Coupe du monde de football de 2010

Coupe du monde de la FIFA 2010
Description de l'image FIFA 2010.svg.
Généralités
Sport Football
Organisateur(s) FIFA et SAFA
Édition 19e
Lieu(x) Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud
Date du 11 juin au 11 juillet 2010
Participants 32 (204 en phases qualificatives)
Épreuves 64 rencontres
Affluence 3 125 491
(moyenne 48 835)
Site(s) 10 stades
Site web officiel http://fr.fifa.com

Palmarès
Tenant du titre Drapeau : Italie Italie (4)
Vainqueur Drapeau : Espagne Espagne (1)
Finaliste Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas
Troisième Drapeau : Allemagne Allemagne
Buts 145 (moyenne 2,27)
Averti Cartons Jaunes 240 (moyenne 3,75)
Red card.svg Cartons Rouges 17 (moyenne 0,26)
Meilleur joueur Drapeau : Uruguay Diego Forlán
Meilleur(s) buteur(s) 5 buts :
Drapeau : Allemagne Thomas Müller
Drapeau : Espagne David Villa
Drapeau : Pays-Bas Wesley Sneijder
Drapeau : Uruguay Diego Forlán
Meilleur(s) passeur(s) 3 passes :
Drapeau : Brésil Kaká
Drapeau : Allemagne Thomas Müller
Drapeau : Allemagne Bastian Schweinsteiger
Drapeau : Allemagne Mesut Özil
Drapeau : Pays-Bas Dirk Kuyt

Navigation

L'Espagne sacrée pour la première fois championne du monde, soulève le trophée.

La Coupe du monde de football de 2010 est la dix-neuvième édition de la Coupe du monde de football. Elle s’est déroulée du 11 juin au 11 juillet 2010 en Afrique du Sud et est remportée par l’Espagne.

Il s’agit de la première phase finale de Coupe du monde se disputant sur le sol africain. Le pays organisateur a été choisi en mai 2004. D’août 2007 à novembre 2009, les sélections de 203 pays ou entités politiques participent à une phase de qualification, dans le but de désigner les 31 équipes disputant le tournoi final en compagnie de l’Afrique du Sud, qualifiée d’office en tant que pays organisateur.

Cette Coupe du monde est le théâtre de nombreuses premières, notamment l’élimination des deux finalistes de l’édition précédente, l’Italie et la France, dès le premier tour. De plus, l’Afrique du Sud devient le premier pays organisateur de la Coupe du monde à ne pas réussir à passer le premier tour. La France fait d'ailleurs la une de la presse mondiale en raison d'une grève de ses joueurs qui marquera son histoire.

C’est également la première fois qu’un pays européen gagne en dehors de son continent. En outre, le vainqueur est inédit, puisque l’Espagne n’avait jamais remporté de Coupe du monde jusqu’à cette édition, s'étant au mieux classée une fois quatrième, en 1950. La finale en elle-même est aussi une rencontre inédite, puisque l’Espagne et les Pays-Bas ne s’étaient jamais rencontrés en Coupe du monde. L'Espagne s'impose en prolongation 1-0 sur un but d'Andrés Iniesta. Les Pays-Bas établissent alors un record de finales perdues pour un pays non titré tandis que l’Espagne instaure un record du plus petit nombre de buts marqués par un vainqueur, huit buts, dont cinq par le seul David Villa. Comme l'Allemagne dans un sens en 1972 et 1974, et la France dans l'autre en 1998 et 2000, l'Espagne réalise le doublé Euro-Mondial, s'étant imposée en 2008 sur la scène continentale. Enfin, c’est également la première fois qu'une équipe gagne une Coupe du monde après avoir perdu son premier match. Une équipe a toutefois été invaincue durant cette phase finale, la Nouvelle-Zélande qui, avec trois scores nuls en autant de matchs dans son groupe, n'a pas réussi à franchir le cap du premier tour.

Préparation de l’événement

Désignation du pays organisateur

Des supporters célébrant l'attribution de la Coupe du monde en avril 2007 en Afrique du Sud (Le Cap)

Après l'échec de l'Afrique du Sud contre l'Allemagne d'une unique voix en 2006, la FIFA a décidé d'attribuer l'organisation de la compétition à un pays du continent africain. Après le retrait de la Libye et de la Tunisie, le comité exécutif de la FIFA se réunit le 15 mai 2004 à Zurich en Suisse et choisit l'Afrique du Sud par 14 voix contre 10 voix pour le Maroc et 0 voix pour l'Égypte. Nelson Mandela, ancien président sud-africain et prix Nobel de la Paix 1993 déclare alors qu’il se sent « comme un gamin de quinze ans ». C’est Mandela qui a probablement fait pencher la balance en faveur de l’Afrique du Sud[1]. Le 7 juillet 2006 en Allemagne, le logo de la future compétition est dévoilé, représentant un joueur stylisé réalisant une bicyclette avec en arrière-plan une représentation du continent africain.

De 2006 à 2007, des rumeurs circulent selon lesquelles la Coupe du monde 2010 pourrait être transférée dans un autre pays[2],[3]. Certaines personnes, y compris Franz Beckenbauer, Horst R. Schmidt, et certains cadres de la FIFA, se sont inquiétés de la planification, l'organisation, et le rythme des préparatifs en Afrique du Sud[2],[4]. Toutefois, les responsables de la FIFA ont à maintes reprises exprimé leur confiance en l'Afrique du Sud comme pays-hôte, et déclaré que l'événement ne serait pas déplacé, le président de la FIFA Sepp Blatter déclarant que « le Plan A ... Plan B ... Plan C est que la Coupe du monde 2010 aura lieu en Afrique du Sud »[5],[6]. Sepp Blatter assure cependant qu'il existe un plan d'urgence pour organiser la Coupe du monde ailleurs dans le cas d'une catastrophe naturelle, et que la Coupe du monde de football de 2006 en Allemagne eut aussi un plan d'urgence similaire[6],[7],[8].

Malgré les assurances données par la FIFA, les rumeurs continuent à circuler concernant la délocalisation possible de l'événement[9]. Ces rumeurs sont dénoncées par le vice-ministre des finances sud-africain Jabu Moleketi, qui déclare que certains ont pris pour cible l'événement afin de refléter leur négativité persistante à l'encontre de l'Afrique du Sud et de l'Afrique[10].

Polémiques

Le 16 mars 2016, la FIFA accuse l'Afrique du Sud d'avoir « acheté sa Coupe du monde » auprès de l'ancienne administration de l'instance. L'attribution de la Coupe du monde à l'Afrique du Sud aurait été influencée selon la FIFA par une affaire de corruption portant sur un montant de 10 millions de dollars US[11].

Mascotte

La mascotte Zakumi
Dessin officiel de Zakumi.

La mascotte officielle de la Coupe du monde 2010 est Zakumi (né le 16 juin 1994), un léopard avec des cheveux verts. Son nom vient de « ZA », code international ISO 3166-1 pour l'Afrique du Sud, et « kumi », un mot qui signifie « dix » dans diverses langues africaines. L'anniversaire de Zakumi coïncide avec la Journée de la jeunesse (Youth Day) en Afrique du Sud, commémorant les émeutes de Soweto. Mais 1994 est aussi l'année des premières élections non raciales en Afrique du Sud[12]. Le principal slogan de la mascotte Zakumi est : « Zakumi's game is Fair-Play » (Le jeu de Zakumi est fair-play). Zakumi, dévoilé à la presse le 22 septembre 2008, est aperçu dans des spots publicitaires lors de la Coupe des confédérations 2009, et bien entendu tout au long de la Coupe du monde[13].

Musique officielle

Le titre officiel de la Coupe du monde 2010 est Waka Waka (This Time for Africa) interprété par la chanteuse Shakira et le groupe sud-africain Freshlyground[14]. Ils ont chanté ce titre le 10 juin 2010 lors du concert d'ouverture du mondial dans le stade d'Orlando à Soweto[15], et l'ont interprété de nouveau durant la cérémonie de clôture qui s'est déroulée le 11 juillet dans le stade Soccer City à Johannesbourg[16].

Primes

Prime en MUSD
Groupes 8
Huitièmes 9
Quarts 18
Demi-finales 20
Finaliste 24
Vainqueur 30

Le montant total des primes offertes pour le tournoi est de 420 millions de dollars américains, soit 60 % de plus par rapport à l'édition précédente[17]. Avant le tournoi, chaque équipe participante reçoit un million de dollars pour les coûts de préparation. Au total, les équipes éliminées en phase de groupes reçoivent huit millions. La distribution se déroule selon le tableau ci-contre[17].

À la suite d'un accord passé deux ans plus tôt, la FIFA rétribue les clubs des joueurs participants. Avec 1 600 dollars par jour et par joueur à partir de quinze jours avant le tournoi jusqu'à sa dernière rencontre, pour un montant d'environ 40 millions, il s'agit de la première rétribution de la sorte. Elle fait suite à plusieurs années de lobbying des clubs employeurs cherchant à compenser en justice les pertes issues des blessures contractées en sélection[18].

Ballon officiel

Article détaillé : Jabulani (ballon).

Fabriqué par Adidas, le Jabulani (en zoulou, « Être joyeux ») est le ballon officiel de la coupe du monde de football de 2010. Il est présenté le 4 décembre 2009 au Cap. Conçu et développé spécialement pour l'événement, il affiche onze couleurs différentes. Selon la présentation officielle, elles sont censées représenter « les 11 joueurs de chaque équipe, les 11 langues officielles de l’Afrique du Sud et les 11 tribus sud-africaines grâce auxquelles ce pays présente la plus grande diversité ethnique du continent africain ». Les « quatre éléments triangulaires sur fond blanc confèrent au ballon une identité visuelle unique, dans le style africain ».

Ce modèle a fait, au plan qualitatif, l'objet de critiques abondantes[19], en premier lieu de la part des gardiens ; l'Italien Gianluigi Buffon le trouve « inadapté », le Brésilien Júlio César le compare aux articles « vendus en supermarché » et l'Espagnol Iker Casillas aux « balles de plage ». Enfin, le gardien français Hugo Lloris l'estime être une « catastrophe ». Il favoriserait en effet des trajectoires aléatoires peu propices aux bonnes anticipations. La moyenne de buts par match (2,27) sous les moyennes des coupes précédentes (États-Unis : 2,7 ; France : 2,67 ; Corée-Japon : 2,5 ; Allemagne : 2,3) tend à contredire ces affirmations.

