Starmania

(Redirigé depuis Zéro Janvier)

Starmania
Livret Luc Plamondon
Musique Michel Berger
Mise en scène Tom O'Horgan
Chorégraphie Serge Gubelmann
Décors Bill Stabile
Costumes Randy Barcelo
Lumières John McLain
Production Roland Hubert
Première
Palais des congrès de Paris
Langue d’origine français
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau du Canada Canada

Starmania est une comédie musicale cyberpunk de Michel Berger sur un livret de Luc Plamondon. Créée le au Palais des Congrès de Paris, l'œuvre est devenue, au fil des productions et des enregistrements, l'un des spectacles les plus joués et les airs, parmi les plus célèbres du répertoire francophone.

Joué à différents endroits dans le monde, il a fait l’objet de multiples adaptations tant en anglais qu’en français. L’album studio original de 1978 s’est vendu à plus de 2,2 millions d'exemplaires rien qu’en France, se positionnant ainsi à la septième place des meilleures ventes d’albums au niveau national[1]. Starmania fut l'un des tout premiers opéras-rock francophones entièrement chantés[2].

Le projet initial de Michel Berger, Angélina Dumas, qui date de 1974, est une réflexion autour du syndrome de Stockholm et de l'histoire de l'enlèvement de Patricia Hearst, qui en 1975, s'est finalement ralliée à la cause de ses ravisseurs. La Bande à Baader est aussi une référence de Starmania pour Plamondon et Balavoine[3],[4]. De par ses thèmes et le monde dépeint, Starmania rejoint le mouvement cyberpunk.

Synopsis de la version originale (1979)

Dans un futur proche, l’Occident n’est plus qu’un seul pays dans lequel nombre d’individus rêvent, d’une façon ou d’une autre, de devenir une star. À l’approche de l’élection présidentielle, Monopolis, la capitale Occident, est terrorisée par les Étoiles Noires. Le chef de la bande, Johnny Rockfort agit sous l’emprise de Sadia, une étudiante travestie (homme travesti en femme) agitatrice et issue de la haute société. Dans les souterrains de Monopolis, Marie-Jeanne, serveuse de l’Underground Café écoute les bulletins d’information en continu du télévangéliste (présentateur du journal télévisé) Roger Roger sur la chaîne Télé-Capitale et assiste aux préparations d’attentats de Sadia et Johnny.

Au-dessus de ce café souterrain s’élève la tour dorée du milliardaire et ancien militaire Zéro Janvier. Celui-ci annonce sa candidature à l’élection présidentielle et défend un modèle de société sécuritaire, raciste, économiquement libérale et résolument éloignée de toute conception écologiste : le « nouveau monde atomique ». Son principal adversaire, le Gourou marabout, prône quant à lui un retour à la nature et une plus grande liberté des mœurs.

Sur Télé-Capitale, l’animatrice vedette Cristal présente l’émission Starmania, promettant à des candidats de devenir « la star d’un soir ». Ziggy, un jeune disquaire homosexuel dont Marie-Jeanne est amoureuse, rêve de passer à Starmania et d’accéder à la gloire en tant que premier danseur de rock au monde. L’entendant parler de ses projets, Sadia décide de lui voler la vedette et appelle Cristal pour lui proposer une interview exclusive et clandestine avec Johnny. Cristal et Johnny ont immédiatement un coup de foudre : elle s’enfuit avec lui, alors que la presse croit à un enlèvement. Un désaccord éclate avec Sadia lorsqu’elle décide de pirater la fréquence de Télé-Capitale pendant un débat entre Zéro Janvier et le Gourou marabout pour revendiquer au monde entier qu’elle est avec Johnny Rockfort : celui-ci prend le parti de Cristal, et Sadia laisse apparaître sa jalousie.

