Bienne

Bienne
(de) Biel
Bienne
Vue panoramique de la ville de Bienne sur le lac et le Jura.
Blason de Bienne
Héraldique
Drapeau de Bienne
Logo
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Berne Berne
Arrondissement administratif Bienne
Communes limitrophes Brügg, Douanne-Daucher, Evilard, Nidau, Orpond, Orvin, Perles, Port, Safnern, Sauge.
Maire Erich Fehr (PS)
NPA 2500—2505, 2510
N° OFS 0371
Démographie
Gentilé Biennois(e)
Population
permanente
54 640 hab. (31 décembre 2017)
Densité 2 574 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 08′ 06″ nord, 7° 14′ 24″ est
Altitude 434 m
Superficie 21,23 km2
Divers
Nom officiel Biel/Bienne
Langues allemand (55 %), français (40 %)
Localisation
Localisation de Bienne
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.

Géolocalisation sur la carte : canton de Berne

Voir sur la carte administrative du Canton de Berne
City locator 14.svg
Bienne

Géolocalisation sur la carte : Suisse

Voir la carte administrative de Suisse
City locator 14.svg
Bienne

Géolocalisation sur la carte : Suisse

Voir la carte topographique de Suisse
City locator 14.svg
Bienne
Liens
Site web https://www.biel-bienne.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Bienne (en allemand: Biel et officiellement: Biel / Bienne[3]), est une ville et une commune de suisse du canton de Berne. Elle est le chef-lieu de l'arrondissement du même nom. Bienne se trouve au pied du flanc sud de la chaîne du Jura et partage avec la ville de Nidau la baie en aval du lac auquel elle a donné son nom, le lac de Bienne à la frontière culturelle entre la Suisse alémanique et romande. Elle est la dixième ville plus importante de Suisse.

Bienne est une ville officiellement bilingue tout comme le canton de Berne. Les langues mentionnées comme langues principales par les résidents interrogé sont l'Allemand pour 54,3 % des résidents interrogés, le Français pour 39,1 % et 36,5 % des résidents mentionnent d'autres langues (jusqu'à trois langues principales sont considérées)[4].

Le secteur horloger y est très important, historiquement parlant. Aujourd'hui, Swatch Group a notamment son siège à Bienne et la marque horlogère Rolex y produit ses mouvements.

Bienne fut une des villes ayant accueilli l'exposition nationale suisse de 2002 avec Neuchâtel, Yverdon-les-Bains et Morat.

Toponymie

Le nom Biel/Bienne semble se référer à un dieu des sources gallo-romain du nom de Belenos.

Plusieurs mentions: apud Belnam (1142); Bielne (1184); Byello (1187); Beena (1228); Biello (1230); Bielle (1239); Bienna (1258); Biel (1299)[5].

Géographie

Bienne mesure 21,23 km2[2].

Localisation

Située au nord du canton de Berne, en plein cœur de la région des Trois-Lacs, la ville de Bienne est sise entre le massif du Jura à l'ouest, le Plateau suisse à l'est au nord et le lac de Bienne au sud.

L'altitude au centre-ville est de 434m (Place centrale). Le niveau le plus bas est de 429m (Lac de Bienne) tandis que l'altitude la plus élevée est de 875m (Office fédéral du sport de Macolin sur le territoire communal).

Selon l'Office fédéral de la statistique[6], Bienne mesure 21,2 km2. 45,5% de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure, 7,8% à des surfaces agricoles, 45,3% à des surfaces boisées et 1,2% à des surfaces improductives.

Climat

La ville de Bienne se situe dans une région au climat océanique dégradé sans saison sèche avec des étés tempérés (Cfb selon la classification de Köppen).

Au mois de juillet, la température oscille entre 14 °C la nuit et 26 °C l'après-midi. Des précipitations importantes sont enregistrées toute l'année y compris lors des mois les plus secs. Sur l'année, la température moyenne est de 9.9 °C.

Les vents de l'ouest apportent généralement des précipitations comme c'est le cas dans toute la Suisse occidentale. Si la Bise prédomine, alors les températures seront plus fraîches que les moyennes saisonnales.

