Hôpital Saint-Joseph (Paris)

Groupe hospitalier Paris Saint-Joseph
Image illustrative de l’article Hôpital Saint-Joseph (Paris)
Entrée rue Raymond-Losserand
Présentation
Coordonnées 48° 49′ 46″ nord, 2° 18′ 44″ est
Pays Drapeau de la France France
Ville Paris, 14e arrdt
Adresse 185-189, rue Raymond-Losserand
Fondation 1878
Site web https://www.hpsj.fr
Organisation
Type Etablissement de santé privé d'intérêt collectif (ESPIC)
Géolocalisation sur la carte : 14e arrondissement de Paris
(Voir situation sur carte : 14e arrondissement de Paris)
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Géolocalisation sur la carte : Paris/14e arrondissement de Paris
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La Fondation Hôpital Saint-Joseph gère plusieurs établissements sans but lucratif : le Groupe Hospitalier Paris Saint-Joseph composé de l'Hôpital Paris Saint-Joseph à Paris 14 et l'Hôpital Marie-Lannelongue au Plessis-Robinson (Hauts-de-Seine), les quatre centres de santé de l'Association Marie-Thérèse et un Institut de Formation en Soins Infirmiers (IFSI Paris Saint-Joseph)[1].

La Fondation hôpital Saint-Joseph poursuit l’œuvre entreprise par les fondateurs de l’hôpital depuis 1884 dans le même esprit de dévouement évangélique, de respect des consciences et de la morale catholique, avec le souci de répondre, dans l’application et le perfectionnement des techniques thérapeutiques, aux exigences de la déontologie médicale.

Le Groupe Hospitalier Paris Saint-Joseph (GHPSJ), établissement de santé privé d'intérêt collectif (ESPIC), pratique des tarifs conventionnés sans dépassement d'honoraires[1].

Il fait partie de la Fédération des établissements hospitaliers et d'aide à la personne privés non lucratifs (FEHAP)[2].

Le Conseil d'Administration est présidé par Monsieur Georges-Christian Chazot. Jean-Patrick Lajonchère est le Directeur Général du Groupe hospitalier Paris Saint-Joseph.

La « cité hospitalière » du 14e arrondissement regroupe également l'Hôpital Léopold-Bellan, l’Association des Utilisateurs du Rein Artificiel (AURA), la clinique Arago et le centre de réadaptation Sainte-Marie[1]. Elle est desservie par la station de métro Plaisance.

Chiffres clés

  • En 2019, l’hôpital a une capacité de 587 lits et 100 places.
  • En 2019 : 3 559 naissances, 77 182 séjours, 56 360 passages aux urgences.
  • 19 salles d’opération, 4 salles d'imagerie et de cardiologie interventionnelle, 1 salle hybride et 4 salles d’endoscopie
  • Imagerie médicale : 3 IRM, 3 scanners, radiologie, 1 EOS
  • 1 laboratoire de biologie médicale et d'anatomopathologie
  • 1 laboratoire de microbiologie et 1 plateforme de dosages des médicaments
  • 9 salles d’accouchements et 2 salles de césariennes.

L'hôpital Saint-Joseph

En 1878, à l'initiative de Maurice d'Hulst, naît le projet de créer une faculté libre de médecine et un hôpital pour la formation des étudiants[3]. Le projet de faculté n'aboutit pas mais grâce à la générosité d'un groupe de catholiques laïcs un terrain est acquis pour y construire l'hôpital Saint-Joseph[4]. Le « petit hôpital » voit le jour le [5].

Jusqu'en 1910 la construction des différents pavillons accompagne le développement des spécialités de médecine et de chirurgie. 400 lits sont disponibles, près de 20 médecins et 12 internes sont présents quotidiennement au chevet des malades.

Les sœurs de Saint-Vincent-de-Paul dirigent les services généraux et soignent aussi les malades[4].

En 1958, lorsque les religieuses quittent la direction de l'hôpital, 800 lits, 180 médecins et 818 agents hospitaliers accueillent et soignent les patients.

En 1976, l'hôpital Saint-Joseph est admis à participer au service public hospitalier[6] : il accueille les urgences et forme les médecins en liaison avec le CHU Broussais-Hôtel-Dieu.

En 1977, l'hôpital devient une fondation, habilitée à recevoir des dons et des legs[1].

