CentraleSupélec

CentraleSupélec
Université Paris-Saclay
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Logo de CentraleSupélec - Université Paris-Saclay.
Image dans Infobox.
Histoire et statut
Fondation
1829 (École centrale Paris)
1894 (École supérieure d'électricité)
2015 : Fusion des deux écoles
Type
Régime linguistique
Fondateur
Directeur
Romain Soubeyran[1]
Membre de
Site web
Chiffres-clés
Étudiants
4300
Enseignants
70
Enseignants-chercheurs
300
Chercheurs
67
Budget
105 millions d'euros
Localisation
Campus
Ville
Pays

CentraleSupélec (CS) est l'une des 204 écoles d'ingénieurs françaises accréditées au à délivrer un diplôme d'ingénieur[2] et est un « établissement-composante » de l'Université Paris-Saclay[3].

Elle naît en 2015 de la fusion entre Supélec (dont le nom officiel est « École supérieure d'électricité ») et l'École Centrale Paris (dont le nom officiel est « École centrale des arts et manufactures »). Elle est placée sous la tutelle conjointe du ministre chargé de l'industrie et du ministre chargé de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation [4]. C'est aujourd'hui l'une des écoles d'ingénieurs françaises les plus sélectives.[5]

Depuis la rentrée 2018, un seul cursus d'ingénieur est mis en place, pour un seul diplôme [6],[7],[8],[9],[10]. À titre transitoire, l'école propose encore deux diplômes d'ingénieur jusqu'en 2021, celui d'« Ingénieur diplômé de l’École centrale des arts et manufactures » et celui d'« Ingénieur diplômé de l’École supérieure d'électricité ».

CentraleSupélec est membre fondateur du réseau d'échange Top Industrial Managers for Europe (TIME), membre de l'association européenne des écoles d'ingénieurs Conférence des écoles européennes pour l'enseignement et la recherche des sciences pour l'ingénieur avancées (CESAER) et membre fondateur de l'université Paris-Saclay.

Historique

École centrale des arts et manufactures

L'École centrale des arts et manufactures est fondée en 1829 sur une initiative privée d'Alphonse Lavallée, homme d'affaires actionnaire du journal d'inspiration saint-simonienne Le Globe et premier directeur, qui s'est entouré de trois scientifiques : Jean-Baptiste Dumas, Eugène Péclet et Théodore Olivier. Elle a pour but de former des ingénieurs généralistes pour l’industrie naissante (« les médecins des usines et des fabriques »), à une époque où les institutions supérieures forment plutôt des cadres de l'État. Elle devient publique en 1857 quand Lavallée la lègue à l'État français pour en assurer la pérennité. Elle est ensuite temporairement renommée École impériale des arts et manufactures. Elle attribue à partir de 1862 le titre d’ingénieur des arts et manufactures, premier titre d'ingénieur diplômé créé en France et devenu maintenant le titre d'ingénieur diplômé de l'École centrale des arts et manufactures.

Premier bâtiment de l'École centrale (hôtel Salé) dans le Marais, second bâtiment de l'École rue Montgolfier à Paris (3e arrondissement), derrière le CNAM, et vue latérale du bâtiment Olivier (Enseignement) à Châtenay-Malabry (détruit)


Installée dans un premier temps à Paris, à l’hôtel de Juigné (actuel hôtel Salé, hôte du musée Picasso), puis dans des locaux construits à cet effet rue Montgolfier (qui appartiennent maintenant au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) dont le bâtiment originel est adjacent), elle est transférée en 1969 à Châtenay-Malabry sur un campus regroupant les bâtiments d’enseignement et de recherche, la résidence des élèves et plusieurs équipements communautaires (restaurant universitaire, stade, gymnase). L'architecte du campus est Jean Fayeton. Le président Pompidou, accompagné pour cette occasion par Robert Galley, alors ministre et centralien lui-même, inaugure ce campus.

