Jacques Trorial

Jacques Trorial.jpg

Jacques Trorial
Fonctions
Secrétaire d'État chargé de l'Éducation nationale

(11 mois et 10 jours)
Président Charles de Gaulle
Gouvernement Couve de Murville
Prédécesseur Marie-Madeleine Dienesch
Successeur Pierre Billecocq
Député français

(1 an, 4 mois et 9 jours)
Élection 12 mars 1967
Réélection 30 juin 1968
Circonscription 7e de Meurthe-et-Moselle
Groupe politique UDR
Prédécesseur Louis Dupont
Successeur Robert Richoux
Biographie
Nom de naissance Jacques Léon Trorial
Date de naissance (87 ans)
Lieu de naissance Saulnes (France)
Nationalité Française
Parti politique UD-Ve
UDR
Diplômé de IEP de Strasbourg
IHEDN
Profession Sous-préfet

Jacques Trorial, né le à Saulnes, est un haut fonctionnaire et homme politique français.

Député de la 7e circonscription de Meurthe-et-Moselle en 1967, il est brièvement secrétaire d'État à l'Éducation nationale après les événements de mai 1968. Il dirige ensuite différents organismes de transport maritime et fluvial.

Biographie

Jacques Trorial est le fils de Gilbert Trorial[1], contremaître à la Société des aciéries de Longwy[2].

Jeunesse et formation

Après avoir fait ses classes au lycée de Longwy[3], et obtenu une licence en droit et un diplôme de l'Institut d'études politiques de Strasbourg en 1952[4], il est auditeur régional de l'Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN) en 1959[réf. nécessaire].

Il accomplit son service militaire de à [réf. nécessaire]. Il est capitaine honoraire du service d'état-major[réf. nécessaire].

Carrière administrative

Expert assermenté en dommages de guerre industriels et commerciaux auprès de la délégation du ministère de la Reconstruction et du Logement du Bas-Rhin (-), il devient ensuite attaché à la préfecture de la Meuse d' au .

Après un cursus de deux ans, il est nommé chef de cabinet du préfet des Ardennes (1958) et du Lot-et-Garonne (1959), puis sous-préfet de l'arrondissement de Bar-sur-Aube (1963).

Chargé de mission au cabinet du ministre de l'Intérieur, il devient adjoint, puis chef du service d'information des maires et conseillers généraux (1964-1967).

En disponibilité de à , il est réintégré, nommé sous-préfet hors classe puis placé, par décret du 14 mai 1975, en disponibilité spéciale (sans traitement). Il prend sa retraite en 1992.

Mandats politiques

Il est élu député de la 7e circonscription de Meurthe-et-Moselle le , et réélu le [5]. Il est nommé secrétaire d'État à l'Éducation nationale le 12 juillet 1968 dans le gouvernement Couve de Murville, à la fin de la présidence de Charles de Gaulle.

Il joue un rôle déterminant dans la remise en route de l'Éducation nationale après Mai 68, ayant été spécialement chargé par le Premier ministre, Maurice Couve de Murville, et le ministre de l'Éducation nationale, Edgar Faure, de la responsabilité d'assurer les rentrées scolaire et universitaire de septembre à , de combler le retard de plusieurs mois pris en matière d'équipement scolaire et universitaire (lancement des universités de Dauphine, Vincennes et Villetaneuse) et de relancer la formation permanente. Il quitte ses fonctions presque un an plus tard, le 20 juin 1969[6].

Carrière dans les organismes du transport

Il est président de l'Association pour l'expansion industrielle de la Lorraine (1969-1973) et membre de la Commission nationale de l'aménagement du territoire (1969-1973).

Membre du Conseil économique et social régional d'Île-de-France de 1982 à 2002, il y est rapporteur permanent de la commission des finances (1989-1995) et président de celle de l'aménagement du territoire (1995-1998).

Il devient président du conseil d'administration du Port autonome de Paris en (président d'honneur et administrateur à partir de ).

Il fonde le comité des armateurs fluviaux en 1971, qu'il préside jusqu'en 1988, et le comité de liaison pour la promotion de la voie d'eau jusqu'en 1987.

Il occupe également différents mandats et fonctions dans des organismes de transport :

  • membre de la commission des transports pour les VI, VII, VIII, IX Plans au commissariat général du plan d'équipement et de la productivité.
  • membre du Conseil supérieur, puis national des transports (de 1972 à 1997).
  • membre du Conseil supérieur de la marine marchande (depuis 1986).
  • président délégué de l'Association pour le développement de la formation professionnelle dans les transports (AFT) et de l'Institut de formation aux techniques d'implantation et de manutention (IFTIM) de juillet 1989 à 1998.

Il est président de l'Association pour le développement des ports français d'octobre 1986 à 2013

[réf. nécessaire]

, puis président délégué de l’Union des ports de France (UPF)[7] depuis 2013.[réf. nécessaire]

En , après la disparition de Jacques Chirac, il reste l'un des trois anciens membres du gouvernement français sous la présidence de Charles de Gaulle encore en vie.

Décorations

Références

  1. Le Monde contemporain de la Lorraine, op. cit.
  2. Antoine Porcu (préf. Gilles Perrault), Aventures et mésaventures d'un Franco-Sarde atypique, Épinay-sur-Orge, Digraphe, 1999, p. 145 (ISBN 2-84237-025-2).
  3. https://www.munzinger.de/search/portrait/Jacques+Trorial/0/12325.html.
  4. http://www.anciens-iep-strasbourg.com/actualites/trophee-de-l-annee/30-trophee-1996-jacques-trorial.
  5. Site de l'Assemblée nationale.
  6. Jacques Trorial sur le site du ministère de l'Education nationale.
  7. Clotilde Martin, « Les ports maritimes ont besoin des ports intérieurs », sur L'Antenne, .
  8. http://www.lemoniteur.fr/articles/ordre-national-de-la-legion-d-honneur-323577.

Annexes

Bibliographie

  • « Trorial (Jacques) », dans Le Monde contemporain de la Lorraine : dictionnaire biographique, Paris, Messene, (ISBN 2-911043-27-8), p. 2260.

Liens externes