Beaulieu-sous-la-Roche

Beaulieu-sous-la-Roche
Beaulieu-sous-la-Roche
L'église Saint-Jean-Baptiste.
Blason de Beaulieu-sous-la-Roche
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Arrondissement Les Sables-d'Olonne
Canton Talmont-Saint-Hilaire
Intercommunalité Communauté de communes du Pays des Achards
Maire
Mandat
Claude Groussin
2017-2020
Code postal 85190
Code commune 85016
Démographie
Gentilé Bellolocustres
Population
municipale
2 199 hab. (2016 en augmentation de 5,98 % par rapport à 2011)
Densité 85 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 40′ 40″ nord, 1° 36′ 32″ ouest
Altitude 49 m
Min. 20 m
Max. 69 m
Superficie 25,77 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Beaulieu-sous-la-Roche est une commune française située dans le département de la Vendée en région Pays de la Loire.

Ses habitants sont les Bellolocustres[1].

Géographie

Le territoire municipal de Beaulieu-sous-la-Roche s’étend sur 2 577 hectares. L’altitude moyenne de la commune est de 49 mètres, avec des niveaux fluctuant entre 20 et 69 mètres[2],[3].

Commune située à 20 km de La Roche-sur-Yon, 25 km des Sables-d'Olonne, 7 km d'Aizenay et de La Mothe-Achard. On y accède, depuis Martinet, par une route ombragée longeant le Jaunay, entre les châteaux de La Guissière et de La Rochette. Ses nombreux sentiers pédestres, sa place centrale à l'ombre des tilleuls, sa cour des Arts, ses terrasses végétales bordant le Jaunay donnent à la commune un côté bucolique apprécié de tous.

Communes limitrophes : Aizenay, Venansault, Landeronde, Saint-Georges-de-Pointindoux, Martinet.

Toponymie

Beaulieu vient du latin "bellus locus", "lieu beau", endroit agréable à habiter.
De nombreuses communes portent ce nom unique. Pour éviter les confusions , on indique le département entre parenthèses: ce sont Beaulieu (Ardèche), Beaulieu (Cantal), Beaulieu (Côte-d'Or), Beaulieu (Hérault), Beaulieu (Indre), Beaulieu (Isère), Beaulieu (Haute-Loire), Beaulieu (Nièvre), Beaulieu (Orne), Beaulieu (Puy-de-Dôme). Certaines communes ont adjoint, pour se différencier, un mot indiquant leur situation: Beaulieu-sous-la-Roche, Beaulieu-sur-Mer, Beaulieu-sur-Loire, Beaulieu-sur-Layon, Beaulieu-sur-Dordogne, Beaulieu-les-Fontaines, Beaulieu-sur-Sonnette, Beaulieu-sur-Oudon, Beaulieu-en-Argonne, Beaulieu-lès-Loches, Beaulieu-sous-Parthenay.
La gentilé des habitants de Beaulieu est très variée: Beaulieusard, Beaulieurois, Bellilocien, Bellieurain, Bellilocois, Belliloquois, Belliloqueteux, Belliquière, Berlugan, Beloudonien.

En poitevin, la commune est appelée Bealeù[4].

Histoire

Au IVe siècle, saint Hilaire, évêque de Poitiers fut un grand missionnaire et un pasteur efficace pour tout le Poitou qui s'étendait de Poitiers à l'océan. Parmi ses disciples, on trouve Benoît d'Aizenay qui vraisemblablement eut pour mission de répandre la Bonne Nouvelle dans le pays d'Herbauges (région de Montaigu à l'océan). On pense que Benoît résidait près d'Aizenay. C'est là qu'il meurt en 360. Il fut un envoyé de l'évêque. On le dit « évêque rural ». Si on ne connaît pas la date exacte de la construction de l'église, on peut penser que vers l'an mille, un lieu de prières fut construit à proximité du château. Les premiers desservants de la nouvelle église étaient sans doute des moines bénédictins venant du Haut-Poitou.

Quand vers 1059, l'église est donnée en partie aux moines de Talmont et non à ceux de Noirmoutier qui desservaient Aizenay, on y trouve un prêtre et non un vicaire. Le « prêtre » étant à la fois prieur et curé. Le prieur ayant la charge d'administrer au temporel les biens de l'Abbaye, tandis que le curé avait la charge pastorale. On rencontre aussi parfois des vicaires et des sous-prieurs.

En 1533, l'évêque de Luçon envoie un diacre faire la visite des paroisses du diocèse. À Beaulieu, il rencontre 13 prêtres dont un prieur, (11 ne résident pas à Beaulieu).

