Henry Simon (peintre)

Henry Simon

Peintre du mouvement dans la lumière, peintre témoin de son temps

Naissance

Saint-Hilaire-de-Riez
Décès
(à 76 ans)
Nationalité
Française
Activité
Peintre Céramiste Décorateur

Henry Simon, né à Saint-Hilaire-de-Riez et mort à Saint-Hilaire-de-Riez le , est un artiste-peintre.

Artiste-peintre, céramiste et décorateur, Henry Simon a peint pendant plus de 60 ans ; c'est un peintre témoin de son temps. Après sa disparition, une association loi 1901 « Les Amis d'Henry Simon » s'est créée.

Biographie

Présentant dès son plus jeune âge de réels dons pour le dessin, il est encouragé dans cette voie à l'École primaire, puis au Collège de Fontenay-le-Comte où son professeur l'initie au dessin classique.

Admis à l'École des Beaux-Arts de Nantes en 1928, il a comme professeurs Émile Simon, Alexis Lesage et Patay.

Il reçoit, en 1930, le prix « Decré » attribué annuellement à un jeune artiste.

En 1932, il entre à l'École des beaux-arts de Paris, dans la classe de Lucien Simon. Il obtient le prix « Conté » destiné à un élève de l'École. Dans la capitale, il fréquente de nombreux ateliers. De retour en Vendée, en 1934, il se consacre à la peinture au Pays. Là, il rencontre Jean Launois et adhère au groupe de Peintres de Saint-Jean-de-Monts.

« Ma vision picturale est née de mon Pays ; pour le chanter, je n'ai qu'à regarder en moi » J'ai eu la chance d'être de la génération à laquelle Charles Milcendeau a ouvert la voie. »

En 1939, il est mobilisé puis, en 1940, fait prisonnier et transféré dans le stalag IB de Prusse orientale où il se lie d'amitié avec Charles-Émile Pinson, prix de Rome de gravure. Il continue à dessiner selon ses possibilités.

« J'ai été, à cette époque, bouleversé par la matière à traduire. Personne ne pouvait jouer la comédie. Cette nature nue était, pour les peintres, une expérience formidable, une immense leçon.» H. S.

À son retour, il réalise un album : « Compagnons de Silence » regroupant 20 aquarelles de captivité issues des dessins (environ 500) qu'il avait réalisés pendant sa captivité au Stalag IB en Prusse Orientale, en collaboration avec son frère André, auteur du texte[1]. Ses moyens financiers de l'époque ne lui ont pas permis de l'éditer. Ce n'est qu'après sa disparition, en 1992 qu'il sera publié une première fois au format vidéo en seconde partie du film, Henry Simon, l'Homme et son Œuvre, [2] réalisé par Michel Bonne. Il sera ensuite publié en 2005[1] et distribué dans le circuit des livres d'art. Lors de la création du musée interactif du camp de prisonniers Stalag IB et de l'histoire d'Olsztynek qui a été inauguré en 2015, deux œuvres d'Henry Simon[3] ont été retenues.

Ce n'est qu'en 1945 qu'il reprend le rythme de ses expositions d'avant la guerre.

En 1950, il se marie et, la même année, fait un voyage en Algérie. Monique et Henry auront huit enfants. « Si je suis allé en Algérie, c’est précisément parce que je sentais le besoin de confirmer mes recherches de couleur. Je cherchais la joie. Je l’ai trouvée en Vendée à travers une mélancolie latente, ce voile léger qui tamise les violences du soleil, adoucit les expressions truculentes. Je l'ai retrouvée en Algérie, plus éclatante certes, mais discrète encore grâce aux nuances des blancs. »

De 1950 à 1960, Henry Simon réalise des travaux de décoration d'édifices publics : fresques du casino municipal des Sables-d'Olonne, peintures du casino La Pastourelle de Saint-Jean-de-Monts.

