Contes cruels de la jeunesse

Contes cruels de la jeunesse
Titre original Seishun zankoku monogatari
Réalisation Nagisa Oshima
Scénario Nagisa Oshima
Acteurs principaux

Yusuke Kawazu
Miyuki Kuwano

Pays d’origine Drapeau du Japon Japon
Durée 96 min.
Sortie 1960

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Contes cruels de la jeunesse (青春残酷物語, Seishun zankoku monogatari) est un film japonais réalisé par Nagisa Oshima, sorti en 1960.

Il est le second film de la trilogie de la jeunesse d'Oshima, après Une ville d'amour et d'espoir (1959) et avant l'Enterrement du soleil (1960).

Synopsis

La jeune Makoto est tirée des griffes d'un homme qui l'avait prise en stop par l'étudiant Kiyoshi, qui le frappe et le dépouille. Elle devient amoureuse du jeune homme après qu'il l'a forcée. Ils vivent de rackets en répétant le scénario de leur rencontre : il suit la voiture à moto, prêt à intervenir. Il s'emploie par ailleurs comme gigolo. Makoto ignore les remontrances de sa sœur aînée, qui a eu une éducation rigoureuse. La mère est morte et le père laisse faire. Makoto vit avec Kiyoshi. Elle tombe enceinte, il faut avorter, et pour cela trouver encore de l'argent. Les hommes battus et dépouillés portent plainte : le couple est incarcéré. À la sortie de prison, des proxénètes auxquels Kiyoshi doit de l'argent le retrouvent. Makoto se fait reprendre en stop, mais avec un fort sentiment de culpabilité.

Fiche technique

  • Titre : Contes cruels de la jeunesse
  • Titre original : Seishun zankoku monogatari
  • Réalisation : Nagisa Oshima
  • Scénario : Nagisa Oshima
  • Production : Tomio Ikeda
  • Société de production : Shôchiku
  • Musique : Riichiro Manabe
  • Photographie : Takashi Kawamata
  • Montage : Keiichi Uraoka
  • Pays d'origine : Japon
  • Langue : japonais
  • Format : Couleurs - 2,35:1 - Mono - 35 mm
  • Genre : Drame
  • Durée : 96 minutes
  • Date de sortie : 3 juin 1960

Distribution

Commentaires

Oshima, qui n'a que 28 ans au moment de la réalisation, fait un large usage de la caméra portée et du tournage en extérieur, ce qui lui vaut d'être comparé aux autres réalisateurs des Nouvelles Vagues qui émergent simultanément dans plusieurs pays. Contes cruels de la jeunesse est ainsi considéré comme l'un des premiers films de la Nouvelle vague japonaise.

L'utilisation de personnages d'adolescents criminels comme héros fut source de controverse à l'époque, ce qui n'empêcha pas le film d'être un succès commercial et d'ouvrir la voie à toute une nouvelle génération de réalisateurs parmi lesquels Shohei Imamura, Masahiro Shinoda, Yasuzo Masumura, Susumu Hani, Hiroshi Teshigahara qui attirèrent l'attention internationale. Avec ce film, Oshima commence à explorer les thèmes qui le rendront célèbre : la jeunesse marginale et la déconstruction critique de l'imagerie stéréotypée du cinéma japonais.

Contes cruels de la jeunesse est le premier des trois films qu'Oshima tournera en 1960, suivront : L’Enterrement du soleil et Nuit et brouillard du Japon

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