Conflit américano-israélo-iranien de 2026
En bas : une école pour filles atteinte par un bombardement américano-israélien à Minab en Iran le 28 février 2026.
| Date |
Depuis le (5 jours) |
|---|---|
| Lieu | Moyen-Orient, Chypre, Océan Indien |
| Issue | en cours |
| Iran |
Défense territoriale : Bahreïn[2] Émirats arabes unis[3] Koweït [5] Oman[7] Chypre[10] Royaume-Uni[11] |
| 1 190 morts, dont 436 civils, 435 militaires et 319 personnes non identifiées (Human Rights Activists in Iran)[22],[21] |
2 morts et 6 blessés[21] 5 morts et 58 blessés[21] 4 morts dont deux officiers de la marine et 35 blessés[21] 1 mort et 3 blessés |
Conflit Iran-Israël de 2024 à 2026
Le conflit américano-israélo-iranien de 2026 débute avec une opération militaire conjointe américano-israélienne lancée le et consistant en des frappes sur l'Iran. Du côté israélien, l'opération est nommée opération Lion rugissant (en anglais Operation Roaring Lion)[23] et, du côté américain, opération Fureur épique (en anglais Operation Epic Fury). En réponse, l'Iran déclenche l’opération Promesse honnête 4, consistant en une vague de représailles massives à travers le Moyen-Orient[24] et sur l'île de Chypre.
Cette guerre intervient six semaines après une répression violente de manifestations antigouvernementales en Iran, au cours desquelles des milliers de civils sont tués, poussant le président américain Donald Trump à promettre une intervention imminente[25]. Malgré la tenue de négociations nucléaires indirectes sous l'égide d'Oman peu avant les hostilités, les États-Unis procèdent au plus important déploiement militaire dans la région depuis l'invasion de l'Irak en 2003[26]. Cette guerre succède à la guerre des Douze Jours et à l'opération américaine de 2025.
Les opérations débutent par des frappes ciblées sur Téhéran, Ispahan, Qom, Karaj et Kermanshah[27]. Un nombre important de figures clés du pouvoir sont éliminées, dont le guide de la Révolution Ali Khamenei, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Ali Shamkhani, l'ancien président de la république islamique Mahmoud Ahmadinejad, le ministre de la défense Aziz Nasirzadeh et son successeur Majid Ebnelreza. Les médias iraniens ont aussi fait état de la mort de la fille, du gendre et de la petite-fille du guide suprême[28].
La riposte iranienne se manifeste par le lancement de centaines de drones et de missiles balistiques non seulement vers Israël, mais aussi vers les bases militaires américaines situées en Jordanie, au Koweït, à Bahreïn, au Qatar, en Irak, en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis. Le , le Hezbollah attaque Israël, ce qui mène Tsahal à lancer une campagne de bombardements au Liban, marquant l’ouverture d’un nouveau front[29]. Téhéran cible également des infrastructures civiles, notamment les aéroports internationaux du Koweït et des Émirats[30]. La fermeture du détroit d'Ormuz par l'Iran provoque une perturbation immédiate des livraisons mondiales de gaz et de pétrole[31]. Par ailleurs, le conflit s’exporte aux frontières de l’Union européenne lorsque la base britannique d’Akrotiri, sur l'île de Chypre, est attaquée par un drone iranien, constituant la première frappe directe sur un sol européen depuis le début du conflit[32]. À partir du , le Hezbollah entre dans le conflit avec des frappes l'opposant à Israël, et faisant plus de 50 morts libanais.
Le président Donald Trump définit les objectifs de l'intervention comme étant la destruction des capacités balistiques et militaires de l'Iran, la prévention de l'accès à l'arme nucléaire (malgré le manque de preuves que la république islamique d’Iran cherche à acquérir l’arme nucléaire) et, à terme, le renversement du régime[33]. Bien que l'opération soit soutenue par certains alliés régionaux, elle suscite les condamnations des Nations unies et de plusieurs États qui dénoncent une déstabilisation du Moyen-Orient[34]. Des critiques juridiques s'élèvent également, qualifiant les frappes d'illégales au regard du droit interne américain et de violations de la souveraineté iranienne selon le droit international[35],[36]. Le , Donald Trump anticipe que les objectifs de l'opération pourraient être atteints dans un délai de quatre semaines[37], mais la durée de la guerre reste très incertaine.
Prélude
Opération Midnight Hammer ()
Le , les États-Unis avaient mené l'opération Midnight Hammer, visant les installations nucléaires iraniennes de Fordow, Natanz et Ispahan à l'aide de bombardiers furtifs B-2 Spirit et de missiles de croisière Tomahawk. En réponse, l'Iran avait lancé une attaque de missiles sur la base américaine d'Al-Udeid au Qatar, sans faire de victimes américaines[38].
Répressions des manifestations iraniennes ()
À partir de , des manifestations nationales anti-régime éclatent en Iran, provoquées par l'effondrement économique et la chute du rial. Le , Donald Trump affirme lors d'un briefing presse que la République islamique « a tué au moins 32 000 manifestants ». Les autorités iraniennes ont pour leur part publié une liste officielle de 3 117 morts, dont environ 200 membres des forces de sécurité, tandis que des organisations de défense des droits humains évoquent environ 7 000 décès confirmés[39].
Escalade militaire et diplomatique (janvier-février 2026)
Les États-Unis exigent que l'Iran transfère ses 400 kg restants d'uranium enrichi, qu'il arrête son développement d'armes nucléaires, restreignent son programme de missiles balistiques et cesse le soutien à des groupes tels que le Hezbollah, le Hamas et les Houthis[40].
Avant les pourparlers, l'Iran intensifie la diplomatie régionale, avec la visite d'Ali Larijani à Moscou, Abbas Araghtchi tenant des consultations à Istanbul, et le Premier ministre qataris Mohammed ben Abderrahmane Al Thani se rendant à Téhéran[41]. La Turquie, l'Égypte et le Qatar travaillent à organiser des pourparlers entre les États-Unis et l'Iran, l'Iran demandant à Oman un lieu neutre[42],[43].
Le , Trump appelle les Iraniens à « continuer à protester » et à « prendre le contrôle de vos institutions ». Le , il annonce qu'« une immense armada se dirige vers l'Iran »[44],[45]. Le , Trump affirme que le changement de régime serait « la meilleure chose qui puisse arriver »[46]. Le , des responsables américains confient à Reuters que l'armée se prépare à des « opérations soutenues de plusieurs semaines ». Lors du discours sur l'état de l'Union du , Trump accuse l'Iran de relancer son programme nucléaire.
Des négociations nucléaires indirectes sont engagées à Mascate (Oman) le [47], puis un troisième round à Genève le se solde sans accord.
Actions et mouvements militaires
Le , des hauts responsables de la sécurité nationale américaine se réunissent à la Maison-Blanche pour examiner les options militaires potentielles, notamment les frappes aériennes, les opérations cybernétiques et les raids ciblés, dans le cadre de la réponse de l'administration à la répression violente des manifestations par l'Iran[48],[49].
L'armée américaine commence à repositionner ses forces au Moyen-Orient. Le , un groupe de porte-avions américains, l'USS Abraham Lincoln, est déployé vers le golfe, accompagné d'autres moyens de la marine et de la force aérienne[50],[51].
Le , six canonnières de la marine du CGRI tentent d'arrêter et de saisir un pétrolier américain dans le détroit d'Ormuz. Le pétrolier Stena Imperative ignore leurs exigences et continue vers la mer d'Arabie sous l'escorte de l'USS McFaul. De plus, un chasseur américain F-35 abat un drone iranien Shahed 139 qui approche du porte-avions USS Abraham Lincoln[52],[53].
Le , la marine iranienne du CGRI annonce avoir saisi deux pétroliers étrangers près de l'île Farsi dans le golfe Persique et les avoir transférés au port de Bouchehr, affirmant que les deux navires sont impliqués dans des opérations de contrebande de carburant.
Le , Trump déclare qu'il va déployer un second groupe de porte-avions, l'USS Gerald R. Ford, en route vers le Moyen-Orient avec le Carrier Strike Group 12 après avoir terminé des opérations dans les Caraïbes dans le cadre de l'opération Lance du Sud pour soutenir l'USS Abraham Lincoln[54].
Le , Ali Khamenei menace le navire de guerre américain en affirmant qu'ils sont « capables de le couler »[55]. De plus, le détroit d'Ormuz est fermé pendant plusieurs heures lors d'un exercice militaire de tir réel[56].
Déroulement
Attaque israélo-américaine du
Le à 2 h 30 (heure de Washington), Donald Trump annonce dans une vidéo publiée sur Truth Social que « les forces armées américaines ont commencé des opérations de combat majeures en Iran »[57]. Un responsable américain confirme à Reuters que les frappes sont conduites « par air et par mer »[38].
Des explosions sont signalées dans plusieurs secteurs de Téhéran, dont le quartier où réside habituellement le guide suprême Ali Khamenei et à proximité du complexe gouvernemental. Selon le New York Times, une réunion de hauts responsables était visée dans les bureaux abritant la présidence iranienne, le guide suprême et le Conseil suprême de sécurité nationale[58]. Sept missiles ont été confirmés comme ayant frappé cette zone. Des ministères dans la partie sud de la capitale sont également visés selon un responsable iranien cité par Reuters[38]. Des médias iraniens signalent également des frappes à Ispahan (site d'un complexe nucléaire majeur), Qom, Karaj, Kermanshah, Lorestan et Tabriz[59].
Parallèlement, une vague de cyberattaques vise des agences de presse iraniennes, qui signalent « de graves perturbations »[60]. Des communications mobiles sont coupées dans certains secteurs de Téhéran[61].
L'opération est décrite par deux responsables américains comme étant appelée à durer « plusieurs jours »[62].
Les opposants à ces actions les définissent comme illégales tant par la juridiction américaine[63], qu'au regard du droit international[64],[65].
Le à 5 h (heure locale), les médias d'État iraniens annoncent la mort d'Ali Khamenei.
Riposte iranienne du
Quelques heures après le début de l'offensive israélo-américaine, les forces iraniennes lancent une contre-attaque massive contre des cibles en Israël et les bases militaires américaines dans le golfe Persique[66]. L'Iran cible simultanément plusieurs infrastructures stratégiques, notamment la base aérienne d'Al Udeid au Qatar, celle d'Ali Al Salem au Koweït et la base d'Al Dhafra aux Émirats arabes unis[67]. À Bahreïn, le quartier général de la cinquième flotte des États-Unis est directement visé, provoquant des explosions visibles depuis la capitale, Manama[68].
En Israël, les missiles iraniens frappent les agglomérations de Tel-Aviv et Haïfa[66]. À Tel-Aviv, une frappe sur une zone résidentielle tue une femme et blesse 27 personnes, tandis qu'un bâtiment de neuf étages est touché dans le nord du pays[69]. Le gouvernement israélien décrète l'état d'urgence et ordonne le transfert des activités hospitalières dans des installations souterraines[70]. Parallèlement, la Jordanie confirme avoir intercepté deux missiles balistiques au-dessus de son territoire, bien que des chutes de débris causent des dommages matériels dans la région d'Amman[66].