Le foehn, qui est présent dans les vallées alpines, n'a généralement aucun effet climatique particulier sur le climat biennois.

Relevé météorologique de Bienne (433 m)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1,5 −1,4 1,6 4,7 9,1 12,4 14,4 14 10,6 7,1 2,2 −0,4 6,1
Température moyenne (°C) 0,7 1,6 5,5 9,5 14 17,4 19,7 18,9 14,8 10,3 4,8 1,8 9,9
Température maximale moyenne (°C) 3,7 5,6 10,7 14,9 19,6 22,9 25,6 25 20,5 14,7 8 4,7 14,7
Précipitations (mm) 101 88 89 79 100 100 102 113 97 104 98 117 1 187
Nombre de jours avec précipitations 10,7 10 10,7 10,2 12,2 10,8 10,6 10,6 8,8 10,8 10,5 11,5 127,4
Source : [1] (1981-2010)
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
3,7
−1,5
101
 
 
 
5,6
−1,4
88
 
 
 
10,7
1,6
89
 
 
 
14,9
4,7
79
 
 
 
19,6
9,1
100
 
 
 
22,9
12,4
100
 
 
 
25,6
14,4
102
 
 
 
25
14
113
 
 
 
20,5
10,6
97
 
 
 
14,7
7,1
104
 
 
 
8
2,2
98
 
 
 
4,7
−0,4
117
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Quartiers

La ville de Bienne possède 10 quartiers.

Quartier N° OFS[7]
Vignoble/Rebberg 371001
Vieille ville/Altstadt 371002
Nouvelle ville nord/Neustadt Nord 371003
Nouvelle ville sud/Neustadt Süd 371004
Champagne 371005
Boujean/Bözingen (Buschang) 371006
Mâche/Mett 371007
Madretsch Nord 371008
Madretsch Sud 371009
Vigneules/Vingelz 371010

Entre 1900 et 1920, Vigneules (1900), Boujean (1916), Mâche (1919) et Madretsch (1919), qui étaient alors des communes, fusionnèrent avec Bienne.

En 1920, les villes de Bienne et de Nidau voulaient fusionner, en partie à cause de l'augmentation de la population et de l'intensification des liens économiques. Ils décidèrent par référendums distincts de fusionner à une large majorité. Toutefois, le Grand Conseil du canton de Berne s'est opposé et a désapprouvé la fusion des deux communes[8]. Le canton, alors majoritairement bourgeois, ne souhaitait pas que Nidau fusionne avec la ville de Bienne qui était de gauche. Un recours a été déposé devant le Tribunal fédéral, en vain.

En 1951, le Grand Conseil du canton de Berne refusa également une fusion pourtant souhaitée entre Bienne et Port[9].

La vieille ville, place du Ring.

Transports

Bienne est l'une des villes suisse les plus dangereuses à vélo avec 55 victimes par année en moyenne de 2009-2012[10].

Elle comporte deux funiculaires : le Funiculaire Bienne-Macolin et le Funiculaire Bienne-Evilard.

trolleybus des TPB.

Urbanisme

Histoire

C’est grâce à l’archéologie que nous connaissons l’existence d’une agglomération sur le territoire de Bienne à l’époque romaine[11]. Ainsi, en 1846, on retrouve dans la source communément appelée « Source des Romains », des pièces de monnaie qui ont eu cours entre le Ier siècle av. J.-C. et le IVe siècle apr. J.-C.

En 1234, la mention de burgum de Biello apparaît dans un acte officiel. C’est depuis le XIIIe siècle et surtout depuis 1275, lorsqu’elle eut reçu de Rodolphe Ier de Habsbourg sa charte de franchises, que Bienne fut considérée comme une cité à part entière. Liée à d’autres villes (Soleure, Berne, Fribourg et Morat) par différents traités d’alliances, elle développa les structures de sa propre administration municipale et son indépendance, aussi bien à l’égard de son suzerain, le prince-évêque de Bâle, que de la protection bernoise.

En 1296, Bienne obtient sa première charte de pacification des mains du prince-évêque Peter Reich von Reichstein.

En 1367, à la suite d'un conflit entre les habitants et la garnison épiscopale de Jean III de Vienne, un incendie ravage la ville.

