Jagdgeschwader 302

Jagdgeschwader 302
Création
Dissolution
Pays Allemagne
Allégeance Flag of Germany (1935–1945).svg Troisième Reich
Branche Luftwaffe
Type Escadre de chasse
Rôle Supériorité aérienne
Guerres Seconde Guerre mondiale

La Jagdgeschwader 302[N 1] (JG 302) (302e escadre de chasseurs) est une unité de chasseurs de la Luftwaffe pendant la Seconde Guerre mondiale. Active de 1943 à 1944, l'unité était initialement dédiée aux missions Wilde Sau avant d'assurer la supériorité aérienne de l'Allemagne dans le ciel de l'Europe[1].

Opérations

Le JG 302 opéra majoritairement sur des chasseurs Messerschmitt Bf 109G et quelques Focke-Wulf Fw 190A[2].

Composante de la Wilde Sau (1943)

L'escadre d'une autre

Troisième escadre de chasse de nuit opérant sur monomoteurs, la JG 302 est créée tout juste un mois après la JG 301 avec le gros de cette dernière afin de lutter contre le Bomber Command. Les deux premiers gruppe de la 301 deviennent ainsi I. et II./JG 302 tandis que la JG 300 perd son III. gruppe pour devenir III./JG 302[3],[N 2] (voir organisation). C'est donc une escadre en partie aguerrie puisque plusieurs pilotes anciennement de la JG 301 comptent déjà plusieurs victoires : le Feldwebel Anton Benning et l'Oberfeldwebel Kurt Emler pour le I. gruppe tout comme l'Oberfeldwebel Kurt Welter et l'Unteroffizier Andreas Hartl pour II. gruppe[4].

Dans la nuit du 22 au , les Hauptmann Heinrich Wurzer et Karl-Heinz Dietsche respectivement Staffelkapitän des 1. et 2./JG 302 ainsi que l'Oberfeldwebel Kurt Emler ouvrent le score de la JG 302 en revendiquant 5 victoires à eux trois[5]. Le mois suivant, 400 bombardiers anglais attaquent Berlin dans la nuit du 2 au et les deux premiers groupes descendent encore 8 bombardiers lourds (dont 2 pour le Feldwebel Andreas Hartl) au prix d'un mort et d'un blessé[6]. Quinze jours plus tard, les Britanniques reviennent sur Berlin et trois pilotes s'adjugent 4 Lancaster pour la perte d'un des leurs. Les 24 et , 5 autres quadrimoteurs sont descendus[7] mais la JG 302 a déjà perdu 14 pilotes depuis la fin novembre, dont seulement 3 du fait des combats, le reste par accident[8].

Difficulté d'adaptation

Encore à cette époque, la 30. Jagd-Division qui englobe les escadres Wilde Sau (JG 300, JG 301 et JG 302) utilise des chasseurs empruntés à des escadres de chasses de jour[N 3]. De fait, beaucoup de groupes étaient loin d'avoir leur dotation en chasseurs : pour la JG 302, seul le I. gruppe disposait d'une trentaine de Bf 109 alors que le Stab et le II./JG 302 n'avaient que deux avions chacun (des Fw 190 pour ce dernier) et le III./JG 302 aucun[9].

Si l'adversaire britannique demeurait l'adversaire numéro 1, la météo et l'obscurité s'avérèrent plus dangereux encore, comme le montre les pertes subites. Beaucoup de pilotes se perdirent tout simplement dans la nuit noire ou en tentant de percer la couche nuageuse. Soit les avions s'écrasaient en manquant le terrain d'atterrissage, soit la panne sèche obligeait les pilotes à s'éjecter. S'ajouta à cela le comportement particulièrement nerveux du petit Bf 109 dans les phases de décollage et d'atterrissage que ne facilitèrent guère les choses[10],[N 4]. Les permutations en cascade entre les groupes de la 30. Jagd-Division s'avéra également préjudiciables pour la cohésion des unités[11].

De la chasse de nuit à la défense du Reich (1944)

Confirmation des as

Les as Andreas Hartl et Kurt Welter s'illustrèrent lors des nuits des 2 et en revendiquant 5 des 6 quadrimoteurs abattus par la JG 302, qui perd en contrepartie l'as aux 13 victoires l'Oberfeldwebel Kurt Emler. Ancien de la JG 300, ce pilote était présent dans la Wilde Sau depuis le tout début[12]. Dès le lendemain, l'escadre est impliquée dans une interception de jour, qui allait devenir de plus en plus fréquente au vu de l'augmentation en intensité des frappes américaines. Si cette mission est un échec (un mort et un blessé), celle du se solde par un B-17 abattu et 4 pilotes allemands blessés[13]. Trois jours plus tard, la JG 302 perd son premier chef d'escadrille[N 5],[14]. Le mois s'achève cependant comme il a commencé : 5 bombardiers lourds abattus (3 nocturnes le , et 2 diurnes le ), impliquant notamment les as habituels[15].

En février, l'activité se concentre essentiellement à la fin du mois du fait des mauvaises conditions météo qui clouaient également au sol les forces du Bomber Command[16]. Au soir du jusqu'au lendemain, 3 Lancaster et 2 B-17 américains furent détruits, l'Oberfeldwebel Kurt Welter réalisant un doublé, le Hauptmann Heinrich Wurzer obtenant lui le titre d'as[17].

