APB Birdlife Belarus

APB Birdlife Belarus (Ахова птушак Бацькаўшчыны en langue biélorusse) est une association de protection de l’environnement Biélorusse fondée en 1998. APB est le représentant officiel de Birdlife International en Biélorussie depuis 1999. Ses principaux objectifs sont la protection des oiseaux, des écosystèmes dont ils dépendent, et l'éducation à l'environnement. L’association compte aujourd’hui plus de 3 500 membres et 12 salariés.

Historique[1]

  • 1985 - Création d’une société ornithologique biélorusse.
  • 1995 - Première expédition biélorusse-allemande sur l’étude des populations du Phragmite aquatique en Biélorussie.
  • 1997 - Première conférence internationale sur la conservation des zones humides de la Polésie (l’une des plus grandes zone humide du territoire européen).
  • 1998 - Congrès fondateur de l’association APB Birdlife Belarus.
  • 1998 - Premiers employés à temps plein dans l’association APB.
  • 1999 - APB élu comme représentant officiel de BirdLife International en Biélorussie.
  • 2005 - APB reçoit le statut de partenaire BirdLife International.
  • 2004 - Le nombre de membres de l’association atteint les 1000 adhérents.

Les missions d’APB[2]

Le travail mené au sein de l’organisation porte principalement sur l’étude de biodiversité, en particulier celle des oiseaux, la conservation et la restauration des écosystemes naturels importants pour la diversité biologique (notamment des tourbières, prairies humides et forêts), l’éducation à l’environnement afin d’encourager les gens à agir pour la protection des espèces et des espaces naturels, ainsi que la promotion de l’utilisation des énergies renouvelables.

Groupes de travail et clubs[3]

L’association est composée de groupes de travail qui sont spécialisés dans différents domaines:

  • Un groupe, dont le siège se trouve à Minsk, travail sur les rapaces nocturnes et diurnes.
  • Un autre groupe, situé à Turov, s’intéresse aux oiseaux limicoles.
  • Le groupe de Brest, quant à lui, ne travaille pas sur les oiseaux mais sur les Chiroptères.

Chaque comité de travail planifie, organise et mène des recherches sur les espèces concernées et leurs habitats, contribue au développement des relations internationales dans le domaine de la recherche scientifique et de la protection des espèces et participe à l’élaboration de méthodologies pour l’étude de la migrations des oiseaux, du comportement des espèces et de leur démographie.
Il existe également un club composé de membres volontaires de l’association, “le Club des 200”. Pour faire partie de ce club, il faut avoir observé au moins 200 espèces d’oiseaux en Biélorussie. Les données recueillies permettent d’avoir une meilleure connaissance des espèces présentes sur le territoire et de compléter les données internationales.

Protection et restauration des espaces naturels et de la biodiversité[4]

La Biélorussie possède de nombreux espaces naturels, essentiellement composé de tourbières et de forêts. Les tourbières occupent 2 939 000 ha\, soit 14,2 % du pays. On y trouve également les dernières forêts primaires du territoire européen. Malheureusement, on assiste à la déforestation et au drainage massif des tourbières, en faveur de l’agriculture et de l’industrie.

Cette évolution a deux conséquences principales sur l'environnement. La première est une dégradation de la biodiversité : les forêts, les tourbières et zones humides, sont des habitats riches et d’importants habitats pour la biodiversité, notamment celle des oiseaux. La deuxième conséquence est le réchauffement climatique : les tourbières constituent l’un des principaux stocks mondiaux de dioxyde de carbone et le drainage de ces zones a pour effet de relâcher dans atmosphère ce gaz à effet de serre.

