Willy Sagnol

Willy Sagnol
Willy Sagnol.jpg
Willy Sagnol à l'entraînement avec les Girondins de Bordeaux en décembre 2015.
Situation actuelle
Équipe Drapeau : Allemagne Bayern Munich (adjoint)
Biographie
Nationalité Drapeau : France Français
Naissance (40 ans)
Lieu Saint-Étienne
Taille 1,83 m (6 0)
Période pro. 1995 - 2008
Poste Défenseur droit
Parcours junior
Saisons Club
0000-1990 Drapeau : France Montfaucon
1990-1995 Drapeau : France AS Saint-Étienne
Parcours professionnel 1
Saisons Club 0M.0(B.)
1995-1997 Drapeau : France AS Saint-Étienne 049 0(1)
1997-2000 Drapeau : France AS Monaco 099 0(0)
2000-2008 Drapeau : Allemagne Bayern Munich 281 0(8)
Total 429 0(9)
Sélections en équipe nationale 2
Années Équipe 0M.0(B.)
1997 Drapeau : France France -20 ans 005 0(0)
1998-1999 Drapeau : France France espoirs 012 0(1)
2000-2008 Drapeau : France France 058 0(0)
Équipes entraînées
Années Équipe Stats
2013 Drapeau : France France U20 03v01n1d
2013-2014 Drapeau : France France espoirs 06v02n0d
2014-2016 Drapeau : France Girondins de Bordeaux 17v12n9d
2017- Drapeau : Allemagne Bayern Munich (adjoint)
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.
Dernière mise à jour : 10 juin 2017

Willy Sagnol, né le 18 mars 1977 à Saint-Étienne (Loire), est un footballeur international français reconverti entraîneur.

Formé à l’AS Saint-Étienne et après deux saisons en équipe première, il rejoint l’AS Monaco avec qui il remporte le championnat de France en 2000. Il rejoint alors le Bayern Munich. Considéré comme l'un des meilleurs arrières latéraux de sa génération, il s'impose comme l'un des joueurs les plus importants de son club, notamment par la qualité de ses centres. Aux côtés de Bixente Lizarazu puis de Franck Ribéry, il remporte notamment cinq titres de champion d’Allemagne ainsi que la Ligue des champions et la Coupe intercontinentale en 2001.

Champion de France et nouveau joueur du Bayern Munich, il intègre l'équipe de France à la fin de l'année 2000. Après la Coupe du monde 2002, entre deux sacres en Coupe des confédérations, et l'Euro 2004, le footballeur participe au parcours des Bleus jusqu’en finale de la Coupe du monde 2006. Après un difficile Euro 2008, Willy Sagnol arrête sa carrière de footballeur en 2009 suite à une blessure et des douleurs récurrentes. Rapidement, il intègre le conseil de surveillance de l’AS Saint-Étienne puis, en mars 2011, la cellule de recrutement du Bayern Munich. En octobre 2011, il intègre l'organigramme de la Fédération française de football en étant nommé manager des équipes de France de jeunes. En juin 2013 il est sélectionneur de l’équipe de France U20 pour le tournoi de Toulon avant de prendre en main l’équipe de France espoirs pendant un an. En mai 2014, il devient entraîneur des Girondins de Bordeaux, mais il est limogé en mars 2016. En Juin 2017, il devient entraîneur adjoint de Carlo Ancelotti au Bayern Munich.

Biographie

Enfance et formation

Sagnol grandit à Montfaucon-en-Velay.

Né à Saint-Étienne, Willy Sagnol doit son prénom à Willy van de Kerkhof, joueur néerlandais des années 1970 double finaliste de la Coupe du monde. Jacky Sagnol, VRP en matériel de chauffage à la ville et animateur de kermesses à la campagne, initie son fils au football dans le club de leur petite commune Montfaucon-en-Velay (1 207 habitants recensées en 1999). Le paternel voit un jour dans Le Progrès que l'AS Saint-Étienne organise une séance de recrutement et convainc son fils d'y participer. Willy consacre à l'époque ses mercredis après-midi à ses amis et au sport scolaire, « et cela me suffisait largement. Contrairement à d'autres, gamin, je ne me rêvais pas en joueur pro. Mon truc, c'était plutôt d'être commissaire de police » déclare-il en 2006[1].

