Francine Triplet

Francine Triplet
Biographie
Naissance
Nationalité
Activité
Conjoint
Enfants
Diane
Pierre-Yves (en)

Francine Cousteau, née Francine Triplet dans le Limousin en 1946, est une ancienne hôtesse de l'air devenue la deuxième épouse de Jacques-Yves Cousteau. Elle préside les associations française et américaine Cousteau depuis 1997.

Vie privée

Francine Triplet est née en 1946[1]. Hôtesse de l'air[2], elle rencontre Jacques-Yves Cousteau en 1976 à Houston au Texas lors d'un stage de plongée et devient sa maitresse, alors qu'il est marié à Simone Melchior[3].

Francine Triplet et Jacques-Yves Cousteau auront deux enfants, Diane en 1979 et Pierre-Yves en 1981[3]. Après la mort de Simone Melchior en 1990, ils se marient le 28 juin 1991[3] et les deux enfants voient leur patronyme, Triplet, changé en Cousteau.

Sa relation avec Jacques-Yves Cousteau n'avait pas été révélée au public jusqu'au début des années 1990[4].

Participation à l'action de Jacques-Yves Cousteau

En vivant avec Jacques-Yves Cousteau et en l'épousant, elle prend de plus en plus de responsabilités au sein d'un empire international fait d'associations, de marques déposées, de royalties sur des brevets et de droits d'auteur[5].

Francine Triplet a écrit les commentaires de 18 documentaires filmés de son mari. Son nom de jeune fille apparaît au générique depuis 1989[3].

Présidence des associations Cousteau

Depuis la mort de son mari en 1997, Francine Triplet est présidente de l'association The Cousteau Society et l'association Équipe Cousteau.

En 1998, elle annonce souhaiter le lancement de programmes éducatifs, tandis que des accords ont été conclus avec National Geographic pour la réalisation d'un long-métrage sur la vie du commandant et avec Dargaud pour la production d'une série de dessins animés avec le personnage du commandant[7].

Les relations entre elle et le premier fils de Jacques-Yves Cousteau et Simone Melchior, Jean-Michel Cousteau, déjà conflictuelles avant 1996[8], se détériorent davantage après le décès du père[9]: Jean-Michel Cousteau écrit qu'elle « s'est appropriée l'héritage sans aucun attachement aux missions écologiques [qu'il représente][10] ». Il crée de son côté en 1999 l'association Ocean Futures Society.

Les différends entre le premier fils de Cousteau et Francine Triplet aboutissent au procès pour la possession de l'épave de la Calypso, entre l'association Cousteau Society d'un côté, et l'association de Jean-Michel Cousteau Campagnes océaniques françaises de l'autre. Le tribunal attribue finalement le navire à la Cousteau Society.

En 2009, le ministre roumain de l’Environnement, Nicolae Nemirschi , lui remet le titre d’« ambassadeur d’honneur de la Réserve de biosphère du delta du Danube » (à la mise en place de laquelle son mari avait participé)[11].

Notes et références

  1. (it) Decio Lucano, « Francine Cousteau e il recupero della Calypso », sur informazionimarittime.it, (consulté le 19 mai 2017).
  2. Olivier Drouin, « Les trésors cachés du commandant Cousteau », sur capital.fr, (consulté le 19 mai 2017).
  3. a b c et d C. D., « Francine Cousteau : de l'ombre à la lumière », sur lepoint.fr, (consulté le 19 mai 2017).
  4. (en) Kathleen Olmstead, Jacques Cousteau : A Life Under the Sea, Sterling Publishing , , 128 p. (lire en ligne), p. 98
  5. Francine, Le Point, 2005
  6. « Francine Cousteau reprend en main l'héritage du commandant », sur lesechos.fr, (consulté le 19 mai 2017).
  7. « Cousteau's Legacy: His Son and Widow Compete to Carry On », Time,‎ (lire en ligne, consulté le 25 janvier 2010)
  8. Cousteau, Jean Michel, Water Culture, Trolley Books, , 216 p. (ISBN 978-1-904563-09-9, lire en ligne)
  9. (en) « A family at war: Cousteau and the battle for his legacy », The Independent,‎ (lire en ligne, consulté le 11 juillet 2020).
  10. « ENVIRONNEMENT - Francine Cousteau, ambassadeur du Delta du Danube », sur lepetitjournal.com, (consulté le 19 mai 2017).

Bibliographie

  • (en) Life Sciences in the Twentieth Century : Biographical Portraits, Charles Scribner's Sons, , 207 p. (ISBN 978-0-684-80647-1, lire en ligne), p. 42