Voie des Finances (métro de Paris)

La ligne 1 à la station Gare de Lyon. Le raccordement entre les lignes 1 et 5 se situe derrière les vitres à droite.
Tracteur à marche électrique sur le même raccordement.

La voie des finances est le nom donné à un ancien tronçon du métro de Paris. Il est constitué d'une voie unique à écartement étroit branchée à une voie de raccordement reliant la ligne 5 et la ligne 1, entre les stations Quai de la Rapée et Gare de Lyon[1].

Histoire

Le raccordement des ligne 5 et ligne 1 a été utilisé pour le service entre Place Mazas, actuellement Quai de la Rapée, et Gare de Lyon du au . Pendant les quinze premiers jours d'exploitation, une navette assure la liaison, puis elle est remplacée par les trains de la ligne 5 qui rebroussent à Place Mazas[2].

De 1937 à 1957, le train de finances approvisionne les stations du réseau en billets tandis qu'il collecte les boîtes à finances. Il est formé de deux tracteurs T 35 à 37 et parcourt chaque soir l'itinéraire Quai de la Rapée - Place d'Italie - Étoile - Gare de Lyon. Après cette dernière station, les finances sont déchargées dans le raccordement et transférées sur une ligne à voie étroite de soixante centimètres dite voie des finances, dont l'entrée est protégée par une porte blindée. Des navettes électriques spécifiques y circulent jusqu'aux coffres forts situés dans les caves du bâtiment d'administration, quai de la Rapée.

Jusqu'au , la Compagnie du chemin de fer métropolitain de Paris (CMP) puis la RATP ont collecté leurs recettes à l'aide de ces trains spéciaux[4].

Ce fonctionnement inspire le film La Grosse Caisse.

La voie de raccordement est désaffectée ; la voie étroite a été en grande partie détruite lors de la construction du nouveau siège de la RATP et de la construction de la ligne 14 (Météor).

Annexes

Articles connexes

Bibliographie

  • Jean Robert, Notre Métro, éd. Jean Robert, Paris, 1983.
  • Jean Tricoire, Un siècle de métro en 14 lignes. De Bienvenüe à Météor, Éditions La Vie du Rail [détail des éditions]

Notes et références

  1. Clive Lamming, Métro insolite, éd. 2001, p. 118
  2. Jean Robert, Notre Métro, p. 66
  3. Jean Robert, op. cit., p. 355