Il intègre le centre de formation de l'ASSE en 1990[2]. Responsable de la structure stéphanoise à l'époque, Elie Baup repère son autorité altière et sa propension à défendre debout. « En dépit de ses indéniables qualités intrinsèques, il ne faisait pas de vagues. C'était dans sa nature, ce curieux mélange entre dons et timidité », se remémore-t-il. Son coéquipier stéphanois Philippe Cuervo ne tarit pas d'éloges : « Il n'avait pas vingt ans et son jeu impressionnait par sa maturité. En outre, il avait une force de caractère peu commune : il savait où il voulait aller et comment y aller »[1].

Début professionnel à Saint-Étienne (1996-1997)

Willy Sagnol connaît son premier match de première division le 27 février 1996[1] lors du derby contre l'Olympique lyonnais. Sagnol joue un match courageux au marquage de Ludovic Giuly et laisse déjà entrevoir des qualités de battant supérieures à la moyenne Il découvre le haut niveau et gagne du temps de jeu lors de la fin de saison, avec dix matches au compteur[2],[3].

Lors de la saison 1996-1997, l'AS Saint-Étienne joue en deuxième division. Willy Sagnol est titulaire, mais ne parvient pas à éviter les mauvais résultats de son club, qui frôle une nouvelle relégation (17e). Il s’impose et affiche de belles promesses, avec trente-six matches et un but[3], un coup-franc contre Toulouse. Il évolue le plus souvent en position de libéro où sa maîtrise technique fait merveille. Il est également appelé en équipe de France des moins de 20 ans avec qui il atteint les quarts de finale de la Coupe du monde 1997[2]. Au sortir d’une bonne saison où il porte le brassard de capitaine à même pas vingt ans, les sollicitations françaises et étrangères sont nombreuses et l'AS Monaco se montre la plus rapide et la plus efficace dans les négociations, et l'engage pour 10 MF[4].

Confirmation avec Monaco (1997-2000)

Sagnol et Márquez forment, avec Contreras et Christanval, la défense championne de France 2000.

La venue de Sagnol n’est toutefois pas motivée par une nécessité sportive urgente, le club étant paré en défense centrale avec Dumas, Djétou et le nouveau venu Diawara. C’est avant tout un recrutement opportuniste, mais qui s’avère utile plus tôt que prévu. En effet, Monaco peine à trouver un remplaçant à Blondeau sur le flanc droit et il est alors demandé à Sagnol, qui a déjà occupé sporadiquement le poste, d’effectuer un intérim pour le début de saison[4].

Du fond de D2, Sagnol passe au pays du strass et des paillettes à Monaco, le natif de Montfaucon ne trouve guère ses aises. « J'avais l'impression de perdre mes repères, mes valeurs. Quelques joueurs m'ont ouvert les yeux sur cette drôle de réalité ». Willy apprend le métier. Après des débuts difficiles, il s'impose et gagne sa place dans l'équipe de France espoirs[1]. Dès sa première saison, Sagnol gagne le Trophée des champions[2] et dispute vingt-cinq matches de Ligue 1 et huit de Ligue des champions[3] où les Monégasques sont éliminés en demi-finale[5].

Les deux années suivantes, il joue tout autant. Le latéral poursuit sa progression, franchit des paliers et commence à faire parler de lui. En 2000, il forme avec Contreras, Márquez et Christanval la défense la plus inexpérimentée du championnat, mais aussi la meilleure qui remporte le titre de champion de France[3],[4].

