Enragés

Les enragés
Présentation
Porte-parole Jacques Roux
Théophile Leclerc
Jean-François Varlet
Claire Lacombe
Positionnement Extrême gauche
Idéologie Républicanisme
Démocratie directe
Proto-socialisme
Radicalisme
Couleurs Rouge

Les Enragès est une mouvance regroupant plusieurs individus et une ou deux sociétés de femmes républicaines proche des Sans-culottes, sans liens structurés entre eux, dont on peut dire qu'ils deviendront les portes paroles et même les idéologues des sections les plus populaires des Gravilliers et des Batignolles et du mouvement des Sans-culottes. On peut les situer à gauche des montagnards. Ils sont combattus aussi bien par Maximilien de Robespierre que par Danton, Marat et les hébertistes. Leurs idées furent reprises et développées par Gracchus Babeuf. Marat, dans son journal Le Publiciste de la République française du 4 juillet 1793, décrivait les enragés de la façon suivante : « Ces intrigants ne se contentent pas d’être les factotums de leurs sections respectives, ils s’agitent du matin au soir pour s’introduire dans toutes les sociétés populaires, les influencer et en devenir enfin les grands faiseurs. Tels sont les trois individus bruyants qui s’étaient emparés de la section des Gravilliers, de la Société fraternelle et de celle des Cordeliers : je veux parler du petit Leclerc, de Varlet et de l’abbé Renaudi soi-disant Jacques Roux »[1]. En plus de ces trois hommes, on peut aussi citer Pauline Léon et Claire Lacombe, toutes deux membres des républicaines révolutionnaires. Leur action dans la Révolution se situe entre mars et octobre 1793.

Des acteurs dérangeants

Enragés est, dès l'origine, un terme méprisant que l'on trouve sous la plume de Brissot dans Le Patriote Français « Le caractère de ses enragés est de porter à l’excès leur doctrine populaire. [...] Enragès faux amis du peuple, ennemis de la Constitution »[2] Il est vrai qu'ils occupaient un créneau revendicatif proche des Hébertistes qui n'auront de cesse de les éliminer du jeu politique.

Marat le premier s'oppose à leurs exigences, aux pétitionnaires venus le 12 février réclamer à la Convention la taxation générale des denrées, il répond avec violence :« Les mesures que l'on vient de vous proposer à la barre pour rétablir l'abondance sont si excessives, si étranges, si subversives de tout bon ordre, elles tendent si évidemment à détruire la libre circulation des grains et à exciter des troubles dans la République que je m'étonne qu'elle soient sorties de la bouche d'hommes qui se prétendent des êtres raisonnables et des citoyens libres , amis de la justice et de la paix [....] Je demande que ceux qui en auront imposé à la Convention soient poursuivis comme perturbateurs du repos public. »[3]

Si la critique Girondine peut se comprendre aisément plus surprenante est cette position des grandes voix de la Montagne. Les Montagnards partageaient en fait avec les Girondins le dogme du caractère sacré de la propriété privée et du libéralisme économique. Le 25 février Robespierre le traduisait clairement « Je ne dis pas que le peuple soit coupable, je ne dis pas que ses actes soient un attentat, mais quand le peuple se lève, ne doit-il pas avoir un but digne de lui, amis de chétives marchandises vont-elles l'occuper »[3] Cette approche idéaliste d'un peuple désincarnée ne résistera pas à la pression des Sans-culottes, d'autant que la Montagne a besoin de leur soutien pour éliminer les Girondins.

En mars sont institués le Tribunal Révolutionnaire et les Comités de surveillance, le 11 avril est imposé le cours forcé des assignats, Le 24 avril Robespierre propose d'ajouter à la déclaration des droits de l'homme quatre articles qui restreignent le Droit de Propriété. . Le Faubourg Saint Antoine qui était resté calme en février se lève et 8 à 9 000 hommes défilent devant la Convention. Leur orateur prononce une violente harangue devant la Convention. La députation des femmes de Versailles refuse de quitter la salle. Le 4 mai enfin le maximum des grains et farines est adopté après une discussion houleuse et passionnée à la Convention[4] Pour Mathiez, ce n'est pas Jacques Roux et ses partisans, la révolte du Faubourg Saint Antoine ou l'envahissement de la Convention par les femmes de Versailles qui ont contraint les Montagnards à accepter ces reculades successives et la loi du maximum, mais bien davantage « ... C'est la Vendée, ce sont les revers de Belgique , la trahison des généraux. Sur le fond les Montagnards n'avaient pas changé d'avis; Ils étaient partisans de la liberté »[5]