L'École centrale des arts et manufactures a acquis rapidement une grande renommée[11]. De grands noms de l’industrie en sortent : Gustave Eiffel, Georges Leclanché, André Michelin, Armand Peugeot, Louis Blériot, Marcel Schlumberger, Francis Bouygues, etc. De futures personnalités du domaine artistique en ont été également diplômées, comme l’écrivain Boris Vian, le sculpteur Gérard Chamayou dit Félix (ingénieur de la Géode à Paris) ou le chanteur Antoine.

École supérieure d'électricité

L’École supérieure d'électricité a été fondée en 1894 par la Société internationale des électriciens, actuellement Société des électriciens et des électroniciens (SEE). Il s’agissait alors de former les ingénieurs pour l’industrie électrique en plein développement. Elle ne devient l’Association Supélec qu’en 1987. Les quatre membres fondateurs de cette association sont la Société des électriciens et des électroniciens (SEE), la Fédération des industries électriques, électroniques et de communication (FIEEC), le groupe Électricité de France (EDF) ainsi que la Société des ingénieurs Supélec (renommée Amicale des ingénieurs Supélec en 1995).

L'immeuble occupé par Supélec à Malakoff de 1927 à 1975 ; le bâtiment principal de Supélec, dans le quartier de Moulon à Gif-sur-Yvette (Paris-Saclay).

À sa création, l’école était installée 12 rue de Staël, dans le 15e arrondissement de Paris, derrière le lycée Buffon, dans un bâtiment aujourd'hui disparu[12].

Elle déménage en 1927 à Malakoff, près de la porte de Vanves (locaux aujourd'hui occupés par l'Unité de formation et de recherche de droit de l'université Paris Descartes), puis, en 1975, à Gif-sur-Yvette, sur le plateau de Moulon, à la limite Sud du plateau de Saclay, près d’Orsay[12]. Ce campus a été inauguré par le président de la République d’alors, Valéry Giscard d'Estaing[12].

Depuis, l’école a ouvert deux campus supplémentaires, à Rennes en 1972, puis à Metz en 1985. Tous les bâtiments principaux des campus de Supélec partagent la même architecture typique : des bâtiments de grande envergure à rayures horizontales blanches et noires.

Création de CentraleSupélec

L'École centrale Paris et Supélec ont signé en 2006 un accord-cadre et mis en place, en novembre 2008, une « alliance stratégique » qui a pour objectif une meilleure compétitivité internationale des deux Écoles.

Les directeurs de Centrale et Supélec ont annoncé en 2011 la création d'une marque et d'un logo communs. Ils ont également annoncé la création d'une association de préfiguration, chargée de mettre en place un rapprochement des 2 écoles, sous un nouveau statut. En septembre 2013, Hervé Biausser est nommé directeur de l'école supérieure d'électricité en plus de son poste de directeur de l'école centrale des arts et manufactures. Romain Soubeyran lui succède à compter du .

Le rapprochement des deux écoles d'ingénieurs, dirigées par Hervé Biausser, se concrétise le 12 septembre 2014 par l'adoption des statuts du nouveau grand établissement, qui est placé sous la tutelle du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et du ministère de l'Industrie. Le décret validant cette décision est présenté au Conseil national de l'enseignement supérieur et de la recherche le 15 septembre 2014. Hervé Biausser dirige cette nouvelle école jusqu'à la fin de son mandat en cours en septembre 2018. Son successeur, Romain Soubeyran, est nommé par le président de la République pour une durée de cinq ans[13],[14].

La loi relative à l'enseignement supérieur et à la recherche permettra aux personnels de Supélec de choisir entre la conservation de leur contrat de droit privé et la transformation en contrat de droit public. Le contrat de travail du personnel de Centrale Paris sera simplement transféré vers la nouvelle entité créée[14].

