David Granger

David Granger
David Granger
Illustration.
Portrait photographique de David Granger en septembre 2015.
Fonctions
Président de la République coopérative du Guyana

(5 ans, 2 mois et 17 jours)
Élection 11 mai 2015
Vice-président Carl Barrington Greenidge
Khemraj Ramjattan
Sydney Allicock
Premier ministre Moses Nagamootoo
Prédécesseur Donald Ramotar
Successeur Irfaan Ali
Président de la Communauté caribéenne

(5 mois et 30 jours)
Secrétaire Irwin LaRocque
Prédécesseur Keith Mitchell
Successeur Jovenel Moïse
Biographie
Nom de naissance David Arthur Granger
Date de naissance (76 ans)
Lieu de naissance Georgetown
(Guyane britannique)
Nationalité guyanienne
Parti politique Un partenariat pour l'unité nationale
Conjoint Sandra Chan-A-Sue
Diplômé de université du Guyana
université des Indes occidentales
université de Californie
Profession militaire
historien
éditeur

David Granger
Présidents de la République coopérative du Guyana

David Arthur Granger, né le à Georgetown, est un homme d'État guyanien, président de la République coopérative du Guyana du au .

Biographie

Formation

Né à Georgetown, David Granger fréquente le Queen’s College, école prestigieuse du Guyana, à l'instar des anciens présidents Forbes Burnham, Cheddi Jagan, Samuel Hinds et des érudits tels que Walter Rodney et Rupert Roopnaraine, où il fait partie du corps de cadets.

Carrière militaire

Granger rejoint les Forces de défense du Guyana (GDF) en tant que cadet en 1965 et est nommé sous-lieutenant l'année suivante. Il poursuit sa formation militaire au collège de commandement et d'état-major de l'armée au Nigeria, au centre d'instruction de guerre dans la jungle au Brésil et enfin au Royaume-Uni.

En 1979, il devient commandant de la Force de défense du Guyana et est promu au grade de brigadier (ce qui correspond à général de brigade). En 1990, il est nommé conseiller à la sécurité nationale auprès du président Desmond Hoyte puis prend sa retraite du service actif en 1992.

Fondation du magazine Guyana Review

En 1992, Granger fonde le magazine d’information Guyana Review dont il est rédacteur en chef. Il effectue des recherches et publié sur des thèmes militaires, historiques et médiatiques. Il passe l'année universitaire 1995-1996 en tant que boursier dans le cadre du programme Hubert Humphrey - Fulbright à l'école de journalisme Philip Merrill de l'université du Maryland.

Candidat à la présidence du Congrès national du peuple

En 2010, il est élu candidat à la présidence du Congrès national du peuple - Réforme pour les élections générales de novembre 2011. En tant que candidat à la présidence de la coalition de l'opposition, Granger est battu par Donald Ramotar. Il est cependant élu à l'unanimité chef de l'opposition à l'Assemblée nationale le .

Président de la République

Granger se présente à nouveau comme candidat à la présidence de la coalition d'opposition, Un partenariat pour l'unité nationale - Alliance pour le changement (APNU-AFC), d'orientation sociale-libérale[1], aux élections générales du 11 mai 2015. La coalition obtient la majorité absolue des voix et Granger est investi à la présidence du Guyana le 16 mai[2]. Moses Nagamootoo devient Premier ministre le 20 mai et forme son gouvernement.

Il est président de la Communauté caribéenne entre le et le .

Soupçonné d’avoir « bradé les intérêts pétroliers du pays » face à la multinationale ExxonMobil, le gouvernement fait l’objet d’une motion de censure en décembre 2018, adoptée par le Parlement par 33 voix contre 32 et provoquant la chute du gouvernement[3]. Le président Granger multiplie depuis lors les manœuvres politiques et recours judiciaires pour retarder l’organisation d’élections générales. Des élections législatives sont finalement organisées le [4].

Références

  1. Lou Phily, « Guyana. Victoire du Parti progressiste », sur L'Humanité,
  2. (en) Niel Marks, « Guyana swears in new president after multiracial bloc wins vote », sur Reuters,
  3. « Crise politique au Guyana...la motion de défiance adoptée le 21 décembre dernier contre le gouvernement est contestée. », sur La Première - France Info,
  4. « Au Guyana, les immenses richesses pétrolières pèsent sur les élections générales », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)