CentraleSupélec

CentraleSupélec
Université Paris-Saclay
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Histoire
Fondation
1829 (École centrale Paris)
1894 (École supérieure d'électricité)
2015 : Fusion des deux écoles
Statut
Type
Forme juridique
Établissement public national à caractère scientifique culturel et professionnel ()
Régime linguistique
Fondateur
Directeur
Romain Soubeyran[1]
Membre de
Site web
Chiffres-clés
Étudiants
4300
Enseignants
70
Enseignants-chercheurs
300
Chercheurs
67
Budget
105 millions d'euros
Localisation
Pays
Campus
Ville

CentraleSupélec (CS) est l'une des 204 écoles d'ingénieurs françaises accréditées au à délivrer un diplôme d'ingénieur[2] et est un « établissement-composante » de l'Université Paris-Saclay[3].

Elle naît en 2015 de la fusion entre Supélec (dont le nom officiel est « École supérieure d'électricité ») et l'École Centrale Paris (dont le nom officiel est « École centrale des arts et manufactures »). Elle est placée sous la tutelle conjointe du ministre chargé de l'industrie et du ministre chargé de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation [4]. C'est aujourd'hui l'une des écoles d'ingénieurs françaises les plus sélectives.[5]

CentraleSupélec est membre fondateur du réseau d'échange Top International Managers in Engineering (TIME), membre de l'association européenne des écoles d'ingénieurs Conférence des écoles européennes pour l'enseignement et la recherche des sciences pour l'ingénieur avancées (CESAER) et membre fondateur de l'université Paris-Saclay.

Historique

École centrale des arts et manufactures

L'École centrale des arts et manufactures est fondée en 1829 sur une initiative privée d'Alphonse Lavallée, homme d'affaires actionnaire du journal d'inspiration saint-simonienne Le Globe et premier directeur, qui s'est entouré de trois scientifiques : Jean-Baptiste Dumas, Eugène Péclet et Théodore Olivier. Elle a pour but de former des ingénieurs généralistes pour l’industrie naissante (« les médecins des usines et des fabriques »), à une époque où les institutions supérieures forment plutôt des cadres de l'État. Elle devient publique en 1857 quand Lavallée la lègue à l'État français pour en assurer la pérennité. Elle est ensuite temporairement renommée École impériale des arts et manufactures. Elle attribue à partir de 1862 le titre d’ingénieur des arts et manufactures, premier titre d'ingénieur diplômé créé en France et devenu maintenant le titre d'ingénieur diplômé de l'École centrale des arts et manufactures.

Premier bâtiment de l'École centrale (hôtel Salé) dans le Marais, second bâtiment de l'École rue Montgolfier à Paris (3e arrondissement), derrière le CNAM, et vue latérale du bâtiment Olivier (Enseignement) à Châtenay-Malabry (détruit)


Installée dans un premier temps à Paris, à l’hôtel de Juigné (actuel hôtel Salé, hôte du musée Picasso), puis dans des locaux construits à cet effet rue Montgolfier (qui appartiennent maintenant au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) dont le bâtiment originel est adjacent), elle est transférée en 1969 à Châtenay-Malabry sur un campus regroupant les bâtiments d’enseignement et de recherche, la résidence des élèves et plusieurs équipements communautaires (restaurant universitaire, stade, gymnase). L'architecte du campus est Jean Fayeton. Le président Pompidou, accompagné pour cette occasion par Robert Galley, alors ministre et centralien lui-même, inaugure ce campus.

L'École centrale des arts et manufactures a acquis rapidement une grande renommée[6]. De grands noms de l’industrie en sortent : Gustave Eiffel, Georges Leclanché, André Michelin, Armand Peugeot, Louis Blériot, Marcel Schlumberger, Francis Bouygues, etc. De futures personnalités du domaine artistique en ont été également diplômées, comme l’écrivain Boris Vian, le sculpteur Gérard Chamayou dit Félix (ingénieur de la Géode à Paris) ou le chanteur Antoine.

École supérieure d'électricité

L’École supérieure d'électricité a été fondée en 1894 par la Société internationale des électriciens, actuellement Société des électriciens et des électroniciens (SEE). Il s’agissait alors de former les ingénieurs pour l’industrie électrique en plein développement. Elle ne devient l’Association Supélec qu’en 1987. Les quatre membres fondateurs de cette association sont la Société des électriciens et des électroniciens (SEE), la Fédération des industries électriques, électroniques et de communication (FIEEC), le groupe Électricité de France (EDF) ainsi que la Société des ingénieurs Supélec (renommée Amicale des ingénieurs Supélec en 1995).