L'objectif de cette « synergie » est de cumuler les domaines de compétence des deux écoles. Selon Hervé Biausser, « Ensemble, nous couvrons la totalité du spectre de l'ingénierie. Il y a peu d'écoles d'ingénieurs aussi complètes en France, alors que c'est plutôt le modèle majoritaire à l'étranger. »[14]

L’établissement est créé officiellement par décret du 30 décembre 2014, en vigueur le 1er janvier 2015. Il se substitue à l'École centrale des arts et manufactures et à l'École supérieure d'électricité, qui « transfèrent leurs personnels, leurs biens, leurs droits et leurs obligations » à la nouvelle entité. Il prend la forme d’un « grand établissement », catégorie particulière d’établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (c’est le statut qu’avait l’École centrale des arts et manufactures)[4].

Cependant, cette fusion donne lieu à plusieurs mouvements de grève, en juin 2016, puis en mars 2017, en particulier du personnel enseignants et biatss de l'ancienne école Supélec. Les revendications portent d'une part sur les conditions de travail des salariés du campus de Châtenay-Malabry (ex école centrale), qui se dégraderaient à l'occasion du déménagement sur le plateau de Saclay, d'autre part du changement de statut de privé à public pour les anciens salariés de Supélec, ainsi que l'inquiétude de voir la mise en place d'un cursus ingénieur différent et de moindre niveau sur les campus de Rennes et Metz[15],[16].

Le positionnement du nouveau cursus et ses principes directeurs de mise en œuvre sont toutefois approuvés à l'unanimité lors du conseil d'administration du 30 mars 2016. Le nouveau cursus a été conçu ab initio à partir des besoins de l'aval et en reprenant les lignes de forces des cursus de Centrale et Supélec[17]. Il est centré sur la maitrise des systèmes complexes[18] et renforce notamment les exigences en mathématiques, informatique et modélisation. Le 5 décembre 2017 la Commission des titres d'ingénieur accrédite le cursus pour la durée maximale possible (six ans)[19]. Le cursus est lancé le 3 septembre 2018 sur le campus de Paris-Saclay pour 800 élèves, et 27 apprentis sur le campus de Rennes. Les premiers ingénieurs diplômés de CentraleSupélec arriveront sur le marché du travail en 2021[14].

Membre fondateur de l’Université Paris-Saclay

sans cadre

L'École centrale Paris et Supélec ont beaucoup contribué à la définition du projet « Campus de Saclay » et à sa labellisation comme Initiative d’Excellence (IDEX), préfigurant l’Université Paris-Saclay. Elle constitue une opportunité unique d’accès à un environnement scientifique de classe mondiale, mais aussi à une visibilité et un positionnement exceptionnels à l’international.

Fin avril 2017, CentraleSupélec, par la voix de son directeur, annonce que l'école ne fera pas partie de l'université Paris-Saclay dans son modèle intégré, où l'université aurait sous sa tutelle toutes les formations d'ingénieur du plateau de Saclay. À la suite de cette déclaration, les autres écoles du projet s'en sont aussi retirées, laissant l'université Paris-Sud seule au sein de l'université Paris-Saclay[20],[21],[22].

Les nouvelles dispositions proposées par le nouveau gouvernement relancent le projet, dans lequel CentraleSupélec est fortement moteur. Le 25 octobre 2017, à l'occasion de l'inauguration des 2 nouveaux bâtiments du campus francilien, situé à Gif-sur-Yvette, le Président de la République annonce la création sur le Plateau de Saclay de 2 pôles : l'Université Paris-Saclay dont CentraleSupélec est de nouveau membre, et l'Institut polytechnique de Paris.

Le , CentraleSupélec devient un « établissement-composante » de l'université Paris-Saclay, qui succède à l'université Paris-Sud[23].

Campus de CentraleSupélec

Campus de Paris-Saclay

Le campus de Paris-Saclay, situé à Gif-sur-Yvette, est composé de trois bâtiments:

  • Le bâtiment "Gustave Eiffel", de l’agence d’architecture OMA (sous loi MOP) : cette ruche urbaine mêle enseignement, recherche, vie étudiante et ouverture sur la ville. Un centre d’enseignement des langues, mutualisé avec l'université Paris-Saclay et l’École normale supérieure Paris-Saclay, y prend place. Il a une superficie de 47 000 m2[24]. Il accueille les laboratoires de recherche « lourds », tels qu'EM2C, SPMS, MSSMat, LGPM, LPQM (resp. énergétique, physique, mécanique et matériaux, photonique).
bâtiment Gustave Eiffel
  • Le bâtiment "Francis Bouygues" (partenariat public-privé avec Bouygues Bâtiment IDF EPP) : conçu en parallèle au MOP, il mélange lui aussi des activités variées : recherche, enseignement, fonctions supports. Il a une superficie de 29 000 m2. Il regroupe les laboratoires MICS, CVN et LGI (resp. mathématiques, informatique et génie industriel)
bâtiment Francis Bouygues
  • Le bâtiment "Louis Charles Breguet" est un bâtiment existant provenant de Supélec : dessiné par Michel Longuet, il fut construit en 1974-1975. Mis en service à la rentrée de septembre 1975, il regroupe en un bâtiment unique et sur 40 000 m2 des activités d’enseignement, de recherche (laboratoires L2S et Sondra), administratives, associatives (élèves) et sportives.
  • Le bâtiment abritant le laboratoire GeePs (Laboratoire de Génie Électrique de Paris).

Le campus de Paris-Saclay accueille environ 3200 étudiants en formation initiale. Les options de troisième année recouvrent les domaines des Mathématiques Appliqués, du Génie Industriel, de l'Énergie, de l'Automatique, de l'Aéronautique, de la Mécanique, de l'Électronique, de l'Informatique, des Télécommunications, du Traitement du Signal, des Biotechnologies et de la Physique Fondamentale.

Vue aérienne du campus de Paris-Saclay (2017)

Le campus de Paris-Saclay est relié à Paris par différents moyens de transport. Un chemin piétonnier permet de se rendre à la gare du Guichet (distance de marche d'une longueur de 2,6 km) où passe le RER B. Quatre arrêts d'autobus permettent d'accéder à la station Massy - Palaiseau.

Campus de Metz

Le campus de Metz a été inauguré en 1985, et se situe au sein de Metz Technopôle. Il fait face à Georgia Tech Lorraine, l’antenne lorraine du Georgia Institute of Technology, Atlanta et vise à profiter de sa proximité avec l’Allemagne, la Belgique et le Luxembourg. En formation initiale, il accueille environ 250 étudiants, répartis sur les trois années d'études et préparant le diplôme d'Ingénieur CentraleSupélec. Les options de 3e année jusque 2019 furent « Systèmes Photoniques et de Communication » et des « Systèmes Interactifs et Robotiques ». Les nouvelles mineures proposées après la fusion sont « Systèmes Photoniques et de Communication », et « Science des données et de l'information ». Les activités de formation continue se développent sur les mêmes thèmes, au sein des équipes d'enseignement du campus[25].

Les activités de recherche y sont menées au sein de deux laboratoires : le Laboratoire Matériaux Optiques, Photonique & Systèmes[26] et la partie messine du Laboratoire lorrain de recherche en informatique et ses applications[27], en co-tutelle avec l'Université de Lorraine pour le premier, à laquelle s'ajoute l'Institut national de recherche en informatique et en automatique pour le deuxième.

Campus de Rennes

Le campus de Rennes a été inauguré en 1972, et se situe au sein du Rennes Atalante. En formation initiale, il accueille environ 200 étudiants, répartis sur les trois années d'études et préparant le diplôme d'Ingénieur CentraleSupélec. Les options de 3e année recouvrent les domaines des « Systèmes Électronique, Réseaux et Images », des « Systèmes d'Information Sécurisés » et de l’ « Ingénierie des Systèmes Automatisés ».

En 2020, la ligne b du métro de Rennes devrait relier le campus de CentraleSupélec au centre-ville de Rennes, avec la station Atalante.