Détachement d'Helsinki

Bf 109G-6 "Einsatzkommando Helsinki" début 1944 sur la base de Helsinki-Malmi[18].

Entre-temps, les forces stratégiques soviétiques reçurent l'ordre de Staline de mener des frappes de nuit contre Helsinki dans le but de désorganiser le pouvoir finlandais en place. Le pays demanda assistance à l'Allemagne et reçurent des équipements de détections appropriés[19]. Le I./JG 302 fut parallèlement sollicité pour créer un détachement baptisé Einsatzkommando Helsinki. Commandé par le kommandeur le Hauptmann Richard Lewens, l'unité comprenait également le Hauptmann Karl-Heinz Dietsche, Staffelkapitän 2./JG 302 ainsi que 13 pilotes et 57 mécaniciens et armuriers. Elle détruisit 2 appareils russes dans la nuit du 16 au et 4 autres lors de celle du 26 au . Le Staffel Helsinki ne perdit aucun pilote lors de ces opérations[20].

Alternance des missions

Les 4, 6 et , le I./JG 302 fut impliqué dans l'interception de raids américains massifs, par deux fois sur la capitale allemande. 6 bombardiers lourds furent mis au compte des trois Staffelkapitän (dont 4 pour le seul Hauptmann Heinrich Wurzer, qui dépasse ainsi le cap des 10 victoires) au prix de trois morts[21]. Même mission cette fois dans la nuit du 24 au contre les bombardiers du Bomber Command, qui sera la dernière grande mission nocturne de la JG 302. Pour 3 pilotes blessés, un record de 14 victoires furent revendiquées (essentiellement par le II. gruppe), dont un doublé pour l'Oberfeldwebel Kurt Welter[N 6] et un triplé pour le Feldwebel Andreas Hartl[22].

Les changements fréquents entre les missions de jour et de nuit impliquèrent d'adapter constamment les tactiques d'attaque. Toutefois, les pilotes de la Wilde Sau étaient recrutés avant tout parmi les unités d'avions de transports et de bombardement et possédaient donc les aptitudes pour le vol de nuit et désormais, l'expérience nécessaire pour le combat aérien[23]. Fin mars, la JG 302, fut pleinement impliquée dans la défense du Reich et reçut des renforts de jeunes pilotes fraichement débarqués. Cependant, la formation dont ils bénéficiaient à cette époque étaient très en deçà des 300 heures d'entraînement que possédaient leurs homologues américains[24].

Un printemps bien rempli

Le , toute la JG 302 décolle conjointement avec des forces des JG 3, JG 11, JG 54. La 7./JG 302 se retrouve en position favorable d'attaque et poivre 3 bombardiers et 1 Mustang mais l'ensemble de l'escadre perd 5 pilotes dont le vétéran et as aux 13 victoires le Feldwebel Andreas Hartl. Par ailleurs, une cinquantaine de B-24 bombardèrent la base du III./JG 302 qui blessèrent quatre hommes au sol, dont trois mortellement[25]. Cloué au sol à cause des dommages subis sur sa piste, le groupe laisse les I. et II./JG 302 redécoller le lendemain dans un combat en plein centre de l'Allemagne. 7 bombardiers sont détruits pour la perte de l'un des vainqueurs, l'Oberfeldwebel Ernst Haas atteint lui le titre d'as[26].

Bf 109G-6 du I./JG 302 basés à Jüterbog au sud de Potsdam, fin avril 1944[27].

C'est semble t-il sans aucune perte que les deux premiers gruppe descendent 5 quadrimoteurs le suivant[28]. 5 autres bombardiers lourds tombent également les 18 (2 victoires) et (3 victoires) mais la 4./JG 302 perd ce jour là son Staffelkapitän l'Oberleutnant Willi Klein ainsi que deux autres pilotes. L'Oberfeldwebel Eberhard Kroker s'illustra tout particulièrement : déjà double vainqueur le précédent, ce pilote descendit un quadrimoteur pour ses trois dernières missions faisant également de lui un as. Bien que diminué, le III./JG 302 fut néanmoins sollicité pour des missions Wilde Sau. Ainsi au cours des nuits du 22 au et 26 au , 3 Lancaster furent descendus par deux pilotes[29].

L'intensité des raids américains sur l'Allemagne en provenance de l'ouest et du sud forçait désormais les différentes unités de la défense du Reich à changer d'aérodrome en fonction de la situation[30]. C'est donc à partir de nouvelles bases que les I. et II./JG 302 s'adjugèrent 7 succès le pour une perte, dont un doublé pour l'Oberleutnant Heinz Seidel, chef de la 3. staffel qui descendit un B-17 et un P-51 d'escorte pour son 5e succès, tout comme l'Oberfeldwebel Artur Groß qui parvient lui aussi au titre d'as[N 7]. Les pilotes de la JG 302 étaient maintenant pleinement rodés à la chasse aux quadrimoteurs mais les chasseurs américains constituaient cependant un vrai problème et le resterait aussi longtemps que les bombardiers lourds demeureraient la cible prioritaire des Allemands[31]. La 15th Air Force frappe également depuis les bases italiennes, toutefois, le nombre de chasseurs US est moins élevé qu'en provenance d'Angleterre. Ainsi le , le I./JG 302 intercepte au-dessus du lac de Neusiedl un groupe de B-24 sans escorte et descend 7 d'entre eux sans aucune perte, le Hauptmann Heinrich Wurzer et l'Oberfeldwebel Anton Benning obtenant chacun un doublé[32].

