Athlétisme handisport

Athlétisme handisport
Picto
Fédération internationale Comité international paralympique (ICP)
Sport paralympique depuis 1960
Image illustrative de l’article Athlétisme handisport
L'athlète brésilien Clayton Hélio da Costa.

L’athlétisme handisport est un sport dérivé de l’athlétisme. C’est un des plus vieux handisports : c’est en 1946 à l’hôpital de Stoke Mandeville au Royaume-Uni que des handicapés moteurs ont organisé pour la première fois des courses en fauteuil roulant.

La Fédération française handisport a reçu délégation le du ministère des Sports pour gérer l'athlétisme handisport[1].

Règles

L'athlétisme respecte les règles établies par World Athletics (anciennement Association internationale des fédérations d'athlétisme), adaptées pour tenir compte du handicap des sportifs. C'est le Comité international paralympique (IPC) qui a adapté les règles de World Athletics pour la pratique des personnes handicapées.

Les épreuves d’athlétisme ont lieu dans dix-huit disciplines :

Dans chaque discipline, il y a plusieurs épreuves puisque les athlètes concourent regroupés en catégories de handicap.

Les déficients visuels ont la permission de courir à côté d’un sportif voyant qui leur sert de guide aux 100 m, 200 m, 400 m et 800 m ainsi que sur route. certaines catégories de handicap ont la possibilité d'avoir un(e) escort pour les assister

Classification des athlètes

Timothée Adolphe (T11) et son guide Cédric Felip

Les épreuves sont catégorisés par une lettre – « T » (track) pour la course, « F » (field) pour le lancer ou le saut –, suivie d'un nombre qui indique la nature et le degré du handicap. Le premier chiffre indique la nature du handicap, le second la gravité, plus celui-ci est bas, plus grave est le handicap.

Cinq catégories sont prises en compte :

  • La catégorie 1 est pour les athlètes non-voyants (11) (les non-voyants concourent avec un bandeau ou des lunettes noires) et malvoyants (12 et 13) ;
  • La catégorie 2 (21 à 24) est pour les athlètes déficients mentaux et moteurs (QI inférieur à 70 et preuve de handicap nuisant à la performance) ;
  • La catégorie 3 est pour les athlètes atteints de paralysie cérébrale (hémiplégie, diplégie etc., lourde à légère) ;
  • La catégorie 4 est pour les athlètes amputés (tous sports) et de petite taille (seulement pour les lancers). Ils participent debout aux épreuves, si nécessaire avec une prothèse ;
  • La catégorie 5 est pour les athlètes atteints à la moelle épinière, qui participent aux épreuves en fauteuil roulant (tétraplégie, paraplégie, hémiplégie, et assimilés).

Ci-dessous le tableau récapitulatif général[2],[3] :

Classification en athlétisme
Courses Lancers et sauts
Catégorie Observations Catégorie Observations
T11 à T13 Handicap visuel. T11 signifie une cécité totale.
Pour les courses du 100 mètres au 800 mètres, les athlètes aveugles courent avec un guide qui s'assure qu'ils ne sortent pas de leur couloir.
F11 à F13 idem
T20 Handicap mental. F20 idem
T31 à T38 Infirmité motrice cérébrale. Les catégories 31 à 33 recouvrent la tétraplégie (selon la lourdeur du handicap, "31" étant le handicap le plus lourd). Les athlètes catégorisés 34 ou 35 sont handicapés à divers degrés des bras et des jambes ; un athlète catégorisé 34 peut être en fauteuil roulant, mais pas un athlète catégorisé 35. Les athlètes catégorisés 36 sont atteints d'athétose ou d'ataxie, et peuvent marcher et courir sans support (bien qu'avec difficulté). La catégorie 37 est celle d'une hémiplégie moyenne ou minimale ; l'athlète marche et court aussi sans support (en boitant). La catégorie 38, pour les handicaps les moins lourds, recouvre une hémiplégie, diplégie, athétose ou ataxie « minimale ». F31 à F38 idem
T40 à T46 Amputation et « les autres ». La catégorie 40 est celle des athlètes nains. Il n'y a pas de catégorie 41. Les athlètes catégorisés 42, 43 et 44, amputés jambe, courent nécessairement avec une prothèse ; celle-ci est permise mais non obligatoire pour les catégories 45 et 46. Les athlètes catégories 45 ou 46 sont amputés des deux bras (45) ou d'un seul (46), ou souffrent d'un autre handicap au tronc (46), mais d'aucun handicap au niveau des jambes. Par exemple, le Sud-Africain Oscar Pistorius, amputé des deux jambes, participe aux épreuves de la catégorie T44, et porte des prothèses. F40 à F46 idem
T51 à T54 Athlètes en fauteuil roulant (épreuves de course). La catégorie 51 désigne le niveau de handicap le plus lourd (peu ou pas de mouvement des jambes et du torse, problèmes d'équilibre sévères, couplés à un handicap aux mains ou aux bras), et 54, le moins lourd (pas de handicap aux bras). F51 à F58 Athlètes en fauteuil roulant (épreuves de lancer). Le principe est le même, mais avec une gamme de distinctions élargie.

Compétition

L’athlétisme est un sport paralympique officiel depuis les Jeux paralympiques de Rome en 1960, qui sont les premiers Jeux paralympiques à avoir été organisés. Aux Jeux paralympiques, l’athlétisme est le handisport qui regroupe le plus grand nombre d’athlètes et qui compte le plus grand nombre d’épreuves (167 épreuves aux Jeux paralympiques d'été de 2020).

Depuis 1984, des épreuves de démonstration d’athlétisme handisport sont présentées aux Jeux olympiques.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes