Convention du Mètre

États membres (en rouge) et associés (en rose) de la convention du mètre (les anciens membres/associés sont en vert).

La Convention du Mètre est le traité international signé le à Paris (France) par les représentants de dix-sept États désirant "assurer l’unification internationale et le perfectionnement du système métrique"[1]. Ce traité a créé le Bureau international des poids et mesures (BIPM), l'une des premières organisations intergouvernementales dont la mission aujourd'hui est de coordonner la métrologie[2] au niveau international. Le BIPM a autorité pour agir dans le domaine de la métrologie scientifique, il coordonne le système mondial de mesure et produit l'échelle de temps de référence (UTC). Il est le garant du Système international d'unités (SI). La Convention du Mètre est l'aboutissement des travaux de la Commission internationale du mètre dont la première réunion s'est tenue en 1870.

Historique

Page de garde de la Reichsgesetzblatt (bulletin officiel allemand) dans l’édition publiant la Convention du Mètre, en 1876

La Convention du Mètre prévoit que le BIPM fonctionnera à partir de trois organes : la Conférence générale des poids et mesures (CGPM) (l'organe plénier du BIPM), le Comité international des poids et mesures (CIPM) et le siège ou le Secrétariat du BIPM situé à Sèvres (France).

  • La CGPM est formée de délégués des États parties à la Convention du Mètre. Elle se réunit tous les quatre ans en moyenne. La 26e réunion de la CGPM a eu lieu du 13 au à Versailles. À cette occasion, les définitions de quatre des sept unités de base du Système international d’unités (SI) ont été révisées (le kilogramme, l’ampère, le kelvin et la mole)[3],[4].
  • Le Comité international des poids et mesures (CIPM) assure la direction et la surveillance exclusives du BIPM. Il est placé sous l'autorité de la CGPM. Il est composé de dix-huit membres, tous de nationalité différente afin d'assurer une large représentation de la communauté scientifique. Le CIPM dirige tous les travaux métrologiques que les États Membres décident de faire exécuter en commun. Il peut soumettre des projets de résolution à la CGPM. Pour ce faire, il s'appuie sur les travaux des dix comités consultatifs qui couvrent l'ensemble des domaines de la science[5].
  • Le siège ou Secrétariat du Bureau international des poids et mesures (BIPM), à Sèvres. Environ soixante-dix personnes travaillent au siège du BIPM où sont organisées de nombreuses réunions internationales. Il a la charge de conserver les prototypes internationaux.

La Convention du Mètre a été modifiée en 1921 afin d'étendre l'autorité du BIPM sur les unités électriques, photométriques et calorimétriques. Au , le BIPM compte 63 États membres[6] (États partie à la Convention du Mètre) et 39 États et entités économiques associés à la Conférence générale des poids et mesures.

États parties à la Convention du Mètre

Liste établie par date d'adhésion :

États associés

Liste établie par date d'association :

Notes et références

Notes
  1. À l'époque Siam.
  2. Alors Tchécoslovaquie.
  3. Y était auparavant du temps de l'Autriche-Hongrie.
  4. Était auparavant membre depuis 1884 en tant que dépendance britannique.
Références
  1. « Préambule de la Convention du Mètre »
  2. Bureau international des poids et mesures (Convention du mètre signée à Paris le ), Documents diplomatiques de la conférence du mètre : 1er séance du sous la présidence du duc Decazes, Paris, Imprimerie nationale, , 135 p., 21 cm (lire en ligne [PDF]).
  3. « 26e réunion de la CGPM : 13 au  », sur bipm.org (consulté le ).
  4. (fr + en) « 26e CPGM - Résolutions adoptées » [PDF], sur bipm.org (consulté le ).
  5. « Le Système international d'unités », Universalis,‎ (lire en ligne)
  6. Liste des États membres du BIPM

Liens internes

Liens externes