Le , le II./JG 302 engage l'ennemi au-dessus du nord de Berlin mais cette fois l'escorte est trop puissante. Au prix d'un mort et trois blessés, seul le chef de la 5. Staffel l'Oberleutnant Karl-Heinz Seeler parvient à descendre un B-17. Ce même pilote récidive dix jours plus tard en abattant de nuit 2 quadrimoteurs qui seront les dernières victoires nocturnes de la JG 302[N 8],[33]. Le même jour, l'escadre remporte son plus grand succès alors : 4 bombardiers détruits dans le ciel de Berlin par le II. gruppe tandis que 13 bombardiers et un P-51 étaient descendus une heure plus tôt dans le ciel autrichien par le I./JG 302, encore une fois contre la 15th Air Force. Cinq pilotes seront doubles vainqueurs ce , mais il y aura deux blessés tandis que la 4. staffel déplore la perte son chef d'escadrille[34]. Rebelote le dans la région de Vienne où le I./JG 302 se charge de l'escorte des Bf 110 du II./ZG 1 avant de joindre ses efforts aux groupes appartenant aux JG 27 et JG 77 : le groupe descend 7 B-24 (dont 4 par Herausschuss[N 9])[35].

Restructuration drastique

Fin mai, les II. et III./JG 302 sont dissous, les pilotes du premier allant renforcer les effectifs du III./JG 300[N 10]. Le Stab disparaît également, laissant donc à la JG 302 son seul I. gruppe basé au nord de Vienne. Les effectifs demeurent identiques, toutefois un changement s'opère[36],[37]. La JG 51 qui combat principalement sur le front Est, détache fin juin ses 2., 7. et 12. Staffel afin de renforcer les escadres à l'Ouest en pleine bataille de Normandie. Le I./JG 302 reçoit l'une d'elles en l'occurrence la 12./JG 51 commandée par l'Oberleutnant Ferdinand Kray qui devient donc la nouvelle 4./JG 302[38].

De part son expérience au combat contre les chasseurs, la 4./JG 302 se voit affecter dans un rôle de couverture pour le reste du groupe, les trois autres escadrilles pouvant désormais se concentrer sur l'attaque des quadrimoteurs. Plusieurs de ses pilotes sont également des as confirmés, à commencer par le Staffelkapitän Ferdinand Kray (16 victoires) ; le Leutnant Ernst-Dietrich Grumme en compte 45 et le Feldwebel Rudolf Dreesmann 21[N 11]. Ces nouveaux venus auront forte à faire car l'été à venir voit les incursions aériennes en provenance d'Italie de plus en plus nombreuses. Egalement présent pour ouvrir la zone le 101th groupe de chasse "Puma" hongrois, le II./JG 27 ainsi que le II./ZG 1, mais dont les chasseurs lourds ne peuvent désormais plus rivaliser avec l'escorte musclée américaine[39].

Une tactique payante

L'Unteroffizier Rudi Diecke de la 3./JG 302 sur son Bf 109G-6 à Götzendorf, été 1944[40]. Ce pilote fait partie des vainqueurs du [41].

La première mission du seul I./JG 302 eut lieu le après plus d'une semaine de repos le temps de se familiariser avec la zone d'opération, la base se trouvant relativement peu visible vu du ciel. La 4./JG 302 joua pleinement son rôle en distrayant la chasse adverse ce qui permit aux trois autres escadrilles de faire un carton : 16 victoires sur les bombardiers et 1 P-51 d'escorte abattus sans aucune perte. L'Oberfeldwebel Artur Groß fut l'as du jour avec un triplé pour sa 10e victoire, quatre autres pilotes obtenant un doublé, dont le Hauptmann Heinrich Wurzer qui franchit lui la barre des 20 succès[42]. A ce stade, la maintenance au sol dût fournir un effort considérable pour maintenir les avions opérationnels, ceux-ci étant fréquemment endommagés par les tirs des mitrailleuses de défense des boxes de bombardiers. Le , nouveau raid au-dessus de Munich mais les Allemands sont repérés par les chasseurs américains et ne peuvent concentrer efficacement leurs attaques : 6 bombardiers et un chasseur sont descendus aux prix de deux morts. L'Oberfeldwebel Anton Benning atteint à son tour son 10e succès [43]. Trois jours plus tard, la 15th Air Force s'attaque aux raffineries de Vienne et se cogne à nouveau au I./JG 302 au-dessus du lac Balaton dont la 4. Staffel occupe la chasse adverse qui perd 2 Mustang et 1 P-38 Lightning dans les combats tournoyants. Pendant ce temps, 10 bombardiers B-24 sont perdus ou expulsés de leurs formations, un Bf 109 étant porté disparu et deux autres pilotes blessés. L'unité gagne encore un peu plus en efficacité, résultant d'une bonne discipline et d'excellentes tactiques[44].