L'escalade touche également les centres urbains et les hubs de transport des alliés régionaux. Aux Émirats arabes unis, les aéroports internationaux de Dubaï et d'Abou Dabi sont la cible de frappes directes de missiles et de drones, entraînant un bilan humain lourd parmi les voyageurs et le personnel[71]. En ville, des débris d'interception endommagent le Burj Al Arab et provoquent un incendie majeur à l'hôtel Fairmont The Palm[69]. Au Koweït, des frappes sur l'aéroport international causent plusieurs blessés. Malgré les interceptions revendiquées par l'Arabie saoudite et le Qatar, des projectiles atteignent des zones proches de Riyad et de Doha[68]. En Irak, les attaques visent l'aéroport d'Erbil et le consulat américain[66].
Intensification des frappes ()
Le , l'Iran intensifie son offensive. Un projectile parvient à saturer les défenses israéliennes et frappe une synagogue à Beit Shemesh, tuant neuf fidèles et en blessant 28 autres[69]. En mer, la situation devient critique : l'Iran impose la fermeture du détroit d'Ormuz, bloquant instantanément 150 navires de fret et pétroliers[67]. Le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) affirme avoir touché le porte-avions USS Abraham Lincoln avec quatre missiles, information toutefois démentie par les autorités américaines[70]. Plusieurs pétroliers, dont le Skylight et le MKD VYOM, sont endommagés par des frappes au large d'Oman[69]. Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient affirme avoir détruit le quartier général des gardiens de la révolution, rapportant qu’une frappe américaine « de grande envergure a coupé la tête du serpent »[72]. Dans le même temps, Donald Trump annonce que l’armée américaine a coulé neuf navires de la marine iranienne[73]. Le Pentagone annonce également la mort de trois soldats américains depuis le début de la guerre, ainsi que cinq blessés[74].
La riposte s'étend à de nouveaux objectifs militaires et diplomatiques. À Abou Dabi, un drone est intercepté à proximité immédiate de l'ambassade d'Israël, tandis que la base navale française « Camp de la Paix » est touchée par un projectile[75]. À Bahreïn, un drone s'écrase sur l'hôtel Crowne Plaza de Manama, nécessitant l'évacuation des civils[69]. Au Koweït, le bilan s'alourdit avec un mort et 32 blessés signalés par les autorités[69]. Dans l'après-midi, l'Arabie saoudite déclare avoir intercepté avec succès plusieurs missiles visant la base aérienne Prince Sultan ainsi que l'aéroport international Roi Khaled de Riyad[76]. Dans le même temps, un chasseur Typhoon de la Royal Air Force britannique abat un drone iranien qui se dirigeait vers l'espace aérien du Qatar[77]. Les hostilités atteignent également de nouvelles zones terrestres : des missiles et des drones frappent une base militaire américaine près d'Erbil, en Irak, ainsi qu'un camp de campagne de la Bundeswehr situé dans l'est de la Jordanie, où un soldat américain est blessé[78]. À Abu Dhabi, un drone est intercepté à proximité de l'ambassade d'Israël, endommageant les Etihad Towers[79].
Face à cette escalade incontrôlée, la diplomatie européenne réagit fermement. L'E3, regroupant le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne, se réunit pour tenter de prévenir de nouvelles frappes iraniennes. Les trois puissances résolvent de soutenir, si nécessaire, des « mesures militaires défensives proportionnées » contre les drones et les missiles balistiques, signalant ainsi leur volonté de s'impliquer directement pour protéger l'espace aérien régional[80]. En fin de journée, Israël annonce le lancement d’une nouvelle phase d’attaques massives contre des sites de lancement iraniens, en réponse à cette vague de représailles sans précédent. Dans la soirée, un commissariat de police situé à Rey, en périphérie de Téhéran, ainsi que l’hôpital Gandhi, dans le nord de Téhéran, sont ciblés par des frappes[81].
2 mars 2026
Attaques américano-israéliennes
Le 2 mars, les forces aériennes américaines et israéliennes concentrent leurs frappes sur des centres de commandement à Téhéran et à Sanandaj. Le site nucléaire de Natanz est directement visé par des bombardements[82]. À la suite d’une attaque conjointe menée dans le sud de Téhéran, le palais du Golestan, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, est partiellement endommagé, des fenêtres, des portes et des éléments décoratifs sont touchés par les ondes de choc, suscitant l’inquiétude de l’UNESCO quant à la protection des sites culturels dans le contexte de l’escalade régionale[83].
Par ailleurs, le président américain Donald Trump déclare ne pas exclure l’envoi de troupes au sol si les objectifs militaires fixés ne sont pas atteints, affirmant que « toutes les options restent sur la table » dans la conduite des opérations[84].
Dans la soirée, Tsahal lance une nouvelle vague de bombardements sur Téhéran, notamment dans le quartier d’Evin, à proximité du siège de la radio et de la télévision d’État iranienne[85].
Riposte iranienne et extension régionale
Aux premières heures du jour, une frappe de drone touche la base britannique d’Akrotiri, sur l'île de Chypre, constituant la première attaque directe contre un territoire à la frontière de l’Union européenne depuis le début du conflit[32]. Le régime iranien justifie cette frappe par l’autorisation donnée par le Royaume-Uni aux États-Unis d’utiliser ses bases pour bombarder l’Iran. En réaction, la Grèce annonce le déploiement immédiat des frégates Kimon et Psara[86] de sa marine et d’escadrilles de F-16 afin d’assurer la protection de l’espace aérien chypriote[87].
