Jacques Charrier
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Jacques Joseph Henri Charrier |
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- |
| Père |
Joseph Charrier () |
| Mère |
Marie Marguerite Vuillaume () |
| Conjoint |
Brigitte Bardot (de à ) |
| Enfant |
Nicolas-Jacques Charrier () |
| Films notables |
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Jacques Charrier, né le à Metz (Moselle) et mort le à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine)[1], est un acteur de cinéma, de théâtre, producteur de cinéma et peintre français.
Céramiste de formation, il se tourne vers le métier d'acteur en 1956 et devient une vedette en 1959 grâce au film Les Tricheurs de Marcel Carné. La même année, il épouse Brigitte Bardot, à 22 ans, mais leur mariage ne dure pas. Les années suivantes, sa carrière d'acteur s'avère moins heureuse que ses brillants débuts ne le laissaient espérer. Il monte en 1969, avec Jean-Claude Brialy, une société de production de films, mais l'échec financier d'Il pleut sur Santiago (1975) (long métrage consacré au coup d'État au Chili en 1973) l'amène à quitter le monde du cinéma. Il revient alors vers les beaux-arts et se consacre à la peinture.
Biographie
Origines familiales et formation
Issu d'une famille de sept enfants, Jacques Joseph Henri Charrier naît le à Metz[2] au hasard d’une affectation de son père, militaire de carrière[2].
À l'âge de 17 ans (1953), il entre à l'École des arts décoratifs de Strasbourg[2], où il apprend le métier de céramiste[2].
Entrée dans le monde du spectacle (1956)
En 1956, un professeur du conservatoire de Montpellier lui offre le rôle de Frédéric dans le film L'Arlésienne d'après l'œuvre d'Alphonse Daudet.
La même année, il tente sa chance à Paris. Il entre à l'École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre (ENSATT) de la rue Blanche[2] où il est élève de la comédienne Berthe Bovy.
Vedette de cinéma du jour au lendemain (Les Tricheurs, 1959)
En 1958, après avoir occupé des petits emplois, dont celui de décorateur de théâtre, Jacques Charrier est figurant à la Comédie-Française, puis est choisi par Marguerite Jamois pour interpréter le premier rôle masculin de la pièce Le Journal d'Anne Frank, avec Pascale Audret au théâtre Montparnasse.
Marcel Carné le remarque et lui offre le premier rôle dans son film Les Tricheurs avec Laurent Terzieff, Pascale Petit, Andréa Parisy, Dany Saval et Jean-Paul Belmondo. Sorti en , le film fait un très gros succès au box-office et, du jour au lendemain, Jacques Charrier devient une vedette[3].
Mariage avec Brigitte Bardot (1959-1963)

En 1959, Brigitte Bardot, déjà très connue après Et Dieu… créa la femme, est choisie par le réalisateur Christian-Jaque pour Babette s'en va-t-en guerre. Elle y retrouve Jacques Charrier, qu'elle épouse le à Louveciennes, à la fin du tournage, devant des journalistes du monde entier[2],[3],[4]. Le film rencontre un succès commercial notable.
Dans la foulée, René Clément lui propose de jouer dans le thriller Plein Soleil qu'il s'apprête à tourner à Naples, Ischia et Rome à la fin de l'été, mais Brigitte étant enceinte, Jacques refuse, et ce sont finalement Alain Delon, Marie Laforêt et Maurice Ronet qui incarnent Tom Ripley, Marge Duval et Philippe Greenleaf.
Le , la naissance de leur fils Nicolas-Jacques est un événement médiatique. La même année, Jacques Charrier est hospitalisé à Meudon après avoir tenté d'échapper au service militaire en Algérie, Brigitte Bardot lui rendant visite durant cette période[5],[6],[7]. Le couple divorce le , Jacques obtenant la garde de leur fils, qu'il élève avec sa nouvelle épouse, France Louis-Dreyfus[3].
