Explosions au port de Beyrouth de 2020

Explosions au port de Beyrouth de 2020

Explosions au port de Beyrouth du
Le cratère d'explosion (au premier plan) et le silo à grains du port de Beyrouth (à l'extrême gauche de la photo) après la catastrophe.
Le cratère d'explosion (au premier plan) et le silo à grains du port de Beyrouth (à l'extrême gauche de la photo) après la catastrophe.

Type Explosion d’un stock de nitrate d'ammonium
Pays Drapeau du Liban Liban
Localisation Port de Beyrouth
Coordonnées 33° 54′ 05″ nord, 35° 31′ 08″ est
Date à 18 h 8 min 18 s heure locale
Bilan
Blessés 6 500[1]
Morts 215[1]

Les explosions au port de Beyrouth de 2020 sont la succession de deux explosions dans le port de Beyrouth, au Liban, le , aux alentours de 18 h.

La seconde explosion de 2 750 tonnes de nitrate d'ammonium stockées dans le hangar numéro 12 de la zone portuaire provoque des dégâts humains et matériels considérables à travers la ville et parmi les navires mouillant au port.

Le bilan final sera de 215 morts et 6 500 blessés[1]. Un an après l'explosion, les dégâts sont estimés à près de quatre milliards d’euros par la Banque mondiale.

Le , à quelques jours du deuxième anniversaire de la catastrophe, les ruines des silos de stockage dévastés par l'explosion initiale s'effondrent partiellement suite à un incendie interne.

Contexte

Sanitaire

Au moment des faits, le Liban éprouve des difficultés dans sa lutte face à la pandémie de Covid-19. Le , le nombre total de cas dans le pays atteint la barre des cinq mille, et ce malgré de nouvelles mesures de confinement prises le . Durant le week-end des et , période de l'Aïd al-Adha, 555 rapports de violations de distanciation physique et de mesures préventives sont enregistrés par les autorités. Le Liban enregistre plus de cent nouveaux cas par jour et se trouve alors dans une situation jugée « difficile » par le Dr Osman Itani, pneumologue et spécialiste des soins intensifs, qui juge le système de santé du pays dépassé par les événements. Celui-ci déclare également que « les salles de soins intensifs de l'hôpital universitaire Rafik-Hariri sont maintenant pleines et, si la situation reste la même dans les prochains jours, l'hôpital ne pourra pas accueillir les cas nécessitant des soins intensifs »[2].

Économique et politique

Enfin, l'économie du pays est en récession depuis 2018[3]. Plusieurs manifestations en ont mené à la démission du gouvernement, remplacé en par un nouveau cabinet dirigé par Hassan Diab. Ce dernier est cependant vu comme ayant adhéré aux mêmes politiques sociales et économiques que le gouvernement l'ayant précédé, ce qui engendre de nouvelles manifestations pacifiques en à Beyrouth et dans d'autres villes au sud du Liban[4]. Durant le mois de , la livre libanaise perd 60 % de sa valeur, tandis que 45 % de la population vit sous le seuil de pauvreté et 35 % de la population active est au chômage[3],[4].

Selon la BBC : « L'explosion survient à un moment sensible pour le Liban, avec une crise économique ravivant d'anciennes divisions. Les tensions sont également fortes avant le verdict de vendredi lors d'un procès pour le meurtre de l'ancien Premier ministre Rafiq Hariri en 2005[5]. »

Port de Beyrouth

La zone industrialo-portuaire du port de Beyrouth est vitale pour le Liban. Elle est le principal lieu d'échange de marchandises du pays : 60 % des importations du pays sont estimées passer par-là[6],[7].

La zone comprend quatre bassins, seize portiques de manutention et leur quai pour le transbordement de conteneurs, un ensemble de silos à grain d'une capacité totale estimée de 120 000 tonnes servant de stockage pour les réserves stratégiques du pays (en blé principalement), de nombreux hangars et entrepôts (dont un contenant des feux d'artifice)[8],[9]. On y trouve également la base navale de la marine libanaise[10].

Explosions

Carte de l'intensité sismique ressentie lors de l'explosion.

La première explosion provoque une fumée grise de couleur claire, avec des dégâts relativement restreints. Il est possible de remarquer de multiples petites détonations à l'intérieur même de la base de la colonne de fumée, provenant d'un bâtiment. Ces flashs lumineux, très courts, sont décrits comme semblables à des feux d'artifice mis en route[11]. Selon Marwan Abboud , le gouverneur de Beyrouth, cette explosion aurait été précédée d'un incendie[12].

La seconde explosion, nettement plus violente et destructrice que la précédente, se produit vers 18 h (heure locale). Elle dévaste toute la zone portuaire, plusieurs navires mouillant à quai ou se trouvant au large ainsi que le centre même de Beyrouth. Un nuage de Wilson puis un nuage en champignon sont créés par l'explosion. Une colonne de fumée rouge et gris-noir apparaît ensuite lorsque l'onde de choc se disperse[13],[14]. Une instabilité de Rayleigh-Taylor est apparente sur la surface de la Méditerranée lorsque le nuage de Wilson se déploie, provoquant sur les flots une vague qui s'étend parallèlement à l'onde de choc. L'effet de souffle produit de très nombreux dommages, tant humains que matériels[15]. La seconde explosion est entendue jusqu'à Larnaca dans l'île de Chypre, située à un peu plus de 200 km de là[16].