L'immeuble occupé par Supélec à Malakoff de 1927 à 1975 ; le bâtiment principal de Supélec, dans le quartier de Moulon à Gif-sur-Yvette (Paris-Saclay).

À sa création, l’école était installée 12 rue de Staël, dans le 15e arrondissement de Paris, derrière le lycée Buffon, dans un bâtiment aujourd'hui disparu[7].

Elle déménage en 1927 à Malakoff, près de la porte de Vanves (locaux aujourd'hui occupés par l'Unité de formation et de recherche de droit de l'université Paris Descartes), puis, en 1975, à Gif-sur-Yvette, sur le plateau de Moulon, à la limite Sud du plateau de Saclay, près d’Orsay[7]. Ce campus a été inauguré par le président de la République d’alors, Valéry Giscard d'Estaing[7].

Depuis, l’école a ouvert deux campus supplémentaires, à Rennes en 1972, puis à Metz en 1985. Tous les bâtiments principaux des campus de Supélec partagent la même architecture typique : des bâtiments de grande envergure à rayures horizontales blanches et noires.

Création de CentraleSupélec

L'École centrale Paris et Supélec ont signé en 2006 un accord-cadre et mis en place, en novembre 2008, une « alliance stratégique » qui a pour objectif une meilleure compétitivité internationale des deux Écoles.

Les directeurs de Centrale et Supélec ont annoncé en 2011 la création d'une marque et d'un logo communs. Ils ont également annoncé la création d'une association de préfiguration, chargée de mettre en place un rapprochement des deux écoles, sous un nouveau statut. En septembre 2013, Hervé Biausser est nommé directeur de l'école supérieure d'électricité en plus de son poste de directeur de l'école centrale des arts et manufactures. Romain Soubeyran lui succède à compter du .

Le rapprochement des deux écoles d'ingénieurs, dirigées par Hervé Biausser, se concrétise le 12 septembre 2014 par l'adoption des statuts du nouveau grand établissement, qui est placé sous la tutelle du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et du ministère de l'Industrie. Le décret validant cette décision est présenté au Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche le 15 septembre 2014. Hervé Biausser dirige cette nouvelle école jusqu'à la fin de son mandat en cours en septembre 2018. Son successeur, Romain Soubeyran, est nommé par le président de la République pour une durée de cinq ans[8],[9].

La loi relative à l'enseignement supérieur et à la recherche permettra aux personnels de Supélec de choisir entre la conservation de leur contrat de droit privé et la transformation en contrat de droit public. Le contrat de travail du personnel de Centrale Paris sera simplement transféré vers la nouvelle entité créée[9].

L'objectif de cette « synergie » est de cumuler les domaines de compétence des deux écoles. Selon Hervé Biausser, « Ensemble, nous couvrons la totalité du spectre de l'ingénierie. Il y a peu d'écoles d'ingénieurs aussi complètes en France, alors que c'est plutôt le modèle majoritaire à l'étranger. »[9]

L’établissement est créé officiellement par décret du 30 décembre 2014, en vigueur le 1er janvier 2015. Il se substitue à l'École centrale des arts et manufactures et à l'École supérieure d'électricité, qui « transfèrent leurs personnels, leurs biens, leurs droits et leurs obligations » à la nouvelle entité. Il prend la forme d’un « grand établissement », catégorie particulière d’établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (c’est le statut qu’avait l’École centrale des arts et manufactures)[4].

Cependant, cette fusion donne lieu à plusieurs mouvements de grève, en juin 2016, puis en mars 2017, en particulier du personnel enseignants et biatss de l'ancienne école Supélec. Les revendications portent d'une part sur les conditions de travail des salariés du campus de Châtenay-Malabry (ex école centrale), qui se dégraderaient à l'occasion du déménagement sur le plateau de Saclay, d'autre part du changement de statut de privé à public pour les anciens salariés de Supélec, ainsi que l'inquiétude de voir la mise en place d'un cursus ingénieur différent et de moindre niveau sur les campus de Rennes et Metz[10],[11].