Formation

Diplômes d'ingénieur

Jusqu’en 2021 (date de diplomation des premiers élèves rentrés sur le nouveau cursus), CentraleSupélec délivrera les deux diplômes :

  • le diplôme d'ingénieur diplômé de l'École centrale des arts et manufactures (cursus ingénieur Centrale Paris),
  • le diplôme d’Ingénieur diplômé de l'École supérieure d'électricité (cursus ingénieur Supélec).

Depuis septembre 2018, un nouveau cursus d'ingénieur a été mis en place.

Ceux qui suivent le cursus classique font leur première année d'élèves ingénieurs sur le campus de Paris-Saclay, à l'exception des étudiants venant de BCPST (depuis 2020) qui sont sur le campus de Metz en première année.

Ceux qui suivent le cursus par apprentissage sont rattachés au campus de Rennes ou de Metz en première année. (Pour la promotion qui a intégré en 2018, ils sont rattachés au campus de Rennes). Quelques informations supplémentaires sur l'apprentissage via [28]

Les frais de scolarité sont de 3 500 [29] depuis septembre 2017.

Recrutement

Le recrutement des élèves-ingénieurs se fait principalement sur un concours après les classes préparatoires aux grandes écoles.

La voie d’accès principale est le concours Centrale-Supélec (à l'issue des filières de classes préparatoires MP, PC, PSI, TSI) ou Banque PT (filière PT)

Depuis 2020 des places sont offertes pour les élèves sortants des filières BCPST pour favoriser une diversification du profil des étudiants.

Une partie des étudiants sont recrutés après des licences via le concours universitaire CentraleSupélec ou dans le cadre du programme TIME (notamment pour les étudiants étrangers).

On peut intégrer l'école après un DUT. Ces étudiants suivront obligatoirement le cursus en apprentissage

MP PC PSI PT TSI BCPST
Nombre de places offertes pour les candidats français en 2021 273 152 175 45 dont 20 en apprentissage. 21 dont 16 en apprentissage. 10
Places pourvues en 2020 pour les candidats français 290 170 189 41 dont 21 en apprentissage. 20 dont 15 en apprentissage. 11
Places pourvues en 2019 pour les candidats français 259 160 176 20 pour le cursus principal (43 au total) 5 pour le cursus principal (20 au total)
Places pourvues en 2018 pour les candidats français. 248 149 170 20 pour le cursus principal (27 au total) 5 pour le cursus principal (20 au total)