Selon l'Institut d'études géologiques des États-Unis, la seconde explosion a été équivalente à un séisme de 3,3 sur l'échelle de Richter (concernant la secousse à proprement parler et non pas les dégâts engendrés)[17],[18]. Le Centre jordanien d'observation sismologique relève quant à lui une énergie libérée correspondant à une magnitude de 4,5[19],[20],[21].

Selon des spécialistes de l’université de Sheffield, cette explosion aurait eu 110 de la puissance de celle de la bombe atomique ayant détruit Hiroshima et compte « sans aucun doute parmi les plus grosses explosions non-nucléaires de l’histoire »[22]. Elle est d'une ampleur comparable à la catastrophe de Texas City de 1947 (provenant d'ailleurs du même élément chimique).

Causes

Beirutnorth.jpg
1
1
L'explosion s'est produite derrière les silos sur cette vue.

Les premières hypothèses des médias libanais évoquent un entrepôt de feux d'artifice, une installation de stockage de pétrole ou une installation de stockage de produits chimiques[23],[24],[25]. D'autres sources évoquent le fait que des entrepôts dans le port stockaient des matières explosives et des produits chimiques, y compris des nitrates, des composants courants d'engrais et d'explosifs[26].

Le directeur général de la sécurité publique libanaise déclare quelques heures après l'explosion que celle-ci a été causée par des matières explosives qui « avaient été confisquées et stockées pendant des années »[27]. Un peu plus tard le Conseil supérieur de la défense indique que les déflagrations sont dues à l’explosion de 2 750 tonnes de nitrate d'ammonium dans le port[28]. Le directeur de la Sûreté générale libanaise, le général Abbas Ibrahim, confirme ce point, précisant que ce dépôt devait être acheminé au Mozambique[29],[30].

Le directeur des douanes Badri Daher a déclaré que ses services avaient averti six fois la justice sur ces risques[31].

MV Rhosus ammaré dans le port de Beyrouth
Le MV Rhosus amarré dans le port de Beyrouth depuis 2014, abandonné par son propriétaire. À gauche, le hangar au pied du silo à grain où a lieu la double explosion (photo prise en 2017).

La revue en ligne du réseau spécialisé Shiparrested.com fait état dans son numéro d' d'un navire au pavillon moldave — un pavillon de complaisance[32], le MV Rhosus, se rendant à Beira depuis le port de Batoumi en Géorgie et qui a dû faire escale à Beyrouth du fait d'un problème technique. Il contient dans ses cales 2 750 tonnes de nitrate d'ammonium. Après inspection, les autorités du port de Beyrouth interdisent au navire de reprendre la mer et celui-ci est alors abandonné par ses propriétaires[33],[34]. Le nitrate d'ammonium aurait été déchargé dans le port en 2013, puis stocké dans un entrepôt à cet endroit[13].

Le président du Conseil des ministres du Liban, Hassan Diab, déclare : « C'est inacceptable que 2 750 tonnes de nitrate d'ammonium soient entreposées pendant six ans sans mesures de sécurité »[35]. Le directeur des douanes, Badri Daher, indique qu’un dépôt de feux d’artifice se trouvait à côté de celui où était entreposé le nitrate d’ammonium[réf. souhaitée]. L'incendie initial serait dû à des travaux de soudage dans un entrepôt[36].

Responsabilités alléguées

Tous les responsables potentiels se rejettent la responsabilité de ne pas avoir évacué les 2 750 tonnes d'explosifs :

  • le propriétaire du bateau Rhosus, Igor Gretchouchkine, a abandonné le bateau dès 2014 en refusant de le faire réparer dans le port de Beyrouth, de payer les redevances portuaires et le salaire des marins (qui se sont alors mutinés) ;
  • le fabricant d'engrais géorgien Rustavi Azot, vendeur de la cargaison, et le groupe mozambicain Fabrica de Explosivos, acheteur, n'avaient pas non plus la responsabilité ou les moyens de récupérer le chargement ;
  • l'autorité portuaire a alors déchargé et entreposé le produit potentiellement explosif conformément à une décision de justice ;
  • les douaniers avaient alerté à six reprises sur le danger, mais leurs recommandations n'ont pas été suivies[31] ;
  • les services de sécurité libanais avaient demandé en l'évacuation de l'entrepôt et des réparations de fissures. Ils n'ont pas été suivis par la justice concernant l'évacuation, mais l'autorité portuaire a accepté de faire les réparations ;
  • in fine, la réparation des fissures aurait nécessité des travaux de soudure, et cette hypothèse causale est évoquée par quelques-uns[37],[36]. Aucune preuve n'est établie ;
  • pour de nombreux Libanais, beaucoup dans l’administration comme dans les forces de sécurité, savaient que des produits extrêmement dangereux étaient stockés dans les hangars sur le port, contrairement aux normes de sécurité et qu’un danger était imminent. Une inertie criminelle a empêché l’évacuation de l’entrepôt, conduisant à un rejet mutuel des responsabilités entre les services. Or, il apparaît maintenant que « nul n’est responsable et encore moins coupable », ce qui, s’ajoutant aux autres revendications, attise le sentiment de révolte parmi la population libanaise[38].

Propriétaires du nitrate d'ammonium

En , la chaîne al-Jadeed diffuse une enquête du documentariste Firas Hatoum, qui établit un lien entre plusieurs sociétés écrans et impute l'achat et le transport du nitrate d'ammonium à trois hommes d'affaires syro-russes proches du régime de Bachar el-Assad : le magnat George Haswani et les frères Imad et Mudalal Khouri. George Haswani avait déjà été accusé de contourner les sanctions internationales en tentant de fournir au régime syrien du nitrate d'ammonium, un composé utilisé par le régime dans la fabrication des bombes barils[39],[40],[41],[42]. Une tentative d'import de cet explosif en Syrie en 2013 avait également valu à Moudallal Khouri d'être placé sous sanctions européennes[43].

Lokman Slim a ouvertement accusé le Hezbollah et le régime de Damas, avec la complicité de la Russie, d’être responsables de la double explosion, peu de temps avant d'être assassiné[43].

Selon Jean-Pierre Perrin, les premiers éléments de l'enquête corroborent cette hypothèse d'un stockage à destination de la Syrie[42].

Autre hypothèse

Le , le président libanais Michel Aoun évoque l'hypothèse d'une « action extérieure, avec un missile ou une bombe ». Il demande au président français Emmanuel Macron de lui fournir des images satellites permettant de « déterminer s'il y avait des avions […] ou des missiles » dans l'espace aérien du Liban, tout en refusant toute enquête internationale[44],[45].

Conséquences

Victimes

Dégâts après les explosions sur une place de Beyrouth.

À la suite des explosions, des centaines de personnes sont blessées et plusieurs doivent être soignées à même le sol[46]. Plusieurs personnes décèdent lors de leur transfert à l'hôpital[47]. Les médias locaux et le ministre libanais de la Santé, Hamad Hasan, indiquent rapidement que de nombreuses victimes sont à craindre[7]. Hassan déclare que des centaines de personnes ont été blessées[7], et qu'il faut s'attendre à « de nombreux blessés et des dégâts importants »[48]. Des témoins oculaires déclarent à la Lebanese Broadcasting Corporation International « [qu']au moins des dizaines de personnes ont été blessées et que les hôpitaux sont pleins de blessés »[25].

Un premier bilan, au lendemain des explosions, fait état d'une centaine de morts et de plus de 4 000 blessés[49].

Le bilan final sera de 215 morts et 6 500 blessés[1].

Parmi les victimes, on compte également dix sapeurs-pompiers de Beyrouth, tués alors qu'ils intervenaient pour la première explosion[50]. Parmi eux, Sahar Fares, une jeune infirmière, symbolise en partie la douleur ressentie dans le pays[51].

Dégâts matériels

Port de Beyrouth vu une semaine après la catastrophe depuis la Station spatiale internationale ; à gauche, un agrandissement sur le lieu de l'explosion.

Les explosions sont ressenties jusqu'à plusieurs dizaines de kilomètres et de nombreux bâtiments de Beyrouth sont endommagés sur leurs façades ou/et leurs fondations[52]. Des témoins déclarent que des maisons situées jusqu'à dix kilomètres de distance ont été endommagées par l'explosion[53].

L’hôpital Saint-Georges, l’un des plus importants de la capitale, est situé dans le quartier de Rmeil et s'est retrouvé complètement dévasté. Ses infrastructures ont été endommagées et des visiteurs et membres du personnel soignant sont morts dans l’explosion[54]. Trois autres hôpitaux de Beyrouth ont également été endommagés lors de l'explosion, et l’accident a réduit leurs capacités[55].

L'ambassade de Belgique est également endommagée[56],[57]. Le siège social du Daily Star, un journal libanais, est gravement atteint avec des parties du toit arrachées, des fenêtres soufflées et des meubles endommagés.

Au port, l'explosion a laissé un cratère de 120 m de diamètre et de 4 à 6 m de profondeur à partir de la surface de l'eau (une dizaine de mètres par rapport au niveau du quai)[58], faisant disparaître une portion du littoral et tous les entrepôts environnants[59],[60]. Le paquebot de croisière Orient Queen II, qui se trouvait à quai, est très sérieusement endommagé et plusieurs membres d'équipage sont blessés[61].

La façade d'un bâtiment situé à l'entrée du port, détruite par l'explosion.

L'aéroport international de Beyrouth - Rafic Hariri, situé à 10 km de l'explosion, subit des dommages importants : dans les bâtiments des terminaux, des fenêtres, des portes, des plafonds ainsi que des câblages électriques sont détruits. Il reste néanmoins ouvert et poursuit son activité normalement[62],[63].

Le lendemain de la catastrophe, le gouverneur de Beyrouth, Marwan Abbout, annonce que « près de la moitié de Beyrouth est détruite ou endommagée »[64] et chiffre une première estimation des dégâts « entre trois et cinq milliards de dollars »[65].

Le , le président Aoun annonce que « les estimations préliminaires pour les pertes essuyées […] dépassent les 15 milliards de dollars »[66].

Un an plus tard, en août 2021, les dégâts sont estimés à près de quatre milliards d’euros par la Banque mondiale[67].

Le , à quelques jours du deuxième anniversaire de la catastrophe, les ruines des silos de stockage dévastés par l'explosion initiale s'effondrent partiellement suite à un incendie interne[68].

