Glockenspiel

Instruments de percussion d’orchestre : glockenspiel en bas, crotales en haut.

Le glockenspiel (prononcé [glɔkœnʃpil][1] en français) est un instrument de musique à percussion de la famille des idiophones, composé de lames de métal mises en vibration à l'aide de baguettes. En allemand, glockenspiel signifie carillon (littéralement : « jeu de cloches ») — cet instrument étant à l'origine composé de clochettes. Il fut, peut-être, inventé en 1763 par le carillonneur Pierre-Joseph Leblan.

Facture

Glockenspiel Goldon  (de) de 2 octaves (sol - sol) et ses 2 maillets.

Le glockenspiel est un métallophone, un instrument de la famille des percussions, composé de lames de métal, à la différence du xylophone construit avec des blocs de bois ; la vibration de chaque lame, à l’aide de maillets ou d’un clavier, produit une seule note dont la sonorité claire rappelle celle d'un carillon.

Le compositeur Carl Orff et son ami luthier Klaus Becker-Ehmck ont développé cet instrument au sein de la société studio 49, créée pour la circonstance, afin de l'adapter aux enfants. Cet instrument fait à présent partie intégrante de la pédagogie musicale active appelée "Orff-Schulwerk".

Jeu

Le musicien les frappe à l'aide de baguettes, en bois ou en métal, selon la sonorité recherchée.

Le jeu de lames permet de couvrir deux à trois octaves de la gamme chromatique. Son registre aigu et son timbre brillant font qu'il reste perceptible au milieu d'un orchestre symphonique.

Répertoire

Musique classique

Le glockenspiel est utilisé dans les œuvres pour orchestre classiques et contemporaines. Deux célèbres illustrations — souvent matérialisées comme carillons — se trouvent dans l'opéra La Flûte enchantée (1791) de Mozart et la pièce pour percussions Drumming (1971) de Steve Reich.

Musique populaire

Le glockenspiel est aussi largement utilisé dans les fanfares de guggenmusik, qu'on rencontre dans les divers carnavals de l'est ou du nord.

Pendant la populaire émission radiophonique française Le Jeu des 1000 euros, diffusée sur France Inter, quelques notes jouées au glockenspiel ponctuent la fin du temps de réflexion à des questions de connaissance générale ; cette « sonnerie » est devenue l’emblème sonore de l’émission.

On le retrouve également dans la musique populaire (chanson française, rock indépendant et musiques du monde), notamment sur certains albums de Léo Ferré, de Radiohead, les Beatles, Patrick Watson, Jimi Hendrix (Little Wing), Depeche Mode, Sagapool, Arcade Fire, Bumcello, Indochine et Hanne Hukkelberg . Il fait partie des instruments énumérés dans l'album Tubular Bells de Mike Oldfield. Plus récemment, le groupe Bloc Party a fait usage de cet instrument sur la chanson Signs.

Annexes

Bibliographie

  • Jean-Paul Vanderichet, Jean Batigne : Les Instruments de percussion, collection Que sais-je ? no 1691 au Presses universitaires de France, 1975.
  • Marc Honegger, Dictionnaire de la musique : technique, formes, instruments, Éditions Bordas, coll. « Science de la Musique », , 1109 p. [détail des éditions] (ISBN 2-04-005140-6)
  • Denis Arnold : Dictionnaire encyclopédique de la musique en 2 tomes, (Forme rondo T. I, p. 831) Université d'Oxford — Laffont, 1989. (ISBN 2-221-05654-X)
  • (en) John Beck[2] : Encyclopedia of Percussion, éditions Routledge, (p. 466) (ISBN 978-1138013070).

Notes et références