Vie associative

  • La Junior-Entreprise de l’école, Junior CentraleSupélec (JCS)[30] s’illustre en particulier dans son domaine, à l’échelle nationale et internationale. Cette structure d’une quarantaine d’élèves, normée ISO 9001, réalise chaque année des missions dans des domaines liés au compétences acquises dans le cursus CentraleSupélec (ingénierie, informatique, stratégie, électronique, conceptions de prototypes, data science…).
    JCS enregistre tous les ans un chiffre d’affaires dépassant les 600 000 € et a déjà collaboré avec la moitié du CAC 40.
    Elle a notamment remporté 4 fois le Prix d'Excellence délivré par la Confédération Nationale des Junior-Entreprises et récompensant la Meilleure Junior-Entreprise française.
    Junior CentraleSupélec a également eu l'honneur d'être élue deux années consécutives Meilleure Junior-Entreprise d'Europe (JE of the Year) par Junior-Enterprises Europe en 2019 et 2020[31].
  • L'Association des Résidents[32](AdR) qui anime le campus et le fait vivre en proposant de nombreux événements festifs rassemblant jusqu'à 2000 participants. Elle est présente dans la vie quotidienne du campus en offrant un service de restauration et en tenant le bar étudiant de l'école. Elle est enfin en contact permanent avec la résidence de l'école pour répondre aux besoins des résidents.
  • Le Bureau des élèves (BDE) permet aux étudiants de profiter au mieux leur vie scolaire et associative au sein de l'école. Le BDE est responsable de nombreux événements festifs et culturels, et assure la liaison entre les élèves et la direction de l'école. Le BDE est responsable de plus de 50 clubs du Campus. Sur les campus de Rennes et Metz, il existe également des BDE (une association par campus) qui animent la vie étudiante locale.
  • ViaRézo est l'association d'informatique et réseau du campus. C'est en fait les élèves eux-mêmes[33] qui gèrent leur propre réseau informatique.
  • Le Bureau des Sports (BDS) est l'association qui organise la vie sportive du campus de CentraleSupélec. Composé d'une quarantaine d'élèves de première et de deuxième année, son rôle est de permettre à chacun de pratiquer le sport qu'il souhaite dans l'une des nombreuses associations sportives ou lors d’événements organisés régulièrement sur le campus. Le BDS organise également chaque année le plus grand tournoi étudiant omnisports de France, le TOSS, qui a lieu début mai et qui accueille plus de 4500 étudiants venus de la France entière[34].
  • Symposium, la tribune étudiante de l’école, a pour but d’ouvrir les élèves de l’école à des sujets variés tels que la politique, l’économie, la philosophie ou encore sur des sujets culturels. Elle a notamment reçu François Hollande, Éric Dupond-Moretti, Alain Juppé, Gwynne Shotwell.
  • Pics[35], l'association de photographes de l'école comporte une trentaine de membres actifs. Réalisant la couverture photographique de tous les événements associatifs de l'école, remises des diplômes et photographe officiel du Raid CentraleSupélec depuis 2010, l'association réalise aussi des prestations extérieures au campus. EDF, IPVF, Kedge Business School, Césal, EY, Université de Cambridge comptent parmi les clients de l'association.
  • Hyris, l'association audiovisuelle de l'école, comporte une quarantaine de membres actifs. C'est elle qui organise la couverture vidéo des évènements du campus, ainsi que des réalisations de courts-métrages, et des prestations pour des entreprises extérieures au campus. Elle a également été à l'initiative du Rush, un festival de court-métrage.
  • Le Raid CentraleSupélec, une association organisant tous les ans depuis 1999 un raid itinérant de haut niveau sur 5 jours, ayant pour but de favoriser les rencontres étudiants-entreprise. C'est également elle qui organise depuis 2017 le Night N'Day, une course de 24h en vallée de Chevreuse. Le Raid CentraleSupélec possède les certifications ISO 14001 et ISO 9001 depuis respectivement 2005 et 2009, ce qui en fait la première association étudiante doublement normée en France.
  • Impact, l'association prônant l'action écologique sur les campus[36], a pour but de sensibiliser les étudiants autour de cette problématique. Elle développe ainsi la sensibilisation ainsi que des actions plus concrètes qui permettent alors aux étudiants de changer leurs habitudes pour adopter un comportement en cohérence avec leurs convictions.
  • OSER (Ouverture Sociale pour l'Égalité et la Réussite) lutte pour l'égalité des chances en proposant des séances de tutorat, des sorties culturelles et des voyages à des collégiens et lycéens de quartiers prioritaires d'Île-de-France[37].
  • SBCS (Sono Barco CentraleSupélec) [38], l'association qui propose des prestations Son, Lumière et Vidéo pour tout type d'évènements. C'est la plus grosse association étudiante dans son domaine et existe depuis plus de 30 ans. Elle est composée d'une vingtaine de membres actifs qui installent et animent les plus grosses soirées du campus (Quadrabang, Toss, Nuit des Troubadours...) mais aussi les soirées d'autres écoles partout en France (HEC, ENPC, ESCP, Arts et Métiers Metz…).
  • La Band'à Joe[39], fanfare de l'école, anime divers évènements du campus dont le Raid mentionné précédemment. Très ouverte aux débutants, elle exige à tous ceux intéressés de commencer un instrument, et propose des entraînements hebdomadaires. L'argent récolté lors des manches finance souvent des voyages à l'étranger, et les étudiants intéressés par l'humanitaire peuvent choisir de rejoindre le collectif Fanfare Sans Frontières[40] lors de leur année de césure.