Le 4 août 2022, deux ans jour pour jour après la catastrophes, les ruines des silos de stockage s'effondrent de nouveau, 4 jours après de premiers effondrements et alors que des manifestants étaient sur place pour rendre hommage aux victimes[69].

Enjeux humanitaires

En raison de l'ampleur des dégâts dans la ville de Beyrouth, 250 000 à 300 000 personnes se retrouvent sans logement[70].

Plusieurs experts s'inquiètent que la sécurité alimentaire du pays soit compromise à la suite de cet accident, le port de Beyrouth gérant 60 % des importations du Liban, qui importe 80 % de ses denrées alimentaires[71]. Le port comportait notamment des silos à grains, d'une capacité de 120 000 tonnes de céréales, qui ont été éventrés par l'explosion. L'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture évoque notamment sa crainte « d'avoir à brève échéance un problème de disponibilité de farine pour le pays »[72].

Justice et crise politique

L'enquête sur les causes et la détermination des responsabilités ayant mené aux explosions est très complexe à mener. Les autorités libanaises refusent toute enquête internationale, tandis que les familles des victimes de l’explosion accusent les dirigeants de nuire à l'avancée de l'enquête, voire de la saboter[73]. Le premier juge nommé pour enquêter, Fadi Sawwan, est démis de ses fonctions après avoir inculpé deux anciens ministres pour négligence. Le second juge principal, Tarek Bitar, reçoit menaces et fortes pressions pour faire cesser l'enquête, aucun des responsables politiques qu'il convoque ne se présente[74]. Le , une manifestation armée du Hezbollah et du mouvement Amal contre le magistrat tourne à l'affrontement urbain contre les Forces libanaises, faisant 7 morts et 32 blessés[75]. Le 5 novembre, le juge Bitar est de nouveau dessaisi de l'enquête, à la suite d'un recours en récusation déposé par l'ancien ministre Youssef Fenianos, qui refuse de comparaître. Les familles de victimes craignent que le juge soit définitivement dessaisi de l'affaire, car la cour d'appel qui doit statuer est présidée par un proche du mouvement Amal de Nabih Berri, allié du Hezbollah[76].

Réactions

Nationales

Le président du Conseil des ministres du Liban, Hassan Diab, annonce une journée de deuil national le [77]. Le gouverneur de Beyrouth, Marwan Abboud, en pleurs à la télévision, qualifie l'événement de « catastrophe nationale »[11]. Le président Michel Aoun annonce le même jour que le gouvernement met à disposition cent milliards de livres (20 millions de dollars à cette date) de fonds d'urgence[13]. Le lendemain, le gouvernement décrète l'état d'urgence dans Beyrouth pour une durée de deux semaines, confiant la sécurité de la ville à l'armée[78].

La Croix-Rouge libanaise annonce que toutes les ambulances disponibles dans le Liban-Nord, la plaine de la Bekaa et le Liban du Sud sont envoyées à Beyrouth en renfort[11].

Le Hezbollah dément toute responsabilité dans le drame[79].

Devant l'ampleur des manifestations du à Beyrouth en protestation contre l'incurie gouvernementale, le Premier ministre Hassan Diab propose des élections législatives anticipées[80].

Une pétition réclamant de placer à nouveau le Liban sous mandat français pendant dix ans recueille plus de 60 000 signatures deux jours après sa mise en ligne[81], la pétition a dépassé son objectif qui était de 50 000 signatures[82].

Le , la ministre de l'information, Manal Abdel Samad, annonce sa démission et présente ses excuses aux Libanais[83]. Trois autres ministres la suivent — le ministre des finances Ghazi Wazni, la ministre de la justice Marie-Claude Najm et le ministre de l'environnement Damianos Kattar — jusqu'à ce que Hassan Diab annonce, le , la démission du gouvernement[84].

Internationales

L'hôtel de ville de Tel Aviv-Jaffa illuminé aux couleurs du drapeau du Liban en hommage aux victimes des explosions.

Le soir même, le président des États-Unis Donald Trump déclare : « Les États-Unis sont prêts à aider le Liban. Nous entretenons de très bonnes relations avec le peuple libanais et nous serons là pour vous aider. Cela ressemble à une terrible attaque ». Il précise que « l'explosion semble avoir été causée par une sorte de bombe ». Interrogé sur ces déclarations, un représentant du département de la Défense des États-Unis déclare « ne pas savoir de quoi Trump parlait » en précisant que le Pentagone considère que l'explosion est « un accident plutôt qu'une attaque délibérée »[85],[86].

Le président israélien Reuven Rivlin envoie un message de soutien en langue arabe : « Nous souhaitons sincèrement offrir notre aide en cette période difficile »[87]. Les responsables de la défense israélienne démentent une implication d'Israël dans les explosions[88], ce que des hauts responsables du Hezbollah démentent également pour leur part[89].

Manifestation en soutien aux victimes en Iran.

De nombreux pays offrent leur soutien logistique et médical, parmi lesquels l'Algérie[90], l'Australie[91], la Belgique (B-FAST)[92], le Canada[93], Chypre[94], les États-Unis[95], la France[96],[97], la Grèce[98], la Hongrie, l'Iran[99], Israël[100], l'Italie[101], le Maroc[102], le Royaume-Uni[103], la Suisse[104] et la Turquie[105]. Plusieurs pays ont exprimé leur solidarité en illuminant des sites et monuments aux couleurs du drapeau libanais, tels que le Burj Khalifa de Dubaï, ou l’hôtel de ville de Tel Aviv-Jaffa[106],[107]. Certaines personnalités de l'extrême droite israélienne ont critiqué l'affichage du drapeau du Liban, un « État ennemi », dans la ville[107].

Avion cargo d'aide humanitaire du Croissant-Rouge iranien à destination du Liban deux jours après le désastre.

Le lendemain de la catastrophe, la France envoie un détachement de 55 sapeurs-sauveteurs de la Sécurité civile et 21 tonnes de matériel, dont six de matériel sanitaire[108]. Les Pays-Bas annoncent l'envoi de 67 travailleurs humanitaires, dont des médecins, policiers et pompiers[109]. La Tunisie envoie également deux avions militaires de nourriture et d'équipements médicaux et annonce que 100 blessés seront transférés en Tunisie et placés dans des hôpitaux tunisiens[110]. La Tchéquie envoie des équipes de secours[111].

La Belgique envoie aussi 10 000 kits de survie ; par la suite des équipements d'accueil seront également envoyés via un avion de B-FAST[112]. Le ministre des Affaires étrangères Philippe Goffin a également demandé l'envoi d'une équipe multidisciplinaire constituée de membres de la Protection civile spécialisés en détection de substances dangereuses, de membres de la composante militaire de la Défense en raison d'une évaluation complémentaire des besoins médicaux ainsi que du Centre des grands brûlés de Neder-over-Heembeek, et quelques experts pour encadrer la mission[112]. Le vice Premier ministre et ministre de la Coopération au développement, Alexander De Croo, à décider d'allouer un budget d’un million d'Euros à la Croix-Rouge afin de faire face à l'urgence médicale locale.

En raison de la présence de Français parmi les victimes — un mort (Jean-Marc Bonfils, architecte[113]) et 40 blessés — le pôle Accidents Collectifs du parquet de Paris ouvre une enquête pour « Homicide et blessures involontaires » comme la loi française le permet[114]. Le , Emmanuel Macron se rend à Beyrouth pour apporter « un message de solidarité et de fraternité », organiser les secours et proposer des réformes[115],[116]. Accueilli par une foule nombreuse, le président français annonce l'arrivée d'aide humanitaire et le déploiement du porte-hélicoptères amphibie Tonnerre. Il tient un discours réclamant des réformes de la part du gouvernement libanais, tout en affirmant ne vouloir réaliser « aucune ingérence »[117].

Le , les représentants d'une trentaine de pays se réunissent en visioconférence, à l'initiative de l'ONU et de la France, pour convenir de l'aide à apporter. Ils s'engagent à verser 252,7 millions d'euros et à ce que leur assistance soit « fournie directement à la population libanaise, avec le maximum d'efficacité et de transparence »[118].

Par ailleurs, dès le , des intellectuels parmi lesquels des architectes et des urbanistes libanais[119] et internationaux lancent une pétition[120] pour la sauvegarde des silos du port partiellement détruits et leur réhabilitation en mémorial.

Le , le président français Emmanuel Macron s'est rendu à Beyrouth pour la deuxième fois en un mois, et a adressé son soutien au peuple libanais, en exprimant sa détermination à l'aider à effectuer un changement de régime politique et en dénonçant l'immobilisme de la classe dirigeante du Liban après la catastrophe[121].

Mise en évidence de risques

Le lendemain de l'accident, plusieurs journaux soulignent le risque d'incidents similaires dans d'autres villes, notamment à Newcastle (Australie) et Haïfa (Israël), où sont stockées plusieurs milliers de tonnes de nitrate d'ammonium[122],[123].

Notes et références

  1. a b c et d Bruno Ripoche, « Liban. Explosion du port de Beyrouth : le magistrat qui gêne l’élite », ouest-france.fr, (consulté le ).
  2. (en) « COVID-19 spreads in Lebanon despite lockdown », sur Arab News, (consulté le ).
  3. a et b Ram Etwareea, « Liban : la descente aux enfers avait déjà commencé », sur Le Temps, (ISSN 1423-3967, consulté le ).
  4. a et b AFP, « Les Libanais ne décolèrent pas », sur Le Temps, (ISSN 1423-3967, consulté le ).
  5. (en) « Beirut blast: Dozens dead and thousands injured, health minister says », BBC,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  6. (en) Dana Khraiche, Salma El Wardany et Verity Ratcliffe, « Beirut Explosion Destroys Tons of Lebanon’s Food Stocks », sur bloomberg.com (consulté le ).
  7. a b et c (en) Timour Azhari, « Dozens killed as huge explosion rips through Lebanon's Beirut », Al Jazeera,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  8. (en) « Explosion at Port of Beirut damages grain silos, terminal: reports », sur spglobal.com, (consulté le ).
  9. « Explosions à Beyrouth: un entrepôt de feux d'artifice se trouvait à côté celui de nitrate d'ammonium », sur BFMTV (consulté le ).
  10. (en) Jocelyn Grzeszczak, « What is the Port of Beirut? Everything We Know About the Site Following Deadly Explosion », Newsweek,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  11. a b et c (en-US) Ben Hubbard et Maria Abi-Habib, « Deadly Explosions Shatter Beirut, Lebanon », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le ).
  12. (en-GB) Oliver Holmes, Michael Safi et Helen Sullivan, « Beirut explosion: more than 25 dead and 2,500 wounded, says Lebanon health minister – live updates », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le ).
  13. a b et c « Beyrouth : le Liban panse ses plaies après l'explosion qui a fait 100 morts et 4 000 blessés », sur bbc.com, (consulté le ).
  14. (en) « At least 25 dead and over 2,500 injured in Beirut explosions », sur The Independent, (consulté le ).
  15. « Double explosion à Beyrouth : les vidéos de témoins », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  16. Rédaction internationale, « Plus de 100 morts après deux explosions à Beyrouth : ce que l'on sait », sur franceinter.fr, (consulté le ).
  17. (en) Tamara Qiblawi, « Beirut's residents describe apocalyptic scenes after explosion rocks city », CNN,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  18. « L’explosion de Beyrouth, équivalente à un tremblement de terre de 3.3 sur l’échelle de Richter », sur libnanews.com, (consulté le ).
  19. « Apocalypse à Beyrouth », sur ici.radio-canada/ca, (consulté le ).
  20. Mona Saanouni, « La puissance de l’explosion de Beyrouth équivaut à un séisme de magnitude 4,5 », sur aa.com, (consulté le ).
  21. (en) « Beirut port blast was equivalent to 4.5-magnitude earthquake — seismologists », sur tass.com, (consulté le ).
  22. (en-GB) « Beirut explosion: Port officials under house arrest as rescue efforts continue », BBC,‎ (lire en ligne, consulté le ) :