Au XVe siècle, la ville acquiert le droit de lever des troupes en Ergüel. Elle participe à différentes guerres des Confédérés, ce qui lui vaut d’être considérée comme leur alliée dès 1478 et de participer comme telle aux Diètes fédérales.

En 1528, la ville adopte la Réforme, alors qu'en 1541 sévit la première épidémie de peste.

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, on constate à Bienne, comme dans d’autres cités, une aristocratisation des familles gouvernantes de la ville. En 1747, une fabrique d'indienne est fondée au Pasquart.

Au mois d'août 1796, le chancelier de la ville, Neuhaus, se rend à Paris pour obtenir du Directoire la création d'un canton de Bienne, formé de la ville et de l’Erguël (vallon de Saint-Imier, plus précisément une partie de l'actuel Jura bernois).

En 1798, Bienne devient française. En 1800, elle est rattachée au département du Haut-Rhin jusqu'au où la ville est réunie au Canton de Berne[12],[13] et relève du district de Nidau. À partir de 1832, elle devient chef-lieu de son propre district.

Plan de ville de 1906.

En 1857, la première gare ferroviaire est inaugurée alors que la première usine à gaz voit le jour en 1862. Bienne est ainsi la première ville de Suisse disposant d'un éclairage au gaz. Entre 1900 et 1920, les communes avoisinantes de Vigneules, Mâche, Madretsch et Boujean fusionnèrent avec Bienne.

Depuis le milieu du XIXe siècle, grâce à l’implantation de l’industrie horlogère, la ville connaît une poussée démographique et un développement urbain remarquables. Bienne devint aussi un point important des liaisons ferroviaires du Plateau suisse.

En 1964, on observe un record de population, la ville de Bienne compte 64 848 habitants.

En 2010, c'est la ville voisine de Nidau qui supplante Bienne comme chef-lieu de l'arrondissement administratif de Biel/Bienne.

Politique et administration

Le pouvoir exécutif de la ville de Bienne est exercé par le conseil municipal. Juqu'au , il était composé de huit membres dont quatre à titre permanent et quatre à titre accessoire. Les conseillers municipaux à titre permanent étaient responsables d'un département pour chacun d'entre eux tandis que les quatre membres à titre accessoire ne disposaient pas d'un dicastère. Le , le système est aboli et compte cinq membres à plein temps et cinq départements[14].

Les départements de l'exécutif dirigés par les conseillers municipaux sont les suivants :

  • Maire : Erich Fehr, Parti socialiste (PS) - germanophone ;
  • Direction des finances, dirigée par Silvia Steidle, Parti Radical Romand (PRR) - francophone ;
  • Direction de l'action sociale et de la sécurité, dirigée par Beat Feurer, Union Démocratique du Centre (UDC) - germanophone ;
  • Direction de la formation, de la culture et du sport, dirigée par Cédric Némitz, Parti Socialiste Romand (PSR) - francophone ;
  • Direction des travaux publics, de l'énergie et de l'environnement, dirigée par Barbara Schwickert, Les Verts (Verts) - germanophone.

Le pouvoir législatif de la ville de Bienne est exercé par le conseil de ville, qui est composé de soixante membres se réunissant en principe mensuellement.

Le Conseil des affaires francophones du district bilingue de Bienne, communément appelé le CAF, est une institution politique non parlementaire qui a pour rôle d'exercer les compétences particulières attribuées par le canton de Berne à la minorité francophone des communes de Bienne et d'Evilard (Leubringen).

Maires de Bienne

Liste des maires de Bienne
Période Identité Étiquette Qualité
1874 1898 Niklaus Meyer Radical  
1898 1901 Johann Hofmann-Moll Radical  
1901 1907 Eduard Stauffer Radical  
1907 1909 Gottfried Reimann Socialiste  
1909 1921 Louis Leuenberger Radical  
1921 1921 Hermann Kistler Socialiste  
1921 1947 Guido Müller Socialiste  
1948 1960 Edouard Baumgartner Radical  
1961 1964 Paul Schaffroth Radical  
1964 1976 Fritz Stähli Radical  
1976 1990 Hermann Fehr Socialiste  
1991 2010 Hans Stöckli Socialiste  
2011 En cours Erich Fehr Socialiste  

Population et société

Démographie

Bienne comptait 56'441 habitants au 30 juin 2019. Sa densité de population atteignait 2 589 hab./km2. L'agglomération comptait 101 271 habitants en 2012[15].

