Filles de saint François Xavier

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Filles de saint François Xavier
Repères historiques
Fondation 1921
Fondateur(s) Claire Monestès
Lieu de fondation Marseille
Fiche d'identité
Église catholique
Courant religieux spiritualité ignatienne
Type congrégation
Vocation assistance
Localisation Afrique, Europe et Amérique

Les Filles de saint François Xavier, ou xavières[1], forment une congrégation catholique qui appartient à la famille ignatienne[2]. Fondé en France en 1921 par Claire Monestès avec le soutien d'Antonin Eymieu, sj, cet institut de vie consacrée a été reconnu par l’Église catholique le 4 février 1963, pendant le concile Vatican II. Il est de droit pontifical depuis 2010.

Filles de saint François Xavier

Sommaire

Histoire

La congrégation tire son nom de l'admiration que Claire Monestès portait à l'œuvre missionnaire de François Xavier, qui était l'un des compagnons d'Ignace de Loyola. Celui-ci, peu après avoir fondé la Compagnie de Jésus, décida que la Compagnie n'accepterait pas de femmes[3]. Il n'existe donc pas de jésuitesses ou de religieuses jésuites à proprement parler, mais de nombreuses communautés féminines inspirées par la spiritualité ignatienne.

Claire Monestès ouvre sa première communauté à Marseille avec Léonie Fabre en 1921, notamment pour être présente auprès des jeunes femmes au travail. Un local acquis rue de Breteuil lui permet d'ouvrir des salles de repos et un restaurant pour les jeunes ouvrières travaillant à proximité du Vieux Port.

En 1934, elle fonde une communauté dans la paroisse Saint-Médard, à Paris, dans le 5e arrondissement.

Claire Monestès meurt le 14 février 1939. Les xavières ont entre 20 et 35 ans. La guerre va les disperser.

Ce n'est qu'à partir de 1960 que les fondations de communautés en France se succèdent : Créteil, Toulouse, Nice, La Rochelle, Aix-en-Provence. En 1967, c'est le départ pour l'Afrique, à Abidjan, répondant à l'appel des jésuites pour collaborer à l'INADES (Institut africain pour le développement économique et social). Suivront d'autres ouvertures : à Korhogo en Côte-d'Ivoire également en 1972, à N'Djaména en 1983, à Abobo, commune d'Abidjan en 2002, à Yaoundé en 2006. La dernière fondation s'est faite à Hambourg en 2012.

Depuis juillet 2017, la sœur Christine Danel est la supérieure générale de la congrégation [4].

Qu'elles soient secrétaires, animatrices de jeunes, médecins, ingénieurs, bibliothécaires, théologiennes, enseignantes, responsables d'aumônerie, psychologues, infimières, gestionnaires, qu'elles travaillent en entreprise ou fassent du soutien scolaire, les xavières vivent en petites communautés, proches des gens par l'habitat et le travail.

Les xavières sont aujourd'hui au nombre d'une centaine. Elles sont réparties dans une vingtaine de communautés sur trois continents : Afrique, Europe et Amérique[5].

Notes et références

  1. Cette appellation est abrégée en xav.
  2. Site officiel de la Compagnie de Jésus.
  3. Jean Lacouture, chapitre « Pas de femmes ! », in Jésuites, 2 vol., Seuil, 1991 et 1992 : (ISBN 2-02-012213-8) (t. 1, éd. brochée) ; (ISBN 2-02-014407-7) (éd. complète).
  4. | Sœur Christine Danel, nouvelle supérieure générale des xavières.
  5. Site des xavières.

Bibliographie

  • Anne-Marie Aitken, xav, Paul Legavre, s.j., Paul Magnin et Anne Righini-Tapie, cvx, Naissance en France d'une famille ignatienne, in Christus, n°213, janvier 2007
  • Étienne Ganty, Michel Hermans, François-Xavier Dumortier, Pierre Sauvage, Tradition jésuite : enseignement, spiritualité, mission, éd. Lessius, 2002
  • Hervé Yannou, Jésuites et compagnie, éd. Lethielleux, 2007
  • Marie-Françoise Boutemy, Prier 15 jours avec Claire Monestès, fondatrice des xavières, éd. Nouvelle Cité, 2011, (ISBN 9782853136334)
  • Geneviève Roux, Petite vie de Claire Monestès, Desclée de Brouwer, 2011, (ISBN 9782220062686)

Annexes