    « Specialists at the University of Sheffield in the UK estimate that the blast had about one tenth of the explosive power of the atomic bomb dropped on the Japanese city of Hiroshima during World War Two and was unquestionably one of the biggest non-nuclear explosions in history. »

    .
  23. (en) « Beirut blast leaves dozens dead, thousands wounded at Lebanese capital's port », sur Haaretz.com (consulté le ).
  24. (en) Mersiha Gadzo, « Thousands injured, more than 30 dead after explosions rock Lebanon capital », Al Arabiya English,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  25. a et b (en-GB) Martin Chulov, Michael Safi et Julian Borger, « Lebanon: at least 25 killed as huge explosion rocks Beirut », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le ).
  26. (en) « Massive blast sends seismic shock across Beirut, causing thousands of casualties », Reuters,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  27. Mersiha Gadzo, « Dozens killed, thousands wounded in Beirut blast: Live updates », sur aljazeera.com (consulté le ).
  28. « Au moins 73 morts et des milliers de blessés : ce que l’on sait de la double explosion à Beyrouth, au Liban », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  29. « La capitale soufflée par 2 700 tonnes de nitrate d’ammonium, Diab promet des sanctions », sur lorientlejour.com, (consulté le ).
  30. « Explosions à Beyrouth : le cataclysme était annoncé », sur ouest-france.fr, (consulté le ).
  31. a et b « Nitrate d’ammonium abandonné 6 ans sur le port : à Beyrouth, le scénario terrible se dessine », sur L'Obs (consulté le ).
  32. « Double explosion à Beyrouth : comment les 2 750 tonnes de nitrate d'ammonium se sont retrouvées stockées dans le port », sur Franceinfo, (consulté le ).
  33. (en) Charbel Dagher et Christine Maksoud (Baroudi & Associates), « m/v Rhosus - Arrest and Personal Freedom of the Crew » [PDF], sur shiparrested.com, (consulté le ).
  34. (en) Timour Azhari, « Beirut blast: Tracing the explosives that tore the capital apart », sur Al Jazeera, (consulté le ).
  35. « Des tonnes de nitrate d’ammonium à l’origine des explosions », (ISSN 1018-3736, consulté le ).
  36. a et b (en) « Beirut reels from huge blast, as death toll climbs to at least 100 », Reuters,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  37. Sophie Amsili, « Liban : à l'origine de l'explosion, un cargo russe délabré qui ne devait pas accoster à Beyrouth », Les Échos,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  38. Saïd Chaaya, La révolte sans révolution.
  39. (en) Timour Azhari, « Syrian businessmen linked to firm that bought Beirut explosives », sur aljazeera.com (consulté le ).
  40. « Une piste syrienne présumée dans l’affaire de l’importation et du stockage du nitrate d’ammonium », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le ).
  41. « L’ombre de Damas sur l’explosion du port de Beyrouth », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  42. a et b « Syrie : documenter dix ans de guerre. Avec Jean-Pierre Perrin, Garance Le Caisne et Jean-Philippe Rémy. », sur France Culture (consulté le ).
  43. a et b Jean-Pierre Perrin, « Explosion de Beyrouth: la piste remonte jusqu’à Damas », sur Mediapart (consulté le ).
  44. « Beyrouth: le président libanais évoque un «missile» et rejette une enquête internationale », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  45. D. Schlienger, « Beyrouth : le président du Liban demande l'aide française pour déterminer s'il y avait des avions dans l'espace (aérien) ou des missiles », France Info,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  46. (en-US) « Two massive explosions rock Beirut, killing and wounding dozens », sur cbsnews.com (consulté le ).
  47. (en) « Massive blast sends seismic shock across Beirut, causing thousands of casualties », Reuters,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  48. (en) « Lebanon's health minister says many injuries and large damage from Beirut blast: LBC TV », Reuters,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  49. « Dernier bilan disponible : une centaine de morts et plus de 4.000 blessés », sur lorientlejour.com, (consulté le ).
  50. « À Beyrouth, le sacrifice absurde des pompiers », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  51. (en-US) Maria Abi-Habib, « Paramedic Who Died in Beirut Explosion Is a Symbol of Lebanon’s Grief », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le ).
  52. Le Figaro avec AFP, « Puissantes explosions à Beyrouth, au moins 73 morts et 3 700 blessés », sur Le Figaro.fr, (consulté le ).
  53. Ghazi Balkiz, Tamara Qiblawi et Ben Wedeman, « Huge explosion rocks Beirut, injuring hundreds across Lebanese capital », sur CNN (consulté le ).
  54. « En première ligne de la déflagration, des hôpitaux de Beyrouth dévastés », L'Orient-Le Jour,‎ (lire en ligne).
  55. « Vidéo. Les hôpitaux de Beyrouth saturés après la double explosion », sur leparisien.fr, (consulté le ).