Les Sans-culottes et particulièrement la section des Gravilliers a laquelle appartient Jacques Roux et joueront un rôle essentiel dans les journées du 30 mai et du 2 juin qui verront la Chute des Girondins Révolution française#République en danger (1793). Mais jugeant que le mouvement n'est pas terminé , ils seront eux aussi, comme les Hébertistes - Les Exagérés - qui par opportunisme voudront occuper l'espace politique que libérait leur élimination, les grands vaincus de cette insurrection incomplète à leurs yeux.

Les discours de Varlet, de Roux, de Leclerc, ou des républicaines révolutionnaires prônent le caractère populaire de la souveraineté, son exercice direct par le peuple. Cette aspiration à une démocratie populaire, corollaire dans la réflexion enragée d’une critique de la représentation nationale, s’appuie sur une méfiance permanente envers les représentants du peuple. Celle-ci s’accompagne naturellement de la volonté de contrôler fortement ces mandataires du peuple. Jacques Roux écrira ainsi : « Peuple ! Sous le règne de la liberté, tu dois avoir sans cesse les yeux fixés sur tes magistrats »[6].

Pour Varlet, la défiance pour les représentants du peuple est la même : « Point de députés sans pouvoirs, sans mandats. Ce principe nous garantit de la Tyrannie législative »[7].

Une historiographie ambiguë

Difficile de ne pas citer Marx qui le premier voit dans les Enragés les premiers germes de l'idée communiste « Le mouvement révolutionnaire qui commença en 1789 au cercle social, qui, au milieu de sa carrière, eut pour représentants principaux Leclerc et Roux et finit par succomber provisoirement avec la conspiration de Babeuf, avait fait germer l’idée communiste que l’ami de Babeuf, Buonarroti réintroduisit en France après la révolution de 1830. Cette idée, développée avec conséquence, c’est l’idée du nouvel état du monde » [8]

Une partie de l'historiographie représentée par Jaures « une sorte de parti social se formait qui voulait mettre au premier plan les problèmes économiques »[9]ou encore Mathiez « Le parti qui a exigé la taxation, le parti des enragés dont les chefs étaient Varlet et Jacques Roux »[10] font de cette mouvance un parti. Parti ou faction le terme est un peu fort. Ils n'étaient que trois avec outre Roux, Jean-François Varlet et Jean Théophile Leclerc.

Si leurs idées convergent, si ponctuellement ils se soutiennent mutuellement[11], ils se croisent, participent aux mêmes luttes, mais ne mettent ensemble en œuvre aucune action , ni journal ou pamphlet, encore moins une organisation structurée.

Même si après les journées des 30 mai et 2 juin, ils prennent de l'importance et se soutiennent mutuellement dans leurs revendications de plus en plus violentes, même s'ils se brouillent tous en même temps avec la Commune , cette convergence ne peut à elle seule faire des Enragés une faction coordonnée dans ses actes et ses déclarations. Albert Mathiez, pourtant partisan de cette hypothèse « tout se passa comme si ces trois hommes s'étaient effectivement concertés » cite d'ailleurs Théophile Leclerc qui écrit dans L'Ami Public du 8 septembre 1793 « ...mais je déclare au public que je n'ai jamais eu avec Jacques Roux de relations ni directes, ni indirectes, que depuis le premier juin je n'ai vu que deux fois au plus, pendant une heure au plus ce citoyen. »[12]

Par contre, chacun à sa manière réclame la taxation et la réglementation en termes de prix, dénonce la bourgeoisie marchande plus terrible selon les mots de Jacques Roux que « l'aristocratie nobiliaire et sacerdotale ». Ils critiquent tous la notion de propriété, multiplient les attaques contre les riches, justifient les pillages de boutiques, les qualifiant de restitutions. Ils ont jusqu'en juillet 1793 une audience large auprès des sections des Gravilliers et des Batignoles. Ils nouent des liens avec la Société des républicaines révolutionnaires animée par Pauline Léon et Claire Lacombe. Mais, quand bien même Pauline Léon épouse Theophile Leclerc, le soutien qu'elles apportent aux trois "enragés" est à géométrie variable, en tout état de cause aucune d'elle ne soutiendra plus Jacques Roux après le 25 juin, et même elles joueront toutes un rôle de premier plan dans la dramaturgie orchestrée par David l lors des funérailles de Marat. A aucun moment les deux mouvances n'organiseront de réunions pour mettre en œuvre des actions en communes.

Même s'il démontre par la suite le soutien très réel de la section des Gravillers y compris après l'épisode du 25 juin il reconnait que les « Enragés, Jacques Roux, Varlet, Leclerc, ne se préoccupent guère de coordonner leurs action et d'organiser dans la capitale un mouvement unitaire [...] leur action apparaît même parfois empreinte d'une certaine rivalité [...] l'influence réelle des "chefs" Enragés semble s’être le plus souvent limitée à une section ou aux sections voisines de celle où ils vivaient »[13].

Pour autant, la place limitée qui est la leur dans le déroulement de la Révolution, n'est pas de nature à la réduire à une révolution bourgeoise. Cette interprétation, qu' Albert Mathiez qualifiât d'énorme sottise, n'engage que ses auteurs et les travaux de Georges Lefebvre, Richard Cobb , Albert Soboul et bien d'autres ont désormais bien montré la réalité des mouvement sociaux populaires tant dans les milieux ruraux, qu'urbains[14].

Un dénouement sans surprise

Le 27 juillet 1793 Robespierre entre au Comité de Salut Public. Il s'agit désormais de faire accepter le fait accompli de l'élimination des Girondins par les classes moyennes et possédantes. Dès lors les rapports du Gouvernement avec les mouvements populaires vont rapidement se tendre. Dans un premier temps sectionnaires , sans-culottes, membres de clubs y compris cordeliers et jacobins, soutenus par les commissaires des assemblées primaires représentants les patriotes des départements imposèrent à la Convention la levée en masse et réclamèrent la terreur et le maximum. La proposition de Danton de transformer le Comité de Salut Public en comité de gouvernement déclencha une nouvelle offensive où l'on retrouva Leclerc en première ligne « C'est un Capet à neuf têtes que l'on crée à la place de celui qui n'est plus » écrit-il dans l'Ami du peuple du 4 août 1793[15] Il est rejoint par François-Nicolas Vincent , secrétaire général du département de la guerre, qui jouit d'une forte influence au ministère de la Guerre mais qui n'a pas grande audience auprès des sans-culottes. C'est à Leclerc, mais aussi à Jacques Roux, qui pourtant n'a pas pris position dans ce débat, que s'en prend Robespierre« Deux hommes salariés par les ennemis du peuple, deux hommes que Marat dénonça, ont succédé ou cru succéder à cet écrivain patriote [...] pour pouvoir tomber sur les patriotes vivants avec plus de fureur » [16] En août la polémique s'envenime, nourrie au Jacobins par Robespierre, Roux est toujours silencieux. Le 8 août, coup de théâtre: La veuve de Marat, Simone Evrard s'éleva contre "les écrivains scélérats" qui usurpent le nom de l'Ami du Peuple, dénonça tout à la fois Roux et Leclerc leur prêtant les pires intentions pour les prochaines journées des 10 août [17] et[18]. Les deux analyses largement concordantes sur les faits divergent sur les suites et notamment la place faite aux Hébertistes, autant Soboul accorde une importance capitale au N° 269 du Père Duchesne où Hebert vient au secours des Enragés et les dépasse même « Il faut avant toute chose organiser un pouvoir exécutif et ne pas réunir tous les pouvoirs dans les mêmes mains. La contre-révolution sera faite avant un mois si on laisse le comité de salut public organisé tel qu(il l'est aujourd'hui.[...] je vois d'avance certains fripons qui convoitent les cinquante millions que la convention a accordés à ce comité; garre le pillage et la contre révolution, foutre. »[19], autant Mathiez passe sous silence le rôle joué par les Hébertistes.

Tout au long du mois d'août Robespierre défendra le Comité avec un acharnement sans faille, brandissant la crainte de l'étranger qui enverrait à la convention "des envoyés de Pitt et de Cobourg", sacralisant le dépôt à la Convention par les délégués des assemblées primaires de l'acte sacré ( la constitution) que l'on scella dans une urne de cèdre. Cette fermeté vit plusieurs sociétés populaires tout au long du mois d'août faire allégeance au pouvoir en place.Les attaques se poursuivent toute la deuxième quinzaine d'août de Leclerc avec le soutien de la Société des Républicaines Révolutionnaires,de Roux avec celui de ses soutiens de la section des Gravilliers. Hébert, qui ne veut pas leur laisser le champ libre, intervient avec son journal et au Jacobins le 21 août en prenant soin de masquer son attaque du pouvoir par une diatribe à l'encontre de Jacques Roux, mais il critique néanmoins l'organisation du pouvoir exécutif[20]

La fermeté de Robespierre amène le ralliement d' autres sections, notamment la section de Marseille et Marat qui dans une adresse aux départements les exhorte à se rallier autour de la Montagne [21]

Dés le 22 août Roux est arrêté, il est l'objet de dénonciation multiples, auxquelles il peut répondre avec succès au cours des trois interrogatoires qu'il subit. Il fut décidé le 27 août de le traduire devant le tribunal de police correctionnel et en l'attente de prononcer sa mise en liberté conditionnelle sous la caution de deux citoyens. Dans des conditions pour le moins confuses il est arrêté le 5 septembre; le lendemain le Comité de Salut public du département de Paris décide son internement à Sainte Pélagie « Considérant ... que Jacques Roux ..., déjà suspect dans l'opinion publique, est très suspects aux yeux de tous ceux qui ont suivi ses manœuvres et que le jugement unanime de la Société des Jacobins est une preuve irrésistible contre lui »[22]

À partir du 23 août le ton de la presse extrémiste monte, l'unité de la Convention se fendille. Billaud-Varenne Cherchant une voie de compromis s'attire les foudres de Robespierre . Dans les premiers jours de septembre la tension monte, le 5 la Convention est envahie par le peuple et les Jacobin. Robespierre abandonne précipitamment la présidence pour prendre l'avis du comité de salut public . Sans attendre l’Assemblée vota l'arrestation des suspects et le Comité de salut Public du se rallier aux dispositions prises. Il ne cède que sur le terrain politique. La Convention avait promis la veille l’établissement du maximum général, il n'interviendra que le 29 septembre. l'issue de ces journées un pas de plus a été franchi vers le Gouvernement Révolutionnaire. Les hébertistes sortent toutefois vainqueur de cet épisode; le soir même Billaud-Varenne est nommé président de la Convention et rentre le lendemain au Comité de Salut Public avec Collot d'Herbois. Si les tensions demeurent, le mouvement populaire n’est pas assez uni pour s'imposer auprès des Comités; Les Sans-Culottes ne suivaient pas toutes les suggestions de Roux, Leclerc et Varlet. Fragilisés par leurs excès même, isolés en avant poste de la contestation, il fut facile pour le gouvernement Révolutionnaire de s'en débarrasser

Jacques Roux, continue de sa prison à publier son journal et en durcit même le ton « On ne fait pas aimer et chérir un gouvernement par La Terreur écrit-il dans le N° 265 du Publiciste » Varlet, Leclerc, sa femme Pauline Léon, Claire Lacombe animatrice de la Société des républicaines révolutionnaires, tous et toutes seront arrêtés au cours de la période qui précède la mort de Jacques Roux, mais tous et toutes passeront entre les mailles du filet. Restait Jacques Roux, le vrai chef du parti selon Albert Mathiez, une dernière tentative de ses soutiens des Gravilliers auprès de la Commune pour le faire libérer échouera le 23 septembre. Ses derniers écrits sont de véritables brûlots. Il perd ses derniers soutiens. Le 26 novembre le Comité Révolutionnaire des Gravilliers décidait de mettre en prison les partisans de Jacques Roux dans la section qui sont conduit dès le 3 décembre à la prison de La Force.

Le 12 janvier 1794 Jacques Roux devait être déféré au tribunal correctionnel du Châtelet, mais le tribunal de déclara incompétent et le renvoya devant le Tribunal Révolutionnaire . À la lecture du jugement il se blesse de plusieurs coups de couteau au côté gauche de la poitrine. Soigné par un chirurgien, Jacques Roux est transporté à l'infirmerie de Bicêtre. Mais il n' a pas renoncé au suicide et employait tous les moyens pour épuiser sa santé comme l'écrivait le 4 février l'officier en charge de sa surveillance à Fouquier-Tinville. La tentative du 10 février sera la bonne. Il meurt dans la journée à Bicêtre et est enterré au cimetière de Gentilly.

Les Hébertistes qui depuis le début avaient intrigué en ce sens prendront leur place et hériteront de leurs soutiens, mais ils ne pourront jouer très longtemps le jeu la collaboration gouvernementale et seront eux aussi rapidement éliminés dès le 24 mars suivant. Désormais la Commune obéit, les sociétés et les clubs se taisent ou disparaissent La charrette qui a porté les hébertistes à la guillotine a réduit au silence le Paris révolutionnaire, écrira François Furet reprenant quelques pages plus loin la formule de Saint-Just « La Révolution est glacée. »[23]

Quel jugement sur les Enragés

Jacques Roux, seul, ira au bout des idéaux qu'il défendait. Peu a peu ses soutiens l'abandonnent, ses compagnons de lutte s'esquivent un à un, Leclerc, qui dès le 8 septembre déclare ne l'avoir jamais rencontré, abandonne sa publication le 15 septembre et quitte Paris avec Pauline Léon; arrêtée à plusieurs reprises Claire Lacombe est toujours libérée; arrêté en septembre Varlet est libéré le 29 octobre. Hors la personne de Jacques Roux, le pseudo mouvement qu'il est censé incarner perds, face à l'épreuve finale, toute consistance. Mathiez rappelle qu'en marge de toutes les autorités communales ou nationales, dès la fin de 1792, Roux fut le seul à formuler le programme des revendications populaires. Il n' y a donc pas lieu de porter un jugement sur un mouvement qui dans les faits démontre son inexistence. Il n' y aura pas de charrette des enragés, juste la mort tragique d'un exalté « qui rappelle les morts antiques racontées par Tacite »[24]

