André Wurmser

André Wurmser
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André Wurmser, né à Paris le et mort à Paris le , est un journaliste et écrivain français. Il a également écrit sous le pseudonyme de Casimir Lecomte.

Il fut notamment secrétaire du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes (1934-1939), rédacteur en chef de la revue Russie d'aujourd'hui (1937-1939), membre du comité directeur des Amis de l'Union soviétique, et éditorialiste au journal L'Humanité (1954-1984).

Biographie

André Wurmser naît à Paris dans une famille de la « petite bourgeoisie juive ». Après des études commerciales, il est employé dans une maison de commission, puis devient assureur-conseil[1].

Son goût pour la littérature le pousse à écrire lui-même. Il publie en 1929 un premier roman : Changement de propriétaire.

L'instauration du nazisme en Allemagne, puis l'émeute du 6 février 1934 à Paris menée par la droite et l'extrême droite, le poussent à s'engager dans l'action politique. Il devient l’un des secrétaires du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes dans lequel il joue un rôle actif[1].

Collaborateur de l'hebdomadaire Vendredi de sa création en 1935, jusqu'à sa disparition en 1938, il est de 1937 à 1939 rédacteur en chef de Russie d'aujourd'hui, publication mensuelle de l'Association des amis de l'Union soviétique. Il collabore aussi régulièrement à l'Humanité qui publie chaque semaine un épisode d'« un petit conte ubuesque », qu'il signe Casimir Lecomte (ce prénom étant le sobriquet dont le colonel de La Rocque a été affublé[2]) et qui narre les aventures d'un membre des Croix-de-Feu[1].

Il participe à la Résistance dans la région toulousaine, où il s'est replié après sa démobilisation. Il est le directeur de l'organe clandestin du Front national (de la résistance) à Toulouse, Le Patriote du Sud-Ouest[3], journal qui devient quotidien régional en [4]. C'est à ce titre qu'il est désigné président du Syndicat des quotidiens régionaux et vice-président de la Fédération nationale la presse française.

À la fin de l'année 1945, il rejoint Paris. Militant communiste à partir de 1942[1], André Wurmser collabore à plusieurs journaux liés au Parti communiste français : Front national, jusqu'en , Les Lettres françaises, Ce soir, L'Humanité. Pour sa contribution à ces deux derniers titres, il se spécialise comme éditorialiste de « billets » quotidiens, qui lui assurent la notoriété.

En 1949, il est, en tant que directeur des Lettres françaises, au cœur du procès Kravtchenko dans lequel il est condamné pour diffamation[5].

En plus de son activité journalistique, André Wurmser poursuit son travail littéraire. Il publie notamment en 1964 une étude approfondie de l'œuvre de Balzac sous le titre : La Comédie inhumaine. Ce travail lui inspire cette remarque quelques années plus tard : « Un peu de balzacianisme éloigne du communisme, toute la comédie humaine y ramène[6] ». Ses essais critiques, réunis sous le titre Conseils de révision et parus en 1972, obtiennent le grand prix de la critique littéraire. En 1979, il publie ses mémoires : Fidèlement vôtre. Soixante ans de vie politique et littéraire.

Publications

  • Changement de propriétaire, Paris : Gallimard, 1930 (1929 d'après le cachet du Dépôt légal), 223 p. (au moins 5 éditions)
  • Courrier de la solitude, Paris : Gallimard, 1930, in-16°, 235 p.
  • Les Croix de feu, leur chef, leur programme, Paris : Comité de vigilance des intellectuels antifascistes, 1935, in-8°, 48 p. (Plusieurs éditions.)
  • Ce qu'il faut savoir de l'U.R.S.S., Toulouse, brochure clandestine, 1943
  • L'Adolescence est le plus grand des maux, Paris : la Bibliothèque française, 1946, in-16, 287 p. (Le texte est repris en t. II de l'ouvrage Un homme vient au monde)
  • Dictionnaire pour l'intelligence des choses de ce temps, avec des illustrations de Louis Touchagues, Paris : Sagittaire, 1946, in-16, XXVIII-118 p.
  • L'Enfant enchaîné, roman, Paris : La Bibliothèque française, 1946, in-16°, 255 p (Ce texte est repris dans le t. I de l'ouvrage Un homme vient au monde)
  • L'assassin est mort le premier, Paris : P. Dupont, collection Œdipe, 1946, in-16, 205 p. — Réédition en 1963, Paris : Les Éditeurs français réunis.
  • De Gaulle et les siens, Paris : Éditions Raisons d'être, 1947, in-16°, 248 p.
  • Aux meilleurs Français et aux pires (Lettres de Budapest), avec Louise Mamiac, Paris : les Éditeurs français réunis, 1954, in-16, 261 p.
  • mais... dit André Wurmser, Paris : Les Éditeurs français réunis, 1961, 305 p.
  • Mémoires d'un homme du monde, Éditeurs Français Réunis, 1964, 302 p
  • La Comédie inhumaine, Paris : Gallimard, 1964, in-8°, 808 p. ; réédition: 1979, 840 p.
  • Conseils de révision, Paris : Gallimard, 1972, 360 p. (Recueil de textes extraits pour la plupart de diverses revues et publications de 1951 à 1969.)
  • L'éternel, les juifs et moi, Le Pavillon, Roger Maria Éditeur, 1970, 190 p.
  • Fidèlement vôtre. Soixante ans de vie politique et littéraire, Paris : Grasset, 1979, 504 p.
  • Discours de réception fatalement imaginaire de mon successeur à l'Académie française, Paris : Temps actuels, 1981, 261 p. (Ouvrage composé d'extraits de l'Humanité de 1976-1981)
  • Le Dernier kaléidoscope, recueil de nouvelles, Paris : Gallimard, 1982, 272 p.

Références

  1. a b c et d Nicole Racine, « Notice WURMSER André, Maurice. Pseudonymes : LECOMTE Casimir, VINCENT Grégoire », sur maitron.fr, 30 novembre 2010, dernière modification le 6 septembre 2017 (consulté le 11 mars 2019).
  2. Pascal Ory, « La Rocque, officier catholique-social », L'Express,‎ (lire en ligne, consulté le 16 juillet 2021).
  3. Henri Lerner, « La presse toulousaine de la Libération au premier départ du général de Gaulle, août 1944-janvier 1946 », Annales du Midi.
  4. Fidèlement vôtre, p. 309.
  5. Liora Israël, Un procès du Goulag au temps du Goulag ? L'affaire Kravchenko (1949), Critique internationale, 2007/3 (no 36), pages 85 à 101.
  6. « André Wurmser. Le monsieur « Mais… » de l’Humanité », sur humanite.fr, .

Liens externes