Après trois saisons en principauté, Sagnol considère que ses émoluments ne sont guère en rapport avec ses prestations (80 000 francs par mois). Le président monégasque d'alors lui propose une augmentation dérisoire en plus d'une prolongation, et Willy claque la porte au bout de quelques secondes. « J'étais le moins bien payé du club, et, parce que j'étais jeune, on me prenait pour un imbécile. (...) Il s'agissait plus d'une affaire de principes que d'argent ». En juillet 2000, il choisit de s'exiler en Bavière et rejoint Bixente Lizarazu au Bayern Munich pour 50 MF[4],[1].

Bayern Munich (2000-2008)

Succès immédiat (2000-2004)

À Munich, Sagnol rejoint un autre Français Lizarazu.

« Arrivé en Bavière, j'ai eu enfin le sentiment d'appartenir à un grand club, d'être sur une autre planète ». Quelques mois à peine après son arrivée à Munich, il est retenu en équipe de France, remporte coup sur coup le championnat d'Allemagne et la Ligue des champions[1]. Dès la première saison, il dispute vingt-sept rencontres de Bundesliga et quatorze en Coupe d’Europe avec sa nouvelle tunique[3].

Malgré de nombreux raids offensifs, il doit cependant attendre 66 matches et sa seconde saison bavaroise avant d’inscrire son premier but sous les couleurs bavaroises[2].

En 2003-2004, une opération au genou, un bras fracturé et une blessure à la cheville limitent son nombre de ses matches disputés[2].

Blessures récurrentes (2004-2008)

Sagnol avec le Bayern en 2006.

L'international français se blesse au genou droit le 3 avril 2007 lors du quart de finale aller de la Ligue des champions contre l'AC Milan (2-2). Il est rapidement opéré et reprend un entraînement dit spécifique le 12 octobre, soit six mois plus tard[6]. Relégué sur le banc des remplaçants ou évoluant comme milieu droit par Ottmar Hitzfeld, Sagnol fait connaître publiquement son mécontentement[7] et annonce qu’il souhaite quitter le Bayern. Après s'être excusé, le joueur apprend que son entraîneur le fait jouer plus haut sur le terrain pour lui donner du temps de jeu sans le mettre au poste exposé de défenseur, en attendant qu'il revienne à 100% de ses capacités[8]. En mars, il se déplace un disque vertébral qui l'éloigne des terrains pour plusieurs semaines. Il revient peu à peu dans l'équipe mais peine à retrouver le tranchant et la qualité de centre qui déstabilise les défenses adverses[9]. En fin de saison, l'international français, sifflé lors de ses dernières décevantes apparitions à l'Allianz-Arena, est salué comme le reste de l'équipe pour son cinquième titre de champion après une saison difficile, marquée par des blessures et des brouilles avec Hitzfeld[10].

Avant la saison 2008-2009, Sagnol se sait en concurrence avec Philipp Lahm et Christian Lell au poste d'arrière droit. Le Français est alors le plus ancien joueur de l'effectif munichois suite à la retraite d'Oliver Kahn et est pressenti pour être le nouveau capitaine[11]. En août 2008, il se blesse au tendon d'Achille. Le joueur ne se remet jamais totalement de celle-ci, des douleurs le handicapant et l'obligeant à renoncer au stage de l'équipe munichoise à Dubaï début janvier 2009. Sur le plateau du Canal Football Club, il annonce mettre un terme à sa carrière à cause de cette blessure. « J'ai dû me rendre à l'évidence, c'est une blessure qui ne guérira pas. J'ai été opéré il a sept mois et la douleur est toujours quotidienne. Marcher est devenu difficile, alors courir sur un terrain... La seule solution, c'est l'arrêt ». Son dernier match officiel est l'élimination lors de l'Euro 2008 avec l'équipe de France face aux Pays-Bas (4-1)[7],[12].

Avec le club bavarois, il cumule les titres nationaux (vainqueur de la Bundesliga en 2001, 2003, 2005, 2006 et 2008) comme les titres internationaux (vainqueur de la Ligue des champions et de la Coupe intercontinentale en 2001). Willy Sagnol est surnommé « Flankengott » par les supporters du Bayern Munich, ce qui signifie « dieu des centre » en allemand.