L'évolution de la population biennoise est donnée dans le graphique suivant:

1850-2019 population bienne.png

La population de Bienne fut en constante progression depuis la fin du XIXe siècle jusque dans les années 1970 avec un pic de 64'333 habitants. La décroissance démographique qui s'en suivit était due à la crise horlogère des années 1970 qui frappa de plein fouet la ville de Bienne. Après être passée sous la barre des 50'000 habitants en 2000, la population de la ville croît à nouveau depuis lors.

Bilinguisme

Panneau bilingue d'une rue.

Bienne est située sur la frontière linguistique entre les régions francophone et germanophone. Elle est une ville officiellement bilingue. Les informations officielles ainsi que les noms des rues[16] sont majoritairement dans les deux langues.

La langue principale mentionnée est l'allemand pour 57,7 % pour la population interrogée résidente, le français pour 42,3 %[17]. Le graphique ci-dessous montre l'évolution et la répartition des langues françaises et allemandes comme langue principale ou maternelle de 1888 à 2018:

Langue maternelle ou principale de 1888 à 2018
Langue maternelle ou principale de 1888 à 2018.

À Bienne, les parents peuvent choisir dans laquelle des deux langues l'enseignement sera donné à leurs enfants aux niveaux primaires, secondaires et écoles supérieures. Afin de favoriser le bilinguisme, des classes bilingues sont créées aux niveaux secondaires et écoles supérieures.

Comme il est d'usage dans une grande partie de la Suisse, les films sont projetés dans les cinémas de Bienne en langue originale avec sous-titres en allemand et en français. Il y a des projections supplémentaires pour les films à succès avec des versions doublées en allemand et en français. Seuls les films pour enfants sont prtojetés exclusivement en version doublée.

A Bienne, il n'est pas rare qu'une personne parle allemand et que son interlocuteur réponde en français. Une particularité est l'accumulation des germanismes et des emprunts en français oral. Par exemple, "un schluck" pour une gorgée, "manteau de pluie" pour un imperméable, "un witz" pour une blague ou "poutzer" pour le nettoyage sont courants. L'influence de la structure des phrases allemandes sur les phrases parlées en français est également perceptible.

La fondation Forum du bilinguisme[18], créée à Bienne en 1996, a pour objectif la promotion du bilinguisme.

Santé

Bienne est équipé d'un centre médical public, le Centre hospitalier Bienne (CHB). Ce dernier possède une capacité de 219 lits et emploie environ 1400 collaborateurs.

La ville arbitre aussi une clinique privée, la Hirslanden Clinique des Tilleuls qui dispose de 115 lits et emploie 498 collaborateurs[19].

Sports

Le hockey sur glace est le sport d'équipe le plus populaire à Bienne. Le HC Bienne a remporté trois fois le titre de champion suisse de Hockey et cinq fois champion de LNB.

Le FC Biel-Bienne est le club de football principal de la ville. L'équipe a évolué pendant plusieurs années en Ligue Nationale A (actuellement Super League), puis en LNB (Challenge League). Suite à une mise en faillite en juin 2016, le club a été retrogradé en 2e ligue régionale, équivalante à une 6e division. Après avoir remonté deux divisions en deux ans, le club joue actuellement en 1re ligue (4e division).

