Brigade de protection des mineurs

Brigade de protection des mineurs
BPM
Situation
Région Paris
Création 1934
Type Brigade centrale
Domaine Protection de l'enfance
Siège 36 rue du Bastion, Paris.
Organisation
Effectifs environ 100
Dépend de Direction régionale de la police judiciaire de la préfecture de police de Paris

La Brigade de protection des mineurs (BPM ou les Mineurs) désigne généralement l'une des brigades centrales de la direction régionale de la police judiciaire de la préfecture de police (DRPJ Paris) appartenant à la Police nationale française. Anciennement domiciliée au 12 quai de Gesvres, elle est située aujourd'hui au « Bastion », siège de la Direction régionale de la police judiciaire de la préfecture de police de Paris, situé 36 rue du Bastion, porte de Clichy dans le 17e arrondissement. Elle compte près de 100 fonctionnaires[1].

Histoire

À la suite d'une délibération du conseil municipal de Paris du 28 décembre 1934, sera créé au sein de la Police municipale deux postes d’assistante auxiliaire de Police. Ces dernières sont chargées de la surveillance de la voie publique et sont recrutées parmi les assistantes sociales diplômées d’état.

Le nombre de ces assistantes sera porté à vingt à la suite d'un arrêté du Préfet de Police de mars 1942, et elles seront placées sous l’autorité de la direction de la Police judiciaire. Elles deviennent ainsi une section de la brigade mondaine, ayant pour mission de mener les enquêtes en lien avec les mineurs en danger moral.

Un an plus tard, en 1943, cette section deviendra une brigade autonome portant le nom de Brigade de protection des mineurs[2].

Mission

Son rôle est d'enquêter sur les infractions dont sont victimes les enfants (viols, agressions sexuelles, mauvais traitements, violences, proxénétisme, pédophilie...).

Elle se divise en deux sections, elles-mêmes divisées en plusieurs groupes spécialisés.

Section intra-familiale

- Trois groupes d'enquêtes, s'occupant des affaires intra-familiales et « institutionnelles », où l'identité de l'auteur de l'infraction est connu dès le début de l'enquête

- Groupe des disparitions inquiétantes

Section extra-familiale

- Trois groupes d'enquête s'occupant des affaires « contre X », où l'identité de l'auteur de l'infraction n'est pas connu au début de l'enquête

- Groupe de lutte contre la traite des êtres humains

- Groupe Internet, s'occupant des infractions en lien avec la cybercriminalité

- Groupe de lutte contre le proxénétisme des mineurs

- Deux groupes de permanence (un jour et un nuit), s'occupant des affaires en flagrant délit.

Références

  1. La brigade de protection des mineurs - Site de la préfecture de police de Paris - 20 novembre 2014
  2. Laurence Picq, Liaisons, 100 ans de police judiciaire parisienne, Direction de l'information légale et administrative, , 154 p. (ISBN 978-2-11-009375-2), p. 67

Voir aussi

Articles connexes

Dans la culture populaire

Télévision

Cinéma

Bibliographie

  • Raynal Pellicier (scénario) et Titwane (illustration), Brigade des mineurs : Immersion au cœur de la Brigade des Mineurs, Paris, Éditions de La Martinière, coll. « Beaux livres », , 207 p. (ISBN 978-2-7324-7498-4).

Lien externe