En équipe nationale (1997-2008)

En équipes jeunes (1997-1999)

Chez les jeunes, Willy Sagnol participe à la Coupe du monde des moins de 20 ans 1997 avec l'équipe de France coachée par Gérard Houiller. Aux côtés de joueurs comme Landreau, Silvestre, Gallas, Henry, Trezeguet, Anelka, Sagnol est titulaire comme latéral droit durant les trois matchs de poule ainsi que pour les huitième et quart de finale où la France est éliminée aux tirs-au-but par l'Uruguay.

Après s'être imposée à l'AS Monaco, Sagnol intègre l'équipe de France espoirs de Raymond Domenech[1] en 1998. Il s'impose comme titulaire à son poste en club et monte de plus en plus dans la hiérarchie des latéraux français mais reste barré par la concurrence que représente Lilian Thuram ou encore Christian Karembeu[13].

Début dans l'ombre de Thuram (2000-2004)

Sagnol est d'abord victime du décalage sur le côté droit de Thuram.

Sagnol connaît sa première sélection en équipe de France A le 15 novembre 2000 lors d'une rencontre amicale contre la Turquie (victoire 4-0)[1] où il remplace Thuram à la 78e minute. Pendant 4 ans, il enchaîne essentiellement des remplacement pour Thuram, indiscutable à son poste[13].

Il remporte la Coupe des confédérations 2001, durant laquelle il s'affirme sous le maillot tricolore[14]. Sagnol dispute trois des cinq rencontres. Titulaire lors du premier match contre la Corée du Sud (5-1), il fait partie de la rotation d'effectif voulue par Roger Lemerre contre l'Australie (défaite 1-0). De retour pour le dernier match de poule contre le Mexique (4-0), il enchaîne avec la demi-finale contre le Brésil (2-1) avant d'être remplacé par Karembeu pour la finale remportée face au Japon (1-0).

Bien que remplaçant, il fait partie des 23 joueurs sélectionnés pour la Coupe du monde 2002 établie par Roger Lemerre. Il ne dispute aucune minute de la compétition et voit les Bleus se faire sortir dès le premier tour. Lemerre est licencié et Willy Sagnol ne cache pas à la presse son désaccord avec le sélectionneur[2].

Sagnol est sélectionné pour la Coupe des confédérations 2003 organisée en France. Les Tricolores remportent leurs cinq matchs et donc la compétition, tandis que Sagnol joue avec intermittence. Resté sur le banc lors du premier match contre la Colombie (1-0), il est titulaire au stade Geoffroy-Guichard, dans sa ville natale, face au Japon (2-1). Remplaçant lors du troisième match (Nouvelle-Zélande 5-0) et de la demi-finale (Turquie 3-2), il est titulaire remplacé à la 76e minute par Thuram en finale contre le Cameroun (1-0 but en or).

Titulaire indiscutable (2005-2008)

Sagnol garde toujours la confiance de Domenech, rencontré en espoirs.

Barré par la concurrence au poste de latéral droit, Sagnol ne devient réellement titulaire qu'après le replacement de Thuram en défense centrale suite aux retraites de Laurent Blanc et Frank Lebœuf. Devenu titulaire indiscutable au poste d'arrière droit post-Coupe du monde, il dispute l'Euro 2004 où la France s'arrête en quart-de-finale[13]. Sagnol rentre en jeu lors des deux premiers rencontres. Titulaire pour le dernier match face à la Suisse où il est remplacé à la mi-temps. Il ne prend pas part à la défaite face à la Grèce dans le tableau final, à cause d'une blessure[2].

Après la compétition, Lilian Thuram décide de mettre un terme à sa carrière internationale. Willy sort de son rôle de suppléant et intègre ainsi le onze titulaire. La France se qualifie alors pour le Mondial 2006[13].

