Hugues Renson

Hugues Renson
Illustration.
Hugues Renson en 2017.
Fonctions
Vice-président de l'Assemblée nationale
En fonction depuis le
(3 ans, 5 mois et 29 jours)
Président François de Rugy
Richard Ferrand
Législature XVe
Prédécesseur David Habib
Député français
En fonction depuis le
(3 ans, 6 mois et 6 jours)
Élection 18 juin 2017
Circonscription 13e de Paris
Législature XVe
Groupe politique LREM
Prédécesseur Jean-François Lamour
Biographie
Date de naissance (42 ans)
Lieu de naissance Paris (15e)
Nationalité Française
Parti politique RS (2010-2012)
LREM (depuis 2017)
Diplômé de IEP de Paris
Université Panthéon-Assas

Hugues Renson, né le à Paris, est un homme politique français.

Durant le second mandat présidentiel de Jacques Chirac, il occupe différents postes au sein des cabinets ministériels de Christian Jacob et François Fillon, puis au sein du cabinet du président de la République, dont celui de conseiller technique chargé des affaires sociales.

Membre de La République en marche, il est élu député dans la treizième circonscription de Paris lors des élections législatives de 2017. Il est vice-président de l'Assemblée nationale.

Biographie

Situation personnelle

Hugues Renson naît le dans le 15e arrondissement de Paris[1]. Il est le fils de Cécile Renson, médecin et élue parisienne[2]. Il est père de trois enfants[3].

Il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (promotion 2001)[4] et titulaire d'une maîtrise de droit public de l'université Panthéon-Assas[1].

Il est conseiller de Jacques Chirac, au titre de sa fonction d'ancien président de la République et son emploi dépendant du secrétariat général du Gouvernement, jusqu'en 2012. Il déclare à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) une rémunération de 51 000 euros nets de janvier à septembre 2012[5], soit 5 667 euros par mois.

Il est délégué général de la Fondation EDF de 2013 à 2017[6]. Pour cette fonction, il déclare à la HATVP avoir perçu une rémunération de 79 722 euros nets en 2013 (de mars à décembre), soit 7 972 euros nets par mois, et 107 187 euros nets en 2017 (de janvier à juin, jusqu'à sa prise de fonction comme député), soit 17 864 euros nets par mois[5].

Parcours politique

Sous la présidence de Jacques Chirac

Il est responsable du service courrier au siège de la campagne présidentielle de Jacques Chirac en 2002, puis directeur de campagne d'une candidate UMP aux élections législatives qui suivent[1].

Il est chargé de mission (juin-), puis conseiller technique (-) au sein du cabinet du ministre délégué à la Famille, Christian Jacob[1].

En , il est chargé de mission pour les relations avec les associations dans le cabinet du ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, François Fillon[1].

De à , il est chargé de mission à la présidence de la République, adjoint au conseiller social[1].

De à , il est conseiller technique chargé des affaires sociales au cabinet du président de la République, Jacques Chirac[1].

Après la présidence de Jacques Chirac

En 2010, il prend la direction de la fédération de Paris de République solidaire, le parti politique de Dominique de Villepin[7], en voulant « créer une nouvelle offre qui sort des clivages droite-gauche », « créer des passerelles », « prendre les bonnes solutions même si elles viennent de la gauche »[8].

Pour l'élection présidentielle de 2012, il rend public son soutien à François Hollande[9]. Il se rend au grand rassemblement du candidat socialiste le 15 avril 2012 devant le château de Vincennes[10].

Député LREM

Dès 2016, il se rapproche de l'équipe de campagne d'Emmanuel Macron, qu'il compare à Jacques Chirac[9]. En 2017, Hugues Renson rejoint La République en marche (LREM) et est élu député dans la treizième circonscription de Paris lors des élections législatives de 2017 : il l'emporte au second tour face au sortant Jean-François Lamour (Les Républicains), avec 56 % des voix[4].

Le , il devient vice-président de l'Assemblée nationale. Il est réélu à cette fonction en , à l'occasion de la remise en jeu des postes au sein du groupe LREM, face à Sacha Houlié[11].

En , il exprime des réserves sur certains aspects de la politique migratoire et sociale d'Emmanuel Macron[12].

Candidat à l'investiture de LREM pour les élections municipales de 2020 à Paris, il se dit favorable à de nombreuses décisions d'Anne Hidalgo, dont la piétonnisation des voies sur berges[13],[14]. Au sein de LREM, il est critiqué pour son amitié avec Anne Hidalgo, qu'il connaît depuis son enfance et pour qui il a voté lors des élections municipales de 2014[15]. En , il lance sa plateforme participative « Et si... Paris ? »[16]. Concurrent de Cédric Villani et Benjamin Griveaux, il échoue à obtenir l'investiture de LREM[17]. Il apporte alors son soutien à Cédric Villani[18].