Autres clubs sportifs de Bienne:

  • FC Azzurri Bienne (2e ligue) - Football
  • FC Besa Biel/Bienne (2e ligue) - Football
  • FC Aurore Bienne (3e ligue) - Football
  • FC Iberico Bienne (3e ligue) - Football
  • Rapid Bienne Basket - Basketball
  • Artédanse - Danse
  • SHC Biel-Bienne SeelanderS - Inline Hockey
  • Bienne Skater 90 - Inline Hockey
  • Société Nautique Étoile Bienne - Aviron
  • VBC Bienne - Volleyball
  • Bienna Jets - Football américain
  • UHC Biel Seeland - Unihockey
  • Swim Team Biel-Bienne - Natation et water-polo
  • Rugby Club Biel-Bienne (RCBB) - Rugby
  • BC Biel-Bienne - Badminton

Média

Éducation

Centre de l'agglomération du Seeland et du Jura bernois, Bienne abrite plusieurs établissements de formation. En raison de son caractère bilingue, l'offre scolaire à tous les niveaux, de la maternelle à l'université, est supérieure à la moyenne et est disponible en allemand et en français.

Bienne abrite 3 bibliothèques. La Bibliothèque municipale de Bienne, la BFH Technik und Informatik TI Biel et la BFH Architektur, Holz und Bau AHB Bienne. Il y avait un total combiné (en 2008) de 233 171 livres ou autres supports dans les bibliothèques, et la même année, un total de 501 646 documents ont été prêtés.

Ecole obligatoire

Le système scolaire du canton de Berne prévoit une année d'école maternelle non obligatoire, suivie de six années d'école primaire. Il est suivi de trois années d'école secondaire obligatoire où les élèves sont séparés en fonction de leurs capacités et de leurs aptitudes. Après le premier cycle du secondaire, les élèves peuvent poursuivre leurs études ou suivre un apprentissage[20].

Au cours de l'année scolaire 2009-10, 5 733 élèves au total ont suivi des cours à Bienne. Il y avait 27 classes maternelles avec un total de 497 élèves dans la municipalité. Parmi les élèves de maternelle, 36,2 % étaient des résidents permanents ou temporaires de Suisse (non citoyens) et 66,0 % avaient une langue maternelle différente de la langue parlée en classe. La municipalité comptait 79 classes primaires et 1 470 élèves. Parmi les élèves du primaire, 32,9 % étaient résidents permanents ou temporaires de Suisse (non citoyens) et 53,4 % avaient une langue maternelle différente de la langue parlée en classe. Au cours de la même année, il y avait 53 classes du premier cycle du secondaire avec un total de 981 élèves. Il y avait 23,6 % de résidents permanents ou temporaires en Suisse (non citoyens) et 29,6 % ont une langue maternelle différente de la langue parlée en classe[21].

En 2000, Bienne comptait 3 008 étudiants venant d'une autre commune, tandis que 517 habitants fréquentaient des écoles en dehors de la commune.

Enseignement supérieur

Bienne abrite deux gymnases, le Gymnase français de Bienne et le Gymnase allemand. Les deux gymnases de la ville proposent une filière bilingue (allemand/français).

À Bienne, environ 17 768 personnes, soit 36,5 % de la population, ont achevé des études secondaires supérieures non obligatoires et 5 492, soit 11,3 %, ont achevé des études supérieures complémentaires (Université ou Haute-école). Sur les 5492 diplômés de l'enseignement supérieur, 56,6 % étaient des Suisses, 26,4 % des Suissesses, 10,5 % des non-suisses et 6,5 % des non-suisses[22].

Écoles

Économie

Capitale horlogère

Bienne est l'une des villes horlogères les plus importantes du monde. La ville abrite le siège administratif de la plus grande société d'horlogerie au monde, Swatch Group. Cette dernière a aussi installé à Bienne les sièges de Swatch, Hamilton, Omega, CK Watches; marques et filiales appartenant au groupe horloger. La ville abrite aussi le site de la Manufacture des Montres Rolex, qui emploie près de 3'000 personnes[23]. D'autres grands noms de l'horlogerie sont établis à Bienne tels que Candino, Wenger, Victorinox Swiss Army Watch, Ebel et Movado. A cela, s'ajoutent de nombreuses petites et moyennes entreprises oeuvrant dans le domaine de l'horlogerie.

Les sièges de la Fédération de l'industrie horlogère suisse FH et du Contrôle officiel suisse des chronomètres (COSC) se trouvent également à Bienne.

Industrie de la précision

Culture locale et patrimoine

Cette section n’est pas rédigée dans un style encyclopédique.  !

Lieux culturels

  • Théâtre Municipal de la Ville de Bienne, le haut-lieu du théâtre et de l'opéra lyrique à Bienne.
  • Spectacles Français, communément appelé « Le Théâtre Palace », le grand théâtre de la ville de Bienne de langue française.
  • Théâtre du Carré Noir
  • Théâtre pour les petits, une salle de théâtre avec une programmation conçue pour les enfants
  • Espace Culturel Rennweg 26, institution culturelle qui propose des spectacles de théâtre, danse et musique
  • La Théâtrale de Bienne, troupe de théâtre francophone
  • Filmpodium Bienne, projection de films peu visibles dans les circuits commerciaux.
  • Société des Beaux-Arts
  • Visarte - Société des artistes visuels
  • Orchestre Symphonique Bienne / Soleure, orchestre symphonique
  • Bibliothèque de la Ville de Bienne
  • La Coupole, salle de concert autogérée par le Centre Autonome de Jeunesse de Bienne.
  • Hip Hop culture est vivante dans la ville, Graffitis, Rap, B-Boying, Jazzy Rockers crew depuis 1983 La Coupole est le centre de cet art urbain.
  • « Photoforum Pasquart », espace réservé à la photographie
  • « Odéon », café Art Deco, depuis 1930 lieu de rencontre de tous les Biennois

Musées

  • Centre Pasquart - regroupe les institutions suivantes: le Centre d'art, la Collection Centre d'art, le Photoforum, la Société des Beaux-Arts Bienne, le Filmpodium et espace libre
  • Musée Neuhaus - Musée d'art et histoire qui présente l'histoire de l’industrie et de l’horlogerie de Bienne ainsi que la vie bourgeoise au XIXe siècle, une cinécollection W. Piasio ; Karl et Robert Walser, peintre et poète et enfin la collection Robert : aquarelles de flore et de faune (voir Philippe Robert); etc.
  • Le Ried, résidence de plusieurs des peintres Robert
  • Musée Schwab - Préhistoire et archéologie
  • Musée Omega - Montres Omega et chronométrage Omega
  • Musée de l'optique où quelque 300 objets évoquent quatre siècles d’histoire de l'optique (binocles, lunettes, télescopes, jumelles, baromètres, etc.)
  • Centre Müller - Musée de la machine qui présente quelque 200 machines datant de 1880 à 1912 dans des ateliers reconstitués avec des mannequins en habits d’époque. Les salles d'exposition sont agrémentés de programmes audio-visuels. Le musée est installé dans une ancienne fonderie entièrement rénovée qui comporte également un centre de formation et une salle polyvalente.

Monuments et lieux touristiques

  • « Le Pavillon Felseck », monument de style romain
  • La source romaine ou Source des Romains
  • Le faubourg du lac et son architecture
  • L'église gothique datant du XVe siècle (vieille-ville)
  • Le temple allemand
  • L'église réformée française du Pasquart[24]
  • L'église catholique-romaine de Sainte-Marie
  • La vieille ville, entièrement restaurée et habitée, avec ses nombreux[Combien ?] petits commerces, ses façades d'époque et ses fontaines : les habitants de la ville de Bienne disposent en tout de 72 fontaines distribuant de l’eau potable alimentées par la source romaine et la source du Falbringen. Jusqu’au XXe siècle, les Biennois s’y alimentaient encore régulièrement en eau potable. Certaines ont été magnifiquement restaurées dans des couleurs chatoyantes. En particulier à la vieille ville:
  • la fontaine de l’Ange, (1563) symbole de l’âme humaine protégée du mal par un ange
  • la fontaine du Banneret, (1557), symbole de la vaillance et du droit de bannière que la ville de Bienne pouvait exercer
  • la fontaine de la Justice (1535, rénovée en 1650 avec la statue créée en 1714), symbole de la haute juridiction que la ville de Bienne avait le droit d’exercer

(Référence : Le Livre des fontaines, Margrit Wick-Wercer, Éditions Biel-Bienne)

Manifestations culturelles et festivités

  • Babydays Le salon biennois de la petite enfance
  • La braderie (à la fin juin)
  • Le carnaval (fin février-début mars); le cortège des enfants est un des plus grands d'Europe.
  • Comdays les Journées de la communication
  • La course de Bienne « Les 100 km de Bienne » en juin
  • Le Festival d'échecs de Bienne
  • Le feu d'artifice du 31 juillet (veille de la fête nationale)
  • Le Festival du film français d'Helvétie (FFFH), qui a repris en 2005 et progresse avec succès vers sa 7e édition.
  • Les journées photographiques de Bienne
  • Les Rencontres de Bienne, festival plurilingue pour écrivains et traducteurs qui se tient à l'Institut littéraire suisse chaque année depuis 2008
  • Le Open Air Filmpodium, entre mi-juillet et mi-août
  • Le marché aux oignons Zwiebelemärit
  • Show Your Steps, concours annuel et national de danse au Palais des Congrès
  • Swiss Inline Cup (Etape) Bienne:
  • Pod'ring la semaine culturelle

Photographies

Personnalités liées à Bienne

  • François Verdan (1747-1818), fondateur d'une fabrique d'indienne[25] ;
  • Charles Neuhaus (1796-1849), homme politique ;
  • Friedrich Schwab (1803-1869), donateur du Musée Schwab ;
  • Ernst Schüler (1807-1881), homme politique et pionnier de l'horlogerie ;
  • Louis Brandt (1825-1879), fondateur de l'entreprise d'horlogerie Omega[26] ;
  • Jean Aegler (1850-1891), (partenaire de Hans Wilsdorf, le fondateur de Rolex), établit la manufacture des mouvements Rolex à Bienne où il est mort ;
  • Guido Müller (1875-1963), homme politique ;
  • Robert Walser (1878-1956), écrivain ;
  • Eduard Lanz (1886-1972), architecte ;
  • Paul Kipfer (1905-1980), ingénieur, avec Auguste Piccard, premiers "astronautes" du monde, ayant atteint la stratosphère le 27 mai 1931 à une altitude record de 16 000 mètres[27],[28], fait citoyen d'honneur de la ville en 1931[29] ;
  • Jean-Louis Jeanmaire (1910-1992), brigadier ;
  • Arthur Villard (1917-1995), enseignant, politicien (conseiller municipal, député au Grand Conseil, conseiller national) et pacifiste ;
  • Walter Kistler (1918-2015), physicien suisse, né à Bienne ;
  • Raoul Kohler (1921-2013), homme politique ;
  • Paul Thierrin (1923-1993), écrivain, enseignant et éditeur ;
  • Georges Item (1927-1990), peintre né à Bienne ;
  • Harry Borer (1927-2017), industriel et mécène, chef de la famille héritière de Jean Aegler, développa considérablement la Manufacture Rolex, assurant sa pérennité à Bienne, avant la vente à Fondation Rolex, Genève ;
  • Nicolas G. Hayek (1928-2010), chef d'entreprise Swatch Group SA citoyen d'honneur de la ville. Décédé le 28 juin 2010 ;
  • Jacqueline Mani (1931-2016), institutrice et cantatrice, directrice du chœur Papimoustache, auteur et compositeur de comédies musicales pour enfants[30] ;
  • René Felber (1933- ), homme politique (ancien Conseiller fédéral) ;
  • Ernst Thomke (1939- ), développeur de la montre Swatch, spécialiste du sauvetage d'entreprise ;
  • Mario Cortesi (1940- ), fondateur du premier journal gratuit de Suisse, Biel/Bienne, journal bilingue, critique et homme de cinéma, ancien homme politique biennois ;
  • Jacques Donzel (1940- ), homme de radio ;
  • Jean-Claude Thoenig (1940- ), sociologue ;
  • Peter Beat Wyrsch (1946- ), directeur des théâtres de Bienne et Soleure ;
  • Michèle Corfdir (1946- ), romancière, née à Bienne ;
  • Philippe Garbani (1946- ), homme politique (préfet) ;
  • Christine Beerli (1953- ), femme politique et directrice de la Haute école technique et informatique ;
  • Elmar Mock (1954- ), co-inventeur de la Swatch ;
  • Jacques Moeschler (1954- ), linguiste ;
  • Mark Haldimann (1954-2007)[31], socialiste libertaire, fondateur de la Commune autonome ;
  • Daniel Gisiger (1954- ), coureur cycliste, formé au RC Olympia Biel-Bienne ;
  • Christiane Jolissaint (1961- ), joueuse de tennis ;
  • Yannick Pelletier (1976- ), joueur d'échecs ;
  • Marc Werlen (1978), joueur professionnel de hockey sur glace ;
  • Neel Jani (1983- ), pilote de formule 1 ;
  • Mathias Joggi (1986- ), joueur suisse de hockey sur glace ;
  • Valentin Voirol, musicien professionnel ;
  • Bastien Voisard, champion de waterpolo.

