Combat de Blanche-Lande

Combat de Blanche-Lande

Informations générales
Date fin
Lieu Bois de Blanche-Lande, près de Coglès
Issue Victoire des Chouans
Belligérants
Flag of France.svg RépublicainsRoyal Standard of King Louis XIV.svg Chouans
Commandants
Commandant JoréAimé Picquet du Boisguy
Forces en présence
400 hommes[1]
(selon les chouans)
300 à 400 hommes[1]
Pertes
23 morts[1]
(selon les chouans)
8 blessés[1]

Chouannerie

Coordonnées 48° 27′ 35″ nord, 1° 21′ 51″ ouest
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Combat de Blanche-Lande
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Combat de Blanche-Lande

Le combat de Blanche-Lande a lieu en septembre 1795, pendant la Chouannerie.

Prélude

Vers la fin du mois de , à Fougères, le commandant républicain Joré est informé qu'Aimé Picquet du Boisguy était à Coglès, qu'il a licencié sa troupe et qu'il n'a que peu d'hommes avec lui. Joré tente alors une expédition de nuit afin de le surprendre et réunit, selon Pontbriand, 300 carabiniers, renforcés par 100 grenadiers et chasseurs à pied du 6e régiment d'infanterie de ligne, puis se met en marche prestement sur Coglès. Boisguy n'a alors que les 200 hommes de ses compagnies d'élite de grenadiers et de chasseurs qui ne le quittaient presque jamais. Il envoie néanmoins des courriers à ses capitaines de paroisses aux alentours afin de demander des secours, puis il se porta à la rencontre de Joré, espérant lui-même le surprendre. Les Chouans gagnent les bois de Blanche-Lande où ils trouvent une position favorable et s'y embusquent[1].

Ce combat n'est pas mentionné par les rapports républicains, cependant un exposé du procureur-syndic du district adressé au Comité de salut public fait mention d'un combat le 28 septembre, sans donner plus de détails :

« On ne compte plus les chouans que par milliers ; ils ne craignent plus d'attaquer un bataillon entier comme ils l'ont fait le 28 septembre dernier. Boisguy est leur général en chef. On leur a apporté des fusils et des espingoles[2]. »

Le combat

Marchant sans méfiance, les Républicains tombent dans l'embuscade, ils sont surpris par une fusillade, mais elle ne fait que quelques blessés. Les républicains répliquent et se mettent à couvert dans les fossés, ils échangent des coups de feu avec les Chouans, peu meurtriers cependant. L'obscurité empêche les deux chefs de connaître les forces de leurs adversaires, et chacun reste sur ses positions. Le combat se déroule ainsi pendant une heure et demie sans que personne ne soit tué, lorsqu'au lever du soleil, une troupe de Chouans, commandée par François Poirier, dit « Sans-Chagrin », arrive en renfort[1].

Boisguy fait sa jonction avec cette troupe et mène la charge sur les républicains. Plusieurs soldats du régiment d'Armagnac se découragent et prennent la fuite, Joré tente alors une attaque avec 100 carabiniers, mais Boisguy choisit de se replier sur les fossés. Les Chouans rétrogradent, puis ouvrent alors feu sur les carabiniers, qui doivent se replier à leur tour, après avoir perdu 23 hommes[1].

Boisguy lance une contre-attaque sur des Républicains, tandis que les renforts de « Sans-Chagrin » les engagent de flanc. Joré donne l'ordre à ses hommes de battre en retraite. Les Chouans s'élancèrent à leur poursuite, lorsque soudainement, Boisguy est frappé d'une balle à l'épaule et renversé. Croyants, leur chef grièvement blessé, les Chouans cessent aussitôt le combat pour l'emporter sur les arrières. Craignant un piège et constatant que beaucoup de ses soldats se sont dispersés, Joré préfère de ne pas lancer de contre-attaque, et regagne Fougères[1].

Les pertes

Selon Pontbriand, les Chouans n'ont que huit blessés, dont du Boisguy, légèrement touché à l'épaule, tandis que les pertes des Républicains sont de 23 morts[1].

Bibliographie

  • Toussaint Du Breil de Pontbriand, Mémoire du colonel de Pontbriand sur les guerres de la Chouannerie, édition Plon, Paris, (réimpr. Y. Salmon, 1988), p. 206-208.
  • Théodore Lemas, Le district de Fougères pendant les Guerres de l'Ouest et de la Chouannerie 1793-1800, Rue des Scribes Editions, , p. 207.
  • Christian Le Boutellier, La Révolution dans le Pays de Fougères, Société archéologique et historique de l'arrondissement de Fougères, , p. 457-458.
  • Marie-Paul du Breil de Pontbriand, Un chouan, le général du Boisguy, édition Honoré Champion, Paris, (réimpr. La Découvrance, 1994), p. 183-184.

Références