Lors de la création du nouveau groupe Écologie démocratie solidarité, en mai 2020, il indique avoir « beaucoup d'amitié » pour ses membres ainsi que « de nombreux combats en commun », mais déclare que « les combats se mènent en interne et que, par ailleurs, la crise exige un esprit de responsabilité »[19]. Dans le même temps, il travaille à la constitution d'un courant interne au groupe LREM[19]. Ce groupe, baptisé « En Commun », est rejoint par 45 autres députés et voit le jour sous forme d'association le [20]. Alors que le mouvement se constitue en parti durant l'automne 2020, il en est l'un des trois vice-présidents avec Barbara Pompili et Jacques Maire[21].

Prises de position

Les références politiques qu'il cite sont : le général de Gaulle (mise en place par ordonnances de la Sécurité sociale), François Mitterrand (abolition de la peine de mort, construction européenne) et Jacques Chirac (création de l'ANPE, loi sur l'avortement, traité de Maastricht)[22].

Il déclare en janvier 2011 que « le succès du Paris Métropole de Delanoë est indéniable, et c'est un bon maire de Paris »[8].

En , il s'oppose à la suppression de l'aide médicale d'État[23].

Le , il signe une tribune avec 50 autres députés LREM en faveur de la légalisation de la procréation médicalement assistée (PMA)[24].

En , lors de l'affaire de l'Aquarius, il critique la politique du gouvernement en affirmant que la France aurait dû accueillir les migrants transportés sur le navire[12].

Publication

  • Hugues Renson, Le Refus de la parenthèse, Débats Publics, .

Références

  1. a b c d e f et g acteurspublics.com
  2. L'Opinion, « Anne Hidalgo et Hugues Renson, Paris pour pari », L'Opinion,‎ (lire en ligne, consulté le 17 septembre 2020).
  3. « Les candidats de la génération Macron », Paris Match,‎ (lire en ligne, consulté le 25 juin 2018)
  4. a et b « Législatives 2017 : Hugues Renson (LREM) élu dans la 13e circonscription de Paris », Le Parisien,‎ (lire en ligne).
  5. a et b Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, « Hugues Renson - Déclaration d’intérêts et d’activités déposée le 03/10/2019 », (consulté le 27 mai 2020).
  6. Yann Guégan et Diane de Fortanier, « La galaxie LRM à l’Assemblée nationale », sur contexte.com, (consulté le 19 octobre 2018).
  7. « Paris : un proche de Chirac à la tête », sur Le Figaro, (consulté le 28 mai 2020)
  8. a et b « Les villepinistes s'organisent à Paris », sur Le Parisien, (consulté le 28 mai 2020).
  9. a et b Nathalie Segaunes, « Hugues Renson, de Chirac à Macron, en passant par Hollande... », sur lopinion.fr, (consulté le 21 juillet 2019).
  10. A-Ch. D. (avec AFP), « Hirsch, Amara, Begag... Hollande engrange les soutiens », sur Le Journal du dimanche, (consulté le 28 mai 2020)
  11. http://www.lcp.fr/actualites/renouvellement-larem-presque-tous-les-deputes-confirmes-leur-poste
  12. a et b Le JDD, « Aquarius et "pognon de dingue" : le député en Marche Hugues Renson critique la politique de Macron », lejdd.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 25 juin 2018)
  13. Manuel Jardinaud, « Municipale à Paris: LREM au défi d’un positionnement politique clair », sur Mediapart, (consulté le 8 juillet 2019).
  14. Laureline Dupont, « « À Paris, la propreté s'est dégradée partout », déplore Hugues Renson », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le 7 octobre 2018)
  15. Caroline Vigoureux, « Anne Hidalgo et Hugues Renson, Paris pour pari », sur lopinion.fr, (consulté le 21 juillet 2019).
  16. Alexandre Lemarié, « « Dessinons un grand projet social pour la suite du quinquennat » », Le Monde, Quotidien,‎ (lire en ligne)
  17. Denis Cosnard, « Benjamin Griveaux choisi par LRM pour mener les municipales à Paris », sur lemonde.fr, (consulté le 10 juillet 2019).
  18. Le Point magazine, « Municipales : le député LREM Hugues Renson soutient Villani », sur Le Point, (consulté le 21 janvier 2020)
  19. a et b Louis Hausalter, « Plus de majorité absolue à l’Assemblée : un séisme tout relatif pour Macron », sur marianne.net, (consulté le 19 mai 2020).
  20. Laure Equy, « A l'Assemblée, «l'aile gauche» des marcheurs s'organise en courant », sur Libération.fr, (consulté le 22 mai 2020)
  21. Le Figaro avec AFP, « Majorité : le courant «En Commun!» de Pompili devient un parti », sur lefigaro.fr, (consulté le 22 octobre 2020).
  22. Le Point, magazine, « Hugues Renson : un chiraquien en marche vers l'Assemblée », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le 25 juin 2018)
  23. « Hugues Renson : «Il ne faut pas supprimer l'aide médicale d'État» », Figaro Live,‎ (lire en ligne, consulté le 25 juin 2018)
  24. « "Nous devons faire évoluer les droits" : une cinquantaine de députés LREM appellent à légaliser la PMA pour toutes », Franceinfo,‎ (lire en ligne, consulté le 25 juin 2018)

Liens externes