Le positionnement du nouveau cursus et ses principes directeurs de mise en œuvre sont toutefois approuvés à l'unanimité lors du conseil d'administration du 30 mars 2016. Le nouveau cursus a été conçu ab initio à partir des besoins de l'aval et en reprenant les lignes de forces des cursus de Centrale et Supélec[12]. Il est centré sur la maitrise des systèmes complexes[13] et renforce notamment les exigences en mathématiques, informatique et modélisation. Le 5 décembre 2017 la Commission des titres d'ingénieur accrédite le cursus pour la durée maximale possible (six ans)[14]. Le cursus est lancé le 3 septembre 2018 sur le campus de Paris-Saclay pour 800 élèves, et 27 apprentis sur le campus de Rennes. Les premiers ingénieurs diplômés de CentraleSupélec sont arrivés sur le marché du travail en 2021[9].

Membre fondateur de l’Université Paris-Saclay

sans cadre
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L'École centrale Paris et Supélec ont beaucoup contribué à la définition du projet « Campus de Saclay » et à sa labellisation comme Initiative d’Excellence (IDEX), préfigurant l’Université Paris-Saclay.

Fin avril 2017, CentraleSupélec, par la voix de son directeur, annonce que l'école ne fera pas partie de l'université Paris-Saclay dans son modèle intégré, où l'université aurait sous sa tutelle toutes les formations d'ingénieur du plateau de Saclay. À la suite de cette déclaration, les autres écoles du projet s'en sont aussi retirées, laissant l'université Paris-Sud seule au sein de l'université Paris-Saclay[15],[16],[17].

Le , à l'occasion de l'inauguration des deux nouveaux bâtiments du campus francilien, situé à Gif-sur-Yvette sur le campus universitaire Paris-Saclay, le Président de la République Emmanuel Macron annonce la création sur le plateau de Saclay de deux pôles : l'université Paris-Saclay dont CentraleSupélec est de nouveau membre, et l'Institut polytechnique de Paris. Il acte ainsi le « divorce » avec l'école polytechnique[18].

Le , CentraleSupélec devient un « établissement-composante » de l'université Paris-Saclay, qui succède à l'université Paris-Sud[19].

Campus de CentraleSupélec

Campus de CentraleSupélec

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Campus de Paris-Saclay

Le campus de Paris-Saclay, situé à Gif-sur-Yvette, est composé de trois bâtiments:

  • Le bâtiment "Gustave Eiffel", de l’agence d’architecture OMA (sous loi MOP) : cette ruche urbaine mêle enseignement, recherche, vie étudiante et ouverture sur la ville. Un centre d’enseignement des langues, mutualisé avec l'université Paris-Saclay et l’École normale supérieure Paris-Saclay, y prend place. Il a une superficie de 47 000 m2[20]. Il accueille les laboratoires de recherche « lourds », tels qu'EM2C, SPMS, MSSMat, LGPM, LPQM (resp. énergétique, physique, mécanique et matériaux, photonique).
  • Le bâtiment "Francis Bouygues" (partenariat public-privé avec Bouygues Bâtiment IDF EPP) : conçu en parallèle au MOP, il mélange lui aussi des activités variées : recherche, enseignement, fonctions supports. Il a une superficie de 29 000 m2. Il regroupe les laboratoires MICS, CVN et LGI (resp. mathématiques, informatique et génie industriel)
  • Le bâtiment "Louis Charles Breguet" est un bâtiment existant provenant de Supélec : dessiné par Michel Longuet, il fut construit en 1974-1975. Mis en service à la rentrée de septembre 1975, il regroupe en un bâtiment unique et sur 40 000 m2 des activités d’enseignement, de recherche (laboratoires L2S et Sondra), administratives, associatives (élèves) et sportives.
  • Le bâtiment abritant le laboratoire GeePs (Laboratoire de Génie Électrique de Paris).

Le campus de Paris-Saclay accueille environ 3200 étudiants en formation initiale. Les options de troisième année recouvrent les domaines des Mathématiques Appliqués, du Génie Industriel, de l'Énergie, de l'Automatique, de l'Aéronautique, de la Mécanique, de l'Électronique, de l'Informatique, des Télécommunications, du Traitement du Signal, des Biotechnologies et de la Physique Fondamentale.

Le campus de Paris-Saclay est relié à Paris par différents moyens de transport. Un chemin piétonnier permet de se rendre à la gare du Guichet (distance de marche d'une longueur de 2,6 km) où passe le RER B. Quatre arrêts d'autobus permettent d'accéder à la station Massy - Palaiseau.