Notes et références

  1. « Population résidente permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, le sexe, l'état civil et le lieu de naissance », sur Office fédéral de la Statistique.
  2. a et b « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 26 août 2017)
  3. Le nom administratif officiel a été clarifié le 1er janvier 2005 après une interpellation au Grand Conseil bernois datée du 27 octobre 2004. Source : Interpellation sur le site du canton de Berne.
  4. Office fédéral de la statistique, « Population résidente permanente âgée de 15 ans ou plus, selon les langues principales, par canton et ville - 2010-2016 | Tableau », sur Office fédéral de la statistique (consulté le 18 octobre 2018).
  5. « Noms de lieux de Suisse Romande, Savoie et environs », sur henrysuter.ch
  6. « Données communales », sur Office fédéral de la statistique
  7. Bundesamt für Statistik (2006): Nomenklaturen – Amtliches Gemeindeverzeichnis der Schweiz: Quartiere der Gross- und Mittelstädte
  8. « Nidau », sur Dictionnaire historique de la Suisse (consulté le 5 septembre 2019)
  9. « Port », sur Dictionnaire historique de la Suisse
  10. Office fédéral des routes (OFROU), « Securite routiere: comparaison des villes », sur astra.admin.ch, 26 mais 2014
  11. « Du Néolithique à l'époque romaine » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne..
  12. « Ecole du Tilleul – Place du 14 novembre 1815 », sur Bieler Tagblatt, (consulté le 14 novembre 2016).
  13. « INFO du 12 novembre 2015 », sur Tele Bielingue, (consulté le 14 novembre 2016).
  14. La réforme de l'administration biennoise entre en vigueur, RTS, consulté le 8 mars 2015
  15. « L'espace à caractère urbain 2012 », sur http://www.bfs.admin.ch, (consulté le 6 mars 2015).
  16. http://bienne.ch/ww/fr/pub/administration/recueildedroitcommunal/repertoiresystematique.cfm?fuseaction_law=detail&doc=WORD%2F700%2F732.5.doc Répertoire des rues
  17. Statistique Ville de Bienne (2018)
  18. Site du forum
  19. « Chiffres-clés », sur hirslanden.ch (consulté le 12 novembre 2019)
  20. https://edudoc.ch/record/35128/files/Schulsystem_alle.pdf
  21. Erziehungsdirektion des Kantons Bern, « Statistiques des écoles par commune (La Direction) Direction de l'instruction publique - Canton de Berne », sur www.erz.be.ch (consulté le 14 octobre 2018).
  22. « PX-Web - Selection de la base de données », sur www.pxweb.bfs.admin.ch (consulté le 14 octobre 2018).
  23. Rolex, « Rolex à Bienne, une manufacture en mouvement » (consulté le 12 novembre 2019)
  24. « Sur la rénovation du Temple du Pasquart ».
  25. http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F17761.php
  26. http://www.horlogerie-suisse.com/horlomag/articles-horlogers/00234/des-marques-et-des-dynasties-omega-et-la-famille-brandt
  27. http://memreg.ch/show.cfm?show=image&id=7762
  28. http://lsda.jsc.nasa.gov/books/mercury/ch02.htm
  29. http://www.biel-bienne.ch/apps/documentbase/data/fr/biel_1931_komprimiert.pdf
  30. « Jacqueline Mani (1931- ) », sur Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne.
  31. http://militants-anarchistes.info/spip.php?article7244

Voir aussi

Liens externes