Dans le même temps, Stella Spotlight, actrice de cinéma hypersexualisée et dépressive annonce la fin de sa carrière. Zéro Janvier voit en elle un atout de communication, et lui propose de devenir son égérie politique. Elle apparaît publiquement avec le milliardaire, puis mène une campagne active pour lui. Mais Stella, psychologiquement détruite, prend part à des séances de thérapies de groupe à la limite de l’orgie organisées par le Gourou marabout. Zéro la demande alors en mariage, qui sera fêté dans la discothèque située au sommet de la tour dorée, le Naziland.

Cristal est devenue une héroïne populaire. Elle et Johnny, maintenant séparés de Sadia, décident de faire exploser la tour ce soir-là. Ziggy, qui a disparu sans plus donner de nouvelle à Marie-Jeanne, est devenu disc-jockey du Naziland. Sadia apprend l’attentat préparé par les Étoiles noires et, furieuse de jalousie, dénonce Johnny et Cristal à Zéro Janvier. Les hommes armés de Zéro Janvier poursuivent les Étoiles noires. Cristal perd la vie au cours de la poursuite, jetée du haut de l’édifice. Pendant que son corps est porté en procession, Marie-Jeanne quitte l’univers souterrain et l’aliénation de son travail.

Peu après ces événements, Zéro Janvier est élu Président de l’Occident. Johnny tente d’assassiner Zéro Janvier, mais est abattu par ses agents secrets. La scène finale voit l’esprit de Johnny s’élever vers d’autres cieux, pendant que les terriens chantent à l’univers leur désespoir vis-à-vis de leur condition.

Personnages

La « speakerine de Télé Capitale » n'est pas du tout importante dans l'histoire. Elle apparaît dans la première version scénique de 1979 où elle intervient pour faire 4 ou 5 brèves annonces puis le personnage disparaît définitivement des versions ultérieures.

Le « grand gourou marabout » de la version album studio 1978 (chanson Paranoïa interprétée par Michel Berger) est mis en scène dans le spectacle de 1979[6]puis disparaît dans les versions suivantes.

Dans la version studio enregistrée avant la création du spectacle, figurait une chanson intitulée Air de l’extraterrestre. Elle faisait apparaître un personnage supplémentaire, observant la vanité humaine, mais qui n’est apparu dans aucune des versions du spectacle.

Numéros musicaux

Version originale[7]

Acte I

  • Ouverture (instrumental)
  • Il se passe quelque chose à Monopolis (la speakerine, l'évangéliste)
  • Quand on arrive en ville (Johnny Rockfort, Sadia)
  • Communiqué de l'évangéliste (la speakerine, l'évangéliste, Marie-Jeanne)
  • Travesti (Sadia)
  • Banlieue nord (Marie-Jeanne, Johnny Rockfort)
  • Sadia et Johnny (Sadia, Johnny Rockfort)
  • La Serveuse et les Clients (Marie-Jeanne, troupe)
  • Complainte de la serveuse automate (Marie-Jeanne)
  • Conférence de presse de Zéro Janvier (Zéro Janvier, troupe)
  • Le Blues du businessman (Zéro Janvier, troupe)
  • Communiqué de l'évangéliste (l'évangéliste)
  • Starmania-Starmania (la speakerine, Cristal, troupe)
  • Un garçon pas comme les autres (Marie-Jeanne)
  • Voulez-vous jouer avec moi? (Cristal)
  • La Chanson de Ziggy (Ziggy)
  • Le Coup de téléphone (Sadia, Johnny Rockfort, Cristal, Marie-Jeanne)
  • Interview de Johnny Rockfort (Cristal, Johnny Rockfort)
  • Un enfant de la pollution (Johnny Rockfort)
  • Coup de foudre (Cristal, Johnny Rockfort)
  • Communiqué de l'évangéliste (l'évangéliste)
  • Le Meeting de Zéro Janvier (Zéro Janvier)
  • Le Bulletin spécial de Télé Capitale (la speakerine, Marie-Jeanne)
  • Petite musique terrienne (Cristal, Johnny Rockfort)
  • Besoin d'amour (Cristal, Johnny Rockfort)

