Alfred Mézières

Alfred Mézières
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Alfred Mézières en 1914
Nom de naissance Alfred Jean François Mézières
Naissance
Réhon, Meurthe-et-Moselle
Drapeau de la France France
Décès (à 88 ans)
Réhon, Meurthe-et-Moselle
Drapeau de la France France
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture français
Genres

Alfred Jean François Mézières, né le à Réhon (Moselle, aujourd'hui Meurthe-et-Moselle) où il est mort le , est un historien de la littérature, journaliste et homme politique français.

Biographie

Alfred Mézières est le fils d'un ancien recteur de l'académie de Metz. Il fait ses études au collège de Metz puis à l'École normale supérieure où il entre en 1845. Il participe à la révolution de 1848 puis est nommé à l'École française d'Athènes, avant de passer son doctorat de lettres et de devenir professeur de rhétorique au lycée de Toulouse en 1853. La faculté des lettres de Nancy le charge du cours de littérature étrangère en 1854, puis il est nommé professeur de littérature étrangère à la Sorbonne en 1861. Il publie des études sur Shakespeare, Pétrarque, Dante et Goethe et est élu à l'Académie française le 29 janvier 1874. Il représente l'Université de Paris aux jubilés de Shakespeare en 1864 et de Dante en 1865. Il préside également le collège des conservateurs du musée Condé à Chantilly.

Il sert comme officier dans un bataillon de marche pendant la guerre de 1870. En 1874, il est élu conseiller général du canton de Longwy. Il sera président du Conseil général de Meurthe-et-Moselle de 1889 à 1892 puis de 1898 à 1906[1].

Battu à la députation en 1877, il est élu en 1881 député de Meurthe-et-Moselle et constamment réélu de 1885 à 1898. Siégeant avec la gauche opportuniste, il s'intéresse surtout aux questions littéraires, industrielles et militaires, présidant la commission de l'armée de la Chambre des Députés. En 1900, il est élu sénateur de Meurthe-et-Moselle à la faveur d'une élection partielle (il sera remplacé à la Chambre par son disciple, Albert Lebrun, qu'il lance en politique). Siégeant au centre gauche, il continue de travailler sur les questions militaires. Réélu en 1906, il devient vice-président de la commission de l'armée du Sénat.

Journaliste, il participe à la fondation du journal Le Temps en 1864 et préside l'association des journalistes parisiens.

En août 1914, la guerre le surprend dans son village natal de Réhon. Il installe un dispensaire dans sa propriété. En septembre 1914, les Allemands occupent sa maison et lui interdisent de rentrer à Paris. Durant quatorze mois et malgré les interventions d'ambassadeurs de pays neutres, en particulier ceux d'Espagne en Allemagne, il est considéré comme un otage. Le 3 octobre 1915, il est enfin autorisé à partir en échange d'un consul allemand prisonnier, mais il meurt le 10 octobre 1915, en étant le doyen d'âge et d'élection de l'Académie française. Il est remplacé au Sénat, en 1920, par Albert Lebrun.

Œuvres

  • De Fluminibus inferorum, thesim proponebat Facultati litterarum parisiensi (1853)
  • Étude sur les œuvres politiques de Paul Paruta (1853)
  • Mémoires sur le Pélion et l'Ossa (1853)
  • Description de la Laconie (1853)
  • Shakespeare, ses œuvres et ses critiques (1860)
  • Prédécesseurs et contemporains de Shakespeare (1863)
  • Contemporains et successeurs de Shakespeare (1864)
  • Le Jubilé de Shakespeare, souvenirs de Stratford-sur-Avon (1864)
  • Dante et l'Italie nouvelle (1865)
  • Pétrarque (1868)
  • La Société française : le paysan, l'ouvrier, la bourgeoisie ; l'aristocratie ; les femmes, études morales sur le temps présent (1869)
  • Le Siège de Strasbourg en 1870 (1870)
  • Récits de l'invasion : Alsace et Lorraine (1871)
  • W. Goethe : Les œuvres expliquées par la vie (1872-1873)
  • Éducation morale et instruction civique à l'usage des écoles primaires (1883)
  • En France, XVIIIe et XIXe siècles (1883)
  • Hors de France. Italie, Espagne, Angleterre, Grèce moderne (1883, 1907)
  • Le Collège Sainte-Barbe et les réformes universitaires (1885)
  • Morale et Patrie, lectures à l'usage des écoles primaires (1885) (en collaboration avec Charles Rinn
  • Vie de Mirabeau (1892)
  • Morts et Vivants (1897)
  • Au temps passé (1906)
  • Hommes et femmes d'hier et d'avant-hier (1907)
  • Silhouettes de soldats (1907)
  • De tout un peu (1909)
  • Sites délaissés d'Orient (1911)
  • Ultima verba (1914)

Divers

Sources

  • « Alfred Mézières », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
  • « Alfred Mézières », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

Références

  1. http://www.cg54.fr/cg54/pages/fr/699.htm
  2. « Lycée Alfred Mézières », sur www.lycee-alfred-mezieres.fr (consulté le 11 avril 2018)

Liens externes