Notes et références

  1. Marat in Le publiciste de la République française, Paris, n°233, 4 juillet 1793
  2. [cité par Claude Guillon Notre patience est a bout . Les écrits des enragé(e)s. Paris. Editions LMHO. Coll. Radicaux Libres. 2009 page 10] « article de Brissot sur les "enragés" », Le Patriote Français,‎
  3. a et b François Furet et Mona Ozouf, Dictionnaire critique de la Révolution Française, vol. 2 acteurs, Paris, Flammarion, 2017 (3e édition), article "Enragès" par Denis Richet page 337)
  4. Albert Mathiez, La vie chère et le mouvement social sous la Terreur, vol. 1, Paris, Payot, (lire en ligne), page 177 à 181
  5. Albert Mathiez, La vie chère et le mouvement social sous la Terreur. Tome 1, Paris, Payot - Le regard de l'Histoire, , 359 p. (lire en ligne), p. 181
  6. Jacques Roux in Le Publiciste de la République française, n°247, 25 juillet 1793, p. 4.
  7. Varlet Jean-François, Projet d’un mandat spécial et impératif 1793.
  8. « VI -3 d: Bataille critique contre la révolution française (Marx, Engels) », dans La Sainte Famille, (lire en ligne)
  9. Jean Jaures, Histoire socialiste de la Révolution française, Paris, Editions Sociales, , Tome V - page 207
  10. Albert Mathiez, La vie chère et le mouvement social sous la Terreur, vol. 1, Paris, Payot, (lire en ligne), page 134
  11. A titre d'exemple, Leclerc, le 30 juin prend la défense de Jacques Roux attaqué de toutes parts à la suite de l'adresse qu'il a présenté à la Convention le 25 au nom de la section des Gravilliers. Ce qui lui vaudra d'être, avec lui, chassé du club des Cordeliers.
  12. Albert Mathiez, La vie chère et le mouvement social sous la Terreur. Tome 1, Paris, Payot - Le Regard de L'histoire (lire en ligne), page 202
  13. Michel Vovelle, Paris et La Révolution : actes du Colloque de Paris I, 14-16 avril 1989, Paris, Sorbonne, , 395 p. (lire en ligne), article Les Gravilliers, plateforme des Enragés Parisiens par Roland Gotlib
  14. Florence Gauthier, « Critique du concept de «révolution bourgeoise» », Raison présente, vol. 123, no 1,‎ , p. 59–72 (DOI 10.3406/raipr.1997.3418, lire en ligne, consulté le 12 novembre 2019)
  15. Société d'histoire moderne et contemporaine (France) Auteur du texte, « Revue d'histoire moderne et contemporaine / Société d'histoire moderne », sur Gallica, (consulté le 12 novembre 2019)
  16. Journal de la Montagne, 7 août 1793, cité par Albert Soboul, « Robespierre et la formation du gouvernement révolutionnaire 27 juillet - 10 octobre 1793 », Revue d'histoire moderne et contemporaine,‎ , p. 285 (lire en ligne)
  17. Albert Mathiez (1874-1932), La vie chère et le mouvement social sous la Terreur. Tome 1, Paris, Payot- Le regard de l'histoire, (lire en ligne), page273
  18. Albert Soboul, « Robespierre et la Formation du Gouvernement Révolutionnaire (7 juillet -10 octobre 1793) », sur Gallica, Revue d'Histoire Moderne et Contemporaine, (consulté le 12 novembre 2019)
  19. Jacques-René Hébert (1757-1794) Auteur du texte, « La Grande Colère du Père Duchesne », sur Gallica, Je suis le véritable père Duchesne, foutre, (consulté le 12 novembre 2019)
  20. Le 20 août avait lieu la désignation du Ministre de l'intérieur, Hébert était candidat, Paré lui fût préféré. Dès le lendemain, alors qu'il n'avait rien écrit depuis le 10 août, Hébert reprend sa campagne contre le gouvernement.
  21. Journal de La Montagne, 21 août 1793
  22. Albert Mathiez, La vie chère et le mouvement social sous la Terreur. Tome 1, Paris, Payot - Le Regard de l'Histoire, (lire en ligne), p. 336
  23. François Furet, La Révolution, Hachette, Pluriel, 1988, t. 1, p. 243.
  24. Albert Mathiez, La vie chère et le mouvement social sous la Terreur, Paris, Payot - Le regard de l'histoire, (lire en ligne), volume 1 page 353

Articles connexes

Voir aussi

Sources imprimées

  • Jacques Roux, Manifeste des Enragés (lire sur Wikisource)
  • Claude Guillon, Notre patience est à bout : 1792-1793, les écrits des enragé(e)s, Paris, Éditions Imho, coll. « Radicaux libres », , 174 p. (ISBN 978-2-915517-36-1, présentation en ligne).
  • Jacques Roux, Scripta et acta : textes présentés par Walter Markov, Berlin, Akademie Verlag, 1969, VIII-688 p.
  • Jacques Roux, Jacques Roux à Marat, Paris, De l'Imprimerie de la Société typographique, rue et collége des Cholets, (lire en ligne)