Quelques années plus tard, les « réformés » jettent le trouble dans la province. Des luttes sanglantes résultent de l'affrontement catholiques-protestants. Les églises sont « occupées », comme le déclare un texte de 1564 qui nous apprend qu’à cette date, 41 curés du diocèse de Luçon sont aux mains des réformés, c’est le cas de Beaulieu. On sait qu'un château seigneurial existait à Beaulieu-sous-la-Roche depuis le IXe ou Xe siècle. Au XVe siècle, le domaine est divisé en deux chatellenies, celles des Chateigniers et celle des Bellevilles. Fait très rare, les deux juridictions siégeaient dans le même château.

Dans un écrit du XVe siècle, le seigneur de Beaulieu dit que le château est bâti « entre l'église et mon étang », établi sur le Jaunay. Le château sera détruit, sans doute sur ordre de Richelieu alors aux affaires. On ne sait pas si l’église fut construite avant le château ou vice versa, si celle-ci était la chapelle du château ou l'église paroissiale. En 1860, le clocher de l'église est rénové. À nouveau, en 1998, des travaux sont entrepris pour la restauration de l'église. Le clocher est refait à l'identique de ce qui existait, mais avec des pierres de « Richemond », plus dures qui résistent mieux au temps que le tuffeau utilisé lors de la première rénovation.

Le 1er janvier 2010, après avoir fait cavalier seul pendant 17 ans, la commune est entrée dans la communauté de communes du Pays-des-Achards qui regroupait déjà 10 communes du canton.

Politique et administration

Administration municipale

Liste des maires

Liste des maires successifs[5]
Période Identité Étiquette Qualité
Gaston Mercier    
Eugène Gautier   Apiculteur
Philippe Mallard   Pharmacien
Jean-Jacques Mercier[6] DVD Industriel

(démission)
Maurice Poissonnet[7] DVD Enseignant
En cours Claude Groussin[8] DVD Cadre administratif à la MSA retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Rattachements administratifs et électoraux

Jumelages

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10].

En 2016, la commune comptait 2 199 habitants[Note 1], en augmentation de 5,98 % par rapport à 2011 (Vendée : +4,51 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3679629791 1391 2481 7551 7801 8701 400
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4351 4121 4081 3671 4341 4451 4921 5531 616
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5831 6421 6471 4191 4321 4061 2801 3151 243
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 3031 2611 3031 4821 6321 7271 9071 9351 963
2013 2016 - - - - - - -
2 1182 199-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, Beaulieu-sous-la-Roche comptait 1 963 habitants (soit une augmentation de 14 % par rapport à 1999). La commune occupait le 5 095e rang au niveau national, alors qu'elle était au 5 290e en 1999, et le 89e au niveau départemental sur 282 communes.

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (20,5 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,3 % contre 48,4 % au niveau national et 49 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 20 %, 15 à 29 ans = 17,1 %, 30 à 44 ans = 21,2 %, 45 à 59 ans = 23,1 %, plus de 60 ans = 18,6 %) ;
  • 49,7 % de femmes (0 à 14 ans = 17,8 %, 15 à 29 ans = 18,1 %, 30 à 44 ans = 20,3 %, 45 à 59 ans = 21,4 %, plus de 60 ans = 22,4 %).
Pyramide des âges à Beaulieu-sous-la-Roche en 2007 en pourcentage[13]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ans ou +
1,1 
5,9 
75 à 89 ans
10,7 
12,2 
60 à 74 ans
10,6 
23,1 
45 à 59 ans
21,4 
21,2 
30 à 44 ans
20,3 
17,1 
15 à 29 ans
18,1 
20,0 
0 à 14 ans
17,8 
Pyramide des âges du département de la Vendée en 2007 en pourcentage[14]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
1,2 
7,3 
75 à 89 ans
10,6 
14,9 
60 à 74 ans
15,7 
20,9 
45 à 59 ans
20,2 
20,4 
30 à 44 ans
19,3 
17,3 
15 à 29 ans
15,5 
18,9 
0 à 14 ans
17,4 

Enseignement

Manifestations culturelles et festivités

  • Festival Les Hivernales : spectacles organisés par la communauté de communes du Pays-des-Achards de novembre à mars
  • Festival Théâtre à Cour : représentations théâtrales dans la Cour des Arts durant en période estivale
  • Fête de l'été avec feu d'artifice
  • Festival Jaunay'Stivales : spectacles organisés par la communauté de communes du Pays-des-Achards
  • Rallye Côte de Lumière, organisé durant le premier week-end de septembre
  • Marchés de Noël : organisé sur trois jours, le premier week-end de décembre

Village d'art

Beaulieu est nommée village d'art. Avec sa cour des artistes derrière l'église, il rassemble peintres, sculpteurs, souffleurs de verre, relieurs, calligraphes, potiers, libraires... Les touristes aiment visiter ces artisans dans un cadre rural. La petite place du marché ombragée entourée des commerces de proximité apporte au village une chaleur que le visiteur apprécie.

