Canada (Nouvelle-France)

Canada

1534–1763

Drapeau Blason
Description de cette image, également commentée ci-après
Carte du Canada français.
Informations générales
Statut Colonie française
Capitale Québec
Langue Français
Démographie
Population (1760) 72 000 (Français)[1]
Gentilé Canadiens
Histoire et événements
1534 Prise de possession territoriale
1608 Fondation de Québec
1634 Fondation de Trois-Rivières
1642 Fondation de Montréal
1663 Province royale
1701 Fondation de Détroit
1763 Cession à la Grande-Bretagne

Entités suivantes :

Le Canada était l'une des colonies du territoire français de la vice-royauté de Nouvelle-France. Le Canada est rapidement devenu, après la fondation de la ville de Québec en 1608 par Samuel de Champlain, la colonie la plus peuplée de la Nouvelle-France.

Le Canada était vaguement délimité de sorte que la frontière entre celui-ci, l'Acadie, la Louisiane (Nouvelle-France)[2], ainsi que la Terre de Rupert et les Treize colonies américaines sous obédience britannique était diffuse. Une sorte d'appendice nommée Pays-d’en-Haut et située dans le sud de l'Ontario et le nord du Midwest des États-Unis contemporains, regroupée autour des Grands Lacs et comprenant le Fort Pontchartrain (la ville actuelle de Détroit), le nord du Michigan (Saint-Ignace, Sault-Sainte-Marie), et le nord du Wisconsin (Green Bay, La Baye), fut agrafé au Canada.

Le territoire du Canada engloberait aujourd'hui les actuelles provinces canadiennes du Québec, de l'Ontario, le Manitoba, la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, l'Île-du-Prince-Édouard.

Histoire

Le Canada en 1748 en rose.

Le Canada est le nom donné par les Français au territoire de la vallée du Saint-Laurent partie de la Nouvelle-France. Les premières tentatives d'implantation à demeure le long des berges du fleuve Saint-Laurent remontent à 1534 lors de la découverte du Québec par Jacques Cartier avec Charlesbourg-Royal. Mais les échecs font en sorte que ce territoire n'est durablement occupé par les Français qu'à partir de 1608 avec la fondation de la ville de Québec par Samuel de Champlain. Par la suite s'ajouteront les villes de Trois-Rivières (1634), Montréal (1642), et Détroit (1701). Les colons français qui peupleront le Canada proviendront principalement des anciennes provinces de France qu'étaient la Normandie, l'Île-de-France, le Poitou (environ 60 % des immigrants pour ces trois provinces) et la Bretagne[3] (seulement 3 % des colons pour cette dernière province d'après l'étude de l'université de Laval au Québec [4], à l'identique des autres provinces françaises non citées).

Le , sur décision de Louis XIV, la compagnie de la Nouvelle-France cède le Canada au roi qui crée par la même occasion le Conseil supérieur de Québec[5].

Après la guerre de Conquête de 1759-1760 qui avait permis aux britanniques d'occuper militairement l'Acadie et le Canada et dès après la signature du Traité de Paris de 1763 qui met fin à la guerre de Sept Ans, le Nord de la Nouvelle-France devient officiellement britannique (le Canada et l'Acadie deviennent « The Province of Quebec »), la Louisiane est cédée principalement à l'Espagne.

Pays-d’en-Haut

Article détaillé : Pays-d’en-Haut.

Le Pays d'En-Haut, qui correspond en gros au bassin des Grands Lacs, étaient une vaste région de la Nouvelle-France qui tombait sous l'administration directe du Gouverneur de la Nouvelle-France.

Domaine du roy

Article détaillé : Domaine du roy.

Le Domaine du roy était la région qui s'étendait au nord du fleuve Saint-Laurent jusqu'à la ligne de partage des eaux de la baie d'Hudson. Le territoire avait une superficie de plus de 460 000 km2

Découpage administratif

L'intendant, la « main du Roi » et le Gouverneur, agissant en tant que représentant du roi de France dans la colonie, exerçaient leurs pouvoirs depuis Québec. Si, en théorie, ceux-ci détenaient une autorité sur la Louisiane et l'Acadie (puis l'Île Royale après 1713), il n'en fut rien selon la coutume. En effet, de par l'éloignement, Louis XIV avait formellement défendu aux deux haut-administrateurs en poste à Québec de s'ingérer dans la gérance des deux autres colonies françaises[6].

Trois gouvernements — de nature juridique et relevant de l'autorité de l'intendant et du gouverneur — contrôlaient leur périphérie. Ils siégeaient dans les trois grandes bourgades de l'époque et prenaient leur nom de celle-ci : gouvernement de Québec, gouvernement des Trois-Rivières et gouvernement de Montréal).

Les populations des villes principales, ainsi que la population rurale, étaient en 1754 comme suit : Québec 8 001, Trois-Rivières 808, Montréal 4 000, et les paroisses rurales 42 200[7].

Notes et références

  1. Société internationale des études pratiques d'économie sociale, Bulletins, tome IV, première partie, session de 1872-1873
  2. Entendu ici comme les territoires plus au sud et à l'est, le long du Mississippi.
  3. Canada-Québec, Synthèse Historique, Éditions du Renouveau Pédagogique Inc. p. 78-79
  4. « Histoire du Français au Québec. », sur Université de Laval au Québec (consulté en 216/04/2019)
  5. Édits, ordonnances royaux, déclarations et arrêts du Conseil d'État du roi, concernant le Canada, P.E. Desbarats, (lire en ligne)
  6. Louis XIV : « bien que mon intention soit de vous conserver le commandement général de ce qui peut regarder l'Acadie, et que le dit sieur Perrot [gouverneur de l'Acadie] ait rapport à vous autant que l'éloignement des lieux peut le permettre, vous ne devez envoyer aucun ordre sur les lieux pour ce qui regarde le détail de cette colonie ». Gilles Havard et Cécile Vidal, Histoire de l'Amérique française, Paris, Flammarion, 2006 [2003], p. 148.
  7. Statistique Canada. NF - État de la Population, 1754 - Canada, Nouvelle-France (tableau), 1754 - Recensement du Canada de la Nouvelle-France (base de données)