Acte II

  • La Procession du grand gourou / Paranoïa (le grand gourou, troupe)
  • Communiqué de l'évangéliste (l'évangéliste, le grand gourou, troupe)
  • Marie-Jeanne et les clients du café (Marie-Jeanne, Ziggy, troupe)
  • Les Adieux d’un sex-symbol (Stella Spotlight)
  • Le Télégramme de Zéro à Stella (Stella Spotlight, Zéro Janvier)
  • Communiqué de l'évangéliste (l'évangéliste, Marie-Jeanne)
  • Trio de la jalousie (Je suis avec Johnny Rockfort) (Sadia, Cristal, Johnny Rockfort, troupe)
  • SOS d'un terrien en détresse (Johnny Rockfort)
  • Jingle de Stella (Si vous voulez un homme nouveau) (Stella Spotlight, Zéro Janvier, troupe)
  • Le Débat télévisé (l'évangéliste, Zéro Janvier, le grand gourou, Cristal, Marie-Jeanne, troupe)
  • Sex shops, cinéma pornos (Stella Spotlight)
  • Les Parents de Cristal (On était des vieux si heureux) (l'évangéliste, les parents de Cristal)
  • Quand on n’a plus rien à perdre (Johnny Rockfort, Cristal)
  • L'Adieu de Marie-Jeanne à Ziggy (Marie-Jeanne)
  • Les Uns contre les autres (Marie-Jeanne, Ziggy)
  • La Demande de Zéro à Stella (Zéro Janvier, Stella Spotlight)
  • Ego Trip (Stella Spotlight, Zéro Janvier)
  • Communiqué de l'évangéliste (L'évangéliste)
  • Petite musique terrienne (Marie-Jeanne, Cristal, Johnny Rockfort)
  • Monopolis (Cristal)
  • Communiqué de l'évangéliste (l'évangéliste)
  • Disc-jockey’s song (Ziggy)
  • Ce soir on danse à Naziland (Sadia, Zéro Janvier)
  • Tango de l'amour et de la mort (Stella Spotlight, Sadia)
  • Ce soir on danse à Naziland (suite) (Sadia)
  • Le monde est stone (Marie-Jeanne)
  • Victoire électorale (Stella Spotlight, Zéro Janvier)
  • Le Rêve de Stella Spotlight (Stella Spotlight)
  • Final (troupe)

Version anglaise[8]

  • Overture (instrumental)
  • A Little Damage Done (Quand on arrive en ville) - par Matt Goss & Luke Goss
  • You Get What You Deserve (Travesti) - par Nina Hagen
  • Working Girl (La Complainte de la serveuse automate) - par Kim Carnes
  • I Would Love To Change The World The Businessman’s Blues (Le Blues du businessman) - par Tom Jones
  • Ziggy (Un garçon pas comme les autres) - par Celine Dion
  • Pollution Child (Un enfant de la pollution) - par Kevin Robinson
  • Nobody Chooses (Banlieue Nord) - par Willy de Ville
  • Farewell To A Sex Symbol (Les Adieux d’un sex-symbol) - par Ronnie Spector
  • Ego Trip - par Peter Kingsbery
  • You Have To Learn To Live Alone (Les Uns contre les autres) - par Cyndi Lauper
  • Tonight We Dance Extravagance! (Ce soir on danse au Naziland) - par Celine Dion
  • Only the Very Best (SOS d’un terrien en détresse) - Peter Kingsbery
  • The World Is Stone (Le monde est stone)[8] - par Cyndi Lauper

Chronologie

1978

Le premier album, intitulé Starmania, ou la passion de Johnny Rockfort selon les évangiles télévisés, est enregistré en studio mi-78 et mis en vente en octobre, en double album vinyle. La critique, plutôt tiède, reproche l’absence de cohésion et de consistance dans la narration[9]. « Ce sera éventuellement le révélateur de ces petits bouts de musique jusqu'ici dénués d'envergure[9]. » [pas clair]

Les interprètes sont :

Il existe un enregistrement vidéo d’une émission télé où Luc Plamondon et Michel Berger présentent ce qui va devenir Starmania.