  56. « Explosions à Beyrouth - Le bâtiment de l'ambassade belge endommagé : « 4 blessés légers » annonce Philippe Goffin », sur rtl.be, (consulté le ).
  57. « Explosions à Beyrouth - Le bâtiment de l'ambassade belge endommagé », sur lalibre.be, (consulté le ).
  58. Loris Guémart, « Le cratère de Beyrouth ne fait pas 43 m de profondeur : Contre-enquête sur un chiffre à succès », Arrêt sur images,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  59. (en) H. I. Sutton, « Satellite Image Shows Beirut Explosion Devastation », Forbes,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  60. « « Agir vite et avec efficacité » : Emmanuel Macron ouvre la visioconférence internationale de soutien au Liban », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  61. (en) Jim Walker, « Orient Queen Cruise Ship Damaged in Blast In Beirut », Cruise Law News,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  62. (en) Hayley Skirka, « Beirut airport damaged in explosion, but flights continue », The National,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  63. (en) Ted Perton, « Beirut airport continues operation despite heavy damage », Sam Chui Aviation & Travel,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  64. « «Près de la moitié de Beyrouth est détruite ou endommagée» », Tribune de Genève,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  65. « Explosions au Liban : les dommages estimés entre 3 et 5 milliards de dollars », Les Échos,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  66. AFP, « Explosion à Beyrouth : le coût des dégâts estimé à plus de 15 milliards de dollars », sur lepoint.fr, Le Point, (consulté le ).
  67. Hala Kodmani, « Un an après, contre-enquête sur l’explosion du port de Beyrouth », sur liberation.fr, (consulté le ).
  68. « Beyrouth : Effondrement de silos à grains endommagés par un incendie », sur fr.euronews.com, (consulté le ).
  69. « Port de Beyrouth: nouvel effondrement dans les silos au deuxième anniversaire de l'explosion », sur BFMTV (consulté le )
  70. « Explosions à Beyrouth : au moins 100 morts et jusqu'à 300 000 sans-abris », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  71. Océane Herrero, « Le port de Beyrouth dévasté, le Liban perd une source d'alimentation essentielle », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  72. « Explosions à Beyrouth. Des silos éventrés, l’ONU craint pour la disponibilité de farine », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  73. « Explosion du port de Beyrouth : quand le pouvoir politique s’en prend à la Justice et aux victimes », sur reflets.info, (consulté le ).
  74. « Le juge Bitar a été menacé par le Hezbollah », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le ).
  75. « Vraisemblablement sous la menace, le porte-parole des proches des victimes demande au juge Bitar de se récuser », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le ).
  76. « Explosions à Beyrouth : après la suspension du juge Bitar, l'amertume des proches de victimes », sur France 24, (consulté le )
  77. (en) « Lebanon's Prime Minister Hassan Diab declares national day of mourning Wednesday, after Beirut blast », The Daily Star,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  78. « Liban : l'état d'urgence décrété à Beyrouth deux semaines », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  79. (tr) « Lübnan'ın başkenti Beyrut'ta patlama », sur aa.com.tr, (consulté le ).
  80. Pierre Zéau et Stanislas Poyet, « Beyrouth : sous la pression des manifestants, le premier ministre propose des élections anticipées », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  81. « Au Liban, 60.000 personnes pétitionnent que le pays soit placé sous mandat de la France », sur LCI (consulté le ).
  82. « Des Libanais demandent le retour d’un mandat français », sur algerie360.com, (consulté le ).
  83. « Liban : une ministre démissionne après l'explosion de Beyrouth », HuffPost,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  84. Steve Tenré, « Liban : le premier ministre annonce la démission du gouvernement », sur lefigaro.fr, Le Figaro, (consulté le ).
  85. (en) Matthew Knott, « Trump claims, without evidence, Beirut explosion was an 'attack' », The Sydney Morning Herald,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  86. « Explosion au Liban : pour Donald Trump, « cela ressemble à un attentat » », sur RTBF Info, (consulté le ).
  87. (en) Noa Landau et Reuters, « 'We Share Your Pain': Israel Offers Aid to Lebanon After Beirut Port Blast », sur Haaretz.com, (consulté le ).