Dans la matinée, l’Iran lance une offensive de grande envergure contre les installations de gaz naturel liquéfié (GNL) du Qatar. Cette attaque contraint la compagnie QatarEnergy à suspendre totalement sa production, provoquant une envolée historique des prix du gaz sur les marchés mondiaux[88]. Le Qatar réagit militairement en abattant deux bombardiers iraniens Su-24 avec ses F-15QA alors qu’ils tentaient de bombarder la base d’Al-Udeid. Les avions iraniens se sont ensuite écrasés en mer. Le Qatar devient ainsi la première nation de la région à engager directement l’Iran dans les airs[89]. La riposte touche également l’Arabie saoudite, où la raffinerie d’Aramco à Ras Tanura subit des dégâts matériels après des attaques iraniennes[90]. Au large de Bahreïn, le port de Mina Salman est le théâtre d’un incendie majeur après qu’un pétrolier sous pavillon américain, le Stena Imperative, est frappé par des projectiles[91]. Au Koweït, des tirs amis abattent par erreur trois chasseurs F-15 américains, leurs pilotes parviennent toutefois à s’éjecter à temps et sont sains et saufs[92].
Par ailleurs, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) annonce la fermeture totale du détroit d’Ormuz, où le trafic maritime est déjà quasiment à l’arrêt. Ebrahim Jabari, conseiller du commandant en chef des Gardiens, déclare que tout navire tentant de franchir le détroit s’exposerait à des attaques de la marine iranienne[93]. Les Gardiens avertissent également les États-Unis qu’ils ne seront « plus en sécurité », affirmant que « l’ennemi ne sera en sécurité nulle part dans le monde ». La Force Qods, unité chargée des opérations extérieures, diffuse un communiqué similaire à la télévision d’État, dans lequel elle promet des représailles partout dans le monde au troisième jour du conflit consécutif à la mort du guide suprême Ali Khamenei[94].
Entrée en guerre du Hezbollah
Dans la nuit du au , en réponse à la mort d’Ali Khamenei, le Hezbollah fait son entrée dans la guerre et lance des salves de roquettes et de drones vers le nord d’Israël, déclenchant des sirènes d’alerte à Haïfa et dans la Haute-Galilée. Bien que la majorité des projectiles soient interceptés, le porte-parole de l’armée israélienne publie une déclaration d’urgence qualifiant cette offensive de « déclaration de guerre officielle » de la part du Hezbollah[95]. En réponse, Israël mobilise massivement ses réservistes vers la frontière nord et lance une vaste campagne de bombardements au Liban, notamment à Beyrouth et dans la vallée de la Bekaa[96]. Ces frappes tuent Hussein Makled, chef du renseignement du Hezbollah[97], ainsi que Mohammad Raad, président du bloc du Hezbollah au Parlement libanais[98]. Tsahal annonce également la mort du commandant du Jihad islamique palestinien au Liban, Adham Othman, dans une frappe aérienne[99].
Cette extension du conflit aggrave brutalement la crise humanitaire régionale, provoquant des déplacements massifs de civils libanais, laissant des milliers de personnes sans accès aux ressources de base[100] et faisant au moins 52 morts et 153 blessés[29]. Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, annonce que son gouvernement interdit toute activité militaire du Hezbollah en dehors du cadre de l’État, limite son rôle au domaine politique et ordonne à l’armée de placer les armes sous contrôle exclusif des autorités, notamment au nord du fleuve Litani, affirmant que « la décision de guerre et de paix appartient exclusivement à l’État »[101].
Frappes américano-israéliennes
À Téhéran, le complexe abritant la télévision d'État iranienne, déjà violemment attaqué lors de la guerre des Douze Jours, est de nouveau visé par des frappes israélo-américaines. Malgré les bombardements, la télévision iranienne continue d’émettre[102]. Tsahal affirme par ailleurs avoir frappé dans la nuit le complexe de direction du régime iranien au cœur de la capitale, ciblant notamment le palais présidentiel, le bâtiment du Conseil suprême de sécurité nationale ainsi que d’autres infrastructures stratégiques[103]. Une frappe vise également le bâtiment abritant l’Assemblée des experts dans la ville sainte chiite de Qom. L’armée israélienne affirme que l’attaque est intervenue alors que les membres de l’institution étaient réunis afin d’élire le prochain guide suprême de la Révolution. Les médias iraniens démentent cette version et indiquent que le bâtiment visé, bien qu’endommagé par la frappe, n’était plus utilisé par l’Assemblée des experts pour la tenue de réunions officielles au moment de l’attaque[104]. Par ailleurs, l’agence de presse iranienne Fars rapporte que l’Assemblée des experts se réunit en visioconférence afin d’élire un nouveau guide suprême, à la suite de la mort de l’ayatollah Ali Khamenei lors des frappes israélo-américaines visant sa résidence[105].
Attaques iraniennes
Vers 2 h (heure de Téhéran), l’Iran lance une vague de missiles balistiques en direction d’Israël, notamment vers Haïfa, ainsi que vers le Koweït, le Qatar et les Émirats arabes unis, où des explosions sont entendues dans le ciel de Doha et d’Abou Dhabi[106]. L'ambassade des États-Unis à Riyad est visée par des drones, des explosions provoquent un important incendie dans l’enceinte diplomatique et d’épaisses fumées sont visibles au-dessus du site, mais aucun blessé n’est à déplorer, dans le même temps la défense aérienne saoudienne repousse des engins[107],[108]. Une installation présentée comme une station liée à la CIA en Arabie saoudite est également ciblée par une attaque iranienne[109].
Oman est de nouveau visé où des explosions sont signalées au port de Salalah[110], tandis qu’une attaque iranienne frappe un champ pétrolier à Fujaïrah, aux Émirats arabes unis, où un important incendie se déclare[111]. Dans le même temps, plusieurs matchs du tournoi Challenger de Fujaïrah sont interrompus par mesure de sécurité en raison des explosions et de la situation sécuritaire[112]. Le Qatar affirme avoir déjoué des attaques iraniennes visant l’aéroport international de Doha[113].
L’Iran poursuit également ses frappes contre le territoire israélien. Un missile atteint un quartier de Bnei Brak, près de Tel-Aviv, ainsi que la ville de Rosh HaAyin, faisant sept blessés selon les services de secours[114].
En Irak, un drone est abattu à proximité de l’aéroport international de Bagdad sans faire de dégâts ni de blessés. À Erbil, capitale de la région autonome du Kurdistan irakien, une nouvelle vague de drones et de missiles est interceptée, des explosions et des colonnes de fumée sont observées, sans victimes signalées. Plusieurs drones visent les abords du consulat des États-Unis sans l’atteindre directement, des débris provoquent toutefois des incendies et des dégâts matériels[115].
Dans la soirée, le consulat des États-Unis à Dubaï est attaqué par un drone qui atteint le bâtiment et explose, provoquant un important incendie, sans faire de blessé[116].
Parallèlement, Donald Trump annonce que l’US Navy escortera « dès que possible » les pétroliers transitant par le détroit d’Ormuz afin d’assurer la libre circulation de l’énergie mondiale. Cette déclaration intervient alors que les prix du pétrole augmentent de plus de 15 % depuis le déclenchement des frappes, dans un contexte de fermeture du détroit par l’Iran et d’attaques répétées contre des infrastructures énergétiques du Golfe[117].
Front libanais
Dans la matinée, Tsahal annonce une incursion terrestre dans le sud du Liban et la création d’une zone tampon le long de la frontière[118]. L’armée libanaise se retire de plusieurs positions dans la zone frontalière face à ce qu’elle qualifie d’« escalade » israélienne[119], tandis que Beyrouth est de nouveau violemment bombardée par l’aviation israélienne tout au long du jour[120].
Selon les autorités libanaises, les frappes israéliennes ont provoqué le déplacement d’environ 58 000 personnes au Liban[121].
Engagement militaire français
Dans le même temps, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, annonce que des Rafale de l’armée de l’air française mènent des opérations de sécurisation au-dessus des bases françaises au Moyen-Orient, alors que Téhéran menace de viser directement l'Europe si la France, le Royaume-Uni ou l’Allemagne participent à des opérations contre l’Iran[122].
Dans la soirée, le président de la République française, Emmanuel Macron, s’adresse à la nation et annonce un renforcement du dispositif militaire français dans la région. Il déclare le déploiement du porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée orientale ainsi que l’envoi de la frégate Languedoc au large de Chypre afin de contribuer à la protection de l’île face à d’éventuelles attaques iraniennes[123].
Le chef de l’État français confirme également que la France a abattu plusieurs drones iraniens dans les premières heures du conflit, dans le cadre de la défense de ses emprises militaires et de ses partenaires régionaux[123].
Front iranien
L’aviation israélienne et américaine intensifie ses frappes sur Téhéran tout au long de la journée, visant des infrastructures militaires et stratégiques de l'État iranien et du CGRI. Dans la soirée, la capitale iranienne fait de nouveau l’objet de bombardements massifs, marquant l’une des journées les plus intenses depuis le début du conflit[124].
Au cours des opérations aériennes, un chasseur furtif israélien F-35I Adir abat un appareil d’entraînement et d’attaque léger iranien Yak-130 au-dessus de Téhéran, constituant la première victoire aérienne confirmée pour ce modèle d’appareil dans ce conflit[125].
Selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), environ 100 000 personnes ont quitté Téhéran au cours des deux premiers jours suivant le début des frappes américano-israéliennes contre l’Iran[126].
Attaques de l'Iran
Dans le même temps, un missile balistique iranien est détecté au nord de la Syrie après avoir traversé les espaces aériens irakien et syrien en direction de la Turquie. L’armée de l’air turque, en coordination avec l’OTAN, intercepte l’engin avant son entrée dans l’espace aérien turc[127]. Le ministère turc de la Défense avertit que la Turquie dispose de la capacité et de la détermination nécessaires pour garantir la sécurité de son territoire et de ses citoyens, tout en appelant à éviter toute extension du conflit. Ankara annonce poursuivre ses consultations avec l’OTAN et ses alliés[127]. Un nouveau missile balistique iranien est intercepté par un navire de l'US Navy plus tard. Alors que les analyses initiales indiquent que l'engin se dirigeait vers la base aérienne d'Incirlik, les autorités turques affirment de leur côté que la trajectoire visait l'île de Chypre[128].
Deux drones sont neutralisés par deux chasseurs F-16 grecs avant qu'ils ne pénètrent dans l'espace aérien chypriote[129].