Polémique

Violences sexuelles et sexistes

Le 7 octobre 2021 un résultat de sondage parait dans le journal Le Monde dénonçant des cas de viols et d'agressions sexuelles parmi les étudiants. Au total au cours de l'année scolaire 2020-2021, le sondage fait état de 28 viols, 71 agressions sexuelles et 74 cas de harcèlement sexuel sur 659 répondants parmi les 2400 élèves sondés. Une enquête préliminaire est ouverte par le parquet d'Évry[41].

Classements

CentraleSupélec est classée

Classements nationaux
Nom 2021 (rang)
L'Etudiant [44] 3
L'Usine nouvelle [45] 2
Le Figaro [46] 2

Recherche

Regroupant plus de 1100 personnels de recherche (chercheurs, enseignants-chercheurs, post-doctorants, doctorants, ingénieurs, techniciens, personnels administratifs), le centre de recherche de CentraleSupélec est composé de 17 laboratoires, une fédération de mathématiques et un institut de recherche avec EDF. Au niveau international, l'école est tutelle de 4 Laboratoires Internationaux Associés (LIA), une Unité Mixte Internationale (UMI) et un Groupement de recherche international (GDRI)[47]. Les domaines d'activités des laboratoires couvrent un large spectre : physique, physico-chimie, énergie, électronique, automatique, télécommunications, optique, informatique, mathématiques, mécanique, économie, génie industriel et management. Les domaines d'application de ces recherches fondamentales ou appliquées concernent l'environnement, le secteur de l'énergie, la « science des systèmes », les transports, les technologies de l'information et de la communication et la santé. Au sein de la documentation, le Pôle information scientifique et technique – recherche valorise les publications des chercheurs en libre accès dans l'archive ouverte Hal ; un « halathon » a ainsi été organisé en 2020[48].

De nombreux échanges de chercheurs sont réalisés avec d'autres institutions, notamment par l'accueil de professeurs invités.

  • Centre pour la Vision Numérique (CVN) (Paris-Saclay)
  • Fédération de Mathématiques de CentraleSupélec (FDM, FR 3487) (Paris-Saclay)
  • Laboratoire d'Automatique (E3S, EA 4454) (Paris-Saclay et Rennes)
  • Laboratoire d'Énergétique moléculaire et macroscopique, Combustion (EM2C, UPR 288 du CNRS) (Paris-Saclay)
  • Laboratoire d'Énergie (E3S, EA 4454) (Paris-Saclay, Metz, Rennes)
  • Laboratoire de Génie industriel (LGI) (Paris-Saclay)
  • Laboratoire de génie électrique de Paris (LGEP, UMR CNRS 8507) (Paris-Saclay)
  • Laboratoire de Génie des procédés et matériaux (LGPM) (Paris-Saclay)
  • Laboratoire d'Informatique (E3S, EA 4454) (Paris-Saclay, Metz, Rennes)
  • Laboratoire de Mathématiques et Informatique pour la Complexité et les Systèmes (MICS, anciennement Laboratoire de Mathématiques appliquées aux systèmes) (Paris-Saclay)
  • Laboratoire de Mécanique des sols, structures et matériaux (MSSMAT, UMR 8579 CNRS) (Paris-Saclay)
  • Laboratoire Matériaux Optiques, Photonique et Systèmes (LMOPS, EA 4423) (Metz)[26]
  • Laboratoire de Physique des Gaz et des Plasmas (LPGP, UMR CNRS 8578) (Paris-Saclay)
  • Laboratoire de Physique quantique et moléculaire (LPQM, antenne de l'UMR 8537 du CNRS et de l'ENS Paris-Saclay) (Paris-Saclay)
  • Laboratoire des Signaux et Systèmes (L2S, UMR CNRS 8506) (Paris-Saclay)
  • Laboratoire des Signaux et Systèmes électroniques (E3S, EA 4454) (Paris-Saclay et Metz)
  • Laboratoire SONDRA, laboratoire franco-singapourien de recherche en électromagnétisme et radars (E3S, EA 4454) (Paris-Saclay)
  • Laboratoire Structure, propriétés et modélisation des solides (SPMS, UMR 8580 CNRS) (Paris-Saclay)
  • Laboratoire des Télécommunications (E3S, EA 4454) (Paris-Saclay, Metz, Rennes)
  • Research Institute for Smarter Electric Grids (RISEGrid Institute, EDF)
  • Groupement de Recherche International CNRGiE qui vise la création d’un réseau Franco-Singapourien d’excellence scientifique dans les domaines d’intégration et gestion des énergies renouvelables (GDRi CNRGiE, CNRS-NTU/Singapour)
  • Le laboratoire international associé en Mécanique, Contrôle et Science de l'Information (GEC-Beihang/Chine)
  • le laboratoire International Associé Smart Grid (CNRS-SYTACOM). Ce projet se place à l’interface des réseaux de communication et d’électricité dans l’objectif d’exploiter une synergie importante entre le domaine des communications et celle des réseaux électriques.
  • Le laboratoire International Associé « Énergie et Environnement » (GEC/CNRS/Brésil).
  • UMI dont les trois principaux domaines de recherche sont :la dynamique et l'optique non-linéaire, les matériaux innovants et computer Science (UMI 2958, CNRS-Georgia Tech)