  88. (en) Tzvi Joffre, « Dozens dead, thousands injured in massive Beirut explosion », The Jerusalem Post,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  89. (en) Aaron Boxerman, « Israeli involvement in massive Beirut port blast ruled out by both sides », The Times of Israel,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  90. « L’Algérie va dépêcher quatre avions et un navire d’aides humanitaires au Liban », TSA,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  91. (en) « Beirut explosion: Australian among dead in massive blast caught on video », The Canberra Times,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  92. « Sophie Wilmès : « La Belgique se tient aux côtés de Beyrouth après cette tragédie » », sur Le Soir, (consulté le ).
  93. (en-US) Levon Sevunts, « Canada offers assistance to Lebanon after massive blast rocks Beirut », sur Radio Canada International, (consulté le ).
  94. « La capitale soufflée par 2 700 tonnes de nitrate d’ammonium, Diab promet des sanctions », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le ).
  95. (en-US) « Explosion in Beirut – Secretary Pompeo's Statement », sur U.S. Embassy in Lebanon, (consulté le ).
  96. « Crise au Liban : Jean-Yves Le Drian promet une aide pour les écoles », sur France 24, (consulté le ).
  97. « La communauté internationale se mobilise », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le ).
  98. (en) « Ministry of Foreign Affairs announcement on the explosions in Beirut », sur Hellenic Republic Ministry of Foreign Affairs, (consulté le ).
  99. (en) « Iran ready to help Lebanon after deadly Beirut blast: Zarif tweets », Reuters,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  100. « Explosions à Beyrouth: Israël offre son aide au Liban », sur i24news.tv (consulté le ).
  101. (it) « Esplosioni in Libano: Italia invia due aerei con aiuti umanitari », sur Dipartimento della Protezione Civile, (consulté le ).
  102. (en-US) « Le Maroc déploie un hôpital militaire de campagne à Beyrouth », sur Le Desk (consulté le ).
  103. (en) « Number of British nationals caught up in Beirut blast unknown – Foreign Office », sur Helensburgh Advertiser (consulté le ).
  104. (en) « Swiss offer help to Lebanon after deadly blast in Beirut », sur SWI swissinfo.ch (consulté le ).
  105. (tr) « İbrahim Kalın’dan Beyrut’taki patlamaya ilişkin açıklama! », sur sozcu.com.tr, (consulté le ).
  106. (en) Gulsen Topcu, « Landmarks in Dubai, Egypt lit up with Lebanese flag », sur aa.com, (consulté le ).
  107. a et b (en) « Tel Aviv shows solidarity with Lebanon, drawing right-wing ire », sur Haaretz.com (consulté le ).
  108. « Explosions à Beyrouth : la France envoie trois avions militaires au Liban dès aujourd'hui avec plus de six tonnes de matériel sanitaire », France Info,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  109. « « On dirait une zone de guerre » : Beyrouth dévastée par une double explosion meurtrière », sur lemonde.fr, (consulté le ) : « les Pays-Bas ont annoncé à la radio publique que 67 travailleurs humanitaires néerlandais partiraient pour Beyrouth mercredi soir, dont des médecins, policiers et pompiers ».
  110. « La Tunisie envoie deux avions chargés d’équipements médicaux au Liban », sur MosaiqueFM (consulté le ).
  111. (en) « Czech Republic to send a search and rescue team to Beirut following Tuesday’s explosion », expats.cz,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  112. a et b « Explosions à Beyrouth : un avion B-FAST décolle pour le Liban mais sans équipe d’intervention », sur RTBF Info, (consulté le ).
  113. « L'aide internationale commence à arriver », sur Le Monde (consulté le ).
  114. « Explosions à Beyrouth : le parquet de Paris ouvre une enquête, au moins 21 Français blessés », L'Express,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  115. Lucie Oriol, « Macron à Beyrouth: pourquoi la France et le Liban sont si proches », sur Huffington Post, (consulté le ).
  116. « Dans Beyrouth dévastée, Macron demande aux dirigeants libanais de « changer le système » », sur L'obs (consulté le ).
  117. Steve Tenré, « Au Liban, Emmanuel Macron demande à la classe politique un «profond changement» », sur lefigaro.fr, .
  118. Zenia Antonios, « Conférence pour le Liban : l'aide doit être versée directement aux Libanais, estiment les donateurs », France 24,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  119. Nagi Sfeir, « vdl.me » (consulté le ).
  120. Nagi Sfeir et Jamal Kassem, « Pétition pour la sauvegarde des silos du Port de Beyrouth », sur onlylebanon.com, (consulté le ).
  121. « Macron revient au Liban, face aux chefs de clan », sur Le Figaro (consulté le ).
  122. (en) « Beirut blast raises fresh concern about Newcastle's much larger ammonium nitrate stockpile », sur abc.net.au, (consulté le ).
  123. « Beirut explosion puts spotlight on dangers of chemicals at Haifa port », sur The Jerusalem Post (consulté le ).

Voir aussi

Bibliographie

  • Saïd Chaaya, Liban - La révolte sans révolution, Philadelphie, éd. MASADIR, , 254 p.
  • Lamia Ziadé, Mon port de Beyrouth : c'est une malédiction, ton pauvre pays !, (ISBN 978-2-8180-5244-0 et 2-8180-5244-0, OCLC 1252713335, lire en ligne).

Articles connexes

Liens externes