Le , le groupe reçoit le renfort de nouveaux pilotes, parmi eux l'Unteroffizier Willy Reschke qui va bientôt faire parler de lui. Pour autant, les pilotes se contentèrent d'effectuer des vols d'entrainement, la météo n'étant de toute façon pas au beau fixe. D'autre part, il s'agit d'habituer les nouveaux venus à repérer leur terrain situé en rase campagne au milieu de nulle part. A noter qu'à ce stade de la guerre, les Bf 109G délaissèrent de plus en plus l'emblème de la Wilde Sau (un sanglier sauvage) traditionnellement peint sur le fuselage et emportaient un réservoir externe de 300 litres. Les pilotes s'entrainaient également au sol en utilisant des jeux de cartes instructifs sur lequel étaient dessinés un viseur avec en arrière plan un appareil adverse représenté sous différents angles. Il permettait d'enseigner aux pilotes quel était le meilleur moment pour ouvrir le feu et ainsi faire mouche[45].

Le beau temps est de retour le et la 15th Air Force envoie plus de 600 bombardiers B-17 et B-24 escortés par plus de 320 P-38, P-47 et P-51. Dès le début, l'escorte massive ainsi qu'un mauvais guidage au sol gène l'interception allemande et les avions à la traine se retrouvent coiffés par les Américains. Toutefois, le I./JG 302 peut revendiquer 10 victoires pour 3 Bf 109 descendus. Un B-17 touché par la DCA se posa non loin de la base et les pilotes allemands purent inspecter l'appareil et constater que ce type d'avion était relativement bien protégé[46]. Ils n'eurent guère le temps de souffler car ils interceptèrent le lendemain un box de B-17 séparés du reste de la formation dans les environs de Budapest. 7 d'entre eux furent abattus ou déclarés comme Herausschuss, les tirs défensifs tuant deux pilotes allemands[47]. L'Oberfeldwebel Ernst Haas obtient à son tour sa 10e victoire tandis que le Leutnant Ernst-Dietrich Grumme et le Feldwebel Rudolf Dreesmann de la 4./staffel ont déjà abattu chacun 5 adversaires sur ce nouveau front pour à peu près autant de sorties[48].

Un groupe d'élite

Afin de gagner encore en efficacité, chaque pilote se voyait désormais attribué un numéro de couleur flanqué sur le fuselage[N 12] ainsi qu'un indicatif radio propre. Au vu des deux dernières missions, le Hauptmann Richard Lewens qui commande le groupe depuis le tout début, demanda aussi à ses pilotes la plus grande discipline en vol, fondamentale pour les succès des missions à venir[49]. Ce même pilote revendiqua l'un des deux seuls succès de son unité le [50].

Les mécaniciens travaillaient maintenant jour et nuit sans discontinue pour maintenir un maximum d'avions opérationnel. Le , les pilotes aident même ces derniers à polir les surfaces des avions (permettant de gagner jusqu'à 40 km/h) avant de s'envoler l'après-midi sans toutefois parvenir à obtenir le contact avec l'ennemi[51]. Qu'à cela ne tienne, le I./JG 302 retrouve la 15th Air Force le lendemain au sud-ouest de Budapest pour ce qui allait devenir son plus grand combat aérien. Environ 600 bombardiers et un nombre important de chasseurs se présentent ce jour là dans les ciels hongrois et yougoslave. Très vite, un des Allemands s'écrase pour raison inconnue mais ses camarades se reprennent très vite et parviennent à descendre 19 B-24 (dont 5 expulsés), 2 Mustang et un B-17 plus tard au sud du lac Balaton. La 4. Staffel eut forte à faire avec l'escorte et eut 4 tués dans ses rangs sur les 9 que déplora l'ensemble du groupe, plus deux blessés et un atterrissage forcé[52].

Le , le I./JG 302 se joint à la JG 300 pour un combat au-dessus de Munich, mais les P-51 éloignent tout intrus des B-17[N 13] et seul le Feldwebel Rudolf Dreesmann est descendu et tué. L'as avait obtenu 6 victoires en très peu de temps avec la 4. Staffel après son arrivée du front Est[53]. La 15th Air force revient sur la Silésie le lendemain mais les nuages bas sur la base clouent le groupe qui décolle néanmoins par deux fois après amélioration des conditions. 8 bombardiers sont revendiqués (dont un par collision volontaire et un doublé pour le Leutnant Wilhelm Hallenberger, son 5e succès) ; trois Allemands sont blessés dont un mortellement[54]. Sans transition, nouveau combat le contre 225 chasseurs et 525 bombardiers B-17 et B-24. Ce dernier s'avère plus facile à abattre que la forteresse volante qui exige souvent une deuxième passe de tir. La trentaine de chasseur du groupe s'adjuge ainsi 10 B-24 et 2 B-17. Un Allemand ne rentrera pas et quatre autres seront blessés, parmi eux le Hauptmann Heinrich Wurzer. Touché à la main après ses 25 et 26e victoires[N 14], le Staffelkapitän de la 1. Staffel et as des as du groupe est désormais en convalescence[55]. Pas de répit en revanche pour les mécanos surnommés les "hommes en noir", qui se relaient 24h sur 24 pour maintenir un maximum de Messerschmitts opérationnels. Véritable colonne vertébrale de l'unité, ces hommes forcent le respect des pilotes et forment ainsi ensemble une véritable équipe[56].