Bibliographie

  • Maurice Dommanget, Enragés et curés rouges en 1793 : Jacques Roux, Pierre Dolivier, Paris, Les amis de Spartacus, 1993.
  • Maurice Dommanget, Les Enragés dans la Révolution française, Paris, Spartacus, 1987.
  • François Furet La Révolution, avec Denis Richet, Paris, Librairie Arthème Fayard, 1965 ; 2e éd., 1999, coll. « Pluriel ».
  • François Furet, Dictionnaire critique de la Révolution française (dir. avec Mona Ozouf), Paris, Éditions Flammarion, 1988, 1 154 p. (ISBN 2-08-211537-2) ; nouvelle éd., coll. « Champs » (ISSN 0151-8089) nº 735-738 et 746, 2007, 5 vol., 2 017 p.
  • Daniel Guérin, La lutte de classes sous la Première République : bourgeois et « bras nus » (1793-1797), vol. 1 et 2, Paris, Gallimard, coll. « La Suite des temps » (no 16),
    Nouvelle édition revue et augmentée Gallimard, La Suite des temps, 1968 et édtions Libertalia, 2013, 443 p (ISBN 978-2-9180-5929-5)
  • David Gilles, « Représentation et souveraineté chez les enragés (1792-1794) », dans Le concept de Représentation dans la pensée politique : actes du colloque d'Aix-en-Provence (mai 2002), Aix-en-Provence, Presses universitaires d’Aix-Marseille, coll. « Histoire des idées politiques » (no XV), , 493 p. (ISBN 978-2-7314-0367-1, lire en ligne), p. 253-286.
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  • Claude Guillon, Deux Enragés de la Révolution : Leclerc de Lyon et Pauline Léon, Quimperlé, la Digitale, , 255 p. (présentation en ligne)
  • Walter Markov, « Les Jacquesroutins », Annales historiques de la Révolution française, no 160,‎ , p. 163-182 (lire en ligne).
  • Walter Markov (trad. Stéphanie Roza), Jacques Roux - Le curé Rouge, Paris, Libertalia et Société des études Robespierristes, (ISBN 978-2-37729-013-0)
  • (de) Walter Markov, Die Freiheiten des Priesters Roux, Berlin, éd. Akademie-Verlag, 1967, 430 p.
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  • Albert Mathiez, « Le manifeste des enragés (juin 1793) », Annales révolutionnaires, t. 7, no 4,‎ , p. 547-560 (JSTOR 41921852).
  • Albert Mathiez, « La Révolution et les subsistances. Les Enragés et la lutte pour le maximum (janvier-février 1793) », Annales révolutionnaires, t. 9, no 4,‎ , p. 456-483 (JSTOR 41920999).
  • Albert Mathiez, « La Révolution et les subsistances. Les Enragés contre la Constitution de 1793 (juin 1793) », Annales révolutionnaires, t. 13, no 4,‎ , p. 297-321 (JSTOR 41921299).
  • Albert Mathiez, « La Révolution et les subsistances. Les Enragés et les troubles du savon (juin 1793) », Annales révolutionnaires, t. 13, no 5,‎ , p. 353-371 (JSTOR 41921314).
  • Albert Mathiez, « La Révolution et les subsistances. La fin des enragés », Annales révolutionnaires, t. 15, no 2,‎ , p. 89-112 (JSTOR 41921446).
  • Albert Mathiez, La vie chère et le mouvement social sous la Terreur, t. 1, Paris, Payot, coll. « Le regard de l'histoire », (1re éd. 1927) (ISBN 2-228-27110-1, lire en ligne).
  • Albert Mathiez, La vie chère et le mouvement social sous la Terreur, t. 2, Paris, Payot, coll. « Le regard de l'histoire », (1re éd. 1927) (ISBN 2-228-27120-9, lire en ligne).
  • Michel Pertué, « Les luttes de classe et la question de la dictature au début de 1793 », Annales historiques de la Révolution française, no 229,‎ , p. 454-462 (lire en ligne).
  • Denis Richet, « Enragés », dans François Furet et Mona Ozouf (dir.), Dictionnaire critique de la Révolution française.
  • (en) Robert Barrie Rose, The Enragés : Socialists of the French Revolution ?, Victoria, Melbourne University Press, , VI-102 p. (présentation en ligne).
  • Albert Soboul, « Robespierre et la formation du gouvernement révolutionnaire 27 juillet - 10 octobre 1793 », Revue d'histoire moderne et contemporaine,‎ , p. 283 à 294 (lire en ligne)
  • Albert Soboul, « Sur les « curés rouges » dans la Révolution française », Annales historiques de la Révolution française, no 249,‎ , p. 349-363 (JSTOR 41913630).
  • Albert Soboul, La Civilisation de la Révolution française, Arthaud, 1988.
  • Michel Vovelle, Paris et La Révolution : actes du Colloque de Paris I, 14-16 avril 1989, Paris, Sorbonne, , 395 p.