Sélectionné par Domenech, il participe à la Coupe du monde 2006 qu'il joue à « domicile », évoluant en Allemagne, où il jouit d'une très grande popularité. Toujours présent sur le terrain par son engagement physique, il contribue à la montée en puissance des Bleus et son accession en finale[13]. Lors d'une conférence de presse, il provoque une polémique en demandant à Marcel Desailly, qui critique le jeu de l'équipe, de « fermer sa gueule ». Willy Sagnol revient néanmoins sur ses propos en assurant que cette invective s'adresse aux journalistes trop critiques[15]. Durant ce Mondial, il est l'un des meilleurs joueurs français selon la presse. Contre l'Espagne, le Brésil, et le Portugal, il est intraitable défensivement, éteignant des joueurs comme Ronaldinho ou Cristiano Ronaldo[2]. Il est également très important offensivement, grâce à ses relances précises et ses centres millimétrés, sa grande spécialité.

À peine remis d'une blessure, Sagnol participe à l'Euro 2008, et n'évite pas la déroute de la France lors de la phase finale. Titulaire lors du match nul contre la Roumanie (0-0) et lors de la défaite contre les Pays-Bas (4-1). Il est remplacé par François Clerc pour la rencontre face à l'Italie (défaite 2-0). Suite à une blessure au talon d'Achille quelques semaines plus tard, cette rencontre est la dernière officielle de sa carrière[7],[12].

En équipe de France, Sagnol est le meilleur passeur décisif évoluant au poste défenseur, avec 10 passes décisives.

Reconversion comme entraîneur (depuis 2009)

Sagnol sur le plateau de France Télévision en 2014.

Willy Sagnol annonce officiellement sa retraite sportive le 1er février 2009 pour cause d'un problème récurrent au tendon d'Achille[12]. Il devient consultant à Canal+ en avril 2009.

Le 27 janvier 2010, Willy Sagnol est nommé au conseil de surveillance de l'AS Saint-Étienne[17]. En mars 2011, il travaille au sein de la cellule de recrutement du Bayern Munich[18].

En octobre 2011, l'ancien défenseur du Bayern de Munich est nommé manager des équipes de France de jeunes[19]. Willy Sagnol est sélectionneur U20 lors du tournoi de Toulon en juin 2013, en remplacement de Pierre Mankowski. Pour sa première expérience sur le banc, il termine troisième du tournoi.

En juin 2013, il prend la tête des espoirs avec comme tâche de se qualifier pour l'Euro espoirs 2015[20]. Il démissionne au bout d'un an pour s'engager avec Bordeaux.

Le 23 mai 2014, il est nommé pour trois ans entraîneur des Girondins de Bordeaux en compagnie de son adjoint Sylvain Matrisciano, succédant à Francis Gillot. Il conclut sa première saison à la sixième place, qualifiant le club pour la Ligue Europa. Pour sa deuxième saison, il doit faire face à des blessures et au départ de joueurs cadres. Sportivement, il subit de lourds revers[21]. Suite à un énième revers lors du derby contre Toulouse (4-0), il est démis de ses fonctions le 14 mars 2016, le club est alors 15e, cinq point devant le premier relégable[22].

En Juin 2017, il devient entraîneur adjoint de Carlo Ancelotti au Bayern Munich[23].

Style de jeu : défenseur technique

Défenseur central de formation, Sagnol est un joueur complet. Disposant à la fois de la puissance physique du stoppeur et de la vélocité et la technique du meneur de jeu (lui valant même d’être aligné milieu offensif en équipe de France Espoirs)[4], Sagnol s’affirme au fil de sa carrière comme le meilleur latéral droit français de son époque.

Willy Sagnol est l'un des meilleurs latéraux droit que l'équipe de France connait, de par sa science du placement, sa hargne et la précision de son pied droit[7]. En 2006, Raymond Domenech loue ce défenseur dans l'âme « qui incarne le latéral moderne, ouvert au dialogue et pas considéré à sa juste valeur »[1].

Sagnol est considéré comme spécialiste des centres, estimé comme l'un des trois ou quatre meilleurs centreurs au monde en 2006. Le geste qu'il utilise avec efficacité est la feinte de centre du pied droit, puis centre du gauche par un ballon tendu au second poteau. Cela lui est possible grâce à son aisance des deux pieds et une précision au dessus de la moyenne[24].