Carrière au cinéma dans les années 1960 et 1970


Durant cette période, Jacques Charrier tourne dans une vingtaine de films avec Claude Chabrol, Jean-Pierre Mocky, Jean-Luc Godard[8], Michel Deville, Gérard Oury, André Cayatte et Gaspard-Huit. Aucun d'eux ne retrouve le succès foudroyant des Tricheurs.
En 1969, il fonde avec Jean-Claude Brialy une société de production[3], Les Films Marquise, pour des films à petit budget. La société ferme en 1975 après l'échec d'Il pleut sur Santiago, long métrage sur le coup d'État du général Pinochet et la mort du président Salvador Allende en 1973 au Chili .
Retour aux arts plastiques (1980)
En 1980, Jacques Charrier reprend des études artistiques à l'École des Beaux-Arts de Paris et se consacre à la peinture. Sa production est marquée par les références à ses deux passions : les voyages et l'Antiquité. Il expose régulièrement à Paris, Genève ou San Francisco.
Vivant à Paris à partir de 1997, il se retrouve malgré lui sous le feu des projecteurs avec la parution des mémoires de Brigitte Bardot, Initiales BB. Dans un passage de ses mémoires, la star tropézienne exprime son dégoût d'avoir été enceinte, une grossesse non désirée, comparant son bébé à une tumeur. Ce passage blesse Jacques et Nicolas Charrier, qui poursuivent alors Bardot en justice. Ils remportent le procès pour « violation de la vie privée » et 250 000 francs de dommages et intérêts. Quelques mois après, Jacques Charrier publie en retour l'ouvrage Ma réponse à Brigitte Bardot, qui comme son titre l'indique est sa réponse aux mémoires de sa première épouse. En invoquant des lettres passionnées qu'il garde par-devers lui, il affirme que Brigitte Bardot les a réellement aimés, Nicolas et lui.
En 2008, du 13 au , il expose à Paris[9], à l'Espace Cardin, et en 2012, aux Archives Yves Klein[9].
Du 24 au 30 juillet 2025, il présente une rétrospective avec six amis artistes de Saint-Briac-sur-Mer, petite station balnéaire bretonne où il s'était installé en 2012[10].
Vie privée
En 1959, Jacques Charrier épouse Brigitte Bardot, avec qui il a un fils, Nicolas-Jacques (né le 11 janvier 1960). Nicolas-Jacques est lui-même père de deux filles, Anna-Camilla et Théa-Joséphine, nées en 1985 et 1990[11].
Après son divorce, Charrier se remarie avec France Louis-Dreyfus, avec qui il a deux filles, Marie et Sophie[3]. En 1995, il a une autre fille, Rosalie, avec sa troisième épouse, Linda. En 2009, il se remarie avec une photographe japonaise, Makiko.
Mort
Jacques Charrier meurt le à Saint-Malo. Il résidait à Saint-Briac-sur-Mer (Ille-et-Vilaine)[12] depuis treize ans[13].
Filmographie
Acteur
- 1957 : Police judiciaire de Maurice de Canonge (figuration)
- 1958 : Les Tricheurs de Marcel Carné : Bob
- 1958 : Les Dragueurs de Jean-Pierre Mocky : Freddy
- 1959 : Babette s'en va-t-en guerre de Christian-Jaque : Gérard de Crécy-Lozère
- 1959 : La Main chaude de Gérard Oury : Michel
- 1960 : Le Panier à crabes de Joseph Lisbona
- 1961 : Le Commando traqué (Tiro al piccione) de Giuliano Montaldo
- 1961 : La Belle Américaine de Robert Dhéry : l'automobiliste
- 1962 : Les Sept Péchés capitaux de Claude Chabrol, sketch L'Avarice : Antoine
- 1962 : L'Œil du Malin de Claude Chabrol : Albin Mercier
- 1963 : Carmen 63 (Carmen di Trastevere) de Carmine Gallone : Antonio
- 1963 : À cause, à cause d'une femme de Michel Deville : Rémy Fertet
- 1964 : La Vie conjugale d'André Cayatte : Jean-Marc ;
- Jean-Marc ou la Vie conjugale - 1er volet du diptyque ;
- Françoise ou la Vie conjugale - 2e volet du diptyque.