Campus de Metz

Le campus de Metz a été inauguré en 1985, et se situe au sein de Metz Technopôle. Il fait face à Georgia Tech Lorraine, l’antenne lorraine du Georgia Institute of Technology, Atlanta et vise à profiter de sa proximité avec l’Allemagne, la Belgique et le Luxembourg. En formation initiale, il accueille environ 250 étudiants, répartis sur les trois années d'études et préparant le diplôme d'Ingénieur CentraleSupélec.

Les activités de recherche y sont menées au sein de deux laboratoires : le Laboratoire Matériaux Optiques, Photonique & Systèmes et la partie messine du Laboratoire lorrain de recherche en informatique et ses applications[21], en co-tutelle avec l'Université de Lorraine pour le premier, à laquelle s'ajoute l'Institut national de recherche en informatique et en automatique pour le deuxième[source secondaire nécessaire].

Campus de Rennes

Le campus de Rennes a été inauguré en 1972, et se situe au sein du Rennes Atalante. En formation initiale, il accueille environ 200 étudiants, répartis sur les trois années d'études et préparant le diplôme d'Ingénieur CentraleSupélec. Les options de 3e année recouvrent les domaines des « Systèmes Électronique, Réseaux et Images », des « Systèmes d'Information Sécurisés » et de l’ « Ingénierie des Systèmes Automatisés ».

En 2020, la ligne b du métro de Rennes devait relier le campus de CentraleSupélec au centre-ville de Rennes, avec la station Atalante. Cependant, l'inauguration de cette ligne aura finalement lieu en Septembre 2022 après plusieurs retards.

Formation

Diplômes d'ingénieur

Jusqu’en 2021 (date de diplomation des premiers élèves rentrés sur le nouveau cursus), CentraleSupélec délivrera les deux diplômes :

  • le diplôme d'ingénieur diplômé de l'École centrale des arts et manufactures (cursus ingénieur Centrale Paris),
  • le diplôme d’Ingénieur diplômé de l'École supérieure d'électricité (cursus ingénieur Supélec).

Depuis septembre 2018, un nouveau cursus d'ingénieur a été mis en place.

Ceux qui suivent le cursus classique font leur première année d'élèves ingénieurs sur le campus de Paris-Saclay, à l'exception des étudiants venant de BCPST (depuis 2020) qui sont sur le campus de Metz en première année.

Ceux qui suivent le cursus par apprentissage sont rattachés au campus de Rennes ou de Metz en première année. (Pour la promotion qui a intégré en 2018, ils sont rattachés au campus de Rennes). Quelques informations supplémentaires sur l'apprentissage via [22]

Les frais de scolarité sont de 3 500 [23] depuis septembre 2017.

Recrutement

Le recrutement des élèves-ingénieurs se fait principalement sur un concours après les classes préparatoires aux grandes écoles.

La voie d’accès principale est le concours Centrale-Supélec (à l'issue des filières de classes préparatoires MP, PC, PSI, TSI) ou Banque PT (filière PT)

Depuis 2020 des places sont offertes pour les élèves sortants des filières BCPST pour favoriser une diversification du profil des étudiants[source secondaire nécessaire].

Une partie des étudiants sont recrutés après des licences via le concours universitaire CentraleSupélec ou dans le cadre du programme TIME (notamment pour les étudiants étrangers).

Il est possible d'intégrer l'école après un DUT. Ces étudiants suivront obligatoirement le cursus en apprentissage

MP PC PSI PT TSI BCPST
Nombre de places offertes pour les candidats français en 2021 273 152 175 45 dont 20 en apprentissage. 21 dont 16 en apprentissage. 10
Places pourvues en 2020 pour les candidats français 290 170 189 41 dont 21 en apprentissage. 20 dont 15 en apprentissage. 11
Places pourvues en 2019 pour les candidats français 259 160 176 20 pour le cursus principal (43 au total) 5 pour le cursus principal (20 au total)
Places pourvues en 2018 pour les candidats français. 248 149 170 20 pour le cursus principal (27 au total) 5 pour le cursus principal (20 au total)

Vie associative

Plus de 150 clubs et associations sont présents sur les campus de CentraleSupélec[24].