Durant toute la compétition, le ballon s'attirait les foudres des joueurs, des entraîneurs comme des spectateurs ; si sa légèreté jamais vue était censée légèrement favoriser un jeu de passe courtes et les frappes lointaines, l'effet inverse s'est produit, car si ses rebonds incroyablement hauts et irréguliers défavorisaient le jeu long et les transversales, ils défavorisaient aussi les frappes puissantes qui pouvaient prendre des trajectoires défavorables notamment lors des coups francs. De même pour le jeu rapide en une touche de balle, car le ballon nécessitait de par sa légèreté une plus grande habileté et donc un peu plus de temps au moment du contrôle dont les joueurs n'étaient pas habitués ce qui causa par moment un manque de rythme qui ne contribuait pas au jeu en première intention qui a grandement gâché le spectacle. Certains gardiens comme l'Espagnol Iker Casillas réputé comme l'un des meilleurs du monde a même failli se faire surprendre lors d'une passe en retrait par l'effet du ballon qui, selon une étude de la NASA, prend des trajectoires aléatoires à partir de 72 km/h[20]. Le but du Ghanéen Sulley Muntari face à l'Uruguay en est une parfaite illustration.

Le Jo'bulani est la version spécifique de ce ballon qui a été utilisée pour la finale de la coupe du monde 2010. Son nom vient de la contraction entre Johannesburg, également nommé Jo-Bourg (lieu de la finale) et Jabulani (le ballon utilisé lors du reste de la compétition). La différence avec le Jabulani tient aux teintes des bandes qui, au lieu d'adopter un supposé chromatisme « à l'africaine », sont dorées.

Villes et stades

En 2005, les organisateurs réalisent une liste provisoire de treize enceintes sportives en vue d'être utilisées durant la Coupe du monde situées dans les villes suivantes : Bloemfontein, Durban, Johannesbourg (deux stades), Kimberley, Le Cap, Nelspruit, Orkney, Pietersburg, Port Elizabeth, Pretoria la capitale (deux stades initialement), et Rustenburg. Le 17 mars 2006, la FIFA annonce officiellement les dix stades qui accueillent la compétition, dont la plupart connaissent un retard de construction, contrairement aux délais avancés par le comité d'organisation. Les trois stades non retenus sont situés à Kimberley, Orkney et Pretoria.

Rustenburg Pretoria Polokwane Nelspruit
Royal Bafokeng Stadium
Capacité prévue : 44 530
(stade rénové)
Loftus Versfeld Stadium
Capacité prévue : 49 365
(stade rénové)
Peter Mokaba Stadium
Capacité prévue : 45 264
(stade rénové)
Mbombela Stadium
Capacité prévue : 43 589
(nouveau stade)
Royal Bafokeng Stadium, Phokeng.jpg
Loftus Versfeld Stadium.jpg Mokaba stadium (4739619696).jpg Mbombela Stadium arena.jpg
Johannesbourg
Carte de l’Afrique du Sud
City locator 23.svg
Bloemfontein
City locator 23.svg
Durban
City locator 23.svg
Johannesburg (2)
City locator 23.svg
Le Cap
City locator 23.svg
Nelspruit
City locator 23.svg
Polokwane
City locator 23.svg
Port Elizabeth
City locator 23.svg
Pretoria
City locator 23.svg
Rustenburg
Johannesbourg
Soccer City
Capacité prévue : 94 700
(stade rénové)
Ellis Park Stadium
Capacité prévue : 62 567
(stade rénové)
FNB Stadium 2014-11-08.jpg
FIFA World Cup 2010 Slovenia USA.jpg
Le Cap Port Elizabeth Bloemfontein Durban
Green Point Stadium
Capacité prévue : 66 005
(nouveau stade)
Nelson Mandela Bay Stadium
Capacité prévue : 46 082
(nouveau stade)
Free State Stadium
Capacité prévue : 45 058
(stade rénové)
Moses Mabhida Stadium
Capacité prévue : 69 957
(nouveau stade)
Green Point Stadium by Warren Rohner - February 2009.jpg
Nelson Mandela Stadium in Port Elizabeth.jpg
Free State Stadium1.jpg
FIFA World Cup 2010 Netherlands Japan.jpg

Préparation

Cinq nouveaux stades ont été construits pour le tournoi (trois lieux de matchs et de deux nouveaux terrains d'entrainement), et cinq des sites existants ont été améliorés. Les coûts de construction devraient être de 8.4 milliards ZAR[21].

En plus des stades construits et mis à niveau, l'Afrique du Sud envisage également d'améliorer ses infrastructures de transport public dans les différentes villes, avec des projets tels que le Gautrain et le nouveau système de Bus Rapid Transit (BRT) intitulé Rea Vaya[22]. Danny Jordaan, le président du comité d'organisation de la Coupe du monde 2010, a dit qu'il attend que tous les stades pour le tournoi soient finis en octobre 2009[23].

Le pays va également mettre en œuvre des mesures spéciales pour assurer la sûreté et la sécurité des touristes locaux et internationaux fréquentant les matches en conformité avec les exigences standards de la FIFA[24], y compris une restriction temporaire des opérations de vol dans l'espace aérien entourant les stades[25].

Une conférence sur le football comme instrument de lutte contre le racisme et la xénophobie, en vue de la Coupe du monde 2010, devait se tenir le 27 mars 2009. Cédant aux pressions de Pékin, l’Afrique du Sud n’attribua pas de visa au dalaï lama invité à cette conférence, entraînant les protestations du ministre de la Santé sud-africain Barbara Hogan et des prix Nobel de la Paix Frederik de Klerk et Desmond Tutu qui devaient aussi participer à cette conférence, finalement reportée sine die[26].

Le paquebot Queen Elizabeth 2 devrait être acheminé vers le port du Cap à l'occasion de la Coupe du monde de football de 2010, pour être stationné à proximité du Green Point Stadium et du Victoria & Alfred Waterfront comme hôtel flottant[27]

70 000 travailleurs de la construction[28] travaillant sur les nouveaux stades ont arrêté le travail le 8 juillet 2009. La majorité des travailleurs reçoivent 2500 ZAR par mois (environ 224 ), mais les syndicats affirment que certains travailleurs sont nettement sous-payés — certains recevant à peine 40 ZAR (4 ) par semaine. Un porte-parole du Syndicat national des mineurs a déclaré à la SABC que la grève « no work no pay » (« pas de bon salaire, pas de travail ») se poursuivra jusqu'à ce que la FIFA inflige des pénalités sur les organisateurs. D'autres syndicats ont menacé d'une grève jusqu'en 2011. Le comité d'organisation de la Coupe du monde a minimisé la grève et a affirmé être confiant dans la tenue des délais de construction des stades[29],[30].

Acteurs de la Coupe du monde

Équipes qualifiées

Le tirage au sort des groupes de qualifications pour la Coupe du monde de football de 2010 a eu lieu le 25 novembre 2007 à Durban (Afrique du Sud). 204 nations de 6 confédérations sont inscrites pour 31 places disponibles pour le tournoi final (la 32e place étant attribuée à l'Afrique du Sud, pays organisateur).

Néanmoins pour certaines équipes, le tour préliminaire a débuté avant cette date, les Jeux du Pacifique faisant office de tournoi qualificatif préliminaire pour la zone océanienne[31].

Plusieurs des matches de qualification furent sujets à polémiques. Lors du match retour de barrage entre la France et la République d'Irlande, le capitaine français Thierry Henry, sans être vu par l'arbitre, pendant la prolongation a touché de la main le ballon dans la phase de jeu qui a mené à l'égalisation de l'équipe de France. Cette égalisation a permis la qualification pour la phase finale face à l'Irlande sans passer par l'épreuve des tirs au but. L'incident a provoqué un large débat sur le fair play. L'Association d'Irlande de football (FAI) a demandé une relecture sur des motifs d'équité, mais cela a été refusé par la FIFA en vertu des lois du jeu[32], et a demandé par la suite que l'Irlande soit inscrite en tant que nouvel arrivant sans précédent, comme 33e participant à la Coupe du monde, la demande a été ensuite retirée par le FAI, et rejetée par la FIFA comme étant périphérique aux autres pétitions plus substantielles pour le changement dans le football mondial[33],[34]. Le Costa Rica s'est également plaint du but vainqueur de l'Uruguay au match barrage AmNord - AmSud[35], pour cause de hors-jeu non sifflé.

Durant la rencontre comptant comme 6e et dernière journée de 3e tour des phases éliminatoires en Afrique, et celle comptant comme match d'appui, Égypte-Algérie, plusieurs incidents avec le bus de l'équipe algérienne qui a été caillassé à l'arrivée des joueurs au Caire. De leur côté, les supporters égyptiens affirment que les Algériens leur ont tendu une embuscade à Khartoum. Les médias des deux pays en ont fait une affaire d'État, et les rapports diplomatiques entre les deux pays ont été gravement touchés.

