutenant Marindelle, et le commandant Pouget dans Le Manifeste du Camp no 1 sous ceux du lieutenant Leyrieux.

Le capitaine Jean-Jacques Beucler quitte l'armée en 1955[1] à son retour de captivité pour prendre la direction d'une petite usine de métallurgie à Corbenay[2] et demeure industriel pendant 23 ans. Dans le même temps, il milite au Centre des jeunes dirigeants d'entreprises[3], puis fait une carrière politique :

  • maire de Corbenay (1966-1983) ;
  • conseiller général de Faucogney-et-la-Mer (élu en 1976) et premier vice-président du conseil général de la Haute-Saône ;
  • conseiller régional de Franche-Comté ; vice-président du conseil régional[4];
  • député de Haute-Saône de 1968 à 1981 sous les étiquettes non inscrit, centriste, réformateur puis UDF ;
  • secrétaire d'État à la Défense puis aux Anciens combattants (1977-1978).

Il est à l'origine de l'affaire Boudarel. Le 13 février 1991, lors d'un colloque au Sénat sur le Vietnam, assisté d'anciens prisonniers, il interpelle Georges Boudarel, à l'époque maître-assistant à l'université de Jussieu spécialisé dans la civilisation vietnamienne : il reconnaît en lui l'ancien commissaire politique d'un camp de prisonniers français en Indochine, le camp n°113. Il obtient du président du colloque l'expulsion de Georges Boudarel[5],[6].

Distinctions militaires

Jean-Jacques Beucler a été trois fois blessé, cinq fois cité dont deux citations à l'ordre de l'armée et pensionné militaire à 100 %.

Ouvrages

  • Quatre années chez les Viets, Lettres du Monde, Paris, 1977, préface d'Edgar Faure
  • Mémoires, 264 p., France-Empire, Paris, 1991

Notes et références

  1. Le Monde, 6 octobre 1977
  2. Jean-Jacques Beucler, Mémoires, Franc-Empire, , p. 258
  3. Alors Centre des jeunes patrons
  4. Le Monde, 4 avril 1977
  5. Le Monde, 30 décembre 2003
  6. Le Figaro, 17 juillet 1999

Voir aussi

Bibliographie

  • Thomas Capitaine, Captifs du Viet-Minh, les victimes de Boudarel parlent, préface de Jean-Jacques Beucler, UNI CED, Paris, 1991
  • Xavier du Crest de Villeneuve, Chemin de Damas… à Vendeuvre : hommages, témoignages. Paris : Pour Mémoire, 2009. 506 p.

Liens externes