Adversaires à la hauteur

Les succès ne sont toutefois pas toujours au rendez-vous. Ainsi, les Me 109 du I./JG 302 se joignent le à deux Staffeln du IV./JG 3 équipé lui de Fw 190 pour un combat qui ne donnera qu'un faible résultat, chasseur US en nombre obliges[57]. Idem le lendemain lors d'une mission conjointe cette fois avec le II./JG 27 : l'Unteroffizier Willy Reschke est l'un des deux pilotes victorieux (sa 5e victoire) tout comme le Leutnant Ernst-Dietrich Grumme qui sera cependant descendu et tué à son tour après sa 53e victoire. Avec 8 d'entre elles depuis son arrivée à la JG 302, il était alors le meilleur as de la 4. Staffel mais également un camarade bon vivant et apprécié de tous[58]. Le cependant, la 4./JG 302 de l'Oberleutnant Ferdinand Kray lui rend hommage en abattant 6 avions sans pertes, sur les 15 remportées par l'ensemble du groupe (qui perd lui 3 pilotes) ; tout comme Kray, les Oberfeldwebel Heinz-Wolfgang Schellner et Ernst Schäffer de la 2. Staffel obtiennent chacun un doublé ainsi que le titre d'as[59]. Peu prolifique sera en revanche la sortie conjointe du avec les groupes d'assaut IV./JG 3 et le II./JG 300 qui mettra en évidence le manque de coordination radio entre les différentes escadres allemandes[60].

Confirmation de victoire sur un B-17 revendiqué par l'Unteroffizier Willi Reschke le [61]. Le document ne fut délivré que le suivant, lourdeur administrative oblige[62].

Même constat pour la journée du dans la région de Munich où deux pilotes sont tués et deux autres blessés, même si le groupe parvient tout de même à descendre 10 Forteresses volantes (6 par Herausschuss). L'attaque exigea néanmoins pour certains deux passes de tir tellement le bombardier de Boeing est robuste[63]. 10 de plus tombent deux jours plus tard[N 15] mais les quatre jours d'inaction forcés qui suivent ne sont guères bénéfiques pour les pilotes qui restent globalement sur des succès continues. En revanche, ces jours sont mis à profil par les mécaniciens qui peuvent enfin souffler un peu[64].

Les choses sérieuses reprennent dans les derniers jours de juillet avec des attaques aériennes américaines sans discontinues du 25 au 29. Les chasseurs US sont de plus en plus au fait des tactiques allemandes et peuvent contrer leurs adversaires. Si 15 quadrimoteurs et 3 Mustangs sont perdus du fait de la JG 302 lors de ces cinq jours, l'escadre perd 9 pilotes tandis que 4 autres sont blessés. La plus grosse perte est sans conteste l'Oberleutnant Ferdinand Kray, as des as de la 4. Staffel qu'il commande, abattu et tué par un P-51 après avoir lui-même abattu 5 bombardiers et 4 chasseurs, pour un score final de 25[N 16]. Autre perte, le Feldwebel Ernst Schäffer de la 2. Staffel qui disparaît lui après un palmarès de 6 victoires. A cette époque, la pénurie de pilotes commence à se faire sentir même si certain nouveaux venus tirent leur épingle du jeu en parvenant au titre d'as, tel le Leutnant Gerhard Reiche, les Oberfeldwebel Dieter Rusche et Herbert Stephan, le Feldwebel Heinrich Dörr ainsi que le Gefreiter Walter Weinzierl, qui perd toutefois lui aussi la vie le [65],[N 17].

En règle générale, environ la moitié des jeunes pilotes étaient blessés ou tués au cours des trois premières missions. Certains faisaient parfois preuves d'une certaine insouciance après leur première sortie, ou encore d'un excès de confiance après leur première victoire aérienne ; seuls ceux qui gardaient la tête froide pouvaient espérer survivre à la guerre[66].

Dernières missions

Au deux petites victoires le 5 août suivent deux de plus le surlendemain au-dessus de la Hongrie où pour la première fois, le groupe subit un ratio défavorable puisqu'il perd quatre Messerschmitt pour un mort et trois pilotes blessés[67]. Basé depuis le début du mois à Götzendorf, le I./JG 302 déménage ensuite dans les alentours de Francfort-sur-le-Main le où l'activité des unités de la défense du Reich ne désemplit pas[68]. Le lendemain, l'unité intercepte des B-17 conjointement avec la JG 300 et le IV./JG 3 et en descendent ensemble une douzaine[69],[70]. Nouvelle grosse mission le qui voit une nouvelle confrontation avec la 15th Air force. Privé des grands as de sa 4. Staffel, le groupe ne s'envole qu'avec 20 avions mais peut néanmoins compter sur les chasseurs hongrois en approchant de Budapest. Ces derniers jouent pleinement leur rôle et le groupe poivre 6 bombardiers lourds (dont 2 pour l'Unteroffizier Willy Reschke, ses 10e et 11e succès), une goutte d'eau toutefois face à l'armada américaine. Qui plus est, le chef de la 1./JG 302[N 18] et surtout le Hauptmann Richard Lewens sont tués au cours de cette mission, un coup dur pour le I./JG 302 qui perd son Kommandeur depuis la création de l'escadre[71].