Au Bayern, Sagnol s'affirme comme un des meilleurs arrières latéraux de sa génération. Solide défenseur, il sait également apporter le surnombre lors des phases offensives, où sa très grande qualité de centre fait de lui un joueur souvent décisif.

Statistiques détaillées

Joueur

Statistiques de Willy Sagnol au 20 avril 2015[4],[25],[26],[27]
Saison Club Championnat Coupe nationale Coupe de la Ligue Supercoupe Compétition(s)
continentale(s)
Supercoupe de l'UEFA Coupe intercontinentale Drapeau : France France Total
Division M B Pd M B Pd M B Pd M B Pd C M B Pd M B Pd M B Pd M B Pd M B Pd
1995-1996 Drapeau de la France AS Saint-Étienne D1 10 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - 10 0 0
1996-1997 Drapeau de la France AS Saint-Étienne D2 36 1 - 1 - - 2 - - - - - - - - - - - - - - - - - - 39 1 0
Sous-total 46 1 0 1 0 0 2 0 0 0 0 0 - 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 49 1 0
1997-1998 Drapeau de la France AS Monaco FC D1 25 - 1 4 - - 1 - - 1 - - C1 8 - - - - - - - - - - - 39 0 1
1998-1999 Drapeau de la France AS Monaco FC D1 20 - 1 - - - - - - - - - C3 4 - - - - - - - - - - - 24 0 1
1999-2000 Drapeau de la France AS Monaco FC D1 26 - 2 2 - - 2 - - - - - C3 6 - - - - - - - - - - - 36 0 2
Sous-total 71 0 4 6 0 0 3 - - 1 0 0 - 18 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 99 0 4
2000-2001 Drapeau de l'Allemagne Bayern Munich Bundesliga 27 - 4 1 - - - - - 1 - - C1 14 - - - - - - - - 6 - 2 49 0 6
2001-2002 Drapeau de l'Allemagne Bayern Munich Bundesliga 28 1 6 1 - - - - - - - - C1 10 - 1 1 - - 1 - - 4 - - 45 1 7
2002-2003 Drapeau de l'Allemagne Bayern Munich Bundesliga 23 2 5 5 1 1 - - - 1 - - C1 4 - - - - - - - - 6 - 2 39 3 8
2003-2004 Drapeau de l'Allemagne Bayern Munich Bundesliga 21 1 5 4 - 2 - - - - - - C1 6 - 1 - - - - - - 10 - 1 41 1 9
2004-2005 Drapeau de l'Allemagne Bayern Munich Bundesliga 22 1 4 4 - - - - - - - - C1 7 - - - - - - - - 3 - - 36 1 4
2005-2006 Drapeau de l'Allemagne Bayern Munich Bundesliga 33 1 9 5 - 1 - - - 1 - - C1 7 - 1 - - - - - - 16 - 1 62 1 12
2006-2007 Drapeau de l'Allemagne Bayern Munich Bundesliga 23 1 3 3 - 1 - - - 2 - - C1 9 - 3 - - - - - - 8 - 3 45 1 10
2007-2008 Drapeau de l'Allemagne Bayern Munich Bundesliga 9 - 1 3 - 1 - - - - - - C1 5 - - - - - - - - 5 - 1 22 0 3
Sous-total 186 7 37 26 1 6 0 0 0 5 0 0 - 62 0 6 1 0 0 1 0 0 58 0 10 339 8 59
Total sur la carrière 303 8 41 33 1 6 5 0 0 6 0 0 - 80 0 6 1 0 0 1 0 0 58 0 10 487 9 63

Entraîneur

Mis à jour le 24 avril 2016.

