Henri de La Ferronnays (1876-1946)

Henri de La Ferronnays (1876-1946)

Henri Ferron, marquis de la Ferronnays, né le à Berne (Suisse) et décédé le à Saint-Mars-la-Jaille (France), est un militaire et homme politique français.

Biographie

Issu d'une famille de militaires et d'hommes politiques, il est l'arrière petits-fils de Pierre-Louis-Auguste Ferron, ministre des Affaires étrangères sous la Restauration, et le fils de Henri Marie Auguste Ferron de la Ferronnays et de Marie-Thérèse de Pérusse des Cars. Baptisé dans la Sainte-Chapelle de Champigny-sur-Veude, il a pour parrain et marraine le comte et la comtesse de Chambord.

Élève du collège Stanislas puis de l'École militaire de Saint-Cyr, il devient officier de cavalerie et quitte l'armée en 1905. Il épouse en 1906 Françoise Monjaret de Kerjégu (1885-1958), fille de James de Kerjégu et de Fanny-Laure von Haber, et demi-sœur de la marquise de Ganay et de la comtesse de Béarn.

Au décès de son père, Henri Marie Auguste Ferron de la Ferronnays, en 1907, il lui succède comme conseiller général (pour le canton de Saint-Mars-la-Jaille), maire de Saint-Mars-la-Jaille et député de la circonscription d'Ancenis, comme monarchiste. Important propriétaire foncier, il est propriétaire de plus de 20% de la superficie communale et possède plus de 1 000 hectare dans le canton. Localement, il apporte son appuie, moral et matériel, aux écoles catholiques et aux lieux de culte, et soutien les œuvres catholiques.

Constamment réélu dans son mandat de député jusqu'en 1940, il siège à droite, fustigeant le marxisme et le socialisme d'État. Il est membre de plusieurs commissions, dont celle des Affaires étrangères.

Chef d'escadron, il commande un bataillon lors de la Première Guerre mondiale, qu'il termine avec le grade de lieutenant-colonel. Il est décoré de la Légion d'honneur, des mains du président Poincaré, en et reçoit cinq citations militaires. Le monument aux morts de la Première Guerre mondiale de Bonnœuvre est coiffé de la statue d'un poilu, dont il est le modèle[1].

Prenant la tête du comité départemental de la droite en 1921, il devient président du Conseil général de la Loire-Inférieure en 1931.

Il a reçu la Francisque[2].

Références

  1. Flohic et Massard 1999, p. 1127.
  2. Henry Coston, L'Ordre de la Francisque et la révolution nationale, Paris, Déterna, coll. « Documents pour l'histoire », (ISBN 2-913044-47-6), p. 109.

Bibliographie