Pas le temps de souffler, le groupe est à nouveau sollicité dans le ciel hongrois le lendemain pour une passe de tir qui débouche sur 3 victoires sans plus de détails[72]. Le 22, nouvelle grosse journée conjointement avec les I., II./JG 300 et le IV./JG 3 dont les pilotes, véritable pépinière de chasseurs de quadrimoteurs, ont rejoint ceux du I./JG 302 à Götzendorf la veille. La formation allemande prend contact avec 500 bombardiers de la 15th Air force au nord du lac Balaton, les équipages américains étant peu habitués à une attaque aussi massive, d'autant qu'ils se cognent une nouvelle fois aux Allemands sur le chemin du retour vers l'Italie après que ces derniers aient redécollé pour réarmer. Pour des pertes minimes, le IV./JG 3 et les deux groupes de la JG 300 revendiquèrent 20 bombardiers et 4 P-38 tandis que le I./JG 302 descendait 8 quadrimoteurs et un P-38 dans ce qui sera sa dernière mission sur la Hongrie. Mention spéciale pour le Leutnant Leonhard Reinicke, Staffelführer de la 1./JG 302[N 19] et l'Oberfeldwebel Heinz Gossow de la même unité, tous deux triple vainqueur en trois jours[73].

L'Unteroffizier Christoph Blum de la 1./JG 302 à Götzendorf, été 1944[74]. Il sera le dernier de son unité à devenir un as[75].

Le , la vingtaine d'avions du groupe s'envolent peu avant midi rejoints une nouvelle fois par la JG 300 après avoir manqué une interception le matin. Ils descendent trois avions dont un Mustang qui sera le cinquième de l'Unteroffizier Christoph Blum, ce jeune pilote devenant par ailleurs le dernier pilote de l'escadre à devenir un as mais deux de ses camarades seront tués et un autre blessé[76]. Depuis plusieurs jours déjà, des rumeurs de transfert sont évoqués ; le , c'est chose fait quand le groupe pose ses valises à Magdeburg, puis Mörtitz au nord-est de Leipzig dès le lendemain, enfin à Leeuwarden aux Pays-Bas le soir même[77]. Quelques Bf 109 effectueront une mission de couverture aérienne au profil de la flotte allemande naviguant vers le port d'Emden, avant que le I./JG 302 ne retourne à Mörtitz[78]. C'est de cette base que l'unité effectuera sa toute dernière interception, s'octroyant deux victoires sur des B-17 le , dont la 14e pour l'Unteroffizier Willy Reschke qui endommagé, sera contraint à un énième atterrissage forcé. Il rejoindra ensuite ses camardes à Alperstedt pour un dernier transfert. Pour le plus grand plaisir de tous, le Hauptmann Heinrich Wurzer fera également son grand retour et assumera le commandement du groupe[79].

D'une escadre à l'autre

Durant tout le mois de septembre, les 22 pilotes survivants se reconvertissent sur Fw 190 (malgré la réticence de certains habitués au Bf 109) renforcés par de nouveaux sortis en provenance d'écolage de reconnaissance, chasse lourde, bombardement ainsi que d'instructeurs. Le Fw 190 à toutefois une bonne réputation et le passage de relais se fera aisément. Le , le I./JG 302 est renommée III./JG 301 mettant un point final à l'histoire de la JG 302[80].

Environ 330 victoires furent revendiquées par l'escadre entre novembre 1943 et août 1944, dont 90% de quadrimoteurs anglais et américain[81],[N 20]. Elle perdit en contrepartie 99 pilotes, la plupart au combat[82]. La JG 302 et en particulier le I. gruppe bénéficia d'un excellent leadership ainsi qu'une aide précieuse de deux stations radar lors des opérations dans le sud. Ce seul groupe vit passer 133 pilotes et en perdit 67 et 40 autres blessés. Malgré la supériorité numérique des Alliés, il n'y eut pourtant jamais aucun signe de résignation chez ces hommes, quel que soit leur grade[83].

Organisation

Stab

Formé le [3] à Stade sur ordre du . Le Stab./JG 302 est dissous en [37].

Geschwaderkommodore (Commandant d'escadre) :

Début Fin Grade Nom
? Oberstleutnant Manfred Mössinger[3]
? printemps 1944 Major Ewald Janssen[84],[85]
printemps 1944 Major Kurd Peters[85]

I. Gruppe

Le Hauptmann Heinrich Wurzer. Longtemps Staffelkapitän de la 1./JG 302, il deviendra le dernier chef du I. Gruppe en septembre 1944. As des as de la JG 302 avec 26 victoires, il sera néanmoins remplacé peu après son passage au III./JG 301 pour raison inconnue et ne combattra plus[86].

Formé le à Jüterbog-Waldlager à partir du I./JG 301 avec[3] :

  • Stab I./JG 302 à partir du Stab I./JG 301
  • 1./JG 302 à partir de la 1./JG 301
  • 2./JG 302 à partir de la 2./JG 301
  • 3./JG 302 à partir de la 3./JG 301

En , le groupe augmente ses effectifs à 4 staffeln :

  • 1./JG 302 inchangée
  • 2./JG 302 inchangée
  • 3./JG 302 inchangée
  • 4./JG 302 à partir du 12./JG 51[38]

Le , I./JG 302 est renommé III./JG 301 :

  • Stab I./JG 302 devient Stab III./JG 301
  • 1./JG 302 devient 9./JG 301
  • 2./JG 302 devient 10./JG 301
  • 3./JG 302 devient 11./JG 301
  • 4./JG 302 devient 12./JG 301

Gruppenkommandeur (Commandant de groupe) :

Début Fin Grade Nom
Hauptmann Richard Lewens (mort au combat)[3],[87]
Hauptmann Heinrich Wurzer

II. Gruppe

Formé le à Ludwigslust à partir du II./JG 301 avec[3] :

  • Stab II./JG 302 à partir du Stab II./JG 301
  • 4./JG 302 à partir de la 4./JG 301
  • 5./JG 302 à partir de la 5./JG 301
  • 6./JG 302 à partir de la 6./JG 301

Le II./JG 302 ne possède pas ses propres avions jusqu'en , et jusque-là, partage avec ceux du I./JG 11 et le III./JG 54. Il est dissous le , et tous les équipages sont transférés au III./JG 300[36],[37].