Club Début Fin Résultats
M V N D Bp Bc Diff % Victoires
Drapeau : France France -20 ans 28 mai 2013 8 juin 2013 5 3 1 1 8 5 +3 60.0
Drapeau : France France espoirs 1er juillet 2013 4 juin 2014 9 7 2 0 29 6 +23 77.8
Drapeau : France Girondins de Bordeaux 26 juin 2014 14 mars 2016 88 35 28 25 117 118 -1 39.8
Total 102 41 35 26 154 129 +25 43.1

Palmarès

Sagnol remporte toutes les plus grandes compétitions en club, il lui manque un trophée majeur en équipe nationale. Il est champion de France en 2000 avec Monaco, quintuple champion d'Allemagne, vainqueur de la Ligue des Champions 2001 et de la Coupe Intercontinentale la même année avec le Bayern Munich en plus d'être double vainqueur de la Coupe des confédérations et finaliste de la Coupe du Monde en 2006 avec les Bleus[7].

Compétitions mondiales Compétitions européennes Compétitions nationales

Notes et références

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i « La société du tacle », sur liberation.fr, (consulté le 16 mai 2017)
  2. a, b, c, d, e, f, g, h et i « 18 mars 1977 : Naissance de Willy Sagnol », sur poteaux-carres.com, (consulté le 18 mai 2017)
  3. a, b, c, d et e « Sagnol, le Monégasque », sur francefootball.fr, (consulté le 17 mai 2017)
  4. a, b, c, d, e et f « Willy Sagnol », sur asmfoot.fr (consulté le 18 mai 2017)
  5. « En 1998, l'AS Monaco atteint les demi-finales de la C1. Auparavant, Willy Sagnol et sa bande éliminent le [[Bayer Leverkusen]] en phase de groupe », sur sport.gentside.com (consulté le 17 mai 2017)
  6. « Bayern Munich: Willy Sagnol a cru sa carrière terminée », sur fifa.com, (consulté le 19 mai 2017)
  7. a, b, c, d et e « Sagnol, c'est bien fini », sur lefigaro.fr, (consulté le 17 mai 2017)
  8. (en) « Sagnol outburst earns Hitzfeld’s wrath », sur fcbayern.com, (consulté le 19 mai 2017)
  9. « Ribéry sauve le Bayern du ridicule », sur fifa.com, (consulté le 19 mai 2017)
  10. « Le Bayern fête ses titres dans le centre-ville », sur fifa.com, (consulté le 19 mai 2017)
  11. (en) « Sagnol: I want to recapture my best form », sur fcbayern.com, (consulté le 19 mai 2017)
  12. a, b et c Sagnol tire un trait, Dépêche nouvelobs.com du 1er février 2009
  13. a, b, c, d et e « Willy Sagnol », sur football-the-story.com, (consulté le 17 mai 2017)
  14. Nicolas Gettliffe & Éric Renard, « Coupe des confédérations : les conquérants de l'extrême », Onze Mondial, no 150,‎ , p. 68 à 77 (ISSN 0995-6921)
  15. Site RMC le 05/02/2010
  16. Dépêche Reuters du 27/01/2010
  17. http://news.maxifoot.fr/info-134736_110321/football.php
  18. Desailly et Sagnol intègrent l'organigramme de la FFF, lefigaro.fr, 6 octobre 2011.
  19. Julien Absalon, « Sagnol avec les Espoirs », sur Football.fr (consulté le 15 mars 2016)
  20. Bordeaux subit des défaites 6 à 1 à Nice, 1-4 contre Caen, 3-0 à Lyon, 1-4 contre Saint-Étienne, 4-1 à Reims puis 4 à 0 lors du derby de la Garonne à Toulouse
  21. « Willy Sagnol débarqué de Bordeaux, Ulrich Ramé le remplace », sur lequipe.fr, (consulté le 14 mars 2016).
  22. « Willy Sagnol nommé entraîneur-adjoint de Carlo Ancelotti au Bayern Munich », sur eurosport.fr, (consulté le 9 juin 2017)
  23. « La précision ? Un bon mètre », sur liberation.fr, (consulté le 17 mai 2017)
  24. Fiche de Willy Sagnol sur footballdatabase.eu
  25. « Statistiques de Willy Sagnol sur transfermarkt », sur transfermarkt.fr
  26. « Willy Sagnol », sur pari-et-gagne.com (consulté le 18 mai 2017)

Liens externes