Abbaye Notre-Dame de Larrivour

Abbaye de Larrivour
image de l'abbaye
Armes de l'abbaye

Nom local Notre-Dame de l'Arrivour
Diocèse Diocèse de Troyes
Patronage Notre-Dame
Numéro d'ordre (selon Janauschek) CXLIV (144)[1]
Fondation 9 avril 1140
Dissolution 1791
Abbaye-mère Abbaye de Clairvaux
Lignée de Abbaye de Clairvaux
Abbayes-filles Aucune
Congrégation Cisterciens (1140-1791)
Période ou style

Coordonnées 48° 16′ 34″ nord, 4° 15′ 25″ est[2] 
Pays Drapeau de la France France
Province Comté de Champagne
Région Champagne-Ardenne
Département Aube
Commune Lusigny-sur-Barse
Géolocalisation sur la carte : France
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Abbaye de Larrivour
Géolocalisation sur la carte : Champagne-Ardenne
(Voir situation sur carte : Champagne-Ardenne)
Abbaye de Larrivour
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Abbaye de Larrivour

L’abbaye Notre-Dame de Larrivour (ou de l'Arrivour) est une ancienne abbaye cistercienne située sur l'actuelle commune de Lusigny-sur-Barse, dans l'Aube. Elle fut fondée au XIIe siècle par les moines de l’abbaye de Clairvaux et détruite à la Révolution.

Histoire

Fondation

L'abbaye est fondée le par Bernard de Clairvaux à la demande de Thibaut IV de Blois, comte de Champagne,[4], ainsi que d'Hatton, évêque de Troyes. Le premier abbé se nomme Alain de Flandre, un écolâtre de Lille "capturé" par saint Bernard en 1131[6],[7]. Chronologiquement son nom apparaît comme Ripatorium, Arripatorium, la Rivour[8], Larivour et la forme retenue Larrivour.

La prospérité

L'abbaye est très prospère au cours de son premier siècle d'existence mais, face à la concurrence de l'abbaye-mère qui capte l'essentiel des dons et des vocations, Larrivour reste un monastère de second rang qui ne parviendra jamais à essaimer[9]. Mais même après les destructions de la guerre de Cent Ans, elle retrouve rapidement une assise économique importante. Le mur d'enceinte qui la protège enclot un terrain de six hectares ; elle a de nombreuses possessions dans les campagnes environnantes ainsi qu'à Troyes. Elle possède entre autres des bois sur l'actuelle commune de Mesnil-Sellières[10]

L'abbaye au XVIIe siècle.

Elle est attractive car un hameau se forme autour d'elle.

Le hameau est plus tard réuni à Beaumont, qui était aussi un domaine de l'abbaye de Larrivour. Le 27 Pluviôse An III, Beaumont-Larrivour est fondu dans Lusigny.

Liste d'abbés

  • 1140 à 1152 : Alain, moine à Clairvaux puis abbé de N-D de Larrivour puis évêque d'Auxerre en 1152
  • 1155 à 1189 : Hardouin
  • 1192-1193 : Haimond
  • 1197 : Jacques
  • 1199-1207 : Raoul
Sur la carte de Cassini, avec ses quatre étangs.

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La commende

En 1779, l'église abbatiale, trop endommagée pour être restaurée, est détruite[7].

La fin de l'abbaye à la Révolution

L'abbaye est détruite à la Révolution[11]. Seules restent aujourd'hui la bergerie et le moulin à eau[7].

Il en reste des traces dans l'art. Un retable sculpté par Jacques Juliot dont ne subsiste que la prédelle en albâtre avec des traces de polychromie et de dorure. Quatre fragments de ce retable sont actuellement exposés au musée de Vauluisant. Trois furent retrouvés dans une fosse à purin et le quatrième en l'église Saint-Nicolas de Troyes. Un cinquième fragment représentant la dormition de la Vierge est conservé au Metropolitan Museum of Art[12] de New York.

Notes et références

  1. (la) Leopold Janauschek, Originum Cisterciensium : in quo, praemissis congregationum domiciliis adjectisque tabulis chronologico-genealogicis, veterum abbatiarum a monachis habitatarum fundationes ad fidem antiquissimorum fontium primus descripsit, t. I, Vienne, , 491 p. (lire en ligne), p. 152.
  2. « Larrivour », sur http://www.cistercensi.info, Ordre cistercien (consulté le 20 novembre 2013).
  3. « La fondation de l’abbaye au XIIe siècle », sur http://www.petitciteaux.com/, Abbaye de l'Aumône (consulté le 20 novembre 2013).
  4. Lebeuf 1743, p. 291-292.
  5. a b et c  Christian Branle, « Lusigny-sur-Barse », sur http://pnr-foret-orient.fr, Parc naturel régional de la forêt d'Orient, (consulté le 20 novembre 2013).
  6. Lebeuf 1743, p. 299.
  7. Arnaud Baudin, « Larrivour, trentième fille de Clairvaux. Origines et constitution du temporel (v. 1137/1140-v. 1235) », Mémoires de la Société académique de l'Aube, no t. CXXXIX,‎ , p. 466.
  8. J. Bouclier & G. Le Berre, « Mesnil-Sellières : commune forestière », sur http://www.mesnil-sellieres.com, Mesnil-Sellières, (consulté le 20 novembre 2013).
  9. « Une visite guidée dans Lusigny », L'Est-Éclair,‎ (ISSN 2110-5308, lire en ligne).
  10. Jacques Juliot, « The Dormition of the Virgin », sur Metropolitan Museum of Art, 1540-1550 (consulté le 23 décembre 2016)

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

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Liens externes