Gruppenkommandeur :

Début Fin Grade Nom
Major Treumund Engelhard (blessé)[3],[88]
? ? ? ?

III. Gruppe

Formé le à Oldenbourg à partir du III./JG 300[3] :

  • Stab III./JG 302 à partir du Stab III./JG 300
  • 7./JG 302 à partir de la 7./JG 300
  • 8./JG 302 à partir de la 8./JG 300
  • 9./JG 302 à partir de la 9./JG 300

Le III./JG 302 ne possède pas ses propres avions jusqu'en , et jusque-là, partage avec ceux du III./JG 11. Le III./JG 302 est dissous le [36],[37].

Gruppenkommandeur :

Début Fin Grade Nom
printemps 1944 Major Ewald Janssen[3]
? ? ? ?

Notes et références

Notes

  1. Pour une explication de la signification des désignations des unités de la Luftwaffe : voir Organisation de la Luftwaffe (1933-1945).
  2. On notera la grande complexité dans l'organisation des escadres de la 30. Jagd-Division et de la Luftwaffe en général.
  3. JG 1 et JG 11 (Reschke 2005, p. 20).
  4. Les pilote de la Wilde Sau étaient principalement des pilotes de bombardier et de transports, plus aptes au vol sans visibilité (Reschke 2005, p. 39).
  5. L'Oberleutnant Herbert Petersen, Staffelkapitän de la 1./JG 302 (Reschke 2005, p. 43).
  6. Ce seront ses dernières victoires avec la JG 302. Kurt Welter sera ensuite promu officier et transféré à la JG 300 (Lorant-Goyat 2005, tome 1, p. 223).
  7. Artur Groß était un pilote de 33 ans, un âge élevé pour un pilote de chasse à l'époque. Bien que qualifié pilote un mois avant le début des hostilités en 1939, il fut cantonné comme pilote instructeur jusqu'à mi-1943 (sans doute en raison de son âge) avant d'intégrer la JG 300 en juillet 1943, puis plus tard la JG 302 (Reschke 2005, p. 82).
  8. Ce seront ses 6e et 7e victoires. L'Oberleutnant Karl-Heinz Seeler passera ensuite peu de temps après à la JG 300, puis à la JG 7 mais périra sur Me 262 le (Reschke 2005, p. 76).
  9. La notion d'Herausschuss signifiait l'expulsion (généralement d'un bombardier) de sa formation après qu'il eut été suffisamment endommagé (Lorant-Goyat 2005, tome 1, p. 8).
  10. Le départ du III./JG 302 fut marqué par la perte de l'Oberleutnant Hans-Jürgen Uhse, Staffelkapitän de la 7. Staffel dans la nuit du 29 au .Victime d'un accident au décollage, l'officier préféra se suicider plutôt que de brûler bloqué dans son appareil. Son épouse n'est autre que l'aviatrice et future femme d'affaires Beate Uhse (Lorant-Goyat 2005, tome 1, p. 162).
  11. D'autres sources parlent de seulement 20 victoires pour Ernst-Dietrich Grumme et 9 pour Rudolf Dreesmann (Reschke 2005, p. 76).
  12. Normalement, les avions de chaque Staffel possédait des numéros aux couleurs codifiées (Breffort 2014, p. 13).
  13. L'Unteroffizier Willy Reschke revendiqua ce jour là un P-51 qui ne lui sera toutefois pas confirmé (Reschke 2005, p. 103-104).
  14. Un tel score, qui plus est obtenu majoritairement contre des quadrimoteurs, aurait normalement dû valoir à son auteur la Croix de chevalier de la croix de fer. De façon inexplicable, l'as ne recevra jamais cette décoration (Galland 1985, p. 484).
  15. Parmi les vainqueurs figure le Leutnant Wilhelm Hallenberger titulaire de 8 victoires avec la 4. Staffel. L'officier sera également blessé au cours de cette mission et ne reprendra pas sa place au combat (Reschke 2005, p. 126, 149, 266).
  16. Les autres victoires étant obtenues sur le front Est avec la 12./JG 51 (Reschke 2005, p. 128).
  17. A noter la 16e victoires le de l'Oberfeldwebel Ernst Haase qui sera sa dernière. Vraisemblablement blessé (date inconnue), l'as ne retournera pas dans le groupe (Reschke 2005, p. 130, 149).
  18. En l'occurrence, l'Oberleutnant Heinrich Ötteking dont c'était la première sortie à la tête de l'escadrille (Reschke 2005, p. 137-138).
  19. Chef d'escadrille par intérim (Lorant-Goyat 2005, tome 1, p. 349).
  20. Les archives quant au total des victoires comptabilisées restent incomplètes ; le futur "Leutnant" Anton Benning par exemple n'enregistre que 14 succès sur un palmarès de 28 (Reschke 2005, p. 149, 264).

