Compagnie d'aménagement des coteaux de Gascogne

Compagnie d'aménagement
des coteaux de Gascogne (CACG)
logo de Compagnie d'aménagement des coteaux de Gascogne

Création 1959
Forme juridique Société d'économie mixte
Siège social Tarbes
Drapeau de France France
Direction Président : Pierre Chéret (Conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine)

Directeur général : Nicolas Daurensan

Activité Eau, Agriculture, Energie
Filiales CA 17 International
Site web Site officiel

La Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne (CACG) est une société anonyme d'économie mixte, située à Tarbes (Hautes-Pyrénées). Elle compte environ 200 salariés.

Elle conçoit, construit, et met en œuvre des projets dans le but de concourir à l’aménagement du territoire. Dans ce cadre, ses principaux clients sont les collectivités territoriales, les agriculteurs et les entreprises privées. Elle est établie en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine.

Implantations

Siège social à Tarbes (Hautes-Pyrénées)

6 agences :

Activités

Énergie

La CACG soutient les projets d’énergie renouvelable des territoires : eau, soleil, déchets, bois… Elle accompagne la production d’énergie locale, créatrice de valeur ajoutée pour les territoires.

Hydroélectricité

  • Favoriser les projets à impact modéré grâce à l’électricité de basse chute.
  • Optimiser le potentiel énergétique existant sur nos cours d’eau, sans affecter les milieux aquatiques.
  • Améliorer la production énergétique par une gestion précise de la ressource en eau.

Énergie solaire

  • Favoriser l’intégration des projets dans les territoires ruraux.
  • Faire de votre projet un levier de développement local fédérateur.
  • Valoriser les aménagements existants, et préserver les terres agricoles[1].

Agriculture et Alimentation

La CACG accompagne la transition agricole et alimentaire des territoires.  Elle s’implique pour optimiser l’usage de l’eau, encourager une agriculture vertueuse, renforcer les filières de production locales[2].

Transition agricole

  • Innovation technologique : les données satellitaires au service de l’optimisation des cultures (gestion de l’eau, rendements…).
  • Perspectives énergétiques : conciliation des enjeux entre préservation de l’agriculture et développement des énergies renouvelables.
  • Agriculture durable : expérimentations et nouvelles pratiques (agroécologie, conservation des sols, irrigation sur mesure, diversification des cultures), développement de filières à haute valeur ajoutée.

Appui aux agriculteurs

  • Aide au fonctionnement des structures d’irrigation collectives.
  • Conseil réglementaire et ingénierie de financement.
  • Aide à l’émergence de projets, structuration de filières agricoles.

La ferme de la Mirandette

Créée par la CACG, la ferme de la Mirandette est un laboratoire à ciel ouvert et un lieu d’expérimentation. Tout au long de l’année, elle teste des concepts innovants en grandeur nature, compare les techniques culturales et contribue à l’opérationnalisation de l’agroécologie. Elle travaille notamment sur la conservation des sols (couverts végétaux, semis directs…) et l’irrigation sur-mesure[2].

Eau

La CACG est le promoteur d’un partage équitable de l’eau sur les territoires : eau potable, biodiversité, irrigation, industrie, pêche, tourisme, hydroélectricité

Elle garantit une gestion durable, dans des régions marquées par une forte tension sur la ressource et soumises aux événements extrêmes liés au changement climatique :  sécheresse, inondations…[3]

Prise d'alimentation de la rivière Gers sur le Canal de la Neste - Lannemezan (65)

Le canal de la Neste

Le canal de la Neste alimente le système hydraulique Neste.

Depuis 1990, il est géré par la Compagnie d'Aménagement des Coteaux de Gascogne (CACG) dans le cadre d'une concession d'état.

Construit entre 1848 et 1862, il garantit l’alimentation en eau de la Gascogne. Un territoire de 8 400 km² à cheval sur 5 départements : les Hautes-Pyrénées (Hautes-Pyrénées), le Gers (Gers), la Haute-Garonne (Haute-Garonne), le Lot-et-Garonne (Lot-et-Garonne) et le Tarn et Garonne (Tarn-et-Garonne).

Il achemine l’eau de la vallée d'Aure vers les usagers – eau potable, irrigation, industrie, tourisme et loisirs… – par l'intermédiaire d'un vaste réseau composé de 1 350 km de rivières, 90 km de rigoles, plusieurs lacs…[4]

L'eau du canal et des 17 rivières qu'il alimente provient de la Neste, depuis la prise d'eau de Sarrancolin à Beyrède-Jumet (65).

Le barrage de Fourogue

Cet ouvrage, à cheval sur les communes de Mailhoc et de Cagnac-les-Mines, a été réalisé et exploité dans le Tarn par la CACG de 1998 à 2020[5]. Sa construction fut attaquée par ses opposants[6],[5] et condamnée en 1997 par le tribunal administratif. Alors que l'arrêt imposait l'arrêt des travaux, et le procureur de la République d'Albi refuse de faire arrêter les travaux. Le préfet prend un arrêté d'arrêt des travaux, sans le faire exécuter. Enfin, l'illégalité de la construction est confirmée par la Cour d'appel administrative de Bordeaux en 2005[5].

Il a fait l'objet d'une nouvelle enquête publique en 2015 et de travaux de mise aux normes en 2018 - 2019 avant d'être rétrocédé au Conseil départemental du Tarn en 2020.

Le barrage de Sivens

En 2014, la forte contestation des opposants à la construction du barrage de Sivens attire l'attention sur la CACG. Le , le Canard enchaîné relève que son conseil d'administration est composé très majoritairement[7] d'élus des conseils généraux et régionaux de Nouvelle-Aquitaine et d'Occitanie, ce qui est susceptible de constituer un conflit d'intérêt, les mêmes personnes « ayant l'idée d'un projet, en étudient la faisabilité, le votent et en possèdent la maîtrise d'ouvrage » à travers des structures différentes[8].

En 2001 et 2009, la CACG a mené des études sur la faisabilité du barrage de Sivens. À la suite de ces études, le conseil général du Tarn a désigné la même CACG pour assurer la maîtrise d'oeuvre du barrage de Sivens. Le , le Ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie a demandé à deux experts, ingénieurs généraux des ponts, eaux et des forêts, de rédiger un rapport sur le sujet. Ce rapport, sans remettre en cause la nécessité de stocker l'eau dans la vallée du Tescou, préconise plusieurs améliorations en particulier de réactualiser la demande en eau et d'étudier des variantes de stockage[9].

Lac de Puydarrieux

Le barrage de Puydarrieux a été mis en eau en 1987 et forme le lac de Puydarrieux. Au-delà des usages communs aux ouvrages du système Neste (environnement, économie, eau potable), c’est aussi une aire de passage et d’hivernage pour près de 240 espèces d’oiseaux. Durant la période de nidification, la CACG veille à maintenir un niveau d’eau constant dans le lac. Depuis 2006, le site est d'ailleurs classé Natura 2000.

Le lac s’inscrit également dans une dynamique de développement durable et d’optimisation de l’énergie. Une microcentrale hydroélectrique a vu le jour en 2015 pour recycler l’énergie dissipée naturellement au pied de la retenue.

Voir aussi

Notes et références

  1. « Énergie », sur CACG (consulté le 12 décembre 2019)
  2. a et b « Agriculture et alimentation », sur CACG (consulté le 10 décembre 2019)
  3. « Qui sommes-nous ? », sur CACG (consulté le 10 décembre 2019)
  4. « Système Neste », sur CACG (consulté le 10 décembre 2019)
  5. a b et c Nicolas Bérard, « S'il se construit, le barrage de Sivens pourrait être déclaré illégal », Médiapart, 3 novembre 2014.
  6. Véronique Haudebourg, « Fourogue, le barrage tarnais illégal auquel Sivens ressemble étrangement », France 3 Midi-Pyrénées, 3 novembre 2014.
  7. Rapport d'activité2013, http://www.cacg.fr/documents/150911cacgrapact2013_bd.pdf, page 21
  8. A.-S. M., « Petits aménagements entre amis », Le Canard enchaîné, 5 novembre 2014
  9. Barrage à Sivens : un rapport d'experts critique le projet Le Monde, 26 octobre 2014