Au Koweït, une jeune fille de 11 ans succombe à ses blessures après avoir été frappée par des débris d'un missile iranien[130]. Parallèlement, la base aérienne d'Al Udeid, considérée comme la plus importante installation militaire américaine au Moyen-Orient, est visée par deux missiles balistiques qui frappent le camp militaire. Le ministère de la Défense qatari confirme l'attaque, précisant toutefois qu'aucune victime n'est à déplorer[131]. Dans le secteur énergétique, les infrastructures de raffinage d'Aramco à Ras Tanura, en Arabie saoudite, subissent une nouvelle attaque de drone[132].
Front libanais
Pour la première fois depuis le début de la guerre, des zones du Mont-Liban ont été visées, notamment dans les cazas d’Aley, du Chouf et de Baabda, au sud-est de Beyrouth, des régions qui avaient jusque-là été relativement épargnées[133].
L’armée israélienne lance un avertissement d’évacuation à destination des habitants du sud du Liban, les appelant à se diriger vers le nord du fleuve Litani. Cette mesure est interprétée comme le prélude possible à une opération terrestre de grande envergure[134].
Parmi les cibles frappées figure notamment l’hôtel Comfort à Hazmieh, situé à moins de deux kilomètres du palais présidentiel. Selon le ministère libanais de la Santé, ces bombardements ont fait au moins huit morts. Les frappes ont également touché les localités d’Aaramoun et de Saadiyat, faisant plusieurs victimes. Ces régions ne sont pas considérées comme des bastions traditionnels du Hezbollah, ce qui marque une extension notable du théâtre des opérations[134].
Dans ce contexte, le chef du Hezbollah Naïm Qassem a pris la parole pour la première fois depuis le début des hostilités. Il a déclaré que « les armes ne sont pas négociables » et que la bataille actuelle « n’est liée à aucune autre ». Il a toutefois indiqué que les divergences internes pourraient être discutées « après la guerre »[135].
Depuis le début de l’entrée en guerre du Hezbollah et la riposte israélienne, les affrontements ont déjà fait au moins 72 morts au Liban et provoqué le déplacement de plus de 80 000 personnes[135].
Naufrage de l’IRIS Dena
Le , la frégate iranienne Dena est coulée par une attaque sous-marine au large de Galle, à l’extrême sud du Sri Lanka, selon les informations communiquées par le ministère de la Défense sri-lankais[136]. Le bilan provisoire fait état d'au moins 101 disparus et 78 blessés parmi les 180 membres d'équipage présents à bord[137]. Il s'agit du premier navire coulé par un sous-marin américain depuis la Seconde Guerre mondiale[138].
À la suite d'un appel de détresse immédiat, la marine et l'armée de l'air sri-lankaises ont lancé une vaste opération de sauvetage, permettant de secourir une trentaine de marins, évacués vers les hôpitaux locaux[139].
L’IRIS Dena, mise en service en 2021 et considérée comme l'un des fleurons technologiques de la Marine de la République islamique d'Iran, se trouvait dans l'Océan Indien après avoir participé fin février aux exercices navals internationaux MILAN 26 organisés par l'Inde à Visakhapatnam.
La corvette amirale iranienne Shahid Sayyad Shirazi, de classe Soleimani, a également été frappée par l’US Navy[140].
Instabilité et frappes en Irak
En Irak, le Commandement des opérations conjointes irakiennes rapporte que ses forces stationnées dans le gouvernorat de Kerbala ont été la cible de frappes aériennes et de tirs, causant la mort d’un soldat et faisant deux blessés. Par ailleurs, les États-Unis et Israël ont mené des frappes contre plusieurs sites des Forces de mobilisation populaire à travers le pays, entraînant la mort de 19 combattants et faisant des dizaines de blessés[141].
Dans le même temps, le pays a été touché par un black-out total. Bien que l’électricité ait été rétablie après quelques heures, le ministère de l’Énergie a annoncé l’ouverture d’une enquête afin de déterminer les causes de cette panne massive[142].
5 mars 2026
Stratégie terrestre et appui aux forces kurdes
Alors que les États-Unis affichent publiquement une réticence à engager des troupes terrestres en Iran, le président Donald Trump se montrerait favorable à un soutien indirect à des milices armées, en particulier aux groupes kurdes d’Iran, en conflit avec Téhéran depuis plusieurs décennies[143].
Cette évolution intervient dans un contexte d’intensification des frappes dans les zones à majorité kurde de l’ouest de l’Iran, notamment au Kurdistan iranien, visant des postes de police et des installations de sécurité le long de la frontière irano-irakienne. Ces bombardements pourraient avoir « préparé le terrain » à une éventuelle avancée de groupes armés kurdes[144]. L’organisation Hengaw affirme que ces frappes auraient causé la mort de plusieurs centaines de membres des forces de sécurité iraniennes dans la région[145].
Quelques jours après le début des hostilités, Donald Trump s’est entretenu par téléphone avec Massoud Barzani et Bafel Talabani, dirigeants de la région autonome du Kurdistan irakien[146]. Plusieurs groupes armés kurdes d’opposition, regroupés au sein de la Coalition des forces politiques du Kurdistan iranien (CPFIK), se sont déclarés prêts à participer au renversement du régime. Ces organisations ont d'ailleurs été la cible de drones et de missiles iraniens sur leurs bases en Irak durant le conflit[147].
Des informations font état de l'introduction clandestine d'armes dans l'ouest de l'Iran pour armer des milliers de volontaires. Selon certaines sources, la CIA travaillerait activement à armer les forces kurdes pour susciter un soulèvement généralisé en Iran[148]. Un entretien téléphonique aurait également eu lieu entre Donald Trump et Mustafa Hijri, dirigeant du Parti démocratique du Kurdistan d'Iran.
Toutefois, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré ne pas exclure l’envoi de troupes terrestres américaines en Iran, laissant ouverte la possibilité d’une implication militaire directe[149].
Répercussions régionales
Bahreïn
Dans la première nuit suivant les frappes iraniennes contre les installations américaines à Bahreïn, des émeutes éclatent dans les quartiers chiites de Manama et sur l'île de Sitra. Les manifestants, scandant des slogans hostiles au gouvernement et à la présence des États-Unis, dressent des barricades et s'en prennent aux forces de l'ordre avec des cocktails Molotov. La police antiémeute intervient avec des blindés légers et des gaz lacrymogènes pour reprendre le contrôle des carrefours stratégiques. Malgré de nombreuses arrestations et l'installation de points de contrôle, des affrontements violents persistent jusqu'au matin. Ces troubles illustrent la fracture entre la monarchie sunnite, qui héberge la Cinquième flotte des États-Unis, et une partie de la population chiite dans ce contexte de guerre régionale[150].
Irak
L'intervention militaire en Iran provoque d'importantes répercussions sécuritaires et diplomatiques chez les voisins de la République islamique. En Irak, la proximité politique et militaire avec Téhéran génère des tensions internes immédiates. Des manifestations de grande ampleur surviennent à Bagdad, particulièrement aux abords de la Zone verte et de l'ambassade des États-Unis. Les forces de sécurité irakiennes interviennent pour disperser les rassemblements en utilisant des moyens non létaux, tels que des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes[151]. Parallèlement, plusieurs groupes armés alliés à l'Iran formulent des menaces contre les installations militaires américaines sur le territoire irakien, augmentant le risque d'une confrontation indirecte sur ce théâtre d'opérations[152].
Pakistan
Au Pakistan, les frappes contre l'Iran déclenchent des émeutes dans les principaux centres urbains du pays. À Karachi, des manifestants attaquent le consulat des États-Unis, provoquant des incendies de bâtiments internationaux et des heurts avec les forces de l'ordre. Ces violences, qui s'étendent à Islamabad et Skardu, font au moins 23 morts et plusieurs dizaines de blessés, dont 30 lors du seul assaut contre le consulat de Karachi[153]. Ce climat d'instabilité intérieure coïncide avec la guerre entre le Pakistan et l'Afghanistan.
Inde
Dans les régions indiennes à forte majorité chiite, des manifestations ont lieu pour pleurer la mort d'Ali Khamenei et protester contre l'attaque israélo-américaine[154].
Bilan humain
Morts notables
- Ali Khamenei, Guide suprême de la Révolution islamique[155]
- Ali Shamkhani, contre-amiral, membre du Conseil de discernement iranien[155]
- Mohammad Pakpour, général de division, commandant en chef du corps des gardiens de la révolution islamique[155]
- Abdolrahim Mousavi, général de division, chef d'état-major des forces armées de la république islamique d'Iran[155]
- Aziz Nasirzadeh, général de brigade, ministre de la Défense et de la Logistique des forces armées[155]
- Mohammad Shirazi , général de brigade, chef du Bureau militaire du Guide suprême[156],[155]
- Hossein Jabal Amelian , général de brigade, président de l’Organisation de l'innovation et de la recherche défensives [156],[155]
- Reza Mozaffari-Nia , général de brigade, ancien président de l’Organisation de l'innovation et de la recherche défensives
- Mohsen Darrebaghi , général de brigade, sous-directeur de la logistique et du soutien, État-major général des forces armées
- Gholamreza Rezaian , général de brigade, commandant de l'Organisation du renseignement de la police de la République islamique d'Iran
- Bahram Hosseini Motlagh , général de brigade, chef de la planification des opérations, État-major général des forces armées
- Mohammad Baseri , haut responsable du ministère du Renseignement
- Saleh Asadi , chef de la direction du renseignement, quartier général central de Khatam-al Anbiya[156],[155]
- Majid Mousavi, commandant en chef de la force aérospatiale du CGRI
- Mansoureh Khojasteh Bagherzadeh
- Mohammad Raad
Objectifs déclarés
Donald Trump déclare que l'opération vise à « défendre le peuple américain en éliminant les menaces imminentes du régime iranien » et que l'Iran « ne pourra jamais avoir d'arme nucléaire ». Il annonce également l'intention de « détruire les missiles iraniens et raser son industrie missilière ». S'adressant directement au peuple iranien, il déclare : « Votre heure de liberté est arrivée. Quand nous aurons fini, reprenez votre gouvernement[62]. »
Réactions
Iran
Le ministère des Affaires étrangères promet que l'Iran « répondra fermement aux agresseurs », ajoutant que son pays avait fait « tout le nécessaire pour éviter la guerre »[158].
L’ambassadeur iranien à l’ONU, Amir-Saeid Iravani, dénonce devant le Conseil de sécurité un « crime de guerre » après la mort de civils. « À cause de cette attaque armée brutale, des centaines de civils ont été tués et blessés », déclare-t-il. « Le nombre de victimes civiles continue à augmenter. Ce n’est pas seulement un acte d’agression, c’est un crime de guerre et un crime contre l’humanité ».
Israël
Le ministre de la Défense, Israel Katz, qualifie l'opération de « frappe préventive » et déclare un état d'urgence national de 48 heures. L'espace aérien israélien est fermé à l'aviation civile et les hôpitaux sont déplacés dans des abris souterrains. Le Premier ministre Benyamin Netanyahu déclare que l'opération permettra au peuple iranien de renverser le régime et d'établir « un Iran libre et pacifique »[159].
États-Unis
Le président des États-Unis, Donald Trump, annonce le lancement d’« opérations de combat majeures » contre l’Iran, déclarant que l’objectif américain est de « défendre le peuple américain » en « éliminant les menaces imminentes » représentées par le régime iranien et de détruire ses capacités militaires, notamment ses missiles et sa marine. Il lance aussi un message direct au peuple iranien en l'invitant à « s'emparer du pouvoir »[160].
Réactions internationales
Russie
Le ministère russe des Affaires étrangères a dénoncé une « agression armée non provoquée contre un État souverain » et a averti que ces frappes pourraient mener à une « catastrophe humanitaire, économique et potentiellement radiologique »[161].
La diplomatie russe a également dénoncé une « aventure dangereuse » menaçant la région de « catastrophe » et visant à « détruire » un gouvernement qui a « refusé de se soumettre au diktat de la force et à l'hégémonisme ».
Le secrétaire adjoint du conseil de sécurité russe, Dmitri Medvedev, a estimé que les États-Unis avaient montré leur « vrai visage »[158].
Chine
Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a déclaré que « la souveraineté, la sécurité et l'intégrité territoriale de l'Iran doivent être respectées ». La Chine appelle à un arrêt immédiat des actions militaires et à une reprise du dialogue[161].
France
Le président de la République française, Emmanuel Macron, a déclaré que « l’escalade en cours » était « dangereuse pour tous » et qu’elle devait cesser. Il a estimé que l’extension du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran aurait de graves conséquences pour la paix et la sécurité internationales. Le président français a également affirmé que le peuple iranien devait pouvoir « construire son avenir librement », jugeant que les actions du régime islamique le disqualifiaient et qu’il convenait de « rendre la parole au peuple »[162].
Saint-Siège
Le pape Léon XIV a appelé les parties concernées à assumer leur responsabilité morale afin de mettre fin à la « spirale de la violence » et d’éviter une détérioration irréversible de la situation. Il a également souhaité que « la diplomatie retrouve un rôle central et que soit favorisé le bien des peuples aspirant à une coexistence pacifique fondée sur la justice »[152].
Afrique du Sud
Cyril Ramaphosa, président de l'Afrique du Sud, exprime son inquiétude face à l'escalade entre les parties les invitant à faire preuve de la plus grande retenue. Il rappelle le droit international[163].
Algérie
Les autorités algériennes changent de ligne diplomatique à l'égard de l'Iran en apportant leur soutien aux pays arabes concernés par les attaques iraniennes[164],[165].
Ahmed Attaf, ministre des Affaires étrangères, a exprimé le « refus catégorique » de l’Algérie de « toute atteinte à la souveraineté nationale de ces pays frères, à leur unité territoriale et à la sécurité de leurs peuples ».
Ahmed Attaf a également réaffirmé la position de l’Algérie en faveur d’un « arrêt immédiat de toute forme d’escalade » et de la « primauté du dialogue et de la maîtrise de soi » afin d’éviter à la région de « nouvelles tensions et d’empêcher l’extension du conflit et ses graves répercussions sur la sécurité régionale et internationale »[165].
Réactions régionales
Les ambassades américaines au Qatar et à Bahreïn imposent le confinement à leur personnel et recommandent à tous les ressortissants américains d'en faire de même[59]. L'Irak ferme son espace aérien national après le survol de missiles[151].
Liban
Le président de la République, Joseph Aoun, a appelé à « préserver le Liban des catastrophes et des horreurs des conflits extérieurs, ainsi que sa souveraineté, sa sécurité et sa stabilité »[166].
Le Premier ministre, Nawaf Salam, a pour sa part demandé aux Libanais de « mettre l’intérêt du Liban et des Libanais au-dessus de tout calcul », affirmant également un « refus catégorique de permettre à quiconque d’entraîner le pays dans des aventures qui menacent sa sécurité et son unité »[167].
Notes et références
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- ↑ Sidonie Rahola-Boyer, « Attaque en Iran : « L'escalade en cours est dangereuse pour tous, elle doit cesser », affirme Emmanuel Macron », sur Le Figaro, (consulté le )
- ↑ Rédaction Financial Afrik, « Dakar, Pretoria, N'djamena ... les réactions africaines aux frappes américano-israéliennes sur l'Iran », sur Financial Afrik, (consulté le )
- ↑ « L’Algérie lâche son allié iranien et se solidarise avec les pays arabes », sur Jeune Afrique, (consulté le )
- « Guerre à l’Iran : l’Algérie solidaire des pays arabes attaqués par Téhéran », sur TSA (site web), (consulté le )
- ↑ « Aoun appelle à « faire primer les intérêts du Liban sur toute autre considération » », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le )
- ↑ « « Carburants et médicaments disponibles pour au moins deux mois », assure Salam aux Libanais », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le )
Voir aussi
- Frappes américaines sur les sites nucléaires iraniens
- Répression des manifestations iraniennes en 2026
- Programme nucléaire de l'Iran
- Guerre Iran-Israël des Douze Jours
- Guerre en cours
- Conflit américano-israélo-iranien de 2026
- 2026 en Israël
- 2026 en Iran
- Relations entre les États-Unis et l'Iran
- Opération militaire israélienne
- Opération militaire des États-Unis
- Seconde présidence de Donald Trump
- Opération militaire iranienne
- Février 2026
- Mars 2026