1979

Le spectacle est présenté à partir du 10 avril pendant un mois au Palais des congrès de Paris avec 40 chanteurs, danseurs, musiciens et choristes évoluant dans une mise en scène « à l’américaine » : audiovisuel Akai (3 écrans géants, 60 téléviseurs), affichage électronique, un laser et une scène inclinée s’ouvrant lors des actions à l’Underground Café et à la discothèque géante Naziland[10]. Son succès est controversé dans la presse[11],[12].

Distribution
Production

Il n’existe aucun enregistrement vidéo complet de ce spectacle.

1980

Le spectacle est joué à la Comédie Nationale (Station C) de Montréal (Québec) dans une mise en scène d’Olivier Reichenbach avec, comme interprètes :

1986-1987

Le spectacle est présenté au Festival de Lanaudière à Joliette durant l'été 1986, puis en 1987 au théâtre Maisonneuve de Montréal dans une mise en scène minimaliste de Claude Girard avec, comme interprètes :

1988-1989

Michel Berger et Luc Plamondon mettent en scène une nouvelle et deuxième version de Starmania au théâtre de Paris avec, comme interprètes :

Diffusion à la télévision sur La Cinq (partenaire du spectacle), le [16],[17]. Rediffusion le [18] à l'occasion de la Fête de la musique.

1990

Le spectacle est présenté à travers toute la France ainsi qu’à Moscou et à Saint-Pétersbourg en langue française.

1991

Starmania est présenté en allemand à l'Aalto-Theater  (opéra d’Essen), dans une mise en scène de Jurgen Schwalbe. La longueur des phrases en allemand étant contraignante par rapport au tempo des chansons, la musique, sur le modèle de la version 1988, est arrangée par Achim Gieseler.

Distribution
  • Cristal : Annika Bruhns
  • Roger-Roger : Carlo Lauber
  • Johnny Rockfort : Paul Kribbe
  • Sadia : Gundula
  • Marie-Jeanne : Andrea Weiss
  • Ziggy : Uwe Kröger
  • Zero Janvier : Erwin Bruhn
  • Stella Spotlight : Oona/Pamela Falcon

1992

Tycoon est l’adaptation en anglais par Tim Rice de Starmania, jamais montée en territoire anglophone, mais jouée au théâtre Mogador par la troupe française tous les vendredis soirs de la saison 1993-1994 de Starmania. Peu de temps après, Peter Kingsbery participe à Tycoon, le CD de Starmania dans son adaptation en anglais par Tim Rice. Il y interprète Only The Very Best, appelé à devenir un très grand succès, et Ego Trip. Une version anglophone, Tycoon, sur un livret de Tim Rice, a été créée en 1992 et une version lyrique, Starmania Opéra, le au Grand Théâtre de Québec.

Sortie de l’album Tycoon, adaptation anglaise de Starmania sur des paroles de Tim Rice. Les principaux interprètes sont :

En 1997, le disque est rebaptisé Starmania, version anglaise.

1993

Le , une nouvelle version de Starmania, la troisième, est créée au théâtre Mogador, mise en scène par Lewis Furey, avec des costumes de Philippe Guillotel (cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux olympiques d’Albertville).

Cette nouvelle production est élue meilleur spectacle musical de l’année 1994 aux Victoires de la musique. Un album studio est édité. À la scène, ses interprètes sont :