  • Le Bureau des Sports (BDS) est l'association qui organise la vie sportive du campus de CentraleSupélec. Composé d'une quarantaine d'élèves de première et de deuxième année, son rôle est de permettre à chacun de pratiquer le sport qu'il souhaite dans l'une des nombreuses associations sportives ou lors d’événements organisés régulièrement sur le campus. Le BDS organise également chaque année le plus grand tournoi étudiant omnisports de France, le TOSS, qui a lieu début mai et qui accueille plus de 4 500 étudiants venus de la France entière[25].

Anciens élèves et diplômés

Entrepreneuriat

L'école a mis en place un programme de développement et de soutien à l'entrepreneuriat qui se matérialise par :

  • l'enseignement de l'entrepreneuriat dès la 1re année du cursus lors de la Start-up Week[26] ;
  • la filière entrepreneur en dernière année ;
  • l'incubateur 21st sur son campus de Gif-sur-Yvette avec une antenne à Station F à Paris ;
  • le fab lab « La Fabrique »[27] ;
  • l'Institut Open Innovation[28] pour construire des relations durables entre grands comptes et start-up.

De nombreuses start-ups ont été créées par des Alumni de CentraleSupélec, comme Evaneos, Heetch, Neolane, Withings, ou InnovaFeed.

Polémique

Violences sexuelles et sexistes

Le 7 octobre 2021 un résultat de sondage parait dans le journal Le Monde dénonçant des cas de viols et d'agressions sexuelles parmi les étudiants. Au total au cours de l'année scolaire 2020-2021, le sondage fait état de 28 viols, 71 agressions sexuelles et 74 cas de harcèlement sexuel sur 659 répondants parmi les 2400 élèves sondés. Une enquête préliminaire est ouverte par le parquet d'Évry[29]. Libération note huit mois plus tard que la direction n'a toujours pas pris de mesure pour gérer les signalements[30].

Classements

Classements nationaux (classée en tant que CentraleSupélec au titre de son diplôme d'ingénieur)

Nom Année Rang
DAUR Rankings[31] 2022 4
L’Étudiant[32] 2022 3
L’Usine Nouvelle[33] 2022 3
Le Figaro[34] 2022 2

Classements internationaux (classée en tant qu'Université Paris-Saclay)

Nom Année Rang (monde) Rang (France)
CWUR[35] 2022-2023 32 2
QS Top Universities[36] 2023 69 4
Shanghai Ranking[37] 2021 16 1
Times Higher Education[38] 2023 93 4

Recherche

Regroupant plus de 1 100 personnels de recherche (chercheurs, enseignants-chercheurs, post-doctorants, doctorants, ingénieurs, techniciens, personnels administratifs), le centre de recherche de CentraleSupélec est composé de 18 laboratoires et équipes de recherche, une fédération de mathématiques et un institut de recherche avec EDF. Au niveau international, l'école est tutelle de 4 Laboratoires Internationaux Associés (LIA), une Unité Mixte Internationale (UMI) et un Groupement de recherche international (GDRI). Les domaines d'activités des laboratoires couvrent un large spectre : physique, physico-chimie, énergie, électronique, automatique, télécommunications, optique, informatique, mathématiques, mécanique, économie, génie industriel et management. Les domaines d'application de ces recherches fondamentales ou appliquées concernent l'environnement, le secteur de l'énergie, la « science des systèmes », les transports, les technologies de l'information et de la communication et la santé. Au sein de la documentation, le Pôle information scientifique et technique – recherche valorise les publications des chercheurs en libre accès dans l'archive ouverte Hal ; un « halathon » a ainsi été organisé en 2020[39].

