Caméra Bioskop

BIOSKOP
Image associée à la caméra
Crédit image:
Bundesarchiv, Bild 183-R96755 / CC-BY-SA 3.0
licence CC BY-SA 3.0 de 🛈

1934 : Max et Eugen Skladanowsky posant aux côtés de leur Bioskop de projection à deux bandes de 55 mm.

Marque Skladanowsky
Modèle Bioskop
Format Deux bandes de 55 mm de large

Le Bioskop est un procédé dit « réversible » de caméra de prise de vues de 2 × 55 mm et d’appareil de projection, également de 2 × 55 mm, présenté en public en 1895 par ses inventeurs, les frères Skladanowsky.

Histoire

Les Allemands Max Skladanowsky et Eugen Skladanowsky ont inventé et construit le Bioskopen 1895 et l'ont utilisé pour tourner un film qu'ils ont ensuite projeté en séance publique (et payante) au Wintergarten de Berlin le [1].

Max Skladanowsky et son frère se proclament inventeurs des premières projections de photographies animées sur grand écran, revendiquant leur antériorité sur les projections Lumière, ce qui est vrai. Mais contrairement au cinématographe de Louis Lumière, les projections du bioskop, appareil nettement moins perfectionné, n'ont eu aucune répercussion internationale, bien qu’elles aient eu un franc succès à Berlin[2]. Il faut aussi remarquer que le dessinateur-inventeur Emile Reynaud avait inauguré les projections animées payantes devant un public assemblé dès octobre 1892 avec son Théâtre optique projetant les premiers dessins animés du cinéma : les pantomimes lumineuses[3].

Le mot Bioskop est resté longtemps le mot qui désignait le cinéma dans les pays germanophones, et ce mot désigne encore aujourd'hui le cinéma dans certaines langues, comme le serbe.

Description

La caméra Bioskop impressionne alternativement deux pellicules Eastman de 55 mm de large qui défilent parallèlement. Elles ont sur les bords de chaque photogramme deux perforations rondes renforcées par des œillets métalliques. Le passage d'une pellicule à l'autre, où alternent les photogrammes représentant le même sujet, se veut le moyen d'atteindre commodément la cadence de prise de vues d'un minimum de 12 images par seconde, nécessaire pour enregistrer le mouvement et le reproduire grâce à l'appareil de projection qui entraîne lui aussi deux pellicules à déroulement simultané. Le bloc du mécanisme est le même équipement pour la caméra et pour le projecteur (cette mécanique est dite « réversible »). Chaque bande ne dure que quelques secondes. Le passage d'une image d'une des bandes à une image de l'autre bande se rapproche de notre vision quand nous clignons alternativement de l'œil gauche puis de l'œil droit.

Références

  1. Laurent Mannoni, La Machine cinéma : de Méliès à la 3D, Paris, Lienart & La Cinémathèque française, , 307 p. (ISBN 978-2-35906-176-5), p. 40 et 105
  2. Georges Sadoul, Histoire du cinéma mondial, des origines à nos jours, Paris, Flammarion, , 719 p., p. 12
  3. Marie-France Briselance et Jean-Claude Morin, Grammaire du cinéma, Paris, Nouveau Monde, , 588 p. (ISBN 978-2-84736-458-3), p. 21-22

Articles connexes

Liens externes