  • Marie-Jeanne : Luce Dufault (de 1993 à 1995), Isabelle Boulay (de 1995 à 1997), Joane Labelle (de 1998 à 1999) et Lulu Hugues (de 1999 à 2001).
  • Zéro Janvier : Michel Pascal (de 1993 à 1997 puis en 2000/2001), Richard Groulx (de 1997 à 1999) et Martin Fontaine (en 1999/2000).
  • Johnny Rockfort : Bruno Pelletier (de 1993 à 1995), Norman Groulx (de 1995 à 1999) et Frank Sherbourne (de 1999 à 2001).
  • Sadia : Jasmine Roy (de 1993 à 1996), Marie Carmen (en 1996), Véronique Béliveau (tournée printemps 1997), et Corrinne Perran dite Kwin (de 1997 à 2001)
  • Cristal : Judith Bérard (de 1993 à 1996) et Edith Fortin (de 1996 à 2001).
  • Ziggy : Frank Sherbourne (de 1993 à 1999) et Andy Cocq (de 1999 à 2001).
  • Stella Spotlight : Patsy Gallant (de 1993 à 2001).
  • Alternance masculine : Norman Groulx (de 1993 à 1994), Bruno Pelletier (en 1994/1995), Jean Ravel (de 1995 à 1999) et Éric Melville (de 1999 à 2001)
  • Alternance féminine : Sabrina Lory (de 1993 à 1996 puis en 2000/2001) et Jasmine Roy (de 1996 à 2000)

Ces mêmes interprètes joueront en alternance les versions française et anglaise sur la scène du théâtre Mogador. Interprétée tous les vendredis soirs à la rentrée 1993, la version anglaise ne restera cependant que quelques semaines à l’affiche. C’est Muriel Robin qui prête sa voix à Roger-Roger, et Tim Rice pour les représentations anglophones.

1993-2001

Le vendredi 5 mai 1995 la comédie vient à la Halle de Martigues .

  • En 1996 puis 1997, cette version reçoit une Victoire de la musique pour le spectacle ayant attiré le plus grand nombre de spectateurs. La troupe triomphe également au théâtre Mogador et au Canada.
  • En 1997, cette version fut vue et applaudie par plus de 3,5 millions de spectateurs.
  • Deux saisons ont été exclusivement parisiennes (saison 1993/1994 au théâtre Mogador, saison 1998/1999 et 1999/2000 au Casino de Paris), et en 2000/2001, le spectacle a été joué uniquement en tournée. Les autres saisons, le spectacle a d’abord été joué à Paris (généralement d’octobre à janvier) avant de faire l’objet d’une tournée (de février à juin).
  • En 1998, cette version du spectacle fait l’objet d’un nouveau CD Live pour le 20e anniversaire de Starmania.

2004

En novembre 2004, le 25e anniversaire de Starmania est souligné par une adaptation symphonique présentée en version concert à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place-des-Arts à Montréal. L'Orchestre symphonique de Montréal, sous la direction de Jacques Lacombe, fait entendre l'orchestration de Simon Leclerc avec Marie-Josée Lord, Marc Hervieux, Lyne Fortin, Gino Quilico, Raphaëlle Paquette, Dominique Côté et Renée Lapointe. Ce concert servira de point de départ à l’élaboration de la version opéra. En , cette version est présentée à Paris avec un orchestre et un chœur français, ainsi qu’un chef d'orchestre et des solistes québécois.

2005

Dix représentations du concert sont données au Palais des Congrès de Paris avec des musiciens de l’Orchestre de l’Opéra de Paris, dirigés par Simon Leclerc.

Le Festival d’été de Québec en fait son ouverture sur les Plaines d’Abraham devant 50 000 personnes avec l’Orchestre symphonique de Québec.

2006

L’Orchestre du Centre national des Arts d'Ottawa reprend le concert avec la même troupe.

2007

Toute la troupe s’envole vers l'Asie pour chanter trois soirs avec le Philharmonique de Séoul. Le public coréen suit les surtitres en écoutant les chansons.

2008

Première mondiale de Starmania opéra au Grand Théâtre de Québec dans la saison régulière de l’Opéra de Québec et à l’occasion du 400e anniversaire de la Ville de Québec. Un total de dix représentations seront données en mai et juillet, un record dans l'histoire de l'Opéra de Québec.