  • Fédération de Mathématiques de CentraleSupélec (FDM, FR 3487) (Paris-Saclay)
  • Centre pour la Vision Numérique (CVN) (Paris-Saclay)
  • Laboratoire d'Énergétique moléculaire et macroscopique, Combustion (EM2C, UPR 288 du CNRS) (Paris-Saclay)
  • Laboratoire de Génie industriel (LGI) (Paris-Saclay)
  • Laboratoire de génie électrique de Paris (LGEP, UMR CNRS 8507) (Paris-Saclay)
  • Laboratoire de Génie des procédés et matériaux (LGPM) (Paris-Saclay)
  • Laboratoire de Mathématiques et Informatique pour la Complexité et les Systèmes (MICS, anciennement Laboratoire de Mathématiques appliquées aux systèmes) (Paris-Saclay)
  • Laboratoire de Mécanique des sols, structures et matériaux (MSSMAT, UMR 8579 CNRS) (Paris-Saclay)
  • Laboratoire Matériaux Optiques, Photonique et Systèmes (LMOPS, EA 4423) (Metz)
  • Laboratoire des Signaux et Systèmes (L2S, UMR CNRS 8506) (Paris-Saclay)
  • Laboratoire SONDRA, laboratoire franco-singapourien de recherche en électromagnétisme et radars (E3S, EA 4454) (Paris-Saclay)
  • Laboratoire Structure, propriétés et modélisation des solides (SPMS, UMR 8580 CNRS) (Paris-Saclay)
  • Laboratoire des Télécommunications (E3S, EA 4454) (Paris-Saclay, Metz, Rennes)
  • Research Institute for Smarter Electric Grids (RISEGrid Institute, EDF)
  • Laboratoire LUMIERES, MATIERES ET INTERFACES (LUMIN)
  • LRI - Laboratoire de recherche en informatique (COMPUTER RESEARCH LABORATORY)
  • Laboratoire STRUCTURES, PROPRIÉTÉS ET MODÉLISATION DES SOLIDES (SPMS)
  • Groupement de Recherche International CNRGiE qui vise la création d’un réseau Franco-Singapourien d’excellence scientifique dans les domaines d’intégration et gestion des énergies renouvelables (GDRi CNRGiE, CNRS-NTU/Singapour)
  • Le laboratoire international associé en Mécanique, Contrôle et Science de l'Information (GEC-Beihang/Chine)
  • le laboratoire International Associé Smart Grid (CNRS-SYTACOM). Ce projet se place à l’interface des réseaux de communication et d’électricité dans l’objectif d’exploiter une synergie importante entre le domaine des communications et celle des réseaux électriques.
  • Le laboratoire International Associé « Énergie et Environnement » (GEC/CNRS/Brésil)
  • UMI dont les trois principaux domaines de recherche sont :la dynamique et l'optique non-linéaire, les matériaux innovants et computer Science (UMI 2958, CNRS-Georgia Tech)

Des échanges de chercheurs sont réalisés avec d'autres institutions, notamment par l'accueil de professeurs invités[source secondaire nécessaire].

CentraleSupélec cherche à intensifier ses liens avec ses partenaires du pôle d'enseignement et de recherche Université Paris-Saclay, notamment l'ENS Paris-Saclay et l'Université Paris-Sud. Les autres partenaires institutionnels (hors CNRS) sont le CEA et l'INRIA. CentraleSupélec développe aujourd'hui également une culture de chaires financées par des entreprises. Elle compte aujourd'hui 19 chaires, dont une sur le campus de Rennes (cybersécurité) et une sur le campus de Metz (photonique)[source secondaire nécessaire].

Partenariats

CentraleSupélec est partenaire de plusieurs institutions françaises ou internationales, dans le cadre de ses activités d'enseignement ou de recherches.

Partenariats français

CentraleSupélec a signé avec:

  • l'ESCP un accord de partenariat sur trois axes : accord d’échange d’étudiants (dans les deux sens depuis 2011), de double-diplôme et de recherche.
  • l’ESSEC une « alliance stratégique » en 2009. Cela inclut notamment un accord cadre sur l'ensemble des missions universitaire (formation initiale, formation continue, recherche, international et entrepreneuriat) et la création d'un double diplôme réciproque.
  • Les Écoles de Saint-Cyr Coëtquidan un accord d’échanges d’étudiants d’une durée d’une année et de double diplôme[40].

CentraleSupélec est également membre des associations françaises suivantes :

CentraleSupélec possède d'autres partenaires en France comme Sciences Po, Université Paris-Dauphine, École navale, Université Paris-Sorbonne,...

Partenariats internationaux

En 2020, 20 % des nouveaux étudiants de CentraleSupélec sont étrangers[42]. CentraleSupélec est membre des alliances et réseaux suivants :

Pour approfondir

Articles connexes

Liens externes

Références

  1. Simon Chodorge, « Qui est Romain Soubeyran, le nouveau patron de CentraleSupélec ? », sur L'usine nouvelle, (consulté le )
  2. Arrêté du 25 février 2021 fixant la liste des écoles accréditées à délivrer un titre d'ingénieur diplômé.
  3. « La nouvelle université Paris-Saclay vient d’être créée par décret | CentraleSupelec », sur www.centralesupelec.fr (consulté le )
  4. a et b « Décret n° 2014-1679 du 30 décembre 2014 portant création de CentraleSupélec - Legifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )
  5. « Nombre de places concours Polytechnique, ENS, Centrale, Mines », sur Groupe Réussite, (consulté le )
  6. Le président Paul Doumergue a remis la légion d'honneur à l'École centrale à l'occasion de son centenaire le 26 mai 1929
  7. a b et c « Supélec à Malakoff », sur malakoff-patrimoine.fr (consulté le ).
  8. Décret du 23 août 2018 portant nomination du directeur de CentraleSupélec - M. Soubeyran (Romain) JORF n°0195 du 25 août 2018 texte n° 105 NOR: ESRS1820812D
  9. a b c et d CentraleSupélec : Hervé Biausser fait le point sur la fusion après l'adoption des statuts de la nouvelle école, AEF, dépêche no 486608 du 15 septembre 2014
  10. « Rennes. La fusion passe mal :le personnel de Centrale-Supelec en grève », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  11. « À CentraleSupélec, ambiance électrique autour du nouveau cursus ingénieur », L'Etudiant,‎ (lire en ligne, consulté le )
  12. « Écoles d'ingénieurs : après la fusion, des cursus à réinventer », EducPro,‎ (lire en ligne, consulté le )
  13. « Cahier des charges du nouveau cursus CentraleSupélec », CentraleSupélec,‎ (lire en ligne, consulté le )
  14. « Séance plénière du 5 décembre 2017 – CTI – Commission des Titres d'Ingénieur », sur www.cti-commission.fr (consulté le )
  15. le figaro, « CentraleSupélec refuse de rejoindre l’université Paris-Saclay », sur Le Figaro Etudiant (consulté le )
  16. « L’université Paris-Saclay au point mort », sur Le Monde, (consulté le )
  17. « Paris-Saclay : l'université Paris-Sud décide de faire cavalier seul », sur letudiant.fr (consulté le )
  18. Camille Stronboni, « Paris-Saclay : Macron acte le divorce entre Polytechnique et les universités », sur lemonde.fr, .
  19. « Paris-Saclay : Macron acte le divorce entre Polytechnique et les universités », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  20. « CentraleSupélec – bâtiment A », sur EPAPS (Établissement public d'aménagement Paris-Saclay) (consulté le )
  21. « Création d'une antenne du LORIA à Metz en partenariat avec CentraleSupélec | CentraleSupelec », sur centralesupelec.fr (consulté le )
  22. http://www.centralesupelec.fr/sites/default/files/flyer_nouveau_cursus_centralesupelec_par_apprentissage_0.pdf
  23. « Arrêté du 23 février 2017 modifiant l'arrêté du 2 janvier 2015 fixant les droits de scolarité de CentraleSupélec - Legifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )
  24. « Vie de l’école : et si c’était VRAI ?… », sur mondedesgrandesecoles.fr, .
  25. le figaro, « Le Toss, championnat sportif de CentraleSupélec, fête ses 30 ans », sur Le Figaro Etudiant (consulté le )
  26. En ligne, « Cérémonie de remise des bourses de soutien à l’entrepreneuriat de la Fondation CentraleSupélec et remise des prix de la Start-Up Week En ligne En ligne mardi 23 mars 2021 », sur Unidivers, (consulté le )
  27. « [Covid-19] Le fablab de Centrale Supelec planche sur un outil low-cost de mesure de l'aération des locaux », (consulté le )
  28. « Startups et grands comptes : enquête sur un mariage de raison », sur La Tribune, (consulté le )
  29. « CentraleSupélec : ouverture d’une enquête après une étude montrant l’ampleur des violences sexistes et sexuelles », sur Le Monde,
  30. Ludovic Séré, « Violences sexuelles à CentraleSupélec: «Arrêtons de crier qu’il faut libérer la parole si nous ne sommes pas capables de la recevoir» », sur Libération (consulté le )
  31. « Le classement 2022 des écoles d'ingénieurs », sur daur-rankings.com
  32. « Classement général des écoles d'ingénieurs », sur L’Étudiant
  33. « Le classement 2020 des écoles d'ingénieurs », sur Usine Nouvelle
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