Le 2 décembre, la FIFA a convoqué une réunion générale extraordinaire du Comité exécutif. L'épisode Égypte-Algérie a été attribué à un sous-comité pour complément d'enquête. La FIFA a annoncé qu'ils mettraient en place une enquête sur la technologie et des fonctionnaires supplémentaires dans le jeu, mais ils n'ont pas annoncé une décision (largement attendue) de l'introduction accélérée des arbitres de ligne de but, étant déjà expérimentée dans l'Europa League[36]. Sur la question de fair play, le président de la FIFA Sepp Blatter, a déclaré :

« Je lance un appel à tous les joueurs et les entraîneurs à observer ce fair-play. En 2010, nous voulons prouver que le football est plus que taper juste une balle, mais a une valeur sociale et culturelle ... Donc, nous demandons aux joueurs s'il vous plaît de respecter le fair-play pour qu'ils soient un exemple pour le reste du monde[37]. »
Les 32 équipes nationales qualifiées pour la phase finale
par confédération et par expérience
Carte Europe (UEFA)
13 places
Amérique du Sud (CONMEBOL)
5 places
Afrique (CAF)
6 places dont une au pays hôte
Planisphère représentant les pays dont les équipes se sont qualifiées pour la Coupe du monde 2010
Équipes qualifiées pour
la Coupe du monde 2010
Océanie (OFC)
1 place
Amérique du Nord, Centrale et Caraïbes (CONCACAF)
3 places
Asie (AFC)
4 places

Arbitres

Ci-dessous, la liste des 29 arbitres retenus pour le Mondial, répartie sur les six principales confédérations de football, en attendant la convocation officielle de la FIFA[44]

UEFA : CONMEBOL : CONCACAF : CAF :
AFC : OFC :

Joueurs

Clubs ayant au moins dix joueurs représentés
Joueurs Clubs
15 FC Barcelone
14 Chelsea
12 Liverpool
11 Bayern Munich
10 Real Madrid, Arsenal, Inter Milan, Panathinaïkos

La FIFA a imposé aux sélectionneurs de dévoiler une première liste de 30 joueurs avant le 1er juin. La sélection définitive des 23 joueurs qui disputeront le Mondial en Afrique du Sud est présentée à la FIFA le 5 juin[45]. Dans l'article ci-dessus, les listes des 32 sélections.

Déroulement de la phase finale

Les rencontres du tournoi se disputent selon les lois du jeu, qui sont les règles du football définies par l'International Football Association Board (IFAB)[46].

La compétition se dispute sur deux tours. Le premier tour se joue par groupes de quatre équipes, la répartition des équipes dans les différents groupes étant déterminée par tirage au sort. Le deuxième tour est une phase à élimination directe.

Tirage au sort

Danny Jordan

Le mercredi 2 décembre 2009, soit deux jours avant le tirage, la FIFA publie la liste des chapeaux utilisés pour le tirage au sort, ainsi que les règles de désignation de ceux-ci[47].

Un groupe est formé d'une équipe de chaque chapeau. Les têtes de séries sont dans le premier chapeau. Les autres chapeaux sont composés selon des critères géographiques pour respecter la limite par groupe à deux nations européennes et à une pour les autres continents. C'est pour cela que le chapeau 3 fut tiré de façon à éviter la rencontre d'une nation africaine avec l'Afrique du Sud, une sud-américaine avec le Brésil ou l'Argentine.

Les têtes de série se composent de l'Afrique du Sud, pays organisateur, et des sept premières équipes du dernier classement FIFA en date (octobre 2009)[48] avant les barrages de novembre 2009.

Répartition des équipes avant le tirage au sort
Chapeau 1 Chapeau 2 Chapeau 3 Chapeau 4

Drapeau : Afrique du Sud Afrique du Sud (pays hôte)
Drapeau : Brésil Brésil (1)
Drapeau : Espagne Espagne (2)
Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas (3)
Drapeau : Italie Italie (4)
Drapeau : Allemagne Allemagne (5)
Drapeau : Argentine Argentine (6)
Drapeau : Angleterre Angleterre (7)

Drapeau : Australie Australie
Drapeau : Japon Japon
Drapeau : Corée du Sud Corée du Sud
Drapeau : Corée du Nord Corée du Nord
Drapeau : Honduras Honduras
Drapeau : Mexique Mexique
Drapeau : États-Unis États-Unis
Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande

Drapeau : Algérie Algérie
Drapeau : Cameroun Cameroun
Drapeau : Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire
Drapeau : Ghana Ghana
Drapeau : Nigeria Nigeria
Drapeau : Chili Chili
Drapeau : Paraguay Paraguay
Drapeau : Uruguay Uruguay

Drapeau : Danemark Danemark
Drapeau : France France
Drapeau : Grèce Grèce
Drapeau : Portugal Portugal
Drapeau : Serbie Serbie
Drapeau : Slovaquie Slovaquie
Drapeau : Slovénie Slovénie
Drapeau : Suisse Suisse

Lors de la cérémonie protocolaire précédant le tirage au sort, un message vidéo de Nelson Mandela a été diffusé. Le tirage au sort des groupes de la phase finale a eu lieu le 4 décembre 2009 au Cap[49]. Il a été effectué par l'actrice sud-africaine Charlize Theron et des figures du monde du sport comme David Beckham et Haile Gebreselassie.

Lors du tirage au sort de la France pendant la répétition de la cérémonie de répartition des poules, l'actrice Charlize Theron a annoncé l'Irlande. Elle fit ainsi référence à l'élimination de cette dernière sur un but entaché d'une main de Thierry Henry[50].

Composition des huit groupes pour le premier tour (classement mondial FIFA en mai 2010)
Groupe A Groupe B Groupe C Groupe D
Drapeau : Afrique du Sud Afrique du Sud (83) Drapeau : Argentine Argentine (7) Drapeau : Angleterre Angleterre (8) Drapeau : Allemagne Allemagne (6)
Drapeau : Mexique Mexique (17) Drapeau : Nigeria Nigeria (21) Drapeau des États-Unis États-Unis (14) Drapeau : Australie Australie (20)
Drapeau : Uruguay Uruguay (16) Drapeau : Corée du Sud Corée du Sud (47) Drapeau : Algérie Algérie (30) Drapeau : Serbie Serbie (15)
Drapeau : France France (9) Drapeau : Grèce Grèce (13) Drapeau : Slovénie Slovénie (25) Drapeau : Ghana Ghana (32)
Groupe E Groupe F Groupe G Groupe H
Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas (4) Drapeau : Italie Italie (5) Drapeau : Brésil Brésil (1) Drapeau : Espagne Espagne (2)
Drapeau : Danemark Danemark (36) Drapeau : Paraguay Paraguay (31) Drapeau : Corée du Nord Corée du Nord (105) Drapeau : Suisse Suisse (24)
Drapeau : Japon Japon (45) Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande (78) Drapeau : Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire (27) Drapeau : Honduras Honduras (38)
Drapeau : Cameroun Cameroun (19) Drapeau : Slovaquie Slovaquie (34) Drapeau : Portugal Portugal (3) Drapeau : Chili Chili (18)

Cérémonie d'ouverture

La cérémonie d'ouverture a eu lieu le 11 juin 2010, deux heures avant le match d'ouverture Afrique du Sud - Mexique au Soccer City à Johannesbourg en l'absence de Nelson Mandela après la mort de son arrière petite fille Zenani, âgée de 13 ans, dans un accident de la route après avoir assisté au concert organisé à Soweto à la veille de la cérémonie[51].

Premier tour

Il s'agit du même format que celui utilisé depuis 1998. Les trente-deux équipes sont réparties en huit groupes de quatre. Chacune affronte les trois autres de son groupe. À l'issue de la dernière journée, les deux premiers de chaque groupe sont qualifiés pour les huitièmes de finale.

Règles de départage

Chaque équipe reçoit trois points pour une victoire, un pour un match nul, zéro pour une défaite. La FIFA a déterminé que le départage se fait comme suit (il s'agit du même règlement pour tous les groupes de qualification et de phase finale) :

  1. le plus grand nombre de points obtenus dans tous les matches du groupe ;
  2. la différence de buts dans tous les matches du groupe ;
  3. le plus grand nombre de buts marqués dans tous les matches du groupe ;
  4. le plus grand nombre de points obtenus dans les matches de groupe entre les équipes à égalité ;
  5. la différence de buts particulière dans les matches de groupe entre les équipes à égalité ;
  6. le plus grand nombre de buts marqués dans les matches de groupe entre les équipes à égalité ;
  7. tirage au sort par la commission d’organisation de la FIFA.

Groupe A

Match d'ouverture Afrique du Sud-Mexique.

La première journée du Groupe A est ponctuée de matchs nuls : 1-1 entre l'Afrique du Sud et le Mexique lors du match d'ouverture, puis 0-0 entre la France et l'Uruguay. Lors de la deuxième journée, les équipes américaines s'imposent : 2-0 pour le Mexique contre la France, 3-0 pour l'Uruguay face au pays hôte. Lors de la dernière journée, l'Afrique du Sud bat la France 2-1 mais cela ne suffit pas : malgré la défaite du Mexique 1-0 contre l'Uruguay, les Bafana Bafana sont éliminés à la différence de buts, et deviennent ainsi le premier pays organisateur éliminé au premier tour. Quant à la France, elle quitte le tournoi dernière de son groupe, avec un point et un seul but marqué. La France a traversé beaucoup de crises durant ce mondial, notamment avec l'affaire Nicolas Anelka et la grève des joueurs durant un entraînement.

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1 Drapeau : Uruguay Uruguay 7 3 2 1 0 4 0 +4
2 Drapeau : Mexique Mexique 4 3 1 1 1 3 2 +1
3 Drapeau : Afrique du Sud Afrique du Sud 4 3 1 1 1 3 5 -2
4 Drapeau : France France 1 3 0 1 2 1 4 -3
11 juin Afrique du Sud Drapeau : Afrique du Sud 1 - 1 Drapeau : Mexique Mexique
11 juin Uruguay Drapeau : Uruguay 0 - 0 Drapeau : France France
16 juin Afrique du Sud Drapeau : Afrique du Sud 0 - 3 Drapeau : Uruguay Uruguay
17 juin France Drapeau : France 0 - 2 Drapeau : Mexique Mexique
22 juin Mexique Drapeau : Mexique 0 - 1 Drapeau : Uruguay Uruguay
22 juin France Drapeau : France 1 - 2 Drapeau : Afrique du Sud Afrique du Sud

Groupe B

Rencontre Argentine-Corée du Sud.
Gabriel Heinze, défenseur argentin.

La première journée voit la Corée du Sud l'emporter sur la Grèce sur le score de 2-0, tandis que l'Argentine s'impose sur la plus petite marge face au Nigeria, 1-0. Cette équipe d'Argentine bat lourdement la Corée du Sud, par 3 buts d'écart (4-1), lors de la deuxième journée. Dans le même temps, la Grèce s'impose face au Nigeria sur le score de 2-1. Lors de la dernière journée, l'Argentine signe une troisième victoire face à la Grèce sur le score de 2-0, alors que la Corée du Sud et le Nigeria se neutralisent (2-2). L'Argentine finit à la première place du groupe avec 9 points et se qualifie donc pour les huitièmes de finale, de même que la Corée du Sud qui obtient la deuxième place avec 4 points.