2009

Le , France 2 diffuse une émission consacrée aux trente ans de Starmania, présentée par France Gall, parcourant tous les plus grands tubes de l’opéra-rock, interprétés par des chanteurs de la nouvelle génération (Christophe Willem, Amel Bent, Julien Doré, Amandine Bourgeois, Nolwenn Leroy, Jenifer, Grégoire, Pauline, la troupe de la comédie musicale Mozart), mais aussi des chanteuses confirmées (Lara Fabian, Catherine Ringer) ainsi que des chanteurs qui ont participé aux spectacles de 1979 (Diane Dufresne) et 1988 (Maurane, Renaud Hantson) ou à la version anglaise en studio (Peter Kingsbery). Starmania opéra revient à l'affiche lors de six représentations à l'Opéra de Montréal, qui était co-producteur avec l'Opéra de Québec dans l'aventure de la version lyrique l'année précédente. Le succès ne se dément pas.

2016

Reprise de la production de 2008 au 6e Festival d'opéra de Québec, avec la même distribution qui avait fait son succès en 2008 : Marie-Josée Lord, Marc Hervieux, Lyne Fortin, Etienne Dupuis, Raphaëlle Paquette, Pascal Charbonneau et Krista de Silva[19].

2017

Représentation de Starmania à La Nacelle à Aubergenville par les élèves et professeurs du lycée Vincent-Van-Gogh[20].

Représentation de Starmania au théâtre Firmin Gémier par les élèves du lycée Blaise Pascal (Orsay).

Le film

C'est au journal La Charente libre que Luc Plamondon annonce l'adaptation cinématographique de Starmania et dans un format 3D. Il aurait trouvé des producteurs prêts à investir dans le projet. Ni la liste des comédiens, ni les dates de tournage ou de sortie ne sont connues.

Le 12 novembre 2013, lors d'une interview relative au montage du spectacle en version concert par une troupe amateur, Luc Plamondon confirme la préparation d'un film : « Aujourd'hui, on n'a plus besoin de se demander comment on va construire Monopolis au cinéma. […] Ça n'a plus besoin d'être futuriste. »

Analyse de l'œuvre

Comme l’a expliqué Luc Plamondon lui-même à la télévision française (France 2) pendant le spectacle, à l’occasion des 25 ans de l’opéra-rock, il y a des similitudes prophétiques entre Starmania et certains événements actuels, entre la tour de Zéro Janvier et les tours jumelles du 11 septembre 2001. Dans le DVD du spectacle de Marigny, la représentation physique même de Zéro Janvier fait penser à certains leaders politiques d’aujourd’hui qui possèdent les médias et savent bien en jouer. Avec ses réflexions au sujet de l’influence des manipulations médiatiques sur l’opinion publique, de l’utilisation par des politiciens de la peur pour se maintenir au pouvoir, la comédie musicale Starmania reste d’actualité[21].

La mort de Cristal

Le destin tragique d'une des héroïnes a évolué au fil des mises en scène. En 1979, elle est jetée du haut de l'édifice par les gardes, alors que Marie-Jeanne et Stella Spotlight errent au milieu des ruines de la surface. En 1988, elle est touchée par les tirs des gardes lors de la soirée au Naziland. Dans la mise en scène de Lewis Furey (1993), elle est touchée par l'explosion alors qu'elle s'échappe de la soirée avec Johnny. Dans celle de la tournée de 2000-2001, elle est étranglée par Zéro Janvier en personne.

Les musiciens

Enregistrements

L’année est celle où l’enregistrement a été réalisé.

Discographie

  • 1978 : Starmania, version originale en studio (double vinyl)[32]
  • 1979 : Starmania, le spectacle, version originale intégrale en live (CD double)
  • 1980 : Starmania made in Québec, version québécoise jamais rééditée en CD
  • 1986 : Starmania, autre version québécoise jamais rééditée en CD
  • 1988 : Starmania, deuxième version en live (CD simple), mise en scène cette fois-ci par Luc Plamondon et Michel Berger, à l’occasion des 10 ans de Starmania
  • 1989 : Starmania - Version intégrale remixée, deuxième version intégrale en live (CD double)
  • 1991 : Dion chante Plamondon / Des mots qui sonnent, album de Céline Dion (CD simple), qui comprend Le monde est stone, Le blues du businessman, Un garçon pas comme les autres (Ziggy) et Les uns contre les autres
  • 1992 : Tycoon / Starmania (version anglaise), version anglaise en studio (CD simple), sur un livret de Tim Rice
  • 1993 : Les Enfoirés chantent Starmania, en live (CD simple), en hommage à Michel Berger, décédé l’année précédente
  • 1994 : Starmania - Mogador 94, troisième version en studio (CD simple)
  • 1998 : Starmania - 20e anniversaire, troisième version intégrale en live (CD double)
  • 2016 : sur l'album Balavoine(s), Marina Kaye interprète Only The Very Best

Les chansons supprimées ou modifiées

Le tout premier album vinyle contient des titres qui n'ont pas été réédités. Starmania (L'Air de l'extra-terrestre) est présent sur les deux éditions québécoises ultérieures, alors que le personnage de l'extra-terrestre ne fait partie d'aucune mise en scène ; c'est la raison pour laquelle Le Rêve de Stella Spotlight (« toi qui sais déjà la fin de mon histoire, emmène-moi avec toi dans le ciel... ») est raccourci par la suite. L'album contenait également le titre Paranoïa (supprimé des versions ultérieures, dans la mesure où le personnage du Grand Gourou n'a jamais été repris, mais conservé dans le spectacle au palais des congrès de 1979) ainsi qu'un final avec la version instrumentale de Monopolis. Le titre Starmania sera remplacé sur les éditions CD par SOS d'un terrien en détresse, alors que le titre Besoin d'amour interprété par France Gall sera ajouté à la liste finale des titres après la sortie de l'album. La chanson Paranoïa interprétée par Michel Berger sera la seule à être réarrangée lors de la sortie de l'album simple (pochette rose).

En dehors des aménagements de mise en scène et de la refonte totale de 1988, la chanson Duo d'adieu sera modifiée, renommée et rallongée à l'occasion du single Nos planètes se séparent en 1998.

Certains titres écrits et composés par Michel Berger : Au revoir Angélina, Comme des loups, et À qui donner ce que j'ai ? faisaient partie du projet originel intitulé Angélina Dumas. Cela constituait une première ossature du projet Starmania. L'album Angélina Dumas, enregistré à Los Angeles, n'est jamais sorti, Michel Berger trouvant le travail insuffisamment abouti, notamment au niveau des textes. France Gall appréciait la chanteuse québécoise Diane Dufresne et la qualité des textes de ses chansons écrites par un certain Luc Plamondon. C'est comme cela que Michel Berger a pris un premier contact par téléphone avec Luc Plamondon (en le réveillant à cinq heures du matin, heure locale au Québec) pour lui proposer d'écrire le livret de la comédie musicale.

DVD du spectacle

  • 1989 : Starmania, intégrale live de la deuxième version 1988-1989 (Warner Vision), dont de larges extraits du spectacle (filmé incomplet, avec les chansons les plus marquantes, en plusieurs séquences, dont la plupart des chansons interprétées par Daniel Balavoine) de 1978-1979.[pas clair]
  • Il existe aussi un enregistrement en public de la dernière saison de 2000, remis en « souvenir » aux artistes présents lors de cette saison.

Documentaire

  • 2017 : Starmania, l'opéra-rock qui défie le temps, texte de et lu par Thomas Snégaroff, réalisé par Olivier Amiot, 113 min.