CentraleSupélec cherche à intensifier ses liens avec ses partenaires du pôle d'enseignement et de recherche Université Paris-Saclay, notamment l'ENS Paris-Saclay et l'Université Paris-Sud. Les autres partenaires institutionnels (hors CNRS) sont le CEA et l'INRIA. CentraleSupélec développe aujourd'hui également une culture de chaires financées par des entreprises. Elle compte aujourd'hui 19 chaires, dont une sur le campus de Rennes (cybersécurité) et une sur le campus de Metz (photonique).

Partenariats

CentraleSupélec est partenaire de plusieurs institutions françaises ou internationales, dans le cadre de ses activités d'enseignement ou de recherches.

Partenariats français

CentraleSupélec a signé avec:

  • l'ESCP un accord de partenariat sur trois axes : accord d’échange d’étudiants (dans les deux sens depuis 2011), de double-diplôme et de recherche.
  • l’ESSEC une « alliance stratégique » en 2009. Cela inclut notamment un accord cadre sur l'ensemble des missions universitaire (formation initiale, formation continue, recherche, international et entrepreneuriat) et la création d'un double diplôme réciproque.
  • Les Écoles de Saint-Cyr Coëtquidan un accord d’échanges d’étudiants d’une durée d’une année et de double diplôme[49].

CentraleSupélec est également membre des associations françaises suivantes :

CentraleSupélec possède d'autres partenaires en France comme Sciences Po, Université Paris-Dauphine, École navale, Université Paris-Sorbonne,...

Partenariats internationaux

Environ un tiers des étudiants sur les campus de CentraleSupélec sont étrangers. CentraleSupélec est membre des alliances et réseaux suivants :

Pour approfondir

Articles connexes

Liens externes

Références

  1. Simon Chodorge, « Qui est Romain Soubeyran, le nouveau patron de CentraleSupélec ? », sur L'usine nouvelle, (consulté le )
  2. Arrêté du 25 février 2021 fixant la liste des écoles accréditées à délivrer un titre d'ingénieur diplômé.
  3. « La nouvelle université Paris-Saclay vient d’être créée par décret | CentraleSupelec », sur www.centralesupelec.fr (consulté le )
  4. a et b « Décret n° 2014-1679 du 30 décembre 2014 portant création de CentraleSupélec - Legifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )
  5. « Nombre de places concours Polytechnique, ENS, Centrale, Mines », sur Groupe Réussite, (consulté le )
  6. Arrêté du 26 janvier 2017 fixant la liste des écoles accréditées à délivrer un titre d'ingénieur diplômé.
  7. plaquette de présentation, page 5.
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