Marché de Noël

La commune a été la première à lancer en 1992 le Marché de Noël en Vendée. Tous les premiers week-ends de décembre c'est une centaine d'exposants qui vient vendre sa production, ce qui fait de l'événement un des plus importants marchés de Noël de l'Ouest de la France. La petite commune voit alors son nombre d'habitants multiplié par dix le temps d'un week-end. À l'occasion de cet événement, une exposition de crèches et villages miniatures animés "La féérie des Santons", comportant plus de 600 santons traditionnels, est organisée jusqu'à la fin du mois de janvier. Depuis 2009, trois vitrines animées, rappelant celles des grands magasins parisiens, sont réalisées autour de la place du Marché. Elles représentent la maison du père Noël et son atelier de fabrication des jouets, une cuisine investie par les rats, à la manière du film Disney Ratatouille et enfin un véritable laboratoire de chimie contrôlé par des animaux.

Santé

Sports

Médias

Cultes

Économie

Revenus de la population et fiscalité

Emploi

Entreprises et commerces

La commune est avant tout rurale, avec une grande part accordée à l'élevage, laitier et allaitant. On trouve également un domaine viticole à l'Atrie et un élevage d'escargots à l'Augisière.

Les principales entreprises locales sont regroupées dans la zone d'activités du Chantenay et dans la zone artisanale de l'Augisière : Ets Brochard (construction de remorques agricoles), SARL Bonneau-Trichet (construction matériel agricole), SAS Praud (matériel de boulangerie), Ets Mercier (alimentation animale)...

Une carrière est également en exploitation.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Au marché de Noël, spectacle d'ours.

Dans le bourg, les visiteurs pourront apprécier l'église rénovée et éclairée, la Cour des Arts, la place du Marché à l'ombre des tilleuls, les vieilles maisons de pierre. Derrière l'église et la cour des arts, le parc des Terrasses du Jaunay, a été restauré avec des vieilles pierres et surplombe aujourd'hui le ruisseau du Jaunay qui traverse le village.

Les nombreux chemins de randonnées permettent d'apprécier les paysages boisés et les sites insolites : chemins creux, sources, ruisseaux traversés au niveau de gués, bocage vendéen... On pourra apprécier les différents châteaux surplombant le Jaunay : la Guissière, les Forges, la Rochette. Des hameaux sont également particulièrement mis en valeur, comme le Plessis aux Moines, l'Augisière ou encore la Vacherie.

Personnalités liées à la commune

  • Benjamin Rabier né en 1864 dans la commune. Il a notamment dessiné le célèbre dessin de la vache rouge de la Vache qui rit. Il est aussi l'inspirateur de Tintin : il dessine en 1897 l'album Tintin Lutin ou apparaît un personnage avec une houppette et un pantalon de golf. Surtout, le voyage de Benjamin Rabier à moto jusqu'à Moscou va pousser Hergé à le prendre comme modèle pour son premier album Tintin au pays des Soviets.

Héraldique

Blason Blasonnement :
Écartelé : au premier, de gueules aux cinq tours d'or ordonnées en sautoir ; au deuxième, d'azur aux trois fleurs de lys d'or, à la bordure cousue de gueules ; au troisième, d'argent à la croix ancrée de gueules, à la bordure de sable chargée de huit besants d'or ; au quatrième, gironné de vair et de gueules de douze pièces ; à la croix d'argent chargée d'un bâton prieural au naturel posé en pal, brochant sur l'écartelé.

Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références

  1. Dictionnaire des communes de Vendée, Ouest-France, Rennes, 1991 (ouvrage rédigé par les correspondants d'Ouest-France en Vendée).
  2. « Commune 6562 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 [lire en ligne].
  3. « Beaulieu-sous-la-Roche », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015.
  4. Jean-Loïc Le Quellec, Dictionnaire des noms de lieux de la Vendée, La Crèche, Geste Éditions, coll. « Geste Poche » (no 14), , 3e éd. (1re éd. 1995), 443 p. (ISBN 2-84561-263-X), p. 35.
  5. Guy Perraudeau, Beaulieu-sous-la-Roche, Vendée: mémoire d'une commune en 101 questions, p. 94 (ISBN 978-2-84622-180-1)
  6. « Le maire sortant conduit une liste de différents courants », Ouest-France,‎ .
  7. « Maurice Poissonnet le nouveau maire s’entoure de cinq adjoints », Ouest-France,‎ .
  8. « Claude Groussin, nouveau maire de la commune », Ouest-France,‎ .
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  13. Beaulieu-sous-la-Roche sur le site de l'Insee
  14. « Résultats du recensement de la population de la Vendée en 2007 », sur insee.fr (consulté le 6 mai 2011)

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes