Wiko

Wiko SAS
Logo de Wiko
Logotype de Wiko.

Création 2011[1]
Fondateurs Laurent Dahan[1]
Forme juridique Société par actions simplifiée (SAS)
Slogan Game Changer. (depuis 2015)[2]
Siège social Marseille
Drapeau de France France
Direction James Lin
Actionnaires Tinno : 100%
Activité Télécommunications
Produits
Société mère Tinno
Effectif en augmentation500 (2015)[3]
Site web fr.wikomobile.com
(voir les autres sites francophones)

Chiffre d’affaires en augmentation~500 millions € (2015) [3]

Wiko est une marque commerciale française de téléphones mobiles et de smartphones, appartenant au fabricant chinois Tinno[4],[5],[6].

Contrairement à Archos et à Echo Mobiles, ses concurrents, Wiko ne conçoit pas ses appareils en France, mais les produits sont importés et commercialisés via la PME Wiko Mobile, basée à Marseille. Ceux-ci utilisent généralement le système d'exploitation Android et sont pourvus d'un double emplacement SIM[4].

Wiko était, début 2014, le no 2 sur le marché français des smartphones vendus sans abonnement, derrière Samsung, avec 10 à 15 % de part de marché[7].

Histoire

La société Wiko Mobile est fondée en 2011 à Marseille par Laurent Dahan en partenariat avec les capitaux de la société chinoise Tinno dont elle est une filiale à 95 %[5],[1],[8],[9], puis à 100 % début 2018[10]. Wiko représente environ 50 % du chiffre d'affaires de Tinno[7]. Les 200 employés du groupe assurent un service après-vente et commercial interne, depuis Marseille[5].

À l'origine, les équipes françaises de Wiko envoient le cahier des charges au fabricant chinois Tinno, qui leur envoie des prototypes qu'ils modifient pour adapter le téléphone au marché français. Les analystes considèrent Wiko comme un fabricant chinois disposant d'un « bureau de compétences » en France et basant sa communication (publicités, réseaux sociaux) sur cette image française afin de se faire passer pour « un acteur local »[7].

Lors du premier trimestre de 2013, la marque représente 31,6 % des ventes sur internet et 10,5 % des ventes physiques ce qui la place au 3e rang du marché français[5] (hors offres opérateurs en boutique et sur site web) selon le cabinet GfK[11] – généralement les téléphones de milieu et haut de gamme sont achetés avec des offres opérateurs (qui ne sont pas comptabilisées dans ce classement) ; pour les téléphones ayant des prix plus bas, ils sont souvent directement vendus hors opérateurs. Beaucoup de téléphones Wiko ont la possibilité d'accueillir deux cartes SIM, sauf le Wax, le Highway 4G, le KIte 4G, le Rainbow 4G et le Birdy 4G. En effet, ceux-ci utilisent la puce nvidia Tegra 4i, qui permet de capter le réseau 4G, mais sans pouvoir utiliser deux cartes SIM. La société annonce compter, mi-2013, un million de clients et espérait en avoir le double à la fin de l'année 2013[12],[13].

Produits

L'entreprise classe ses téléphones en deux catégories : les « Mobiles » et les « Smartphones ». La catégorie des « Mobiles » regroupe tous les téléphones ne disposant pas d'un écran tactile[réf. souhaitée] et proposant des prix inférieurs à 70 . La catégorie des « Smartphones » assure les meilleures ventes de la société [12],[5] avec trois gammes de produits.

La marque, à l'instar de certains de ses concurrents, propose la possibilité d'accueillir deux cartes SIM.

Controverses

Ouverture des sources de chipsets des smartphones Wiko

Les smartphones Wiko sont basés sur des composants des sociétés MediaTek et Qualcomm[18]. Cette dernière ne livrerait pas le code source des programmes pilote, ce qui empêcherait la portabilité de versions alternatives d'Android comme celle de CyanogenMod[19]. Une pétition a été lancée pour demander à MediaTek la publication de ses sources.

Offres de remboursement

La marque Wiko est mise en cause par un consommateur dans la gestion d'une offre de remboursement (ODR). En effet celui-ci s'est par exemple vu refuser le remboursement au motif qu’une des nombreuses mentions à entourer est surlignée au lieu d’être entourée[20].

Conditions de fabrication des smartphones

En novembre 2014, un reportage de l'émission Cash investigation (intitulé Les secrets inavouables de nos téléphones portables) accuse Wiko et d'autres grandes marques telles que Samsung, Apple, Nokia, Motorola, Sony, LG, Huawei, Blackberry, ZTE, HTC de collaborer avec un prestataire chinois faisant travailler des enfants pour la fabrication de ses smartphones[21],[22],[23],[24].

Collecte et transmission des données statistiques

En novembre 2017 il est révélé que Tinno, la société chinoise propriétaire de Wiko fabricant ses smartphones, reçoit des données techniques tous les mois via des applications préinstallées sur les appareils. Ces données sont collectées par Wiko sur les smartphones de ses clients sans leur consentement. À la suite de ces révélations l'entreprise française confirme l'existence de ce système et affirme ne pas géolocaliser ses smartphones tout en annonçant une nouvelle version de son application[25],[26].

Notes et références

  1. a, b et c « Interview : Wiko, la petite marque qui monte », sur Android et Vous, (consulté le 1er décembre 2016).
  2. « Wiko se présente désormais comme un « Game Changer » », sur FR Android, (consulté le 12 avril 2015).
  3. a et b « Smartphones : Wiko, les exagérations d'un sino-marseillais ? », sur Libération,
  4. a et b « Wiko veut raviver le double SIM en France », sur Le Journal Des Télécoms,
  5. a, b, c, d et e « Wiko, le succès du mobile franco-chinois », sur lefigaro.fr, .
  6. (en) « Leading French smartphone brand Wiko owned by Chinese company », sur WantChinaTimes,
  7. a, b et c « Comment Wiko est devenu le no 2 français des smartphones derrière Samsung », sur Challenges,
  8. « Wiko ces téléphones (presque) français qui cartonnent », sur Le Point,
  9. « Qui se cache derrière Wiko ? », sur frandroid.com, .
  10. AS, « Pourquoi Wiko n'a jamais été un constructeur de téléphones français mais bien chinois », sur challenges.fr,
  11. « Wiko et ses smartphones effectuent une percée en France », sur Lemonde.fr,
  12. a, b et c « Wiko : le petit marseillais fait de l'ombre aux géants », sur Les Échos,
  13. « Wiko, le smartphone français qui monte », sur Ouest France,
  14. « U FEEL - Smartphone - Wiko Mobile », sur fr.wikomobile.com (consulté le 13 octobre 2016)
  15. « U FEEL LITE - Smartphone - Wiko Mobile », sur fr.wikomobile.com (consulté le 13 octobre 2016)
  16. « Love Pack : le Fever 4G de Wiko en bundle avec des... préservatifs », sur Zone Numerique, https://plus.google.com/+Zonenumerique1 (consulté le 30 novembre 2015)
  17. « Wiko Pulp 4G: Test complet », sur Les Numeriques
  18. Par exemple le Wiko Cink Peax intègre un SoC MediaTek MT6577 : http://www.clubic.com/smartphone/android/article-552006-1-wiko-cink-peax.html
  19. « Pétition contre Mediatek », sur frandroid.com,
  20. Benjamin Douriez, « Chez Wiko, se faire rembourser, c’est pas gagné », 60 millions de consommateurs, (consulté le 20 novembre 2017)
  21. « Travail des enfants : Samsung pris au piège de ses beaux discours », sur Basta ! date=2014-11-06
  22. « Quand l’éthique n’est plus au bout du fil », sur L'Humanité,
  23. « "Cash Investigation" : des enfants chinois fabriquent nos téléphones portables », sur France Info,
  24. « Extrait du reportage Cash Investigation du 04/11/2014 » [vidéo], sur Tubechop
  25. Sébastien Gavois, « Wiko nous confirme l'envoi de données techniques à Tinno et annonce du changement », Next Inpact, (consulté le 20 novembre 2017)
  26. Lucie Ronfaut, « Wiko accusé d'envoyer des données en Chine sans l'accord de ses utilisateurs », Le Figaro, (consulté le 20 novembre 2017)

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

  • Site officiel