Références

  1. Reschke 2005, p. 6, 20.
  2. Reschke 2005, p. 37.
  3. a b c d e f g h et i Reschke 2005, p. 20.
  4. Reschke 2005, p. 264-266, 271.
  5. Reschke 2005, p. 31.
  6. Reschke 2005, p. 34-35.
  7. Reschke 2005, p. 35-36.
  8. Reschke 2005, p. 282.
  9. Reschke 2005, p. 20, 36-37.
  10. Reschke 2005, p. 37-38.
  11. Reschke 2005, p. 39.
  12. Reschke 2005, p. 39-40.
  13. Reschke 2005, p. 40, 42.
  14. Reschke 2005, p. 42-43.
  15. Reschke 2005, p. 44, 46.
  16. Reschke 2005, p. 46.
  17. Reschke 2005, p. 47-48.
  18. Reschke 2005, p. 49.
  19. Reschke 2005, p. 48, 51.
  20. Reschke 2005, p. 51.
  21. Reschke 2005, p. 54-55.
  22. Reschke 2005, p. 58-60.
  23. Reschke 2005, p. 58-59.
  24. Reschke 2005, p. 61.
  25. Reschke 2005, p. 62-63.
  26. Reschke 2005, p. 63-64.
  27. Reschke 2005, p. 71.
  28. Reschke 2005, p. 64.
  29. Reschke 2005, p. 66-67, 70.
  30. Reschke 2005, p. 67.
  31. Reschke 2005, p. 70-71.
  32. Reschke 2005, p. 73.
  33. Reschke 2005, p. 75-76.
  34. Reschke 2005, p. 76-78.
  35. Reschke 2005, p. 78.
  36. a b et c Lorant-Goyat-2005-tome 1, p. 162.
  37. a b c et d Reschke 2005, p. 74-76.
  38. a et b Reschke 2005, p. 76.
  39. Reschke 2005, p. 76-77.
  40. Reschke 2005, p. 84.
  41. Reschke 2005, p. 81.
  42. Reschke 2005, p. 80-82.
  43. Reschke 2005, p. 83, 264.
  44. Reschke 2005, p. 84-85.
  45. Reschke 2005, p. 85, 87-88.
  46. Reschke 2005, p. 88-92.
  47. Reschke 2005, p. 92-93.
  48. Reschke 2005, p. 265-266.
  49. Reschke 2005, p. 93.
  50. Reschke 2005, p. 94-96.
  51. Reschke 2005, p. 96.
  52. Reschke 2005, p. 96-98, 100-102.
  53. Reschke 2005, p. 103-104.
  54. Reschke 2005, p. 105-108.
  55. Reschke 2005, p. 110, 112.
  56. Reschke 2005, p. 114.
  57. Reschke 2005, p. 114-115.
  58. Reschke 2005, p. 116-117.
  59. Reschke 2005, p. 117-118.
  60. Reschke 2005, p. 119.
  61. Reschke 2005, p. 121.
  62. Lorant-Goyat-2005-tome 1, p. 7-9, 330.
  63. Reschke 2005, p. 119-124.
  64. Reschke 2005, p. 124, 126.
  65. Reschke 2005, p. 126-130.
  66. Reschke 2005, p. 131.
  67. Reschke 2005, p. 131-132.
  68. Reschke 2005, p. 131, 133.
  69. Lorant-Goyat-2005-tome 1, p. 269.
  70. Reschke 2005, p. 133-135.
  71. Reschke 2005, p. 136-138.
  72. Reschke 2005, p. 138-139.
  73. Reschke 2005, p. 138-140.
  74. Reschke 2005, p. 111.
  75. Reschke 2005, p. 143.
  76. Reschke 2005, p. 142-143.
  77. Reschke 2005, p. 141, 143, 145.
  78. Reschke 2005, p. 145-146.
  79. Reschke 2005, p. 146-148.
  80. Reschke 2005, p. 148, 153.
  81. Reschke 2005, p. 264-271.
  82. Reschke 2005, p. 282-284.
  83. Reschke 2005, p. 149-150.
  84. Lorant-Goyat-2005-tome 1, p. 91.
  85. a et b Reschke 2005, p. 53.
  86. Reschke 2005, p. 160.
  87. Reschke 2005, p. 137.
  88. Reschke 2005, p. 44.

Sources

Bibliographie

  • Georges Bernage et François François, Dictionnaire historique – La Luftwaffe-La Waffen SS, Heimdal, (ISBN 2-84048-119-7)
  • (en) Willi Reschke, Jagdgeschwader 301/302 "Wilde Sau", in Défense of the Reich with Bf 109, Fw 190 and Ta 152, Schiffer Publishing, (ISBN 0-7643-2130-7). 
  • Jean-Yves Lorant et Richard Goyat, Bataille dans le ciel d'Allemagne, t. I : Une escadre de chasse dans la débâcle, Larivière, (ISBN 2-84890-100-4)
  • Dominique Breffort, Les chasseurs allemands, t. 1, Histoire et Collections, (ISBN 978-2-35250-331-6)
  • Adolf Galland, Les premiers et les derniers : Les pilotes de chasse de la deuxième guerre mondiale, Yves Michelet, (ISBN 2-905-643-00-5)

Liens externes

Articles connexes