Protection et suivi des oiseaux

L'une des méthodes les plus efficaces pour protéger les oiseaux rares ou communs est de préserver des espaces naturels nécessaires à leur survie. Le programme international « ZICO » (zone importante pour la conservation des oiseaux), lancé dans les années 1980 par Birdlife International, vise à identifier et à protéger les zones naturelles importantes pour les oiseaux (hivernage, passage de migration ou nidification). APB se charge d’identifier ces zones et d’y mener un suivi des espèces et des populations d’oiseaux qui les fréquentent. Une fois mises en place, les ZICO doivent permettre d'assurer la conservation et la gestion des espèces.

Certains projets sont orientés vers des espèces d’oiseaux qui sont particulièrement menacées, par exemple l’Aigle criard (menacé principalement par la diminution de sites propices à sa nidification : des forêts anciennes et peu fréquentées par l'homme), le Phragmite aquatique (menacé par la destruction de son habitat, les plaines tourbeuses) et la Bécasse des bois (dont les effectifs sont en déclin à cause de la surchasse).

Un suivi des espèces communes est également effectué régulièrement. Cela permet de noter les fluctuations des populations et de suivre l’évolution des paysages car les oiseaux sont la preuve indirecte de l’état des écosystèmes. De nombreuses personnes sont impliquées dans ces suivis et des ateliers sont organisés afin d’expliquer aux participants les méthodes de surveillance.

Le projet « les oiseaux des mangeoires » a également lieu chaque année le 19 et 20 janvier. Durant ces deux jours, les participants notent les oiseaux qui visitent les mangeoires de leurs jardins et envoient leurs observations à l’association.

Protection des espaces

APB participe à l’étude des effets du drainage sur le réchauffement climatique. Ces études permettent de démontrer l’importance de la restauration du système hydraulique des tourbières pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre et la conservation de la biodiversité. Le projet devrait aboutir à la réhabilitation de 500 000 ha de tourbières en Biélorussie.

En 2008, APB a également pris des mesures pour mettre en œuvre un nouveau projet « Assurer la conservation et la gestion durable des forêts de grande importance biologique » dans trois forêts pilotes. Les principales tâches consistent à effectuer des inventaires faunistiques et floristiques dans ces forêts, d’élaborer des recommandations pour leur gestion et de sensibiliser la population locale à la protection des forêts.

Éducation à l’environnement

De nombreux projets ont été mis en place afin de sensibiliser la population à l’environnement et aux problèmes qui y sont liés, tant avec les enfants qu’avec les adultes et les personnes âgées (interventions dans les écoles, dans les clubs du troisième âge…).

Le projet « Écoles vertes » permet aux écoles désireuses d’y participer d’inclure un certain nombre de sujets liés à l’environnement dans leur programme et de se voir ainsi décerner le label d'« École verte ».

Des camps pour volontaires sont également organisés par APB dans différents espaces naturels de la Biélorussie : collecte des déchets et observation des oiseaux dans les prairies inondables de Turov ; construction de barrages temporaires pour la restauration du système hydraulique des tourbières de Yelnya ; construction, mise en place et suivi de nids artificiels pour les chouettes dans la réserve nationale de Beloveshskaya Pushcha.

“L’oiseau de l’année”[5]

Le projet “Oiseau de l’année” est une campagne nationale menée par APB depuis l’an 2000. Chaque année est sélectionné un oiseau représentant la Biélorussie et qui sera au cœur d’un certain nombre de concours et d’activités. L’objectif de cette campagne est d’attirer l’attention sur cet oiseaux ainsi que sur pressions qu’il subit. Les oiseaux sélectionnés depuis l’an 2000 ont été: la Cigogne blanche (2000), la Bergeronnette grise (2001), le Loriot d'Europe (2002), le Moineau domestique (2003), l’Hirondelle des fenêtres (2004), la Chouette lapone (2005), le Vanneau huppé (2006), le Rossignol progné (2007), la Grande aigrette (2008), l’Oie cendrée (2009), le Faucon crécerelle (2010), le Courlis cendré (2011), le Martinet noir (2012) et la Huppe fasciée (2013).

Articles connexes

Liens externes

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