Condition des femmes en Mauritanie

2004, femmes vues de dos portant la Mehlefa.

Cet article présente la condition des femmes en Mauritanie, régie jusqu'en 2001 par la seule tradition, et s'inscrivant dans une société où est fortement présente l'empreinte de la loi islamique.

Indicateurs socio-démographiques

Espérance de vie, santé

Éducation

Emploi et vie économique

Participation à la vie politique

Maalouma Mint Mokhtar Ould Meidah dite Malouma, chanteuse devenue sénatrice en 2007.

Autres aspects

Mutilations sexuelles féminines

En 2017, 67 % des femmes auraient victimes de MGF[1].

Violences faites aux femmes

Esclavage

Mariages précoces

Le mariage précoce, dans la plus tendre enfance, est une pratique traditionnelle, qui n'impliquait alors que des échanges de présents symboliques. En 2008, un observateur note que cette pratique est devenue un vrai trafic commercial, les enfants étant remises aux futurs maris, y compris via des réseaux de passeurs vers l'Arabie Saoudite[2]. En 2017, 35,2 % des filles sont mariées avant l'âge de 18 ans, avec une proportion plus forte (jusqu'à 55 %) en milieu rural qu'en milieu urbain (24 % dans les milieux aisés de Nouakchott pour le taux le plus bas)[1]. L'âge minimum légal de 18 ans n'est pas respecté, car jugé contraire aux règles de l'Islam[2], certains députés défendant au contraire de fixer cet âge à 9 ans[3].

La polygamie est autorisée ; elle touche en 2013 5,62 % des hommes et 13,55 % des femmes[4].

Chronologie des droits des femmes

En 2001, alors que le statut des femmes était jusque là uniquement régi par les traditions, une loi portant code du statut personnel est adoptée. Des tentatives pour moderniser le texte, notamment pour fixer un âge minimum pour le mariage ou pour lutter contre les violences envers les femmes, en forte augmentation[3] sont restées lettres mortes, malgré la présentation de deux projets de loi soutenus par le gouvernement[5].

Mouvements féminins, féminisme

Notes et références

Bibliographie