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1 Drapeau : Argentine Argentine 9 3 3 0 0 7 1 +6
2 Drapeau : Corée du Sud Corée du Sud 4 3 1 1 1 5 6 -1
3 Drapeau : Grèce Grèce 3 3 1 0 2 2 5 -3
4 Drapeau : Nigeria Nigeria 1 3 0 1 2 3 5 -2
12 juin Corée du Sud Drapeau : Corée du Sud 2 - 0 Drapeau : Grèce Grèce
12 juin Argentine Drapeau : Argentine 1 - 0 Drapeau : Nigeria Nigéria
17 juin Argentine Drapeau : Argentine 4 - 1 Drapeau : Corée du Sud Corée du Sud
17 juin Grèce Drapeau : Grèce 2 - 1 Drapeau : Nigeria Nigéria
22 juin Nigéria Drapeau : Nigeria 2 - 2 Drapeau : Corée du Sud Corée du Sud
22 juin Grèce Drapeau : Grèce 0 - 2 Drapeau : Argentine Argentine

Groupe C

Rencontre Angleterre-Algérie.
Landon Donovan, attaquant américain lors de la rencontre contre l'Algérie.

Lors de la première journée, les équipes anglo-saxonnes se neutralisent sur le score de 1-1 malgré le statut de favori de l'Angleterre dans ce match, tandis que la Slovénie bat l’Algérie 1-0. Ensuite, la Slovénie et les États-Unis font un match nul prolifique 2-2, match que les Slovènes ont pourtant mené 2-0. De plus, un but a été refusé aux Américains de manière injustifiée. Les Anglais et les Algériens font un score nul et vierge. Lors de la troisième journée, la Slovénie tient sa qualification malgré la défaite 1-0 contre l’Angleterre, jusqu’au but qualificatif de Landon Donovan contre l’Algérie. Les États-Unis devancent alors l’Angleterre au nombre de buts marqués mais les deux équipes accèdent aux huitièmes de finale. L'Algérie quitte la compétition en n'ayant marqué aucun but.

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1 Drapeau : États-Unis États-Unis 5 3 1 2 0 4 3 +1
2 Drapeau : Angleterre Angleterre 5 3 1 2 0 2 1 +1
3 Drapeau : Slovénie Slovénie 4 3 1 1 1 3 3 0
4 Drapeau : Algérie Algérie 1 3 0 1 2 0 2 -2
12 juin Angleterre Drapeau : Angleterre 1 - 1 Drapeau : États-Unis États-Unis
13 juin Algérie Drapeau : Algérie 0 - 1 Drapeau : Slovénie Slovénie
18 juin Slovénie Drapeau : Slovénie 2 - 2 Drapeau : États-Unis États-Unis
18 juin Angleterre Drapeau : Angleterre 0 - 0 Drapeau : Algérie Algérie
23 juin États-Unis Drapeau : États-Unis 1 - 0 Drapeau : Algérie Algérie
23 juin Slovénie Drapeau : Slovénie 0 - 1 Drapeau : Angleterre Angleterre

Groupe D

Présentation des équipes avant le match Serbie-Ghana.

Le Ghana devient la première équipe africaine de l’édition 2010 victorieuse en battant la Serbie. Les Allemands démarrent fort en infligeant une correction offensive aux Australiens. Lors de la deuxième journée, les Serbes battent à la surprise générale une équipe allemande en manque de réussite. Les Ghanéens font jeu égal avec les Australiens. Lors de la dernière journée, les Ghanéens perdent contre l'Allemagne mais passent deuxièmes grâce à une meilleure différence de but que les Océaniens, vainqueurs des Serbes. Le Ghana a inscrit ses deux buts du premier tour uniquement sur penaltys.

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1 Drapeau : Allemagne Allemagne 6 3 2 0 1 5 1 +4
2 Drapeau : Ghana Ghana 4 3 1 1 1 2 2 0
3 Drapeau : Australie Australie 4 3 1 1 1 3 6 -3
4 Drapeau : Serbie Serbie 3 3 1 0 2 2 3 -1
13 juin Serbie Drapeau : Serbie 0 - 1 Drapeau : Ghana Ghana
13 juin Allemagne Drapeau : Allemagne 4 - 0 Drapeau : Australie Australie
18 juin Allemagne Drapeau : Allemagne 0 - 1 Drapeau : Serbie Serbie
19 juin Ghana Drapeau : Ghana 1 - 1 Drapeau : Australie Australie
23 juin Australie Drapeau : Australie 2 - 1 Drapeau : Serbie Serbie
23 juin Ghana Drapeau : Ghana 0 - 1 Drapeau : Allemagne Allemagne

Groupe E

Rencontre Pays-Bas-Danemark.

Les Pays-Bas battent le Danemark 2-0 après une première mi-temps poussive et le Japon finit vainqueur surprise du Cameroun 1-0. Ensuite, les Pays-Bas battent le Japon 1-0 et assurent leur qualification. Entretemps, le Danemark élimine le Cameroun par 2 buts à 1. Le Cameroun est de nouveau défait et est éliminé sans aucun point par les Pays-Bas, qui réalisent trois victoires en trois matchs. Les Japonais brillent contre les Danois et accèdent à la deuxième place.

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1 Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 9 3 3 0 0 5 1 +4
2 Drapeau : Japon Japon 6 3 2 0 1 4 2 +2
3 Drapeau : Danemark Danemark 3 3 1 0 2 3 6 -3
4 Drapeau : Cameroun Cameroun 0 3 0 0 3 2 5 -3
14 juin Pays-Bas Drapeau : Pays-Bas 2 - 0 Drapeau : Danemark Danemark
14 juin Japon Drapeau : Japon 1 - 0 Drapeau : Cameroun Cameroun
19 juin Pays-Bas Drapeau : Pays-Bas 1 - 0 Drapeau : Japon Japon
19 juin Cameroun Drapeau : Cameroun 1 - 2 Drapeau : Danemark Danemark
24 juin Danemark Drapeau : Danemark 1 - 3 Drapeau : Japon Japon
24 juin Cameroun Drapeau : Cameroun 1 - 2 Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas

Groupe F

Rencontre Italie-Paraguay.

La première journée se conclut par deux scores nuls 1-1 entre les deux favoris et entre les deux outsiders. Ensuite, l'Italie, championne du monde en titre, enregistre un nouveau nul 1-1 contre la Nouvelle-Zélande, tandis que le Paraguay bat la Slovaquie. Et lors de la dernière journée, les Italiens sont défaits par les Slovaques et éliminés. Comme la France en 2002, le tenant du titre quitte la compétition à la quatrième place. Le Paraguay fait jeu égal lors de son dernier match et se qualifie, comme les néophytes slovaques. Comme la Belgique en 1998, la Nouvelle-Zélande est éliminée dès la phase de poule sans perdre de match : c'est d'ailleurs la seule équipe à terminer la compétition invaincue.

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1 Drapeau : Paraguay Paraguay 5 3 1 2 0 3 1 +2
2 Drapeau : Slovaquie Slovaquie 4 3 1 1 1 4 5 -1
3 Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 3 3 0 3 0 2 2 0
4 Drapeau : Italie Italie 2 3 0 2 1 4 5 -1
14 juin Italie Drapeau : Italie 1 - 1 Drapeau : Paraguay Paraguay
15 juin Nouvelle-Zélande Drapeau : Nouvelle-Zélande 1 - 1 Drapeau : Slovaquie Slovaquie
20 juin Slovaquie Drapeau : Slovaquie 0 - 2 Drapeau : Paraguay Paraguay
20 juin Italie Drapeau : Italie 1 - 1 Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande
24 juin Paraguay Drapeau : Paraguay 0 - 0 Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande
24 juin Slovaquie Drapeau : Slovaquie 3 - 2 Drapeau : Italie Italie

Groupe G

Rencontre Portugal-Corée du Nord.

Les Brésiliens battent difficilement les Nord-Coréens 2-1 lors du premier match, tandis que la Côte d'Ivoire et le Portugal font match nul 0-0. Lors de la deuxième journée, les Portugais réalisent une victoire impressionnante 7-0 contre les Nord-Coréens tandis que les Brésiliens assurent leur qualification en battant les Ivoiriens 3-1. Si ces derniers concluent leur phase de groupes par une nette victoire 3-0 contre la Corée du Nord, le match nul 0-0 entre les deux équipes lusophones les qualifie toutes les deux.

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1 Drapeau : Brésil Brésil 7 3 2 1 0 5 2 +3
2 Drapeau : Portugal Portugal 5 3 1 2 0 7 0 +7
3 Drapeau : Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire 4 3 1 1 1 4 3 +1
4 Drapeau : Corée du Nord Corée du Nord 0 3 0 0 3 1 12 -11
15 juin Côte d'Ivoire Drapeau : Côte d'Ivoire 0 - 0 Drapeau : Portugal Portugal
15 juin Brésil Drapeau : Brésil 2 - 1 Drapeau : Corée du Nord Corée du Nord
20 juin Brésil Drapeau : Brésil 3 - 1 Drapeau : Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire
21 juin Portugal Drapeau : Portugal 7 - 0 Drapeau : Corée du Nord Corée du Nord
25 juin Corée du Nord Drapeau : Corée du Nord 0 - 3 Drapeau : Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire
25 juin Portugal Drapeau : Portugal 0 - 0 Drapeau : Brésil Brésil

Groupe H

Rencontre Espagne-Suisse.

En battant le Honduras en match d'ouverture du groupe H, le Chili met fin à 48 ans de matchs de coupe du monde sans victoire. Lors du deuxième match, la Suisse défait l'Espagne, championne d'Europe en titre et favorite de la coupe du monde, à la surprise générale. En battant ces mêmes Suisses, les Chiliens assurent leur qualification et mettent fin à l'inviolabilité de la Suisse en Coupe du monde (5 matchs sans encaisser de buts). L'Espagne sauve ses chances de qualification et coule le Honduras en le battant 2-0. L'Espagne termine première lors de son dernier match en battant le Chili, mais les Sud-Américains se qualifient grâce au nul entre la Suisse et le Honduras.