Depuis 1960, l'artiste travaille sur des thèmes : « Scènes régionales - Marins – Jeunesse – Cirque – Danse – Jeux – Musique – Eau – Déjeuners sur l’herbe – Croyance – Portraits… » traités au fusain, au pastel, à l’aquarelle, à la gouache ou à l'huile.

Henry Simon, sur le thème de l’eau : « J'ai pris conscience de l'importance de l’élément liquide au point de vue pictural. L’eau est un véhicule plastique qui se modifie à tout instant et permet mille visions différentes dans le minimum de temps. »

En 1968, il expose au salon des « Peintres témoins de leur temps ». Sa toile « Mon huitième enfant » tableau familial d'une composition sereine et très colorée, est très remarquée.[réf. nécessaire]

Une première « Rétrospective Henry Simon » est organisée en 1971 au musée municipal des Sables-d'Olonne.

Il est promu Chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres en 1976. Le prix Charles Milcendeau lui est décerné en 1978 et, cette même année, une deuxième « Rétrospective » lui est consacrée au Palais des Congrès de Saint-Jean-de-Monts.

Entouré de l'affection de sa famille et de ses amis, Henry Simon meurt le 27 février 1987 à Saint-Hilaire-de-Riez. Il laisse une œuvre féconde et authentique, souvent inondée de lumière et imprégnée de bonheur. La poésie qui s'en dégage et parfois l’émouvante réalité la rendent très personnelle et reflète la grande sensibilité de l'artiste.

L'association Les Amis d'Henry Simon

Après sa disparition une association loi 1901 a été créée par des amis du peintre. Plus de 20 ans après cette association existe toujours et elle fait vivre l'homme et son œuvre. Elle poursuit inlassablement le recensement de l'ensemble des œuvres d'Henry Simon : dessin, peintures, céramiques, décorations[4].

Notre Dame du Marais

Henry Simon et sa femme Monique ont ainsi nommé leur maison familiale à Saint-Hilaire-de-Riez. Ils y ont élevé leurs huit enfants et Henry Simon y a installé son atelier d'artiste. Cet atelier avait été reconstitué lors de l'exposition à Saint-Jean-de-Monts en 2005[5].

Espace Henry Simon ou « Les Rimajures »

Ancien atelier du peintre vendéen situé à Saint Gilles Croix de Vie, sa bourrine atelier les Rimajures a été entièrement restaurée par l'une de ses filles. Elle est aujourd'hui bien plus qu'un lieu d'exposition et de mémoire, elle est un voyage au cœur de l'œuvre de cet artiste peintre céramiste et décorateur. On y retrouve l'atelier du peintre, son environnement culturel, artistique et familial. Le terme rimajure est un mot poitevin-saintongeais (rimajhure en graphie normalisée), notamment utilisé dans le marais breton, et qui signifie dessin, ornement, décoration.

Lieux qui portent son nom

Notes et références

  1. a et b Henry et André Simon, Compagnons de Silence, Album de captivité, Cénomane, (ISBN 2905596961, présentation en ligne)
  2. Film Henry Simon, l'homme et son œuvre
  3. « Musée d'Olsztynek - Pologne », sur www.henrysimon.com
  4. www.henrysimon.com L'association Les Amis d'Henry Simon
  5. Du Ciel au Marais
  6. (fr) Association des amis d'Henry Simon, « Rue Henry Simon à La Roche-sur-Yon », sur henrysimon.com (consulté le 27 avril 2010)
  7. (fr) Association des amis d'Henry Simon, « Rue Henry Simon à Fontenay-Le-Comte », sur henrysimon.com (consulté le 27 avril 2010)
  8. (fr) Association des amis d'Henry Simon, « Rue Henry Simon à Les Essarts », sur henrysimon.com (consulté le 27 avril 2010)
  9. (fr) Association des amis d'Henry Simon, « Rue Henry Simon à La Bruffière », sur henrysimon.com (consulté le 27 avril 2010)
  10. (fr) Association des amis d'Henry Simon, « Rue Henry Simon à Saint-Jean-de-Monts », sur henrysimon.com (consulté le 27 avril 2010)

Liens externes