Depuis 1995, les bâtiments d'hébergement des patients sont reconstruits et modernisés, sans que soit interrompue l'activité hospitalière.

En 2019, le magazine américain Newsweek classe l'Hôpital Saint-Joseph parmi les 100 meilleurs hôpitaux du monde dans son classement annuel World’s Best Hospitals (5e sur le plan national)[7].

L'hôpital Saint-Michel

Fondé en 1888, il se compose de 30 lits, un bloc opératoire et une pharmacie.

Il est géré par l'association de l'hôpital Saint-Michel et Saint-Vincent, reconnue d'utilité publique en 1924.

L'association est, par ailleurs, avec la Compagnie des Filles de la Charité, membre fondateur de l'association Monsieur-Vincent qui assure la gestion d'une quinzaine de maisons de retraite situées dans les régions Île-de-France, Nord et Lorraine.

Les sœurs de Saint-Vincent de Paul, de la Compagnie des Filles de la Charité, ont été parmi les principales actrices de la création de l'hôpital Saint-Michel.

L'hôpital Saint-Michel[8], situé rue Olivier-de-Serres dans le 15e arrondissement de Paris, est un établissement privé à but non lucratif et participe depuis 1977 au service public hospitalier (PSPH).

À partir de la création de l'hôpital, plusieurs bâtiments sont successivement construits avec l'aide de dons privés.

Les disciplines médicales se développent au fil du temps sous l'impulsion de médecins et de chirurgiens de renom comme le Dr Joseph Récamier qui crée l'un des premiers centres de soins palliatifs, le Dr Victor Veau qui développe la chirurgie des malformations congénitales de l'enfant, le Dr Marceau Servelle qui réalise les premières interventions à cœur ouvert[8].

En 2005, la capacité d'accueil de l'hôpital était de 181 lits et places (60 lits de chirurgie, 103 lits de médecine et 18 places d'ambulatoire).

L'hôpital Saint-Michel, rue Olivier-de-Serres, ferme ses portes en 2011. Le site est transformé en un ensemble d'habitations et de services appelé « Village Saint-Michel »[9].

L'hôpital Notre-Dame de Bon Secours

L'Association Notre-Dame de Bon Secours est une association loi 1901 reconnue d'utilité publique depuis 1926, créée par les sœurs augustines de Notre-Dame de Paris en 1887 pour gérer l'asile que l'abbé Carton leur avait confié au début du XIXe siècle.

Au début du XXe siècle, l'hôpital inaugure en 1910 le service de gynécologie obstétrique.

Notes et références

  1. a b c et d Chambre Régionale des Comptes d'Ile-de-France, Groupe hospitalier Paris Saint Joseph - exercices 2016 et suivants : Rapport d'observations définitives, (lire en ligne [PDF])
  2. « L'expérience patient au service de l'amélioration de la qualité de la prise en charge - Groupe hospitalier Paris Saint Joseph », sur fehap.fr, (consulté le 28 décembre 2020)
  3. Francesco Beretta, Monseigneur d'Hulst et la science chrétienne : portrait d'un intellectuel, Editions Beauchesne, (ISBN 978-2701013435, lire en ligne)
  4. a et b Matthieu Brejon de Lavergnée, Le temps des cornettes : Histoire des Filles de la Charité XIXe-XXe siècle, Fayard, (ISBN 978-2213711102, lire en ligne), p. 55-56
  5. « Nos origines », sur hpsj.fr (consulté le 28 décembre 2020)
  6. Décret n°76-1015 du 3 novembre 1976 relatis aux établissements privés à but non lucratif admis à participer à l'éxecution du service hospitalier à compter du 1 janvier 1977 / JORF du 8 novembre 1976
  7. Sarah Ugolini, « Les 10 meilleurs hôpitaux français selon Newsweek », sur Capital.fr, (consulté le 15 octobre 2020)
  8. a et b Georges Bloch et Jacques Couvreur, « Histoire de l'hôpital Saint-Michel », Bulletin de la Société historique & archéologique du XVe arrondissement de Paris, no 21,‎ (lire en ligne[archive du 16 juin 2014])
  9. « L'hôpital Saint-Michel de Paris transformé en village », sur batiactu.com, (consulté le 28 décembre 2020)

Liens externes