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1 Drapeau : Espagne Espagne 6 3 2 0 1 4 2 +2
2 Drapeau : Chili Chili 6 3 2 0 1 3 2 +1
3 Drapeau : Suisse Suisse 4 3 1 1 1 1 1 0
4 Drapeau : Honduras Honduras 1 3 0 1 2 0 3 -3
16 juin Honduras Drapeau : Honduras 0 - 1 Drapeau : Chili Chili
16 juin Espagne Drapeau : Espagne 0 - 1 Drapeau : Suisse Suisse
21 juin Chili Drapeau : Chili 1 - 0 Drapeau : Suisse Suisse
21 juin Espagne Drapeau : Espagne 2 - 0 Drapeau : Honduras Honduras
25 juin Suisse Drapeau : Suisse 0 - 0 Drapeau : Honduras Honduras
25 juin Chili Drapeau : Chili 1 - 2 Drapeau : Espagne Espagne

Tableau final

Toutes les rencontres sont à élimination directe, du stade des huitièmes de finale jusqu'à celui de la finale.

Si les deux équipes qui s'affrontent sont à égalité à la fin du temps règlementaire de 90 minutes, une prolongation (ap) de deux fois 15 minutes est jouée. Si les deux équipes sont toujours à égalité à la fin de la prolongation, une épreuve de tirs au but (tab) est disputée afin de décider de la qualification pour le tour suivant, ou de l'obtention du titre s’il s’agit de la finale[52].

  Huitièmes de finale   Quarts de finale   Demi-finales   Finale
                             
  26 juin à Port Elizabeth     2 juillet à Johannesburg (Soccer City)     6 juillet au Cap     11 juillet à Johannesburg (Soccer City)
 
  Drapeau : Uruguay Uruguay 2
 
  Drapeau : Corée du Sud Corée du Sud 1  
  Drapeau : Uruguay Uruguay 1ap (4)
  26 juin à Rustenburg
    Drapeau : Ghana Ghana 1 tab(2)  
  Drapeau : États-Unis États-Unis 1
  2 juillet au Port Elizabeth
  Drapeau : Ghana Ghana 2 ap  
  Drapeau : Uruguay Uruguay 2
  28 juin à Durban
    Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 3  
  Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 2
  7 juillet à Durban
  Drapeau : Slovaquie Slovaquie 1  
  Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 2
  28 juin à Johannesburg (Ellis Park)
    Drapeau : Brésil Brésil 1  
  Drapeau : Brésil Brésil 3
  3 juillet au Cap
  Drapeau : Chili Chili 0  
  Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 0
  27 juin à Johannesburg (Soccer City)
    Drapeau : Espagne Espagne 1 ap
  Drapeau : Argentine Argentine 3
   
  Drapeau : Mexique Mexique 1  
  Drapeau : Argentine Argentine 0
  27 juin à Bloemfontein
    Drapeau : Allemagne Allemagne 4  
  Drapeau : Allemagne Allemagne 4
  3 juillet à Johannesburg (Ellis Park)
  Drapeau : Angleterre Angleterre 1  
  Drapeau : Allemagne Allemagne 0
  29 juin à Pretoria
    Drapeau : Espagne Espagne 1  
  Drapeau : Paraguay Paraguay 0ap (5)
   
  Drapeau : Japon Japon 0 tab(3)   Match pour la 3e place
  Drapeau : Paraguay Paraguay 0
  29 juin au Cap 10 juillet à Port Elizabeth
    Drapeau : Espagne Espagne 1  
  Drapeau : Espagne Espagne 1 Drapeau : Uruguay Uruguay 2
   
  Drapeau : Portugal Portugal 0   Drapeau : Allemagne Allemagne 3
 


Huitièmes de finale

Drapeau : Uruguay Uruguay - Drapeau : Corée du Sud Corée du Sud: 2-1 (1-0)

Pour leur premier match à ce stade de la compétition depuis 20 ans, les joueurs de la Céleste affrontent la Corée du Sud, demi-finaliste huit ans plus tôt. Dès la 5e minute de jeu, le Coréen Park Chu-young frappe le poteau de Fernando Muslera, le match est lancé. 3 minutes plus tard, Diego Forlán sert Luis Suarez qui n'a plus qu'à pousser le ballon au fond du but coréen (1-0). Les Coréens passent à l'offensive pour revenir au score. Ils sont récompensés de leurs efforts à la 68e minute, lorsque sur un coup-franc mal renvoyé, Lee Chung-yong domine Lugano dans les airs et inscrit le but de l'égalisation. Mais les Uruguayens reprennent le match en main; excentré à gauche de la surface, Suarez récupère le ballon sur un corner mal dégagé, élimine un défenseur et donne l'avantage à son équipe d'une frappe enroulée qui touche le montant opposé (80e, 2-1). Après une dernière tentative sud-coréenne manquée, le match se termine sur la victoire de l'Uruguay, qui accède aux quarts de finale pour la première fois depuis 40 ans.

Drapeau : États-Unis États-Unis - Drapeau : Ghana Ghana : 1-2 a.p. (0-1, 1-1)

La dernière équipe africaine en lice ouvre rapidement le score par Kevin-Prince Boateng. L'entraîneur américain Bob Bradley réagit rapidement en procédant au remplacement de Ricardo Clark par Maurice Edu dès la 31e minute. Après une 1re période à l'avantage des Ghanéens, les Américains se montrent plus dangereux et multiplient les occasions. Jonathan Mensah provoque un penalty pour les Américains en effectuant un tacle non régulier sur Clint Dempsey. Landon Donovan se charge de tirer et signe l'égalisation américaine d'une frappe touchant le montant droit avant de rentrer au fond du but de Richard Kingson (62e, 1-1). Dès la 3e minute de prolongation Asamoah Gyan trompe le portier américain et permet au Ghana de prendre un avantage décisif. Le Ghana l'emporte 2-1 et devient la troisième équipe africaine quart-de-finaliste du Mondial, après le Cameroun en 1990 et le Sénégal en 2002.

Rencontre Argentine-Mexique

Drapeau : Argentine Argentine - Drapeau : Mexique Mexique : 3-1 (2-0)

Tout comme en 2006, l'Argentine se trouve opposé au Mexique en huitièmes de finale. Les mexicains débutent fort la rencontre, assénant trois frappes dans le premier quart d'heure : la balle échoue sur la barre puis passe par deux fois à quelques centimètres du but du gardien argentin. La réaction argentine ne tarde pas, à la 26e minute, Oscar Perez anticipe bien la passe en profondeur de Lionel Messi pour Carlos Tévez et renvoie le ballon sur Messi qui trouve la tête de Tevez d'une passe lobée. Bien que Carlos Tevez se trouvât manifestement en position de hors-jeu au moment de la passe[53], l'arbitre valide le but. 7 minutes plus tard, Gonzalo Higuaín récupère une passe manquée de Ricardo Osorio, dribble le gardien mexicain et inscrit son 4e but en Coupe du monde. Il devient alors, seul, meilleur buteur du tournoi. De retour des vestiaires Tevez s'offre le doublé d'une frappe des 25 mètres. Chicharito Hernandez sauve l'honneur pour le Mexique d'une frappe puissante (71e, 3-1), insuffisant pour empêcher l'Argentine d'atteindre à nouveau les quarts de finale.

Drapeau : Allemagne Allemagne - Drapeau : Angleterre Angleterre : 4-1 (2-1)

L'Allemagne ouvre rapidement le score par Miroslav Klose à la 20e minute, qui inscrit alors son douzième but en phase finale de Coupe du monde depuis 2002 (il devient à ce moment-là quatrième meilleur buteur de l'histoire du tournoi). Lukas Podolski double la marque à la 32e. The Three Lions répliquent par l'intermédiaire d'une tête de Matthew Upson, bien servi par Steven Gerrard (37e, 2-1). Dans la minute suivante, un lob de Frank Lampard trouve la barre transversale, la balle rentre dans le but, frappant le sol et ressortant aussitôt. Le ballon est effectivement retombé derrière la ligne de but, mais l'arbitre mal placé et pas bien aidé par ses assistants ne le voit pas et refuse le but. Une phase de jeu qui permet au tabloïd Bild Zeitung de parler de « vengeance » du but litigieux de la finale 1966[54] tandis qu'est relancée la question de l'arbitrage au moyen d'outils électroniques ou vidéos[53]. Le match se poursuit et l'Allemagne fait la différence en deuxième mi-temps, Thomas Müller inscrivant deux autres buts (3-1, 67e) et (4-1, 70e). La Mannschaft atteint pour la quinzième fois consécutive le stade des quarts de finale de la Coupe du monde.

Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas - Drapeau : Slovaquie Slovaquie : 2-1 (1-0)

Les Pays-Bas se qualifie pour les quarts de finale en battant la Slovaquie 2 - 1, néophyte au mondial en tant que nation indépendante, avec des buts d'Arjen Robben titularisé pour la première fois dans cette Coupe du monde à la 18e minute, et de Wesley Sneijder à la 84e minute. À la dernière seconde, Róbert Vittek réduit la marque sur penalty et devient par la même occasion co-meilleur buteur provisoire du tournoi avec 4 buts.

Drapeau : Brésil Brésil - Drapeau : Chili Chili : 3-0 (2-0)

Comme douze ans plus tôt, le Chili et le Brésil se retrouvent en huitièmes de finale. Et comme en 1998, le Brésil s'impose par trois buts d'écart. Les buts sont inscrits par Juan, sur corner, à la 34e minute, Luís Fabiano quatre minutes plus tard, et Robinho à la 59e minute. Score final 3-0.

Drapeau : Paraguay Paraguay - Drapeau : Japon Japon : 0-0 a.p., 5-3 t.a.b.