- 1964 : La Bonne Occase de Michel Drach : l'homme bien
- 1966 : Les Créatures d'Agnès Varda : René de Montyon
- 1966 : À belles dents de Pierre Gaspard-Huit : Jean-Loup Costa
- 1966 : Marie Soleil d'Antoine Bourseiller : Axel
- 1967 : Le Plus Vieux Métier du monde, sketch Anticipation, ou l'Amour en l'an 2000 de Jean-Luc Godard : Nick
- 1969 : Sirocco d'hiver (Sirokkó) de Miklós Jancsó : Marko
- 1969 : Money-Money de José Varela : Raoul
- 1971 : Les Soleils de l'île de Pâques de Pierre Kast : Alain
- 1972 : Les Volets clos de Jean-Claude Brialy : Thomas
- 1981 : Salut champion[14], feuilleton télévisé en 13 épisodes avec Chantal Nobel : Vincent Navailles
Producteur
- 1969 : Sirocco d'hiver (Sirokkó) de Miklós Jancsó
- 1971 : Églantine de Jean-Claude Brialy
- 1972 : Les Volets clos de Jean-Claude Brialy
- 1972 : What a Flash ! de Jean-Michel Barjol
- 1973 : L'Oiseau rare de Jean-Claude Brialy
- 1973 : Dreyfus ou l'Intolérable Vérité de Jean Chérasse
- 1975 : Il pleut sur Santiago de Helvio Soto
Théâtre
- 1957 : Le Journal d'Anne Frank de Frances Goodrich et Albert Hackett, mise en scène Marguerite Jamois, théâtre Montparnasse
Publications
- Ma réponse à Brigitte Bardot, Éditions Michel Lafon, 1997. — En référence à la biographie Initiales BB de Brigitte Bardot publiée en 1996 par les Éditions Grasset (ISBN 9782840982746).
Notes et références
- ↑ État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
- « Brigitte Bardot et Jacques Charrier se sont mariés », sur Le Monde, .
- Julien Laroche-Joubert, « Jacques Charrier, acteur et deuxième mari de Brigitte Bardot, est mort », sur Le Monde,
- ↑ Sabine Cayrol, « Brigitte Bardot dit oui pour la vie à Jacques Charrier », Paris Match, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Samuel Blumenfeld, « Brigitte Bardot, une vie confisquée », sur Le Monde.fr, (consulté le ).
- ↑ « JACQUES CHARRIER ENTRE EN CLINIQUE », sur Le Monde, (consulté le ).
- ↑ « Le "cas Jacques Charrier" », sur Le Monde, (consulté le ).
- ↑ Pour Godard, dans le sketch final du Plus Vieux Métier du monde (1967).
- Jacques Bouzerand, « Jacques Charrier s'expose », sur Mon oeil sur l'art,
- ↑ « L’acteur des années 1980 Jacques Charrier propose une exposition rétrospective à Saint-Briac », sur saint-malo.maville.com (consulté le )
- ↑ Laureline Reygner, « Brigitte Bardot : "Je ne suis pas une bonne grand-mère" ! », sur Pure People, (consulté le ).
- ↑ « Brigitte Bardot endeuillée : son ex-mari Jacques Charrier est mort », sur Paris Match, (consulté le )
- ↑ « Mort de l’ex-mari de Brigitte Bardot, l’acteur Jacques Charrier et père de son fils Nicolas »
, sur leparisien.fr, Le Parisien, (consulté le )
- ↑ « Salut champion » sur ina.fr.
Liens externes
- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Ressources relatives au spectacle :
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Notice dans un dictionnaire ou une encyclopédie généraliste :