Bibliographie

  • François Alquier, préface de Maurane, L'aventure Starmania, Hors Collection, 2017, 160 pages (ISBN 2258142857)
  • Florent Malburet, sous la direction de Richard Demarcy, Starmania, opéra rock, mémoire de maîtrise en Études théatrales, Paris III-Sorbonne Nouvelle, 1996, volume 1 (130 p. avec photos couleur) et volume 2 (42 p., texte intégral).
  • Luc Plamondon et Michel Berger, Starmania : texte intégral, Le Cherche midi, Paris, 1995, 92 pages (ISBN 2-86274-357-7)

Notes et références

  1. Source : infodisc.fr.
  2. Précédemment, il y a eu le double album de Johnny Hallyday, Hamlet (1976), qui ne fut jamais monté sur scène.
  3. Starmania : Johnny Hallyday a failli piquer la place de Daniel Balavoine !, Closermag
  4. 50 mn inside, Telescoop
  5. Camille Kaelblen, « Qui est Ziggy Stardust, l'avatar iconique de David Bowie ? », RTL, 11 janvier 2016.
  6. Paroles de Starmania au Palais des congrès, 1979
  7. Ordre chronologique des textes du spectacle original mis en scène par Tom O'Horgan et présenté au Palais des congrès de Paris au printemps 1979.
  8. a et b Titres figurant sur l’album paru en 1992.
  9. a et b « Sud Ouest de Bordeau », Aujourd'hui magazine,‎ , p. 22.
  10. Source : France-Soir du .
  11. Dans le no 1271 du magazine hebdomadaire Jours de France du Michel Berger et France Gall figurent en couverture, le journaliste Paul Giannoli consacre un article à Starmania et écrit (extrait) : « Chaque soir près de quatre mille spectateurs sont magnétiquement attirés par le Palais des Congrès. Les indices de location laissent deviner qu'il en sera ainsi pendant les trente représentations. Lorsque le rideau ne se baissera pas (car il n'y a pas de rideau) sur la dernière représentation, mais que la constellation de projecteurs s'éteindra, toute une troupe de garçons et de filles pourront s'embrasser ; ils auront gagné, ils auront fait plus que cela en prouvant que le « musical » peut réussir ailleurs qu'à Broadway. »
  12. Tandis que Le Parisien consacre sa une à Starmania se jouant « devant des salles vides », photos à l'appui.[réf. nécessaire] Cela étant, aucune prolongation n'aurait été possible, les ballets du Bolchoï prenant immédiatement le relai.
  13. Décès en octobre 2011, inhumation le à l'Église Saint-Pierre-de-Chaillot de Paris (XVIe arr.). Source : article Le Post.fr du .
  14. Serge Gubelmann sur l'IBDb (Internet Broadway Database)
  15. John McLain sur l'IBDb (Internet Broadway Database)
  16. [1], Liberation.fr, consulté le 26 janvier 2013
  17. « La 5 01/01/1991 22:40:00 02:00:00 "Starmania" Concert », sur ina.fr
  18. « La 5 21/06/1991 24:45:00 05:15:00 Fête de la musique », sur ina.fr
  19. Sauf l'information sur l'émission consacrée aux 30 ans de Starmania présentée en 2009 par France 2, les mentions inscrites pour les années 2005 à 2016 ont été obtenues dans le programme de Starmania opéra présenté en et lors du 6e Festival d'opéra de Québec.
  20. « Van-Gogh chante Starmania, réservations - Lycée Van-Gogh », sur lyc-vangogh-aubergenville.ac-versailles.fr (consulté le 1er juin 2017).
  21. « Starmania » avait tout prévu, LeMonde.fr, publié le 23 avril 2009
  22. a, b, c, d et e Studio 1978, live 1979.
  23. a et b Tycoon 1992.
  24. Live 1988/1989, Tycoon 1992.
  25. Live 1988/1989.
  26. Studio 1978, live 79, live 1988/1989, Tycoon 1992.
  27. Dominique Gastrein.fr
  28. Serge Perathoner sur Pianobass.com
  29. Jannick Top sur Pianobass.com
  30. Lewis Furey.com
  31. Rudy Roberts.net
  32. https://www.discogs.com/fr/Michel-Berger-Luc-Plamondon-Starmania/release/2596929

Voir aussi

Articles connexes