Le Paraguay une nouvelle fois huitième-de-finaliste après 1986, 1998 et 2002, se qualifie enfin pour les quarts de finale, mais difficilement, à l'issue d'un match nul et vierge conclu par une séance de tirs au but où l'Albiroja ne manque aucun tir.

Joie des Espagnols et déception des Lusitaniens après le but de David Villa

Drapeau : Espagne Espagne - Drapeau : Portugal Portugal : 1-0 (0-0)

La dernière rencontre des huitièmes de finale oppose les deux équipes ibériques. L'Espagne se qualifie pour les quarts de finale en s'imposant face au Portugal sur le plus petit des scores. Le but de David Villa à la 63e minute est validé malgré une position de hors-jeu du buteur.

Quarts de finale

Drapeau : Uruguay Uruguay - Drapeau : Ghana Ghana : 1-1 a.p. (0-1, 1-1), 4-2 t.a.b.

Muntari ouvre le score pour le Ghana sur un boulet de canon dans le temps additionnel de la 1re période (1-0, 45e+2), tandis que Forlan égalise pour l'Uruguay en seconde mi-temps (1-1, 55e). Le match est serré et va jusqu'au bout de la prolongation, où les sud-Américains souffrent physiquement face aux Africains plus incisifs. À la dernière minute Luis Suárez réalise un sauvetage désespéré sur sa ligne de but en sortant le ballon de la main. Ce geste volontaire, qualifié de scandaleux par les uns ou de "sacrifice" par les autres, entraine son expulsion logique et le Ghana obtient un penalty. Gyan rate l'occasion unique de propulser le Ghana en demi-finale en tirant sur la barre transversale et le match ser termine sur le score nul de 1-1. Lors de la séance de tirs au but, les Ghanéens voient leurs tirs interceptés. Le dernier tireur de la Céleste, l'attaquant Abreu, ne tremble pas et qualifie son équipe en demi-finale pour la première fois depuis 40 ans en marquant d'une panenka.

Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas - Drapeau : Brésil Brésil : 2-1 (0-1)

Le Brésil ouvre rapidement le score par Robinho à la 10e minute, mais les Néerlandais restent dans le match et égalisent grâce à un centre de Sneijder détourné par Felipe Melo. Ce même Sneijder inscrit le but de la victoire et de la qualification pour les demi-finales pour les Pays-Bas. C'est la première fois depuis la coupe du monde 1974 que les Oranje battent les Auriverdes.

Joie des Allemands Özil et Podolski

Drapeau : Argentine Argentine - Drapeau : Allemagne Allemagne : 0-4 (0-1)

Comme en 2006, l'Allemagne et l'Argentine se retrouvent opposés en quarts de finale. Mais contrairement à la précédente édition où les joueurs avaient dû disputer les tirs au but, une équipe prend cette fois-ci largement le dessus sur son adversaire. L'Allemagne ouvre ainsi le score rapidement par Thomas Müller à la 3e minute. En deuxième mi-temps, Miroslav Klose double la mise (2-0, 68e) et Friedrich marque le troisième but allemand de la rencontre (3-0, 74e). Klose inscrit le quatrième et dernier but de l'Allemagne et réalise le doublé (4-0, 89e). Klose devient alors à ce moment-là le deuxième meilleur buteur de l'histoire de la Coupe du monde avec 14 buts. La Star argentine Lionel Messi quitte le Mondial sans avoir marqué le moindre but.

Drapeau : Paraguay Paraguay - Drapeau : Espagne Espagne : 0-1 (0-0)

L'Espagne vient à bout de solides paraguayens au terme d'un match rocambolesque : un but du Paraguay est refusé pour un hors-jeu, puis un premier penalty pour les Sud-Américains est d'abord arrêté par Casillas. Dans la minute qui suit, sur la relance, un penalty est sifflé en faveur des Espagnols cette fois-ci. Il est transformé mais refusé pour faute et doit être retiré. La deuxième tentative est un échec. Enfin, le but victorieux espagnol de David Villa n'est pas marqué sans mal, car le ballon tape sur les deux poteaux avant de rentrer. L'Espagne atteint pour la deuxième fois le dernier carré du Mondial, 60 ans après la Coupe du monde 1950.

Demi-finales

Demi-finale Uruguay - Pays-Bas

Drapeau : Uruguay Uruguay - Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas : 2-3 (1-1)

Les Pays-Bas disputent leur première demi-finale depuis 1998. Ils s'imposent 3 buts à 2 contre l'Uruguay au terme d'un match spectaculaire jusqu'au bout du temps additionnel, riche en rebondissements avec le deuxième but uruguayen suivi d'occasions d'égalisation.

À ce stade, les Néerlandais sont, par ailleurs, les seuls à avoir remporté tous leurs matches (les Allemands et les Espagnols ayant, au premier tour, respectivement perdu contre les Serbes et les Suisses). Les Pays-Bas se retrouvent, plus de trente ans après 1974 et 1978, pour la troisième fois en finale.

Drapeau : Allemagne Allemagne - Drapeau : Espagne Espagne : 0-1 (0-0)

Cette seconde demi-finale constitue la même affiche que la finale du championnat d'Europe de football 2008, et le résultat est le même : victoire espagnole 1-0. Le but est signé Carles Puyol à la 73e minute, de la tête sur corner ; il qualifie l'Espagne pour la première finale de Coupe du monde de son histoire. C'est la première fois depuis 1978 que deux équipes n'ayant jamais remporté la Coupe du monde vont se rencontrer en finale.

Match pour la troisième place

Drapeau : Uruguay Uruguay- Drapeau : Allemagne Allemagne: 2-3 (1-1)

L'Allemagne ouvre le score par Muller à la 19e minute à la suite d'une frappe de Schweinsteiger mal repoussée par Muslera. À la 28e, à la suite d'une récupération de Diego Perez au milieu de terrain, Suarez envoie Cavani et ce dernier égalise en trompant Butt (1-1). Au début de la seconde mi-temps, Diego Forlan, élu meilleur joueur de la compétition, bien servi par Arevalo envoie une reprise de volée magistrale dans les cages de Butt qui donne l'avantage à l'Uruguay (51e, 2-1). Quelques minutes plus tard, sur un centre de Boateng, Jansen devance la sortie de Muslera et marque le but de l'égalisation (56e, 2-2). Dans les dernières minutes du match, sur un corner et un cafouillage de la défense uruguayenne, Khedira marque de la tête le but de la victoire (82e, 3-2) pour l'Allemagne qui termine à 3e place, comme en 2006. il s'agit du troisième podium consécutif en Coupe du monde pour la Mannschaft.

Finale

Présentation des équipes de la finale

Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas - Drapeau : Espagne Espagne: 0-1 a.p. (0-0, 0-0)

L'Espagne gagne la Coupe du monde 2010 en battant Pays-Bas sur le score de 1 à 0 après prolongation. Le match est ponctué par un nombre record de 14 cartons jaunes décernés par l'arbitre anglais Howard Webb[55],[56], dont 9 sanctionnent le jeu rugueux de l’équipe des Pays-Bas. Le but a été marqué à la 116e minute par Andrés Iniesta lors de la prolongation. Les Néerlandais perdent pour la 3e fois en finale, tandis qu'il s'agit du premier trophée mondial pour les Espagnols[57],[58].

Cérémonie de clôture

La cérémonie de clôture, qui a lieu le 11 juillet devant 85 000 supporteurs avant la finale entre les Pays-Bas et l'Espagne, est marquée par une apparition de Nelson Mandela. Le spectacle sons et lumières est ouvert par Shakira, accompagnée par les Sud-Africains Freshlyground et des centaines de danseurs, avec l'hymne du Mondial Waka Waka. Il prend fin par le mot « merci » projeté en plusieurs langues sur le terrain[59].

Statistiques, classements et buteurs

Statistiques

Les 32 équipes présentes disputent un total de 64 rencontres : 48 au premier tour et 16 dans la phase à élimination directe. Un total de 145 buts sont marqués, soit 2,27 par match. Les arbitres distribuent 253 cartons jaunes, 8 fois un double carton jaune et 9 cartons rouges. L'affluence totale est de 3 178 856 spectateurs.

Nombre d'équipes par confédération et par tour

Il s'agit de la première édition, hors du vieux continent, remportée par une équipe européenne.

Le Brésil a quant à lui été par quatre fois vainqueur hors d'Amérique du Sud. En effet, champion en 1958 en Suède, il s'est par la suite imposé par deux fois en Amérique du Nord (Mexique 1970 et États-Unis 1994) puis en Asie (Corée - Japon 2002). Victorieuse chez elle en 1978, l'Argentine a également été sacrée en 1986 lors de la seconde Coupe du monde organisée au Mexique.

Si l'on considère les Amériques (Nord, Sud et centrale) comme un seul continent, le représentant latino-américain s'est vu décerner le trophée à deux reprises hors de ses terres (1958 et 2002).

Confédération Phase de groupes Huitièmes
de finale
Quarts
de finale
Demi-finales Finale Victoire
UEFA 13 6 3 3 2 1
CAF 6 1 1
CONMEBOL 5 5 4 1
AFC 4 2
CONCACAF 3 2
OFC 1
Total 32 16 8 4 2 1

Classement de la compétition

Le classement complet des 32 équipes ayant participé au tournoi prend en compte, en plus du stade de la compétition atteint, le nombre total de points obtenus, puis la différence de buts et enfin le nombre de buts inscrits. Le nombre de points est calculé de la même manière que pour le premier tour, à savoir en attribuant 3 points pour un match gagné, 1 point pour un match nul et 0 point pour une défaite[60].

Parmi les huit premiers, se trouvent trois équipes européennes, quatre sud-américaines et une africaine.

Le Ghana, qui se classe 7e, est la meilleure équipe africaine de cette coupe du monde et la seule à avoir dépassé le premier tour. Elle est privée aux tirs au but d'une première demi-finale africaine. La meilleure sélection représentant l'Asie est le Japon qui prend la 9e position devant la Corée du Sud qui finit 15e en étant également éliminée en huitièmes de finale. Les sélections sud- et nord-américaines les mieux classées sont respectivement celles de l'Uruguay, 4e et des États-Unis, 12e. Le représentant de l'Océanie, la Nouvelle-Zélande, termine la compétition à la 22e place, et seule équipe invaincue du tournoi.

Classement de la coupe du monde :
  • Vainqueur
  • Finaliste
  • Troisième
  • Quatrième
  • Quart de finale
  • Huitième de finale
  • Premier tour
  • Non qualifiés
  • Pays organisateur
Classement de la Coupe du monde[61]
Place Nation Stade de la compétition
Médaille d'or Drapeau : Espagne Espagne
Vainqueur
Médaille d'argent Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas
Finale
Médaille de bronze Drapeau : Allemagne Allemagne
Demi-finale
4 Drapeau : Uruguay Uruguay
Demi-finale
5 Drapeau : Argentine Argentine
Quarts de finale
6 Drapeau : Brésil Brésil
7 Drapeau : Ghana Ghana
8 Drapeau : Paraguay Paraguay
9 Drapeau : Japon Japon
Huitièmes de finale
10 Drapeau : Chili Chili
11 Drapeau : Portugal Portugal
12 Drapeau : États-Unis États-Unis
13 Drapeau : Angleterre Angleterre
14 Drapeau : Mexique Mexique
15 Drapeau : Corée du Sud Corée du Sud
16 Drapeau : Slovaquie Slovaquie
Place Nation Stade de la compétition
17 Drapeau : Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire
Premier tour
18 Drapeau : Slovénie Slovénie
19 Drapeau : Suisse Suisse
20 Drapeau : Afrique du Sud Afrique du Sud
21 Drapeau : Australie Australie
22 Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande
23 Drapeau : Serbie Serbie
24 Drapeau : Danemark Danemark
25 Drapeau : Grèce Grèce
26 Drapeau : Italie Italie
27 Drapeau : Nigeria Nigeria
28 Drapeau : Algérie Algérie
29 Drapeau : France France
30 Drapeau : Honduras Honduras
31 Drapeau : Cameroun Cameroun
32 Drapeau : Corée du Nord Corée du Nord

Hommes du match

4 fois


3 fois
2 fois
1 fois
1 fois (suite)
1 fois (suite)

Ballon d'or du meilleur joueur

Le Ballon d'or Adidas est la récompense attribuée au meilleur joueur de la coupe du monde 2010[62].

Classement du Ballon d'or
Place Joueur
Médaille d'or Drapeau : Uruguay Diego Forlán
Médaille d'argent Drapeau : Pays-Bas Wesley Sneijder
Médaille de bronze Drapeau : Espagne David Villa

Soulier d'or du meilleur buteur

Le Soulier d'or est attribué au meilleur buteur de la compétition[63].

Classement du Soulier d'or[64]
Place Joueur Buts Passes décisives Temps de jeu
Médaille d'or Drapeau : Allemagne Thomas Müller 5 3 473
Médaille d'argent Drapeau : Espagne David Villa 5 1 635
Médaille de bronze Drapeau : Pays-Bas Wesley Sneijder 5 1 652
4 Drapeau : Uruguay Diego Forlán 5 1 654
5 Drapeau : Argentine Gonzalo Higuaín 4 0 341
6 Drapeau : Slovaquie Róbert Vittek 4 0 353
7 Drapeau : Allemagne Miroslav Klose 4 0 357
8 Drapeau : Uruguay Luis Suárez 3 2 543
9 Drapeau : États-Unis Landon Donovan 3 0 390
10 Drapeau : Brésil Luís Fabiano 3 0 418

All-star team

Les meilleurs joueurs de la Coupe du monde font partie d'une équipe dite all-star sélectionnée par la FIFA. La composition de cette équipe est arrêtée entre les demi-finales et la finale.

Voici l'équipe idéale de la Coupe du monde 2010[65] :

All-star team
Gardien Défenseurs Milieux Attaquants

Drapeau : Espagne Iker Casillas

Drapeau : Brésil Maicon Douglas
Drapeau : Allemagne Philipp Lahm
Drapeau : Espagne Carles Puyol
Drapeau : Espagne Sergio Ramos

Drapeau : Espagne Xavi Hernández
Drapeau : Espagne Andrés Iniesta
Drapeau : Allemagne Bastian Schweinsteiger
Drapeau : Pays-Bas Wesley Sneijder

Drapeau : Uruguay Diego Forlán
Drapeau : Espagne David Villa

Récompenses annexes

Prix annexes[66]
Prix Lauréat
Meilleur gardien Drapeau : Espagne Iker Casillas
Meilleur jeune joueur Drapeau : Allemagne Thomas Müller
Prix du fair-play Drapeau : Espagne Espagne

Exclusion

Le joueur français Nicolas Anelka a été exclu le 19 juin par sa fédération pour avoir proféré des insultes envers son entraîneur Raymond Domenech — l'entraîneur de l'équipe de France minimise et parle de simple « fait de vestiaire » — lors de la mi-temps du match France - Mexique[67]. Aucun joueur ne pouvait être appelé pour le remplacer.

Aspects socio-économiques de la Coupe du monde

Vuvuzelas : l'identité sonore du mondial 2010

Des supporteurs équipés de vuvuzelas multicolores.

La vuvuzela, instrument d'environ un mètre de long, a reçu de vives critiques de la part des spectateurs, des journalistes, des entraineurs et des joueurs. La vuvuzela est rapidement devenue le symbole, la star et le cauchemar du mondial[68],[69],[70] en raison de son omniprésence sonore lors des matchs. Le joueur Lionel Messi a notamment déclaré « qu'il était absolument impossible de dire quelque chose à un équipier » sur le terrain[71].

Le comité d'organisation a refusé d'interdire la vuvuzela dans les stades, l'instrument faisant partie de la culture sud-africaine[72],[73],[74]. Les vuvuzelas ont reçu le soutien du sélectionneur des Bafana Bafana, Carlos Alberto Parreira, qui a déclaré que les vuvuzelas étaient leur « 12e joueur »[75].

Paul le poulpe : l'oracle du mondial 2010

Paul le poulpe, une pieuvre commune, célèbre en Allemagne pour ses « prédictions » sur les résultats des matchs de l'équipe d'Allemagne de football, a acquis une notoriété mondiale au cours de la compétition. Paul a ainsi correctement annoncé le vainqueur des sept matches disputés par les Allemands et a prédit la victoire de l'Espagne en finale.

Médias

Selon la FIFA, la Coupe du monde a été vue par plus de 3,2 milliards de téléspectateurs[76], soit une augmentation de 8 % par rapport à la édition précédente de 2006[77]. L'audience moyenne par match était de 188,4 millions de téléspectateurs, ce qui représente une hausse de 6 % par rapport à 2006[77]. Le match le plus suivi de la compétition a été la finale entre l'Espagne et les Pays-Bas avec 909,6 millions de téléspectateurs[76],[77].

Plusieurs records d'audience ont été battus, notamment en Afrique du Sud, le pays organisateur, où le deuxième match de l'équipe nationale contre l'Uruguay a rassemblé 10,15 millions de téléspectateurs ou encore en Allemagne, où la demi-finale contre l'Espagne a été suivie par plus de 30 millions de personnes[77].

Économie autour du mondial

Le prix des places délivrées sur place est de 12 euros environ pour les matchs de poule ; à noter que le salaire moyen d'un ouvrier sud-africain est de 60 euros par mois. Le prix des places « sec » délivrées par la FIFA est de 150 euros pour les premiers tours ; à cela il faut ajouter les billets d'avion, l'hébergement et les déplacements pour aller dans la ville où se jouent les matches plus les allers/retours stades/hôtels. Certains voyagistes proposent des « packs » tout compris.

Le prix des places « sec » pour les phases finales atteint 1 500 euros ou plus suivant le placement dans le stade.

Les Sud-Africains attendent 450 000 visiteurs entre le 11 juin et le 11 juillet. L'aéroport OR Tambo (du nom d'un ancien dirigeant de l'ANC) est le plus gros « hub » d'Afrique ; son trafic annuel est de 12 millions de passagers. De là repartent des vols pour la Namibie, la Zambie et les chutes Victoria, le Mozambique, Madagascar et les principales villes sud-africaines qui se trouvent à 1 000 ou 1 500 km de Johannesbourg.

Le bilan carbone événementiel de cette manifestation est évalué à 2,75 millions équivalent CO2, soit 9 fois plus que la Coupe du monde de 2006 en Allemagne. Cette explosion vient du fait que l’Afrique du Sud est loin de tous les centres économiques mondiaux (notamment la triade: États-Unis, Japon, Europe) et que 80 % des émissions dépendent des transports des visiteurs et participants[78]. Pour alléger l'empreinte carbone, la FIFA et le comité sud-africain pour l’organisation locale ont lancé l'initiative « Green Goal » (littéralement But vert) : l’eau destinée à l’approvisionnement des stades est en majorité de l’eau de pluie, les denrées alimentaires sont vendues dans des emballages à usage multiple et recyclables, investissement dans des panneaux solaires pour l'alimentation électrique des stades, les spectateurs reçoivent un « passeport vert » les incitant notamment à privilégier les transports publics, etc[79].

Équipementiers

La coupe du monde met également en concurrence les équipementiers sportifs. La marque allemande Adidas est la plus représentée avec douze équipes dont six sélections européennes. Nike et Puma suivent en fournissant l'équipement de respectivement neuf et sept équipes nationales présentes en Afrique du Sud. Mais on trouve des équipementiers ayant seulement une équipe comme Brooks, Umbro, Legea ou Joma.

  • Adidas : Afrique du Sud, Allemagne, Argentine, Danemark, Espagne, France, Grèce, Japon, Mexique, Nigeria, Paraguay et Slovaquie.
  • Puma : Algérie, Cameroun, Côte d'Ivoire, Ghana, Italie, Suisse et Uruguay.
  • Nike : Australie, Brésil, Corée du Sud, États-Unis, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Portugal, Serbie et Slovénie.
  • Umbro : Angleterre.
  • Brooks : Chili
  • Legea : Corée du Nord
  • Joma : Honduras

Polémique autour des questions de prévention du sida

La semaine précédant la cérémonie d'ouverture, la FIFA et le Comité local ont été accusés par des structures associatives et institutionnelles sud-africaines de lutte contre le sida de bloquer des actions d'information sur le VIH et de distribution de matériel de prévention[80]. La FIFA a rejeté ces accusations, faisant valoir un partenariat entre Sony, un de ses partenaires officiels et une association faisant de la prévention auprès de jeunes footballeurs sud-africains[81].

Partenaires officiels

En plus de ses partenaires officiels (Adidas, Coca-Cola, Emirates, Hyundai Kia, Sony et VISA), la FIFA a conclu des accords de partenariat spécifiques à la Coupe du monde 2010 avec huit sociétés : Budweiser, Castrol, Continental, McDonald's, MTN, Mahindra Satyam (la première société indienne à sponsoriser une coupe du monde de football[82]), Seara et Yingli Solar[83], pour un montant total d'1,6 milliard de dollars.

Notes et références

  1. (en) « Nelson Mandela's life and times », sur BBC Online, .
  2. a et b (en) Luke Harding, « Doubt over South Africa 2010 », sur football.guardian.co.uk, The Guardian, (consulté le 29 août 2006).
  3. (en) Jermaine Craig, « Fifa denies SA may lose 2010 World Cup », sur www.iol.co.za, The Star, (consulté le 30 août 2006).
  4. « Beckenbauer issues 2010 warning », sur news.bbc.co.uk, BBC Sport, (consulté le 19 octobre 2006).
  5. Sivuyile Mangxamba et al., « SA will host 2010 World Cup, says Blatter », Pretoria News, (consulté le 30 octobre 2006).
  6. a et b Sean Yoon, « FIFA says South Africa 'definitely' will host 2010 World Cup », sur sports.yahoo.com, Associated Press, (consulté le 15 mai 2007).
  7. « FIFA confirm World Cup back-up plan for 2010 », sur soccernet-akamai.espn.go.com, ESPNsoccernet, (consulté le 30 avril 2007).
  8. « Blatter: Alternate Cup hosts spoken to about replacing South Africa », sur soccernet.espn.go.com, Associated Press, .
  9. « Fifa makes 2010 Cup back-up plan », sur news.bbc.co.uk, BBC Sport, (consulté le 30 avril 2007).
  10. « Govt: 2010 pessimists will 'eat their words' », sur mg.co.za, Mail and Guardian, (consulté le 14 novembre 2019).
  11. La FIFA accuse pour la première fois un pays d'avoir acheté sa Coupe du Monde, Le Monde.
  12. « Leopard takes World Cup spotlight », BBC Sport, 22 septembre 2008.
  13. « Zakumi, la mascotte officielle dévoilée », fifa.com, 22 septembre 2008.
  14. Robert Mackey, « Shakira Remixes African Hit for World Cup », The Lede. Blogging the News With Robert Mackey, 24 mai 2010.
  15. « Mondial : un concert jeudi avec Shakira pour patienter », AFP, 9 juin 2010.
  16. « Shakira chante pour la Coupe du monde », Ozap.com, 8 juin 2010.
  17. a et b (en) « Record prize money on offer at World Cup finals only increases pain for Irish », The Times, 4 décembre 2009.
  18. (en) « World Cup finalists guaranteed at least €6m », Irish Times, 4 décembre 2009.
  19. « Un ballon qui ne tourne pas rond », site d'Europe 1, 31 mai 2010..
  20. (en) « NASA Scores Big With Student Soccer Players in the U.S.A. and Canada », nasa.gov.
  21. « SA faces R8.4bn stadium bill », News24, 1er octobre 2006.
  22. « Joburg pursues bus rapid transit system in bid to ease gridlock by 2010 », Engineering News, 2 novembre 2007.
  23. « SA 2010 venues “ready by October” », BBC Sport, 26 mars 2009.
  24. « 2010 FIFA World Cup South Africa Special Measures Act, 2006 », Republic of South Africa, Minister of Sport and Recreation - Online Government Gazette No. 28593, 10 mars 2006 [PDF].
  25. « Additional Aviation Coordination and Security measures during the 2010 World Cup », South African Civil Aviation Authority, 7 mai 2009.
  26. « Pretoria admet avoir refusé un visa au dalaï lama pour ne pas froisser Pékin », AFP, 26 mars 2009.
  27. « Dossier Mondial 2010 », web-libre.org.
  28. La BBC et la SABC avancent un chiffre de 70 000 tandis que l'AP, citant la Fédération sud-africaine des entrepreneurs de génie civil, en mentionnent 11000.
  29. « S. Africa strike hits stadium work », BBC News Online, 8 juillet 2009.
  30. « Strike could threaten 2010 World Cup », ESPN Soccernet (Associated Press), 8 juillet 2009.
  31. fr.fifa.com/worldcup - Tirage au sort préliminaire.
  32. « Le match France-Irlande pas rejoué », Le Figaro, 20 novembre 2009.
  33. « Blatter s'excuse sur les commentaires » sur PressAssociation.
  34. La FAI résiste sur Irish Times.
  35. (en) Nick Harris, « Blatter: we need goal line officials at World Cup », sur The Independent, (consulté le 14 juin 2010).
  36. La FIFA rejette la proposition des arbitres supplémentaires sur google.com.
  37. La FIFA enquête sur la main d'Henry sur BBC Sport.
  38. 11e selon la FIFA, qui cumule les participations de la Yougoslavie (puis Serbie-et-Monténégro) dont la Serbie a hérité du siège de membre à la fédération internationale.
  39. La Slovaquie faisait partie avant 1993 de la Tchécoslovaquie, qui a participé 8 fois à la phase finale entre 1934 et 1990.
  40. La Slovénie faisait partie jusqu'en 1991 de la Yougoslavie qui compte 8 participations de 1930 à 1990.
  41. C'est la première fois que la Nouvelle-Zélande et l'Australie participent à la même phase finale de coupe du monde.
  42. C'est la première fois que l'Australie et la Nouvelle-Zélande participent à la même phase finale de coupe du monde. Toutefois l'Australie a quitté la confédération d'Océanie et fait partie de la Confédération Asiatique de Football (AFC) depuis le 1er janvier 2006.
  43. a et b C'est la première fois que la Corée du Sud et la Corée du Nord participent à une même phase finale de coupe du monde.
  44. Liste officielle des 30 arbitres sélectionnés.
  45. Löw dévoilera une présélection le 6 mai.
  46. Comité exécutif de la FIFA, op. cit., p. 14.
  47. « Règlement pour le tirage au sort de la phase finale de la coupe du monde 2010 (pdf) », sur fifa.com, (consulté le 6 décembre 2009).
  48. « Classement mondial de la FIFA du 16 octobre 2009 », sur fifa.com, (consulté le 4 décembre 2009).
  49. « Tirage au sort », fifa.com, 4 décembre 2009.
  50. « Charlize Theron pro-Irlandaise », sport24.com, 4 décembre 2009.
  51. « Mort de l'arrière-petite-fille de Mandela », sur Le Figaro, .
  52. http://fr.fifa.com/mm/document/tournament/competition/56/42/69/fifawcsouthafrica2010inhalt_f.pdf (269 ko) p. 49 à 51. Consulté le 4 juillet 2010.
  53. a et b « Blatter s'excuse auprès de l'Angleterre et du Mexique », Le Monde, 29 juin 2011.
  54. « L'Allemagne entretient la légende » (L'Équipe, 27 juin 2011) : « Au final, l'Histoire retiendra qu'en ce 27 juin 2010, l'Allemagne s'est vengée de sa finale de Coupe du monde perdue en 1966. ».
  55. (en) Dominic Fifield, « World Cup final: Howard Webb's dream job descends into nightmare », The Guardian, Londres,‎ (lire en ligne).
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  67. Communiqué officiel de la Fédération qui annonce l'exclusion de Nicolas Anelka.
  68. http://sportmagazine.rnews.be/fr/sport/belga-sport/mondial-les-vuvuzelas-symboles-du-tournoi/article-1194753320212.htm.
  69. https://www.rtbf.be/info/societe/folklore/la-vuvuzela-star-et-cauchemar-de-la-coupe-du-monde-226790
  70. http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5if0FbEtb2xLIzX-XeDKe-nXyEKPQ.
  71. http://www.7sur7.be/7s7/fr/5736/Mondial-2010/article/detail/1117794/2010/06/12/Messi-et-Mascherano-furieux-contre-les-vuvuzelas.dhtml.
  72. https://www.lemonde.fr/sport/article/2010/06/14/mondial-pas-question-d-interdire-les-vuvuzelas_1372345_3242.html.
  73. https://www.lequipe.fr/Football/breves2010/20100614_143348_le-loc-n-interdira-pas-les-vuvuzelas.html.
  74. http://www.ozap.com/actu/mondial-2010-vuvuzelas-interdites-bruit-matchs-tv/346360.
  75. http://www.quotidienlejour.com/index.php?option=com_content&view=article&id=2695:vuvuzela--les-trompettes-de-la-discorde&catid=34:football&Itemid=191.
  76. a et b Sont comptabilisés toutes les personnes qui ont regardé au moins une minute de la compétition depuis un domicile privé.
  77. a b c et d « Près de la moitié du monde devant son téléviseur pour la Coupe du monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010™ », FIFA.com, (consulté le 11 juillet 2011).
  78. Marion Solletty et Julia Vergely, « Bilan carbone: Copenhague n'est pas le meilleur élève », (consulté le 16 juin 2010).
  79. « Background to hosting a responsible 2010 FIFA World Cup event (en) » (consulté le 16 juin 2010).
  80. La Fifa cible des associations anti-sida dans France Football.
  81. La FIFA accusée de bloquer la distribution de préservatifs lors du mondial sur le site du Monde.
  82. « Seeking to score a goal », business-standard.com, le 3 juin 2010.
  83. http://www.prweb.com/releases/2010/06/prweb4079084.htm prweb.com le 3 juin 2010.

Voir aussi

Bibliographie

Documents de la Fédération internationale de football association (FIFA)
  • Comité exécutif de la FIFA, Règlement de la coupe du monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010, . (texte intégral, consulté le 23 janvier 2011)

Filmographie

Articles connexes

Liens externes